Chapitre 25

En traversant la salle, je vis Rose prendre le micro pour saluer et souhaiter la bienvenue à nos invités. Tous les yeux étaient rivés sur elle. Mais son regard était tourné vers moi et elle me fit un clin d'œil. J'adore ma sœur. Personne ne savait ce qu'il venait de se passer entre Isabella et moi. C'était une petite bénédiction dans toutes les merdes qui venaient de se passer ce soir.

Je poussais les portes avant de regarder à droite et à gauche. Je vis Bella avancer cent mètres plus loin vers son appartement. Si je n'arrivais pas à lui expliquer ce qu'il venait de se passer, j'espérais au moins pouvoir lui appeler un taxi. Je ne pouvais pas la laisser rentrer seule dans l'obscurité.

« Isabella » criais-je en me rapprochant d'elle. « Arrête, Isabella. »

« Laisse-moi seule, Edward ! » hurla-t-elle en pivotant légèrement la tête mais sans se retourner ni stopper sa marche.

« Une soumise ne fuie pas son dominant » ajoutais-je pour la faire réagir.

« Nous sommes mercredi. Tu es mon petit ami ou devrais-je dire, mon ex petit ami ? »

« S'il te plait, arrête-toi que nous puissions parler. »

Je m'approchais d'elle. La cheville d'Isabella flancha et elle faillit tomber. Son talon se cassa.

« Maudite, Alice ! » s'écria-t-elle en tombant sur les fesses et prenant sa cheville en main.

Je courus le reste du chemin et me mis à genoux devant elle. Je lui saisis les mains pour les écarter de sa cheville et pouvoir l'inspecter moi-même.

« Que fais-tu, t'es médecin ? grogna-t-elle en croisant ses bras sur sa poitrine ce qui me fis rire.

« Mon père l'est et je devais le devenir. Ce n'est simplement pas arrivé » répondis-je honnêtement.

Isabella posa ses yeux sur moi.

« Pourquoi ne l'as-tu pas fait ? »

« J'ai fait ce que je pensais vouloir faire. Je suis venu ici à Seattle pour étudier la médecine. Et je vais peut-être le faire.»

« Pourquoi ? »

« Je t'ai rencontré » murmurai-je en glissant mes doigts sur sa cheville une fois de plus. « C'est juste une entorse. »

Je levai les yeux vers elle et vis des larmes ruisseler sur ses joues.

« Ne dis pas des choses ainsi pour moi » chuchota-t-elle.

« Pourquoi ? » demandais-je d'une petite voix. « C'est vrai. Jamais je n'ai rencontré une personne qui me fasse me sentir de cette façon, qui me regarde vraiment, qui souhaite que j'ai un meilleur travail, une meilleure vie. Je veux rentrer à la maison et rencontrer tes parents. Je veux être l'homme que tu veux que je sois. »

« Tu es exactement l'homme que je veux. Ne change rien » chuchota-t-elle en regardant le sol. « L'aimes-tu ? » questionna-t-elle d'une voix faible.

« Serais-je ici si c'était le cas ? »

« Il suffit de me répondre, Edward. L'aimes-tu ou l'as-tu déjà aimé ? »

« Non » avouais-je. « Comment pourrais-je aimer quelqu'un comme ça, quand tu es juste en face de moi ? »

« Elle est tout ce que je ne suis pas » ajouta-t-elle en reniflant.

J'hochais la tête.

« Tu as raison » répliquais-je nonchalamment.

Bella me regarda avec de grands yeux mais je l'ignorais et poursuivis.

« Elle est tout ce que tu n'es pas. Elle est fausse. Tu es réelle. Elle est laide. Tu es la personne la plus belle qui soit sur terre. Elle est morte cérébralement alors que tu es la personne la plus intelligente que je connaisse. Tu es drôle, elle ne l'est pas. Tu me fais sourire même les jours merdiques. Elle me donne envie de vomir même dans mes meilleurs jours. Tu as parfaitement raison lorsque tu dis qu'elle est tout ce que tu n'es pas » déclarais-je en prenant son visage entre mes mains et essuyant ses larmes de mes pouces.

« La plus grande différence entre Kate et toi, c'est que tu as mon amour et elle pas. »

« Je …quoi ? » hoqueta-t-elle.

Je lui souris en hochant la tête.

« Je t'aime, Bella. »

Elle passa ses petites mains derrière mon cou et m'approcha d'elle, tirant ma bouche vers la sienne.

« Je t'aime aussi, Edward » répondit-elle contre mes lèvres.

Nous nous embrassâmes là, sur le bord de la route pendant une dizaine de minutes avant que je ne l'éloigne. Je l'a pris dans mes bras et retournais à la voiture.

