Par avance : Nouvelle interface de mon c*l ! J'ai perdu toutes mes stats de hits, bouhouhouuuu ! Ma fierté ! Ma fierté de tous ces clics sur mes chapitres, envolée... Donc bon, si je veux me remonter le moral, j'ai intérêt à booster mes stats en faisant du post régulièrement. Donc j'ai décidé de couper mes chapitres pour aguicher le lecteur ! Non je plaisante, mais en l'occurence le chapitre est assez petit.

Alors OUI, ça fait un bail que j'ai pas posté. La faute à la flemme. Mais grave. Et je me dis qu'à trainer comme ça je vais perdre tous mes lecteurs. Pardon, mes lectrices. Après une conversation avec ma beta testeuse/confidente/fan number one, j'ai nommé Tortoise, j'en suis arrivé à une supposition. Je me suis demandé pourquoi une fic qui montrait du slash et du Moldu attirait pas mal de FILLES lectrices. Et j'ai trouvé cette hypothèse : c'est parce que je ne dévalorise pas la femme. En effet dans HP, seule Hermione sort du lot. Au-delà... toutes les femmes ont la même place : s'occupent des gosses et se sacrifient pour leur enfant. Sinon du reste c'est les mecs qui se battent. Alors que moi bon... Y a qu'à regarder Morgan quoi. Ou la mère de Martin. Mais bon ce n'est qu'une supposition, peut-être y a t il d'autres attraits à ma fic. Vive les femmes ! Enjoy !


LA CROISEE DES DESTINS – MORGAN

Ainsi mon premier baiser fut arraché par une fille, une Serpentard qui plus est, et de 3 ans mon aînée. Je dois avouer que je ne l'aurais pas cru si on me l'avait prédit lors de mon arrivée à Poudlard. Je ne sais pas combien de temps dura ce baiser, mais encore aujourd'hui c'est toujours un souvenir important pour moi. Pas tellement dans les sensations, ce n'était qu'un baiser… Mais dans la signification. C'était la première fois que Morgan osait non pas montrer ses sentiments aux autres, mais écouter ses propres sentiments. D'où son air étonné… Elle s'était laissée aller à la sincérité et elle n'en était pas revenue.

Nous nous contentâmes de rester lèvres contre lèvres. Puis Morgan recula lentement, ne manquant pas de sucer légèrement ma lèvre inférieure au passage. J'étais sous le choc et incapable de dire quoique ce soit. Morgan semblait elle un peu chamboulée mais gardait assez de ressources pour sourire en coin et dire :

« Eh bien, à ton regard, on dirait que c'est plutôt un Détraqueur qui vient de t'embrasser. Ce n'est pas très flatteur…

Je ris malgré moi puis repris mon sérieux.

– C'était quoi ?… Morgan, c'était quoi ?

– Je crois qu'on appelle ça un baiser.

– Oui, mais… Pourquoi tu m'as embrassée ?

La Morgan que je connaissais bien avait déjà repris le dessus et elle se contenta d'un vague :

– Pour te remercier.

– Mais de quoi ?! Morgan, développe !

– Eh bien, de m'avoir accordé cette danse.

– Une danse ? Mais on s'est… on a… On a pas dansé !

Je n'arrivais pas à le dire. Sans doute parce que la situation, prise avec le recul, avait l'air irréelle.. En y repensant, ce qui venait de se produire ne se reproduira sûrement jamais à Poudlard : entre filles, l'une 12 ans et Gryffondor, l'autre 14 ans et Serpentard. Du pur délire sur le papier. Pourtant, j'avais encore le goût de ses lèvres sur les miennes. Et j'aimais ça.

– Nos lèvres ne diraient pas la même chose, je crois, fit Morgan avec un regard charmeur qui me redonna subitement des couleurs.

Elle se tourna de moitié vers le parc et, me faisant un signe de main, dit :

– Tiens, viens voir par ici, on dirait que le Bal n'a pas réuni que nos deux personnes.

Je m'approchai, restant légèrement frustrée par l'absence de réponse claire de Morgan. Je ne savais pas ce qui était le plus énervant : de ne pas savoir ce que cachait ce baiser au niveau des sentiments ou de savoir pertinemment que Morgan se cachait derrière un masque et refusait de répondre.

Comme nous l'avions déjà fait tant de fois, nous nous accoudâmes à la rambarde, mais plutôt que de regarder le ciel étoilé, nous nous concentrâmes sur ce qui se passait en bas. Lorsque j'eus regardé du côté des buissons de rose, je poussai un petit :

– Oh… Je vois. Le Bal a un effet « lot de 2 ».

– Tu peux le dire, répondit Morgan avec un air narquois.

