Bonjour !

Merci à : Zazo, Lumi55, Bezoard, Siria Black, Puky, Sirius07 et Mlle Potter(pour la review au chapitre 10) pour vos reviews !

Disclaimer : Tout appartient à JKR, sauf quelques personnages et une bonne partie de l'histoire :) !

Info sur le chapitre : Un de mes chapitres préférés je dois dire ! J'en suis satisfait après ce ne sera pas forcément l'avis de tous ! Je l'ai terminé il y a maintenant deux semaines…

Autres infos : Oui ça fera trois semaines demain, mais je ne le souhaitais pas !

Eh oui, pour une fois, j'ai terminé ce chapitre en moins d'une semaine et j'avais commencé le chapitre 27 qui avançait très bien… Mais voilà, le sort s'acharne. Mon ordi a rendu l'âme et je n'ai accès à l'ordi de mon frère que très très rarement… Là je profite d'un moment où il dort pour venir écrire cette « préface ».

Le chapitre suivant est donc « bloqué » en attendant de trouver une solution. J'en suis désolé et cela m'énerve un peu d'ailleurs !

En attendant je révise pour mes partiels qui auront lieu dans un mois pile ! J'ai fait les dessins de mes chapitres, je les scannerai quand j'aurai de nouveau un ordi…

Je vous demande une nouvelle fois de m'excuser… :'(

Sinon, l'avancement de TOUS mes chapitres est en ligne sur mon profil ! ;)

J'aurais tant aimé publié mon prochain chapitre dans deux semaines, le 4 décembre, car ce sera les deux ans de ma fan fiction… Le temps passe si vite !

Je vous rappelle une énième fois, que vous pouvez me contacter pour vous tenir au courant de l'avancement des chapitres, qui est également affiché sur mon profil, que je mets à jour dès que j'écris un bout du chapitre en cours. Vous pouvez donc avoir une estimation de l'avancement de la suite!

Bisous et bonne lecture à tout le monde,

Abelforth


Chapitre XXVI : Destinées scellées

Le mois d'août touchait finalement à sa fin. Le mariage de Remus et de Fionna était imminent et cela faisait plaisir à tout le monde. Car depuis le jour de la mort de Gwen, une autre personne avait quitté ce monde. Une personne qui servait de lien entre le monde magique et le monde rationnel. Mais elle n'avait pas souffert. Elle était morte dans son lit, heureuse.

Mr Evans était un homme qui avait aimé ses filles et la vie. Mais il n'avait jamais prit beaucoup soin de sa santé, malgré les protestations de ses femmes. Malheureusement, depuis la mort de Mrs Evans, il n'avait daigné écouter ses filles qu'après avoir fait son malaise, soit une seule et unique fois. C'est tout simplement dans la matinée du 3 août 1979 que le cœur de Mr Evans s'arrêta de battre, ne faisant pas souffrir l'homme endormi. Ce fut Pétunia qui trouva son père mort, chez lui, le jour même.

Lily apprit la nouvelle aussitôt et s'effondra, attristée par la perte de son père. Elle venait de perdre son dernier parent, alors qu'elle ne s'y attendait pas. Elle lui en voulait un peu de ne pas avoir voulu suivre son régime et les avis des médecins. Mais d'un autre côté, de savoir que son père était parti dans son sommeil la rassura. Il était mort tranquillement, en souriant lui avait-on dit dans la lettre.

L'enterrement eut lieu trois jours après, le lendemain de celui de Gwennoline. Les deux furent émouvants, mais seul celui du père de Lily se fit en très petit comité. Les amis de Lily et Dumbledore vinrent à la cérémonie, ainsi que Pétunia et son désormais mari, Vernon Dursley. Pétunia était venue dire bonjour à sa sœur, exceptionnellement, sûrement sous le coup de la tristesse. Elle lui fit part des dernières volontés de son père. Dans son testament, il avait demandé que ses filles continuent de se voir encore au moins une fois par an, ou alors qu'elles essaient de rester en contact. Les deux filles acceptèrent difficilement cette condition, mais elles ne pouvaient refuser cette volonté. Pétunia et Lily se décidèrent, d'un commun accord, de vendre leur maison. Aucune d'elles n'aurait plus le courage d'aller y habiter.

