Note :
Incroyable mais vrai, c'est bien moi !
Encore une fois, je n'ai aucune excuse pour expliquer un tel retard. Mais comme d'habitude les cours m'ont coupés l'envie d'écrire. Alors je ne vais pas vous dire que cette fois c'est la bonne, et que "promis je publierai dans une semaine" parce que vu le temps qu'il m'a fallu pour écrire ce chapitre, et vue la façon dont je bloque déjà sur le suivant, je ne pense pas qu'il soit posté sous peu.
Mais je suis toujours là néanmoins. Et j'ai toujours envie de finir cette fic. Alors je continue, doucement mais sûrement.
Je voulais attendre d'avoir fini le chapitre 27 avant d'écrire celui-là mais je bloquais trop et en plus j'ai encore reçu d'innombrables messages de votre part qui me demandait une suite. Donc j'ai décidé d'arrêter de faire la morte (difficile quand on poste d'autres trucs à côté xD) et de vous publier, enfin, ce chapitre que vous attendiez depuis si longtemps !
Je ne pense pas pouvoir répondre à toutes vos reviews (ça fait quand même un an que j'en reçois régulièrement ! O_o). Mais promis, si vous estimez que je mérite encore d'en recevoir, je ferai un effort pour y répondre promptement !
Au fait ! Yo'naise tu avais posté la 400ème review et je n'arrive plus à me rappeler si tu m'avais dit le thème de l'OS cadeau que tu voulais recevoir, du coup je n'ai rien écrit ! Mais ton cadeau est toujours valable et si tu veux le recevoir, n'hésite pas à m'envoyer un petit message pour que je l'écrive :) Désolée pour mon étourderie -_-
Sur ce, je vais arrêter de blablater vous vous fichez sûrement de ce que j'ai à vous dire xD Au cas où un petit rappel des personnages qui apparaissent dans ce chapitre !
Ah et je n'oublie pas de remercier Mak qui m'a corrigé ce chapitre alors qu'elle travaille dur en ce moment !
Bonne lecture :)
Rappel des personnages inventés intervenant dans ce chapitre :
Marguerite Purpland :Poufsouffle de septième année, surnommée Margot. Je pense que tout le monde commence a la connaître. Margot est une grande timide qui n'a aucun répondant... Sauf en pensée ! Après une grande dépression, sa petite vie banale et ordinaire a été chamboulée... Marguerite vit maintenant les tourments d'une adolescente comme les autres. Elle sort avec Sirius Black depuis son dernier été !
Pyrite Smith : Poufsouffle de septième année. Pyrite est une des meilleures amies de Margot. Complètement extravertie et extravagante, elle a du mal a avoir des relations amoureuses sérieuses. En fait, sa seule vraie relation a été celle qu'elle a entretenu avec James Potter jusqu'à ce qu'il la quitte pour Lily. Pyrite n'aime d'ailleurs pas beaucoup cette dernière !
Estelle Orwell : Poufsouffle de septième année et deuxième meilleure amie de Margot. Elle est très psychologue et attentive à ce qui l'entoure. Elle est posée et réfléchie la plupart du temps, mais aime beaucoup faire la fête ! Elle est folle amoureuse de Galilée, un Poufsouffle de son année mais ne l'admet pas vraiment !
Orson Fieldbert : Serdaigle de 6ème année. Il a des cheveux châtain clair, une peau matte et deux yeux bleu perçant. C'est le frère de Philippe Fieldbert, le psychomage. Il a un petit faible pour Margot.
Lise Urquhart : Serpentard de septième année. Grande blonde aux yeux verts prototype parfait de la poupée barbie et peste en puissance. Elle est en quelque sorte "la pire ennemie" de Margot. Folle amoureuse de Sirius, elle est d'ailleurs à la tête de son fan club ! (Je ne suis pas sûre que celui approuve !).
Candice Stup : Serdaigle de septième année qui est dans le même groupe que Marguerite en cours de Potions. C'est une grande blonde plutôt fine. Elle est sympa et un peu cynique.
Arthur Quirke : 7ème année à Serdaigle. Petit-ami de Candice.
Thierry Diggory : Poufsouffle de 6ème année. Capitaine de l'équipe de Quidditch de sa maison. Il a demandé à Pyrite de l'accompagner au bal Halloween. (Je ne le précise pas dans la fic mais c'est le petit frère de Amos Diggory).
Marguerite Purpland, ou quand être banal c'est déjà exceptionnel
Chapitre XXVI : Le conseil d'orientation
« Mademoiselle Auckrige, pourriez-vous me suivre s'il-vous-plait ? »
La Serdaigle se lève et suit, livide, le professeur McGonagall qui est venue la chercher. Dans la salle du professeur Flitwick, le silence s'est installé dès l'entrée de la sous-directrice dans la classe. A Poudlard, un professeur qui vient chercher un élève au milieu d'un cours est de très mauvais augure. Elle annonce presque toujours la mort d'un proche de celui-ci.