En bas, sur les bancs près des buissons ou même dans les buissons eux-mêmes, éclairés par les fées qui voletaient dans le parc à la tombée de la nuit, des couples étaient enlacés un peu partout, mixant les maisons et même les écoles. De voir tous ces couples, étrangement, ne me donnait pas envie de recommencer avec Morgan. Ca avait été agréable, certes, mais il n'y avait pas d'attirance. Je n'avais que 12 ans, et mon avance sur mon âge entraînait un conflit entre mon esprit charmé par Morgan et mes hormones encore peu productives. Et puis j'étais un peu refroidie par la réticence de ma partenaire à admettre le sens de son acte.

Nous regardâmes en silence pendant un petit moment l'échange des fluides de tous nos camarades avant de voir un peu plus près de la forêt un couple inattendu. Morgan fronça les sourcils et dit :

– Mmh, ceux-là ne vont pas s'embrasser. Et s'ils le font je pense que je serai traumatisée à vie. Karkaroff et Rogue ? Beurk…

– Je ne t'ai jamais demandé : tu aimes bien le professeur Rogue ?

Morgan poussa un petit bruit de réflexion.

– Je ne sais pas trop quoi en penser. Il est notre directeur de maison, alors forcément il roule pour les Serpentards. Mais tu sais à quel point je suis attachée à la grandeur de ma maison.

Je me contentai d'un petit ricanement.

– Il ne m'a jamais posée de problèmes. Cependant, je dois te dire que j'ai entendu plusieurs fois son nom dans la bouche de mes parents.

– Qu'est-ce que tu veux dire par là ?

– Qu'il été un Mangemort, Margaret…

– Quoi ?! Mais… Mais… Et on le laisse enseigner ?

– C'est un repenti, un protégé de Dumbledore. Je ne connais pas plus de détails. Mais je me vois mal critiquer qu'on accepte un repenti quand moi-même je suis acceptée malgré mon héritage.

– Tu n'as rien fais de comparable aux sous-fifres de Voldemort.

– Oui, mais pour certains c'est tout comme. Je l'ai déjà évoqué, je crois. Je suis la fille Ebony avant d'être Morgan, du moins pour le Ministère.

– Mais… Tu n'es pas la seule fille de Mangemort ici…

Baissant les yeux, elle eut un sourire triste.

– Que non. Mais je suis la seule dont les parents ont été reconnu coupables. La majorité des enfants Mangemorts ici ont des parents lâches qui se sont cachés dès la débâcle. Ca n'a pas été le cas de mon père…

Ses mains se crispèrent et elle ajouta en fermant les yeux :

– On peut changer de sujet ? Même si nos lèvres ont dansé ensemble, je ne me sens pas prête à parler de ça. Et concernant Rogue, garde à l'esprit que c'est un repenti. Ne le regarde pas comme si c'était un monstre. Et ne révèle ce que je t'ai dis à personne, pas même à tes amies. C'est une des choses qui doit absolument rester entre nous, tous ce qui concerne ce que je peux savoir sur les Mangemorts, Voldemort et autres du genre, tous ça doit rester entre nous.

– Je te le promets, Morgan. Tu as une position vraiment délicate…

– Oui et non. Concrètement, il ne peut rien m'arriver maintenant. Mais le Ministère a toujours eu des soupçons sur ma personne. Et maintenant les anciens partisans de Voldie sont aussi soupçonneux.

– Ce Norrington…

– Oui… Mais ce n'est pas cette pression qui me fera oublier mes objectifs, au contraire. Je les ferai payer. Et Voldemort, et le Ministère.

Je restai silencieuse et regardai le duo de professeurs se balader au travers du chemin. Morgan n'oubliait décidément pas ses objectifs qui risquaient de mettre en péril sa vie jusqu'ici peinarde. Et je me posais surtout cette question : aurais-je les tripes de la suivre le cas échéant ?

Je fus tirée de mes pensées par un détail.

– Karkaroff n'arrête pas de montrer son avant-bras.

– Hein ? Ah oui… Attends, écoute…

Nous pûmes percevoir, et ce parce que le directeur Durmstrang éleva la voix, une partie de la conversation :

– Depuis plusieurs mois on la voit de plus en plus nettement ! Je commence à être très inquiet, je dois l'avouer.

Morgan poussa un petit cri, réfléchit deux secondes puis se tourna vers moi avec un air sérieux.

– Finey, je vais te montrer quelque chose. Un secret. Je ne t'expliquerai rien pour le moment. Tu vas devoir me faire confiance et supporter un autre mystère. Tu penses pouvoir le faire ?

– Je…

Je me voyais mal refuser d'en découvrir un peu plus sur Morgan même si ça voulait dire plus de questions par la suite.

– Vas-y. Je ne poserai pas de questions.

Elle se retourna et enleva les bretelles de sa robe. Elle dévoila intégralement son dos et s'arrêta à hauteur de son bassin. J'admirai pendant un moment le dos nu à la peau pure de Morgan. C'est alors que je remarquai quelque chose.

– C'est quoi ça ? Un tatouage ?

– Pas n'importe lequel. Et je t'en prie, je t'ai dis « pas de question ». Dis-moi si on le voit clairement…

– On dirait qu'il est un délavé. Mais oui, il jure avec ta peau. On le voit.