Aucune des deux ne le savait, mais elles ne seraient plus amenées à se revoir…


Trois jours avant leur mariage, Remus et sa mère se rendirent au Sud de l'Angleterre, chez les Papillionis. Lorsqu'ils arrivèrent à Seaton, ils sortirent un peu dans les extérieures de la ville, comme leur avait indiqué Fionna. Ils arrivèrent enfin devant une imposante bâtisse. Elle était assez large et possédait un étage. Les nombreuses fenêtres à chaque étage témoignaient de la surface importante de la maison.

Mrs Lupin, tira une seconde sur le bras de son fils.

- Remus, tu es sûr que c'est ici ? Enfin je veux dire… Regarde, c'est une maison bien trop grande pour être celle des parents de ta fiancée !

- Non, c'est ici ! Regarde, maman ! Le blason là, sur le portail.

Mrs Lupin regardait les barres de fer forgé. Au centre se trouvait une plaque de doré, dont l'usure montrait l'ancienneté des grilles; Sur cette grosse plaque de métal était sculpté un magnifique papillon, posé sur une baguette, autour desquels se trouvaient sept étoiles. Lorsqu'ils avancèrent en direction du portail, ce dernier s'ouvrit lentement, comme s'il les avait attendus. Sans plus attendre, les deux Lupin empruntèrent le chemin de gravier qui menait à la propriété des Papillionis.

De loin, Remus vit la porte s'ouvrir et une jeune femme arriva en courant. Elle portait une belle robe vert pâle, à manche courte, lui arrivant jusqu'aux genoux. Ses cheveux d'ordinaire lâchés étaient attachés en un chignon délicat. Elle portait autour du cou un collier de perles nacrées qu'elle n'avait jusqu'alors jamais mis. Arrivée à leur hauteur, Fionna déposa un petit baiser à la commissure des lèvres de Remus, avant de se tourner vers la femme qui lui tenait le bras.

Elle avait de longs cheveux de la même couleur que ceux du jeune homme et ses profondes rides avaient dû être creusées par le malheur qui s'était abattu sur sa famille. Remus tenait de sa mère le nez et les deux magnifiques iris dorés, que Fionna aimait tant. Elle était plutôt grande et élégante, et on distinguait par sa démarche et son maintien que cette femme devait avoir reçu une éducation stricte.

- Mrs Lupin, je suis enchantée de faire votre connaissance, annonça Fionna en lui tendant la main, un sourire timide se dessinant sur ses lèvres. Je suis…

- Fionna Papillionis, termina la mère de Remus, qui lui attrapa doucement la main, tout en lui rendant son sourire. Remus m'a parlé de vous… Il est plutôt timide d'habitude. Remus m'a appris que vous étiez une sang pur !

- Maman, la réprimanda aussitôt le jeune lycanthrope.

- Eh bien quoi ? C'est une question. La pureté du sang m'est égal, mais je voulais juste me renseigner, je ne connaissais aucun Papillionis jusqu'à présent !

- Il n'y a aucun problème, ajouta aussitôt Fionna. En fait cette maison est dans ma famille depuis deux siècles, environ. Nous sommes d'origine française, mais avec la Révolution française, mes aïeux ont craints et se sont réfugiés ici. Malgré tout, mes ancêtres décidèrent d'envoyer leurs enfant étudier à Beauxbâtons. Mon frère et moi sommes les premiers à avoir été envoyés à Poudlard. Si vous le désirez, mes parents pourront vous en dire plus, mais ne restez pas ici, venez, entrez !

Deux personnes attendaient sur le perron de la villa. Un homme de grande taille, dégarnie, le reste de ses cheveux étant gris, adressait un large sourire aux nouveaux arrivants. Il portait un bouc gris et une moustache épaisse, sous son nez fin. Il tenait par les épaules sa femme, d'une tête plus petite que lui. Elle ressemblait énormément à sa fille Fionna, sauf ses yeux noirs qui contrastaient étrangement avec le reste de son visage.

- Bonjour ! Lança Mr Papillionis d'une voix grave. Nous sommes enchantés de vous rencontrer enfin, Mrs Lupin. Je suis le père de Fionna, Achille Papillionis et voici mon épouse, Nymphéa. Allons, entrez ! Ne restons pas ici ! Que diriez-vous de quelques rafraîchissements dans le jardin ?