L'air triste et grave du professeur ne laisse aucun doute sur la question. Il y a eu une attaque et quelqu'un est mort, ou très gravement blessé. Quand elle est entrée je suis restée en apnée durant quelques secondes, ainsi que le reste de la classe et lorsqu'elle a prononcé le nom de Judith Auckrige j'ai de nouveau pu respirer. C'est horrible de se dire ça, mais dans ces moments-là tout le monde pense égoïstement « Pourvu qu'elle ne vienne pas pour moi, pourvu que ça soit pour quelqu'un d'autre ! ». Et lorsque c'est le cas on ressent un soulagement mêlé d'une grande culpabilité. Judith va bientôt apprendre que sa mère, ou son père ou quelqu'un d'autre de sa famille vient de mourir sous le joug de Vous-Savez-Qui ou d'un de ces disciples et la seule chose qui me vient à l'esprit c'est « Merci Merlin, ma famille est encore en vie ».
Après le départ de notre camarade et quelques secondes de silence qui paraissent une éternité, le professeur Flitwick se gratte la gorge et reprend maladroitement son cours. Mais l'ambiance reste sombre jusqu'à la fin de l'heure.
Lorsque nous quittons enfin la salle de cours, je suis Pyrite et Estelle jusque dans la Grande Salle où je regarde furtivement à la table des Serdaigles, m'apercevant que Judith n'est pas de retour… Evidemment, je m'attendais à quoi ? Même si je connaissais à peine la Serdaigle, ça me fait mal au cœur pour elle. J'ai si peur que ça m'arrive, à moi, ou même à Pyrite ou Estelle.
Mon regard s'attarde sur la table des bleu et argent et je croise les yeux turquoises d'Orson. Je tente un sourire mais il m'ignore froidement. Ce qu'il fait depuis deux semaines… Depuis qu'on a… Enfin bref, je n'ose même plus y penser.
Il m'en veut à mort, il m'esquive la plupart du temps. Et si on est forcé de se croiser, il ne manque pas de lâcher une réplique cinglante. Je n'ai pas essayé de lui reparler, je suis trop peureuse. Et le pire c'est que je sais que je suis en tort, que tout est de ma faute, que je lui ai sauté dessus parce que j'ai été incapable de me tenir correctement. Il a toutes les raisons de me haïr.
Ce bal aura été un fiasco total, finalement. Du côté des Gryffondors ce n'est pas mieux. Sirius et moi ne nous approchons plus, mais au moins il ne passe plus son temps à me provoquer. Je crois que la baffe d'Estelle l'a calmé, d'ailleurs il ne s'affiche plus avec Urquhart. Je me demande souvent s'il l'a quittée (ça serait forcément lui, elle ne prendrait jamais ce genre d'initiative la Picsirius !), mais si c'était le cas Urquhart me serait déjà tombée dessus en hurlant que c'est de ma faute ou alors elle aurait fait un scandale dont toute l'école serait au courant. Mais elle semble très calme et lorsqu'on se croise elle m'ignore royalement. Je devrais être soulagée mais au contraire, j'ai l'impression que c'est le calme avant la tempête. Ou alors elle est persuadée d'avoir définitivement gagné le cœur de Sirius, si bien qu'elle n'estime plus nécessaire de s'afficher avec lui aussi souvent que possible. Mais connaissant le cas, cette idée me parait très saugrenue.
Le pire c'est que Remus et les autres maraudeurs doivent être au courant, mais je ne peux pas leur demander car on se parle à peine depuis le bal. Remus m'en veut, parce que je l'ai utilisé lors de la soirée et que j'ai dévoilé à Sirius les sentiments qu'il a pour moi, James et Pyrite ont finalement pris leur distance suite à l'altercation qu'elle a eue avec Lily (puis leur semblant de réconciliation dont Pyrite nous a vaguement parlé), et Peter… bah on ne se parlait que quand on était tous ensemble donc je le vois mal venir me donner des infos en catimini. A moins qu'il se soit subitement pris d'une soudaine amitié pour moi, mais malheureusement je crois que, pour lui, les maraudeurs passent avant.
Dire qu'il y a à peine quelques semaines nous étions les « maraudeuses » ! Version féminine des maraudeurs, adulées au même titre que ces derniers, dans le coup sur toutes les blagues, belles, intelligentes, marrantes et remarquables ! Comment ça je m'emporte ? Oui bon d'accord, c'est vrai… On avait dit que les « maraudeuses » c'était nul. Enfin vous avez saisi le concept. On était « In » et maintenant on est « Out ».
Même Pyrite, qui avait acquis un gros succès avec son bal, est finalement redescendue au rang des simples mortels lorsque les élèves ont appris que c'était à cause d'elle (et Lily) qu'il n'y en aurait plus les prochaines années.