« Rentrons à la maison. »

Elle fredonnait à mon oreille en passant la main dans mes cheveux.

xXxXxXx

Nous rentrâmes dans la maison sans prononcer un seul mot. Elle attrapa ma main et me conduisit dans les escaliers, au bout du couloir vers notre chambre. Il n'y avait pas besoin de mots entre nous. Nous le savions tous les deux.

Elle s'assit sur le bord du lit et je me moulais entre ses jambes, toujours debout. Je dénouais son dos-nu avant de tomber à genoux et de lui retirer ses chaussures, en faisant très attention en enlevant celle qui était cassée. Sa cheville présentait à présent des ecchymoses. J'embrassais le sommet de ses deux pieds, tout en gardant le regard plongé dans ses pupilles brunes avant de remonter vers elle. Je me plaçais derrière elle et trouvais la fermeture éclair de sa robe et très lentement, la tirais vers le bas.

Bella s'allongea sur le lit et je lui retirais sa robe, la laissant en soutien-gorge noir et en petite culotte coordonnée. Elle était belle.

Je déménageais mes mains vers ma chemise pour défaire les boutons mais elle les saisit entre les siennes.

« Permets-moi de le faire » chuchota-t-elle en laissant tomber mes mains sur le côté.

Tandis qu'elle déboutonnait ma chemise, je me penchais et l'enveloppais de mes bras. Je posais mes lèvres sur sa tempe et l'embrassais doucement jusqu'à arriver à la base de son cou. Je la lâchais un bref instant afin d'ôter ma chemise. Bella s'attaqua à ma ceinture et me rapprocha d'elle. J'entendis le clic métallique qu'elle retirait avant d'enlever mon pantalon. Je l'envoyais au large avant de me déplacer vers le lit et d'y faire tomber Isabella.

Ses mains allèrent directement dans mes cheveux pendant que je poursuivais mes baisers dans son cou. Je glissais la bride de son soutien-gorge sur son épaule, puis la suivante avant de me pencher et d'embrasser le dessus de ses seins. Mes mains passèrent sous elle et Bella arcbouta son dos pour me permettre de dégrafer l'attache.

Mon regard quitta son regard brun et se posa plus bas. Mes mains caressèrent son flan et passèrent sous l'élastique de son sous vêtement que je glissais le long de ses jambes. Quand elle fut nue, elle retira mon boxer à l'aide de ses orteils. Je soulevais les sourcils à ce geste.

« Qu'est-ce.. ? »

Elle se mit à rire.

« C'est la meilleure façon de faire. »

Je lui souris en secouant la tête tandis que je passais ses jambes autour de ma taille avec mes mains. Je me positionnais à son entrée en plongeant mon regard dans le sien. Ses joues se teintèrent de rose, ses cheveux étaient étalés en désordre et sa respiration était profonde mais lente.

« Je t'aime, Bella. »

« Moi aussi, Edward » répondit-elle et passant ses mains sur mes omoplates. Je soupirais et m'enfonçais en elle.

Chez moi !

Je posais ma tête sur son épaule en prenant un rythme de va-et-vient lent. Bella soupira doucement et gémit. C'était la seule chose que mon esprit pouvait entendre. Je levais les yeux vers elle tandis que ses muscles se refermaient autour de moi dans l'orgasme. Sa tête était rejetée en arrière, ses yeux grands ouverts dans le vague.

Mais je l'ai vu.

J'ai vu à quel point tout avançait. J'ai vu des enfants aux cheveux en désordre, des bébés aux yeux bruns. J'ai vu des nuits comme celle-ci. Je me vis courir après Bella dans notre maison, nos enfants nous suivant en riant. J'ai vu que même si j'étais un dominant et que je le serai toujours, je pouvais aussi être normal. Je pouvais avoir la même chose que tout le monde. Et je voulais les avoir et que rien ne disparaisse.

xXxXxXx

Nous étions étendus sur le lit au-dessus des couvertures. Mes doigts parcouraient légèrement ses omoplates. Elle me regardait.

« Viens avec moi, chez moi, ce week-end » murmura-t-elle. « Viens avec moi à Forks pour rencontrer mon père. »

« Bien sûr mon amour » répondis-je sans réfléchir. « Mais seulement si tu m'accompagnes dans environ deux semaines pour rencontrer mes parents. »

« D'accord, Edward. Je ferais n'importe quoi pour toi. »

Bella soupira et j'eus le sentiment qu'elle parlait d'autre chose. Je l'observais et vis son stress diminuer tandis qu'elle me souriait. Un vrai sourire. Rien de semblable à ce que j'avais vu auparavant. Quel que soit les démons de Bella, ils avaient disparus et j'étais heureux en ce moment.