Les cinq sorciers entrèrent et visitèrent rapidement la maison. Une fois assis dans le jardin, qui se trouvait de l'autre côté de la maison, ils s'assirent sous un érable, où l'elfe de maison des Papillionis vint emmener quelques boissons. Mr et Mrs Papillionis contèrent aux Lupin l'histoire de leur famille, celle de la maison et commencèrent à parler mariage. Ils expliquèrent succinctement où se déroulerait la cérémonie et comment cela se déroulerait.

Enfin, Mr Papillionis s'adressa à Remus.

- Comme vous le savez, Fionna ne portera bientôt plus notre nom, Remus, mais le vôtre ! Malgré tout, dans la tradition de notre famille, votre union vous fera également entrer dans notre famille. Fionna a dû vous parler de cette tradition, non ?

- Je ne crois pas ! Répondit aussitôt le jeune Remus.

- Par Merlin ! S'exclama alors Fionna. J'ai complètement oublié de te le dire !

- Ce n'est pas grave, reprit son père. En fait Remus, j'aimerais vous montrer quelque chose.

Il se leva et demanda à Remus de le suivre. Ils marchèrent ensemble, en direction du fond du jardin. De loin Remus aperçut la mer et le bruit des vagues qui se brisaient sur la roche. Il entrevit alors, sous un gigantesque saule pleureur, des dalles de pierre. Ce ne fut qu'une fois tout près qu'il remarqua alors ce que c'était. Des gisants, un nombre impressionnant de gisants.

- Vous êtes ici dans la dernière demeure des Papillionis. Regardez !

De sa main il désigna, un autre saule, plus petit, à une vingtaine de mètres sur leur gauche. D'autres gisants se trouvaient là-bas, en cercle, leur tête orientée vers le centre.

- Là-bas, ce sont nos ancêtres les plus vieux ! Où nous sommes à présents, ce sont mes parents et mes grands parents, ainsi que leur frère et sœur. Les deux dalles que vous voyez ici, ce sont celles de ma femme et de moi-même. Ne faites pas cette tête ! Je vais vous expliquer. Lorsque nous nous marrions, dans notre famille, nous avons pour tradition d'édifier ces dalles de quartz, dans lesquelles les jeunes mariés laissent leurs empreintes. Oui, je trouve cette tradition assez morbide, moi aussi, ajouta Achille Papillionis, en voyant l'expression du visage de son futur gendre.

- Mais pourquoi ? Enfin je veux dire à quoi cela sert-il ? Demanda-t-il confus.

- Oh ! Eh bien, en fait, vos empreintes dans le quartz réagissent comme un lien magique. Connaissez-vous l'Ancienne magie, Remus ?

- Un peu, une de nos amies l'étudie pendant son temps libre, avoua Remus.

- Les liens du Sang, vous connaissez ?

- Oui, notre amie, les a faits utiliser par Dumbledore, pour son mariage, en mai.

- Eh bien, disons que notre ancêtre, en arrivant en Angleterre, a modifié ce sort. Aucun besoin de sang, juste une empreinte dans le quartz. En fait cette roche capte votre magie et l'emprisonne. En mettant vos deux empreintes en même temps, vous mêlez vos magies et scellées vos destinées. Cela ne signifie pas que vous allez succomber si l'un de vous deux meurt, cela veut dire que vous êtes liés jusqu'à ce que la mort vous sépare, c'est-à-dire, jusqu'à ce que l'un de vous vienne rejoindre nos ancêtres.

- C'est étonnant ! Lâcha Remus, admiratif.