Presque trois semaines ont passé depuis ce fameux bal, novembre s'est installé avec son fidèle ami le mauvais temps. J'ai l'impression d'être revenue au point de départ. Fini les petits-copains, fini les maraudeurs, les soirées de groupe, fini Sirius, les nuits avec Sirius, les rires avec Sirius, les disputes avec Sirius, fini Sirius, fini, fini, fini… Ce mot raisonne sans arrêt dans ma tête. On n'est pas restés ensemble longtemps, c'était plus rapide qu'un coup de vent, mais il s'est imposé en moi, et je n'arrive pas à oublier. Il me manque, mais je ne veux plus le voir. Je l'adore, mais je le hais.
Je suis folle, j'ai tout juste dix-sept ans et je me mets dans un état pas possible pour un gars. Un gars dont je connaissais le caractère bien avant de sortir avec lui, je savais que ça ne pouvait pas coller entre nous. Mais je ne m'en remets pas. Je suis stupide…
Enfin voilà, hormis mon retour à l'invisibilité et mes pensées tournées la plupart du temps vers un beau garçon, novembre passe et les jours se ressemblent. Nous sommes surchargés de travail, les ASPICS approchent, doucement mais sûrement, et les professeurs nous le rappellent sans cesse.
Ce qui s'approche tout aussi dangereusement que les ASPICS ce sont les choix d'orientation. En effet, après les vacances de Noël, nous devrons choisir les études ou le métier vers lequel nous allons nous diriger après la septième année. Il faudra bien évidemment prendre en compte les matières que nous avons choisies pour cette année mais aussi le nombre d'ASPICS que nous allons recevoir.
C'est pourquoi nous allons avoir à partir de la semaine prochaine des rendez-vous avec des conseillers d'orientation qui vont nous aider à prendre notre décision. D'ailleurs dans les salles communes, des brochures se sont étalées sur toutes les tables afin de nous apporter plus de renseignements.
Personnellement j'ai déjà une idée de ce que je voudrais faire, mais il me faut d'excellentes notes en soins aux créatures magiques et en potions (ce qui est loin d'être gagné…).
« Youhou Margot ? Tu ne manges pas ? » me demande Pyrite en agitant sa main devant mes yeux.
On s'est assises à la table des Poufsouffles sans que j'y fasse vraiment attention. Et mon assiette est restée désespérément vide, ce qui me vaut la remarque de Pyrite.
« Désolée, j'étais perdue dans mes pensées, je réponds en me servant de la purée.
- Faut vraiment que tu arrêtes de penser à Lui ! » renchérit mon amie.
Elle parle de Sirius bien évidemment.
« Figure-toi que ce n'était pas du tout à ça que je pensais ! » je rétorque.
Ce n'est pas tout à fait vrai mais elle n'est pas censée le savoir.
« Menteuse !
- Pas du tout ! J'étais en train de réfléchir au conseil d'orientation de la semaine prochaine !
- Menteuse, menteuse, menteuse ! continue Pyrite en chantonnant.
- Pyrite, au lieu d'embêter Margot tu ferais mieux d'y réfléchir toi, au conseil d'orientation. Parce que je te rappelle que tu n'as strictement aucune idée de ce que tu veux faire ! l'interrompt Estelle dans sa chanson, qui dérivait vers « ouuuh la menteuse, elle est amoureuse ! ».
- Je sais très bien ce que je veux faire ! s'indigne Pyrite.
- Ah bon ? Et quoi donc ?
- Je veux épouser un homme très riche et très vieux et hériter de tout son argent !
- Quel projet ! » dis-je en riant.
Nous terminons le repas, et Pyrite et moi retournons à la salle commune tandis qu'Estelle se rend à son cours de Runes.
« Sérieusement Pyrite, tu n'as toujours aucune idée de ce que tu voudrais faire ? je lui demande tandis que nous traversons les couloirs de la cuisine.
- Non, aucune idée, nada, niet. On verra s'ils me trouvent une idée géniale avec les conseils d'orientation ».
Les entretiens sont d'ailleurs plus proches que jamais, car lorsque nous arrivons dans la salle commune nous apercevons sur les panneaux d'affichages les horaires des rendez-vous avec les conseillers.
Je m'approche avec Pyrite et regardons nos horaires :
« Marguerite Purpland – Mercredi 23 Novembre à 14h00 avec le Professeur Chourave et Madame Fudge »
En plein pendant le cours de Soins Aux Créatures Magiques, dommage, il y a des cours que j'aurais préféré manquer ! DCFM par exemple… Mais Pyrite a encore moins de chance que moi, elle passe le jeudi matin en plein pendant les heures d'étude, donc pendant les cours qui ne sont même pas obligatoires.
Elle râle un peu alors qu'on va s'installer sur les fauteuils de notre salle commune. Comme nous avons un peu de temps avant nos cours respectifs de l'après-midi, je décide de m'adonner à mon harcèlement quotidien pour savoir avec qui Pyrite a passé la nuit lors du bal.