– Merde !

Elle remit sa robe.

– Karkaroff a la même chose ?

– Pas exactement. Et ne t'inquiète pas, ça ne signifie pas grand chose.

– Ce n'est pas tellement ce que transcrit ton visage.

Morgan poussa un grognement et se pinça l'arrête du nez.

– Karkaroff porte la Marque des Ténèbres, une marque d'allégeance envers le Seigneur des Ténèbres. Ca avait plusieurs fonctions, comme de contacter Voldemort à n'importe quel moment. Lorsqu'il a disparu, la marque s'est effacée chez tous les Mangemorts. Et si elle réapparaît…

Je reculai d'un pas devant le choc. Morgan n'était pas en train de m'annoncer un petit événement. C'était un grand danger. Pour tous le monde. Mes années ici risquaient de devenir très dangereuses, cela n'aurait plus rien d'une sorte de colonie de vacances permanentes. Ca semblait trop extraordinaire, trop irréel, trop épique. Mais c'était ce que mon amie déclarait. Je soufflai :

– Voldemort n'est pas mort et il revient…

Morgan ne semblait pas si ébranlée, mais plutôt gênée par cette annonce. Je ne pouvais pas la regarder rester calme comme ça.

– Mais… Réagis ! Il faut prévenir tout le monde, le Ministère, je sais pas !

Morgan soupira et mit ses mains sur mes épaules qu'elle commença à masser.

– Ma petite Finey… D'une part, ça ne marche pas comme ça. Le Ministère ne voudra jamais entendre parler d'un éventuel retour de Voldie, la réaction du public leur fait trop peur. D'autre part, ça m'arrange que personne ne sache, que je puisse organiser mes affaires comme je le veux.

– Et tu crois que je vais te laisser garder ça secret, comme ça ? C'est vraiment trop grave, je… je vais au moins aller en parler à Dumbledore. Je n'arrive même pas à calculer les conséquences mais c'est grave, ça j'en suis certaine. Je dois aller lui dire. Il saura quoi faire, lui.

Je savais que Morgan allait me rétorquer quelque chose mais je ne voulais pas l'entendre. Elle allait trop loin. Je la croyais lorsqu'elle disait que Voldemort se rapprochait, je n'avais aucun doute. Et ça ne pouvait pas rester entre nous et quelques autres Mangemorts. Je décidai donc d'ignorer Morgan et je me mis à courir vers la porte-tableau.

Mais Morgan ne semblait pas vouloir me laisser libre de mes gestes. J'avais à peine fais deux mètres qu'elle m'avait rattrapée et serrée contre elle par le ventre. Elle me chuchota à l'oreille :

– Margaret, je t'en prie. Ce que je viens de te révéler, je l'ai dis après y avoir réfléchi, parce que je veux te faire partager ma vie… Et donc mes fardeaux. J'aurais aussi bien pu vérifier mon tatouage dans une glace plus tard. J'aurais pu aussi bien te dire que ça ne voulait rien dire du tout…

– Mais, Morgan… gémis-je.

– Je te comprends, Margaret. Sois-en certaine, je te comprends tout à fait. Mais s'il te plaît, je te fais confiance. Sur ce coup-là, je te veux avec moi et sûrement pas contre moi. Dis-moi que tu marches avec moi, que tu ne diras rien, qu'on pourra partager ce secret à deux…

Sa voix devint légèrement tremblante et elle me serra davantage. Elle aurait pu se remettre à me menacer pour que je ne dise rien. Et ça aurait sûrement marché. Mais elle avait choisi une autre manière. De plus, elle semblait plus me supplier que me poser une question.

Je m'aperçus alors que Morgan n'avait jamais sans doute eu foi en personne avant moi. Elle ne respectait que Dumbledore. Mais c'était le Directeur de Poudlard. Et moi elle m'avait embrassée. Je faillis fondre en larme en me rendant compte de l'importance de tous les évènements de la soirée pour elle. Et j'avais failli partir comme ça ? Je m'en voulais à présent d'avoir presque déclaré trahir Morgan… La voix tremblotante, je répondis :

– Pardonne-moi, Morgan. Ca fait deux fois que je… Ce sera notre secret à nous, juste à nous. Je reste avec toi. On avancera ensemble. »

Morgan me serra tellement que j'en eus mal au ventre. Elle posa son menton sur ma tête et murmura plusieurs fois de suite « merci ». Je m'engageais donc à garder cette information bouleversante pour moi toute seule. Objectivement, c'était stupide. L'intérêt d'une personne avant l'intérêt de toute une collectivité. Mais justement… C'était ça la force de cette décision. Je venais de nouer avec Morgan cette nuit-là un lien plus fort qu'avec aucune autre personne.


En fait j'ai fais ce chapitre court pour augmenter l'impact de cette scène. Qui est primordiale. Il faut vous en rendre compte.