- Vous voyez Remus, mon ancêtre, Hippolyte Papillionis, en arrivant de France, où il avait échappé de peu à la guillotine, sous la Révolution, à mesurer combien la vie était courte. Face à l'éternité, nous, humains, ne sommes que des papillons éphémères. Pour vaincre le néant et l'oubli, vaincre ce peu de temps que dure la vie, il avait décidé d'immortaliser sa silhouette dans le quartz de son mariage. Sa dépouille, grâce à la magie, a été transformée en la même pierre que celle sur laquelle il avait été déposé. Vous voyez ce saule au fond, demanda-t-il à Remus, en montrant l'arbre à une dizaine de mètres à droite. Mes enfants et leurs époux se retrouveront là-bas, lorsqu'ils rejoindront nos ancêtres. Vous y serez aussi, Remus… Enfin, ne parlons pas de mort ! Cela n'est pas pour maintenant ! Nous devons penser à votre mariage ! Je suis fier de savoir que vous allez rentrer dans notre illustre famille. Vous serez le deuxième loup-garou de la famille ! Le vieux Ferdinand, mon grand-oncle, aurait été de content de savoir que son arrière-petite nièce épouse un lycanthrope.

- Comment savez-vous cela ? Questionna, Remus, qui venait de se figer. J'avais dit à Fionna…

- Croyez-vous que cela me gêne ? Pensez-vous que j'aurais accepté cet hymen si je haïssais les gens de votre condition ? Je m'en fiche, Remus, vous n'y pouvez rien, et cela ne fait pas de vous une mauvaise personne. Une personne ne peut être jugée pour ces maladies ou son apparence. On l'estime pour ce qu'elle vaut. Et cela dit, j'admirais mon grand-oncle !

Remus se détendit et retourna, de nouveau dans le silence, en direction de la demeure Papillionis accompagné de son futur beau-père.

Pendant trois jours, la mère de Remus fut logée chez les parents de Fionna. Les futurs époux aidaient la famille déjà présente à peaufiner les détails de la cérémonie.

Ce furent trois jours éprouvants mais satisfaisants. Trois jours qui passèrent extrêmement vite.

Et le jour J arriva.

Alors que les invités se pressaient déjà dans le parc des Papillionis, Fionna et Remus finissait de se préparer dans leur chambre respective.

Alors que Remus, enfilait sa chemise, la porte s'ouvrit à la volée, laissant surgir deux hommes, bruns, qui lui foncèrent dessus, sans crier gare. Remus se retrouva enlacer brièvement et il reçut des tapes amicales dans le dos, mais ne réussit aucunement à parler.

- Alors ça fait quel effet, Lunard ? Demanda aussitôt Sirius, qui arborait un large sourire.

- Je…

- Tu vas voir, c'est juste des formalités en fait, mais ça reste un jour merveilleux ! Quand tu te retrouves face à ta…

- J'ai peur ! Lâcha Remus, alors qu'il rentrait sa chemise dans son pantalon noir. Peur de faire une erreur.

- Pardon ? Laissa échapper Sirius. Peur de quoi ?

- De ne pas tenir le coup ! Je suis un…

- … Loup-garou, terminèrent Sirius et James en même temps, d'une voix las. C'est toujours le même refrain Lunard ! Arrête ! Sois heureux !

- Mais elle…

- Fionna t'aime, elle sera heureuse quoi que tu puisses dire ! Bon sang, tu es un Gryffondor !

- J'étais, rectifia Remus. Nous ne sommes plus à Poudlard.

- Si j'étais en danger de mort, que ferais-tu ? Demanda alors Sirius, sérieusement.

- Je viendrais t'aider sans hésiter ! Tu es mon ami ! Je ne me permettrai pas de te laisser mourir ! Répliqua Remus, sûr de lui.

- Ton courage n'a donc pas disparu. C'est pareil avec Fionna. Elle est prête à tout pour toi ! Argua Sirius.

- Moi aussi ! Rétorqua Remus offensé. Je l'aime comme un dingue.

- C'est pas ce que je croyais, à t'entendre dire « J'ai peur » ! Précisa Sirius.

- Tout se passera bien, conclut James, d'une voix rassurante.

James quitta rapidement la chambre et Sirius aida son ami à faire son nœud papillon, dans le silence.

Puis il le regarda droit dans les yeux et le serra de nouveau dans ses bras, laissant Remus surpris. Sirius lui murmura alors :

- Je suis tellement content pour toi, Rem ! Tu mérites d'être heureux, arrête simplement de trop réfléchir et sois un peu optimiste.

- Merci Sirius, répondit simplement Remus, qui ne voyait pas comment exprimer ses sentiments à cet instant.