En effet, je me rappelle vaguement l'avoir vue partir avec quelqu'un qui n'était pas Thierry Diggory, son cavalier, d'ailleurs elle a rompu avec lui quelques jours plus tard. Estelle m'a affirmé que Pyrite n'avait pas dormi dans le terrier des Poufsouffles, et ce qui nous parait très bizarre, ce n'est pas ça, non, c'est surtout qu'elle ne nous a pas dit avec qui elle était. Or, jamais notre amie ne nous a caché le nom d'une de ses conquêtes ! C'est pourquoi nous l'interrogeons dès que nous avons le temps pour savoir ce qu'elle a encore fait, et surtout avec qui ! Mais Pyrite reste toujours muette face à nos inquisitions.
« Donc, je commence, le garçon du bal, tu l'as revu ?
- Bonne question, dit Pyrite.
- Je peux avoir la réponse ?
- Non.
- Non, tu ne l'as pas revu ?
- Non, tu ne peux pas avoir la réponse.
- Pourquoi ?
- Parce que.
- Tu es amoureuse de lui ? je questionne sans me décourager.
- Sûrement pas.
- Tu as honte alors ?
- Je n'ai jamais honte, répond pompeusement mon amie.
- Alors pourquoi tu ne me le dis pas ?
- Tu serais trop choquée !
- OH MON DIEU ! J'ai compris ! je m'exclame en faisant tourner les têtes de nos camarades.
- Ah oui ? Pyrite hausse un sourcil.
- Tu étais avec Sirius, c'est pour ça que tu ne veux pas le dire !
- Non mais ça ne va pas ! Je ne t'aurais jamais fait ça ! répond mon amie les yeux écarquillés. Je suis scandalisée Miss Purpland !
- Alors tu étais avec James, il a trompé Lily !
- Il ne ferait jamais ça, réplique-t-elle.
- Remus ?
- Trop prude et pas mon style !
- Peter ?
- Hahaha !
- Pff, t'es vraiment pas sympa ! dis-je finalement en signe d'abandon. De toute façon je suis sûre que si tu ne nous le dis pas c'est soit parce que tu es tombée amoureuse, soit parce que tu as trop honte pour nous le dire !
- Ou les deux », répond mon amie avec un clin d'œil.
Je hausse les épaules et nous quittons finalement la salle commune pour nous rendre à nos cours de l'après-midi.
OoOoOoO
Le mercredi suivant, j'attends devant le bureau du professeur Chourave mon passage pour le conseil d'orientation. Celle-ci ne tarde d'ailleurs pas à ouvrir sa porte.
« Entrez mademoiselle Purpland », me dit le professeur Chourave en me laissant passer dans son bureau.
J'entre à sa suite et m'installe dans le siège qu'elle me désigne. Son bureau est rempli de plantes en tous genres, et j'arrive à peine à en identifier la moitié.
C'est l'ancien bureau du professeur Woodcock, qui a pris sa retraite à la fin de l'année dernière, et qu'elle a remplacé en tant que professeur de Botanique et directrice de la maison Poufsouffle.
Derrière le bureau est déjà installée une tout petite femme d'une quarantaine d'année, qui a de longs cheveux noirs et ébouriffés et qui se présente comme madame Fudge :
« C'est moi qui vais vous aider à prendre votre décision pour vos futures études ou votre futur métier et vous préparer aux entretiens qui auront lieu à la rentrée. »
En effet, après Noël, des examinateurs des différents secteurs d'étude que nous auront choisis viendront et nous feront passer des entretiens afin de déterminer si nous sommes aptes à suivre cette voie. Evidemment, ils tiendront plus tard en compte nos notes aux ASPICS. Disons que c'est une pré-admission.
Le professeur Chourave vient s'asseoir près de Madame Fudge et sort un dossier qui contient mes résultats aux examens des différentes années, ainsi que mon emploi du temps de cette année et les appréciations des professeurs.
« Alors, mademoiselle Purpland, commence la conseillère, avez-vous déjà réfléchi à un métier ou du moins aux études vers lesquelles vous souhaiteriez vous orienter ?
- Eh bien, je réponds, hésitante, j'aimerais bien me diriger vers des études concernant les animaux et créatures magiques je pense. Je voudrais faire une école de soins, mais je sais qu'il y a peu de places chaque année.
- C'est vrai, les places sont peu nombreuses et il faut d'excellentes notes en soins en créatures magiques et en potion pour se diriger vers cette carrière ».
Elle agite sa baguette magique et un parchemin apparaît sur lequel elle lit :
« Un minimum de 5 ASPICS est requis pour entrer en école de Soins Aux Créatures Magiques. Il est demandé d'avoir un Optimal dans les matières « Soins aux créatures Magiques » et « Potions », et au moins Efforts Exceptionnel en « Botanique » et « Défense contre les forces du mal ».
Elle se penche ensuite sur mon dossier alors que mon visage se décompose. Il n'y a aucune chance que je puisse avoir efforts exceptionnel en défenses ! Je suis nulle de chez nulle dans cette matière. Et Optimal en potions… j'ai à peine réussi à avoir Acceptable l'année dernière !
« Vous avez d'excellentes notes en soins aux créatures magiques, mais malheureusement vos notes en potions et défenses contre les forces du mal sont bien trop faibles pour que vous puissiez envisager de telles études tout de suite. Vous ne pourriez pas intégrer l'école de soins avec ces résultats. A moins que vous ayez d'ici Janvier des notes bien plus élevées, les examinateurs qui viendront vous faire passer les entretiens ne vous accepteraient pas. »
Je la regarde, les yeux brillants. Je n'ai pas d'autre idée moi ! C'était la seule qui me tenait un peu à cœur, et je pensais qu'elle était là pour nous encourager, pas pour nous faire comprendre qu'on n'avait aucune chance !
Je me mets à mâchouiller ma langue, ne sachant pas quoi répondre alors que Chourave et madame Fudge ont les yeux fixés sur moi. Si elles pensaient que j'allais venir en leur étalant tellement d'idées différentes qu'elles ne sauraient plus où donner de la tête, elles peuvent se carrer un baobab dans le derrière ! Et normalement ce n'est pas la conseillère qui est censée donner des idées ?
Finalement après trois semaines d'attente, madame Fudge se décide à faire ce pour quoi elle est payée :
« Néanmoins, si ce sont vraiment les études qui vous intéressent on peut trouver une autre solution d'entrée. »
Je l'écoute, le cœur battant.
« Etant donné vos notes en soins aux créatures magiques, vous pouvez envisager de faire ce qu'on appelle une année de spécialisation. Vous en avez déjà entendu parler ?
- Non, pas du tout, je réponds, intriguée.
- C'est une année de cours optionnels dans une école de magie pour élèves de cycles supérieurs. Les élèves qui l'intègrent peuvent choisir un ou plusieurs cours et les suivre de manière intensive afin de rattraper leur niveau et pouvoir se rediriger ensuite vers l'école qui les intéresse.
Cependant il y a très peu de places disponibles chaque année dans cette école, sinon n'importe quel élève pourrait tenter d'y faire une année et risquerait de perdre son temps s'il a trop de retard sur le programme de l'école qu'il souhaite intégrer. Mais avec votre dossier vous aurez sûrement de bonnes chances d'être acceptée.
- Comment fait-on pour y entrer ? je demande, pleine d'espoir.
- C'est très simple, nous enverrons votre dossier à l'école de soins aux créatures magiques, accompagné d'un parchemin de motivation que vous devrez écrire d'ici le retour des vacances de Noël. Ensuite, vous aurez un entretien à la rentrée, comme cela est prévu pour les élèves qui souhaitent intégrer l'école directement. Et si tout se passe bien, l'école de soins aux créatures magiques acceptera votre candidature en tant qu'élève en année de spécialisation ce qui vous donnera automatiquement une place dans l'école de magie pour élève de cycle supérieur ».
J'essaie d'assimiler tout ce qu'elle vient de me dire. Apparemment, tout n'est pas perdu pour moi, je pourrais peut-être faire un métier intéressant même avec des notes moyennes !
« Mais ce n'est pas sûr ? je demande. Il faut quand même que je choisisse d'autres options si je ne suis pas acceptée ?
- Effectivement, me répond madame Fudge. Il vous faut un filet de sécurité. Vous n'avez vraiment aucune idée ? Etant donné vos notes et votre premier choix, je suppose que vous aimeriez vous diriger vers un métier en rapport avec les créatures magiques ?
- Oui je pense, dis-je en haussant les épaules. Je n'ai pas vraiment d'autres idées ».
Nous passons le reste de l'entretien à évaluer les différentes possibilités d'emploi ou d'étude qui pourraient m'intéresser. Finalement je décide porter ma candidature pour une école de naturalisme et un emploi de gardienne dans la sauvegarde des Equidés Magiques en Mongolie. Comme il y a beaucoup de licornes, de sombrals et autres chevaux magiques dans cette région ça peut être très intéressant et puis ça me permettrait de connaître d'autres cultures sorcières.
Lorsque je sors de mon entrevue, plus d'une heure s'est déjà écoulée et j'ai raté une bonne partie de mon cours de Soins Aux Créatures Magiques. Même s'il me parait tentant de ne pas y aller du tout, j'ai quand même vraiment envie de tenter l'école de zoomagie et pour l'instant je ne peux compter que sur mes bonnes notes dans cette matière, alors je fais l'effort de me bouger jusqu'à la serre où nous étudions actuellement une colonie de Chartiers.
Notre professeur, monsieur Brûlopot, a aménagé dans la terre une sorte de terrier géant, qui nous permet d'étudier les créatures dans leur environnement. Elles sont très amusantes, ce sont des furets magiques qui sont doués de paroles, mais en général ils sont plutôt grossiers et leur conversation est très limitée.