Tout ce qu'il savait, c'est qu'à cet instant précis pendant que Sirius quittait la pièce, il se sentait beaucoup mieux, son courage l'envahissant lentement, lui permettant à son tour de rejoindre le jardin…

Quand il remonta l'allée formée par les chaises, il aperçut Sirius, aux côtés d'une jeune femme blonde, aux yeux bleus gris, et lui adressa un sourire timide. Lily, en tant que témoin du couple, attendait déjà près de l'estrade, où l'envoyé du ministère somnolait. Une douce musique s'éleva dans l'air tiède de cette journée d'août. Toutes les têtes se tournèrent, pour admirer, la mariée au bras de son père. Elle portait une magnifique robe blanche, plutôt ample, style empire, brodé de fil en or sur le bas. Le buste de la robe ne possédait aucune bretelle, mais un large ruban de tulle blanc cassé prenait naissance sur la poitrine de la mariée et passait dans le dos de la mariée, reposant sur ses deux bras. Le même tissu était cousu au niveau de la taille haute et recouvrait la robe, sauf le devant, où le tulle formait une ouverture.

Ses cheveux étaient lisses et coiffés en catogan, et un voile blanc cassé pendant de ses cheveux, attachés par trois broches en forme de papillon.

En la voyant arriver, aussi radieuse, Remus sentit tous ses doutes et ses peurs se dissiper. Il n'y avait plus qu'elle et lui…

La cérémonie passa rapidement et lorsque, enfin, le mage des cérémonies les déclara légalement unis, Remus s'empressa d'embrasser Fionna. Puis le père de Fionna se leva, vint féliciter les jeunes époux et les entraîna avec lui vers le fond du jardin, au bord de la falaise.

- Placez-vous entre les deux dalles et poser chacun une main sur chaque pierre. Vous devez être face l'un à l'autre. Voilà ! Je vais commencer, essayez de ne pas bouger.

Mrs Papillionis sortit sa baguette, et d'une voix lente et profonde, se mit à réciter de nombreuses incantations, dont le sens échappait totalement à Remus. La pierre sembla se mouvoir sous leurs doigts, et le jeune homme voulut bouger, lorsqu'il sentit une main glaciale et dure s'emparer de la sienne. Mais Fionna le regarda pour le rassurer, lui souriant, amusée. Cela faisait partie du rituel, et il sentait désormais ses deux mains, prisonnières du quartz. Un étrange courant le parcourut alors, remplissant son être de bonheur. La tradition Papillionis se perpétuait…

Après plusieurs minutes, le quartz rejeta leurs mains et redevint aussi lisse qu'auparavant.

C'est ce que Remus crut tout d'abord, car soudain, un crissement s'éleva et le minéral laissait apparaître deux fines lettres entrelacées, en même temps, sur chaque bloc. Un F et un R. mais ce n'était pas fini, car, dans ces fines lettres gravées, se dessina alors un petit papillon.

- Le rituel est terminé. Bienvenue dans notre famille, Remus ! Annonça fièrement l'homme, avant de venir l'enlacer rapidement, pour le congratuler.

- Monsieur…

- Achille, Remus, appelez moi Achille ! Rectifia aussitôt son désormais beau-père.

- Achille, donc… pourquoi ces lettres ?

- Ce sont vos initiales ! Fionna et Remus… Ça fait partie du rituel. Les lettres apparaissent, puis le papillon de notre blason. Dès qu'il est là, cela signifie que le rituel est achevé.

- Mais pourquoi nos prénoms ?

- Elles vous reconnaîtront, plus tard. Ces deux dalles ne pourront accueillir d'autres corps que les vôtres. Elles ont absorbés un peu de vos magies, pour vous reconnaître. Si un autre corps venait à être placé là, il pourrait rester sous forme de gisant. Mais il se dégraderait, avec l'air salé… Il s'éroderait jusqu'à redevenir lisse, attendant à jamais votre corps ! Mais assez parlé ! Allons fêter vos épousailles. Votre mère doit vous attendre pour vous féliciter, Remus !

De retour dans la foule des invités, Remus repéra sa mère. Mais c'était sans compter sur Sirius. Celui-ci se jeta sur le jeune marié.

- Félicitation, Rem ! Tu l'as fais ! S'exclama-t-il, en lui ébouriffant les cheveux.