D'ailleurs lorsque j'arrive dans la serre, le professeur Brûlopot, qui était au courant de mon entretien me fait signe d'entrer mais un des chartier me regarde et me lance :
« Elève en retard, je parie qu'elle était partie coucher dans un placard à balais ! »
Puis il court se cacher dans un trou de son terrier. A force d'insulter les gens, ils ont tendance à se recevoir des pierres ou des sorts, et ils se méfient.
Evidemment, les élèves, moi compris, ne nous formalisons pas de la remarque et le cours reprend normalement.
A la fin de la leçon, il est encore trop tôt pour aller manger, je décide donc de me rendre à la bibliothèque pour commencer à écrire mon parchemin de motivation. Dans le hall d'entrée je croise Candice, assise sur les marches de l'escalier, une valise à ses côtés. Son petit-ami, Arthur, a un bras autour de ses épaules. La Serdaigle a un air terriblement sérieux sur le visage et son copain semble la consoler.
Je m'approche du couple, Candice me fait un sourire triste.
« Qu'est-ce qui se passe Candice ? je demande, inquiète. Ca ne va pas ? Tu t'en vas ?
- Oui, il y a eu une nouvelle attaque cet après-midi, ma mère a été blessée. Je vais aller la voir à l'hôpital.
- Oh non ! Candice je suis vraiment désolée, elle va s'en sortir ?
- Oui, elle a eu beaucoup de chance, elle est à Sainte-Mangouste. Mon père m'a prévenue ce matin donc je vais aller lui rendre visite.
- Oui c'est normal, je réponds, sans savoir quoi ajouter.
- Du coup Margot, m'explique mon amie, normalement Rose et Sirius devaient s'occuper de la potion ce soir, mais Rose est de nouveau malade… Je pensais la remplacer pour que tu n'aies pas à croiser ce stupide Gryffondor, mais maintenant que je dois partir… tu pourras aller au rendez-vous ?
- Bien sûr ! dis-je précipitamment. C'est tout à fait normal, ça ne me dérange d'y aller, au contraire. Pense d'abord à ta famille et ne t'en fais pas pour moi !
- Merci Marguerite », sourit la Serdaigle.
Quelques instants plus tard, le professeur Flitwick arrive et Candice me dit au revoir et le suit. Elle va prendre le Magicobus à Pré-Au-Lard, où son père l'attend.
Je salue Arthur, le petit-ami de Candice qui n'a pas pu l'accompagner, et nous nous séparons.
De retour dans mon dortoir je m'allonge sur le lit et me met à réfléchir. Pyrite et Estelle ne sont pas là, elles ont sûrement dû aller à la bibliothèque après leurs cours qui se terminaient plus tôt que le mien.
Ce soir, je vais donc me retrouver en face de Sirius… seul à seule, pour la première fois depuis qu'on s'est séparés…
Rose est très souvent malade, je ne sais pas ce qu'elle a, une sorte de maladie chronique. Elle m'en a très vaguement parlé, mais c'est apparemment un sujet difficile à aborder. Je ne peux pas lui en vouloir, et je peux encore moins en vouloir à Candice, mais c'est vrai que j'aurais préféré ne pas me retrouver dans cette situation.
Et puis, je ne peux pas vraiment laisser Sirius tout seul continuer la potion, on avait décidé de toujours y aller en binôme car elle est très compliquée et qu'on peut très facilement se tromper.
Donc je serai obligée d'y aller.
Je ne sais pas si c'est une bonne chose ou pas. J'ai vraiment peur de me retrouver en face de lui, surtout après ce qu'il s'est passé avec Orson, mais il n'est pas censé être au courant, donc ça devrait aller.
D'un autre côté, il n'est plus du tout agressif avec moi depuis le bal, et d'ailleurs pendant cette soirée, il s'est passé quelque chose entre nous… Même si ça n'a duré que quelques secondes on s'est regardé dans les yeux et j'ai eu l'impression que notre histoire n'était pas terminée. Mais bon, deux secondes après il embrassait Urquhart alors je me suis peut-être fait des idées…
Pyrite et Estelle rentrent dans le dortoir, et s'inquiètent tout de suite lorsqu'elles me voient allongée sur mon lit, l'air pensif.
« Ca ne va pas Margot ? demande Estelle.
- Si, si… Je suis un peu stressée car je dois m'occuper de la pensine avec Sirius ce soir…
- Quoi ? s'exclame Pyrite, mais Rose ou Candice ne peuvent pas y aller à ta place ?
- Rose est malade, et Candice vient d'apprendre que sa mère a été blessée lors d'une attaque.
- Oh…
- Mais bon, ce n'est pas si grave. Il ne m'agresse plus depuis que tu lui as donné une baffe, Estelle, donc ça devrait aller.
- Oui et puis s'il t'embête tu nous le dis et on se fera une joie de lui en donner une deuxième ! rigole Pyrite. N'est-ce pas Estelle ?
- Bien sûr, maintenant j'ai pris le coup de main !
Nous nous esclaffons toutes les trois et rejoignons la Grande Salle pour dîner.
OoOoOoO
Une petite heure plus tard, le repas terminé, je me dirige vers la salle de potions où je dois retrouver Sirius. Je ne pense pas qu'il soit au courant pour Candice et son père, du coup il va se retrouver confronté à moi sans s'être préparé. Tant mieux, j'espère que ça lui fera les pieds !
Arrivée devant la porte de la salle de classe, je prends une inspiration et la pousse doucement. La salle est plongée dans le noir et il n'y a l'air d'avoir personne à l'intérieur. Dommage : ça sera donc vraiment un tête-à-tête entre Sirius et moi. Apparemment ce dernier n'est pas encore arrivé. Je m'apprête à entrer dans la salle quand quelque chose de grand et sombre bondit devant moi en hurlant :
« BOUUUUH !
- AAAAAAAAAAHHH ! »
Je fais un bon de quatre mètres en arrière en poussant un hurlement effrayé. Dans la panique je me prends les pieds dans ma robe de sorcière et tombe brutalement sur les fesses.
La chose grande et sombre qui m'a agressée s'avère être Sirius qui c'était caché dans la salle pour me faire une blague. Ce dernier reste d'ailleurs debout, bouché bée, tandis que je me relève en me frottant la zone douloureuse sur laquelle je viens de tomber (oui, mon postérieur…).
« Marguerite ? dit finalement Sirius, l'air surpris.
- Oui, c'est bien moi, je réponds. Très bonne blague, j'ajoute en passant devant lui pour entrer dans la salle. »
Il reste quelques instants planté devant la porte et je souris intérieurement de le voir si troublé en ma présence. Qu'on soit clair, je ne pense pas lui faire de l'effet ou quoique ce soit, mais au moins il est perturbé de se retrouver en face de moi alors qu'il ne s'y attendait pas. C'est déjà ça !
« Désolé, dit-il au bout d'un moment. Je pensais que c'était Candice… »
Il me rejoint dans la salle où j'ai déjà commencé à m'installer. Nous devons attendre un bon quart d'heure avant de nous occuper de la potion, et on n'a pas vraiment grand-chose à se dire.
Il s'assoit en face de moi. La potion est entre nous et repose tranquillement.
« Alors, pourquoi Candice n'est pas venue ? demande-t-il.
- Sa mère a été blessée pendant une attaque, elle est rentrée chez elle pour la voir…
- Oh… je comprends… »
Je vais chercher les ingrédients qu'il nous faut dans le placard de Slughorn. J'ai un léger pincement au cœur en me rappelant que la dernière fois que Sirius et moi nous sommes retrouvés dans cette salle tous les deux, nous étions ensemble, on riait, on se regardait droit dans les yeux et mon cœur battait la chamade. J'étais heureuse parce qu'avec lui je ne me sentais pas gênée… Mais maintenant, je souhaiterais être ailleurs, j'ai peur de croiser son regard, et je l'imagine embrassant Urquhart et ça me dégoûte.
Je reviens et dépose les ingrédients sur la table en jetant un coup d'œil à ma montre. Encore dix minutes à attendre. C'est fou comme le temps passe plus lentement quand on voudrait qu'il accélère.
Je me rassois le nez en l'air, faisant mine d'être plongée dans mes pensées, en espérant que le temps ne s'écoule un peu plus vite.
« Marguerite… » dit Sirius au bout d'un long moment (qui m'a paru une éternité) d'une voix presque suppliante.
Contrariée d'être interrompue dans mes fausses pensées, je tourne le visage vers Sirius. Mon cœur ne peut s'empêcher de tressauter lorsque je le vois, l'air si triste et étonné à la fois. Stupide cerveau ! Pourquoi je réagis encore comme ça, je devrais l'avoir oublié !
« Oui ? je répond finalement un peu sèchement.
- Je suis… je voudrais t'expliquer ce qu'il s'est passé ces dernières semaines…
- Il n'y a rien à expliquer Sirius.
- Si… je sais que je… commence-t-il tout de même.
- Il faut qu'on s'occupe de la potion, je le coupe brusquement.
- Quoi ? »
Cette fois son visage s'est renfrogné et il a parlé un peu plus méchamment. Il ne doit pas avoir l'habitude de se faire couper la parole. Surtout par une fille.
« Il faut qu'on s'occupe de la potion, je répète comme si de rien n'était. Il faut d'abord écraser des orties séchées et des baies de gui en poudre très fine.
- Tu ne veux vraiment pas m'écouter ? insiste Sirius.
- Ensuite il faudra faire bouillir la potion pendant deux minutes et rajouter la poudre dedans, je continue en l'ignorant.
- Ok. »
Il prend son mortier et commence à écraser les baies de gui violemment, pendant que je m'attèle à couper les orties en petits morceaux.
Je ne peux m'empêcher de lui jeter des coups d'œil inquiets. Pour le coup, il a l'air plutôt énervé. Il se concentre sur ses baies et je ne sais pas s'il a remarqué que je le regarde. Pour la première fois depuis longtemps, je contemple son visage de plus près. Je remarque qu'il a des cernes que je ne lui connaissais pas (pourtant il est plutôt du genre à se balader régulièrement dans les couloirs pendant la nuit), ses yeux semblent parcourus d'un voile de tristesse qui ne disparaît pas, et ses traits sont plus tendus qu'avant.
En réalité il a exactement le même air que celui qu'il avait lorsque je l'ai trouvé devant la boutique de ma tante en août dernier.
Je me rends alors compte que Sirius va mal. C'est imperceptible, mais c'est pourtant le cas. Bizarrement, j'ai l'impression de le connaître suffisamment pour me rendre compte de ça et je me sens plutôt flattée intérieurement.
Sirius relève la tête, et je reprends la découpe de mes orties en rougissant.
Quelques instants plus tard, nous plaçons le chaudron sur le feu et chronométrons le temps d'ébullition. Au bout de deux minutes nous y plaçons les orties et les baies réduites en poudre. Aussitôt une épaisse fumée blanche sort du chaudron entre Sirius et moi. Elle se dissipe rapidement et je vois le visage du maraudeur réapparaitre au milieu des émanations. Il me regarde aussi et nous nous fixons pendant un long moment.
A nouveau, je remarque la tristesse qui voile ses yeux. Je ferme les miens, essayant de chasser les sentiments que j'ai pour lui, et éteint le feu qui était resté allumé sous le chaudron.
Je m'apprête à me lever lorsque Sirius attrape ma main. A son contact, je frissonne instantanément.
« Marguerite, je suis vraiment désolé… dit-il rapidement sans me laisser le temps de répondre. Je suis désolé pour tout ce que je t'ai fait. Je suis désolé de t'avoir laissée tomber pour Urquhart, et de t'avoir brusquée pour faire ce que tu ne pouvais pas faire… J'espère que tu me pardonneras. »
Je garde la tête baissée sentant les larmes me monter aux yeux en me rendant compte qu'il me donne ce que j'attendais depuis tout ce temps. Des excuses. De véritables excuses et un regret sincère de sa part. Mais il m'a fait trop de mal, et je ne peux plus lui faire confiance… Du moins pas pour le moment. Et à présent, moi aussi j'ai fait des choses que je regrette et que je n'oserais pas lui avouer…
Je sens sa main se poser sur ma joue et un nouveau frisson me parcoure l'échine. Je relève la tête et lui sourit doucement. Il s'approche de moi comme pour m'embrasser mais semble se rétracter au dernier moment, comme s'il savait que c'est encore trop tôt pour réessayer quoique ce soit entre nous. Alors nous nous contentons de nous regarder droit dans les yeux, laissant divers sentiments nous envahir. Beaucoup de tendresse et un peu de déception envers nos comportements respectifs et les conséquences qui ont suivi.
Ses doigts caressent doucement ma joue, et ma main enserre tendrement la sienne.
Soudain, la porte s'ouvre brutalement et avant que nous ayons pu faire un geste un flash nous éblouit. Nous nous reculons et nous tournons vers la porte de la salle mais la personne est déjà repartie, nous entendons au loin ses talons claquer le sol.
Sirius se rue sur la porte pour regarder le couloir mais il revient en haussant les épaules.
« Il n'y a personne, dit-il les sourcils froncés.
- On nous a pris en photo ? je demande, déboussolée.
- Je crois bien que oui…
- Mais qui pourrait faire ça ? Ca n'a aucun intérêt !
- Je ne sais pas, mais je ne suis pas sûr que ça soit de bon augure… »
Le moment que nous vivions quelques instants plus tôt est rompu et nous commençons à ranger nos affaires. En réalité je pense que c'est plutôt une bonne chose. S'il doit de nouveau se passer quelque chose entre lui et moi, je préfère attendre…
Sirius est apparemment d'accord avec moi puisqu'il me salue poliment et s'apprête à partir lorsque je remarque un parchemin qu'il a fait tomber de son sac.
« Hey Sirius c'est à toi ça ? » je demande, en attrapant le papier.
Le parchemin est vierge, froissé, et même déchiré par certains endroits. D'ailleurs il est si abimé que je commence à en faire une boule pour le jeter en me disant que Sirius n'a sûrement que faire d'un brouillon qu'il a oublié. Ce dernier se retourne pourtant et lorsqu'il voit ce que je suis en train de faire il pâlit et se jette sur moi, m'arrachant le parchemin des mains.
« Non ! s'exclame-t-il. Ce n'est pas une feuille de brouillon !
- Oh pardon, je réponds en grimaçant. Je pensais que…
- Ce n'est pas grave, tu ne pouvais deviner… »
Il repart l'air un peu mécontent tandis que je me demande ce qu'a ce parchemin de si important.