- Je vois que ça te rend aussi heureux que moi, ça me touche ! Constata le lycanthrope. Je…

Il se tut en voyant arriver la jeune femme blonde de l'assemblée, celle qui était assise à côté de son ami pendant le mariage. Elle passa alors son bras gauche autour des hanches de Sirius, devant le regard ahuri du marié.

- Oh ! Je manque à mon devoir ! Isabelle, voici Remus, le marié ! Annonça gaiement Sirius.

La jeune femme poussa une exclamation de surprise et s'empressa d'aller déposer une bise sur les deux joues de Remus.

- Sirius, m'a énormément parlé de toi ! Expliqua alors la jeune femme, avec un accent étranger un peu prononcé. Je suis heureuse de faire enfin ta connaissance !

- Moi de même ! Il est vrai que Sirius m'avait parlé de toi aussi, mais…

Remus hésita. Il plongea son regard dans les iris bleu gris de la jeune Française, puis se tourna vers Sirius.

- Je lui ai dit ce que nous étions, il y a une semaine, avoua Sirius.

- Oui, j'ai été très surprise. J'ai d'abord cru qu'il se moquait de moi, mais ensuite, ma peur passée, je me suis aperçue que c'était un nouvel univers qui s'offrait à moi ! J'ai promis de ne rien dire, ne t'inquiète pas !

Remus fut soulagé. Il les remercia d'être venus et leur souhaita de passer une agréable journée. Il se lança de nouveau dans la recherche de sa mère, pendant plusieurs minutes et la retrouva enfin, assise aux côtés de Mrs Lupin et d'un jeune homme que Sirius connaissait déjà très bien, Robin, le frère aîné de Fionna.

Il était aussi grand que son père, séduisant, et ses yeux étaient identiques à ceux de sa mère, c'est-à-dire marron profond. Ses cheveux lui tombaient jusque sur la nuque et quelques mèches châtain cachaient ses yeux. Sa barbe n'avait pas été rasée depuis quelques jours.

Il fut le premier à apercevoir Remus. Il se leva et vint lui taper amicalement le dos, son visage rayonnant !

- Tu as intérêt à prendre soin de ma sœur, Remus ! Le menaça faussement Robin.

- Ne t'en fais pas Rob, je la protégerai, au péril de ma vie ! S'exclama théâtralement Remus.

Les deux jeunes hommes éclatèrent d'un rire puissant, avant de se séparer, dans des directions opposées. Remus parvint enfin devant sa mère, et Mrs Papillionis, après avoir félicité son gendre, s'en alla pour laisser les deux Lupin ensemble.

- Je suis si heureuse Remus. Je n'avais plus ressenti une telle joie depuis tellement longtemps, mon chéri.

- Ca me fait plaisir à moi aussi, maman, de te voir sourire. Tu es tout le temps si triste… Alors que tu es si jolie quand tu souris.

- Ton père aurait été fier de toi, Remus. Vraiment. Sois heureux, mon cœur, vis pleinement ta vie et rends ta femme heureuse. C'est ce que ton père aurait voulu. Et c'est ce qui me ferait plaisir, avoua alors la mère de Remus, ses yeux embués.

Remus prit alors sa mère dans ses bras et la serra fort contre lui. Il était si heureux. Il venait d'épouser la femme de sa vie et, pour une fois depuis longtemps, sa mère venait de retrouver le sourire. Il avait enfin fait un choix, qui rendait les gens qu'il aimait heureux.


Un samedi soir, mi-septembre, une réunion de l'Ordre eut lieu à Pré-au-Lard, dans le pub d'Abelforth Dumbledore. L'Ordre était presque au complet et tous les membres partageaient leurs récentes découvertes sur ce que préparait l'Ordre des Ténèbres. Apparemment, il essayait de placer certains de ses hommes de mains au ministère. Mais pour en apprendre plus, l'Ordre devait attendre Benjy Fenwick, partit en mission depuis trois jours…

Alors qu'ils discutaient joyeusement, une chope à la main, Maugrey, dont l'œil perdu avait été remplacé par un gros œil magique d'un bleu électrique, s'exclama à haute voix :

- Voilà des nouvelles ! Son Patronus, il arrive.

En effet, une dizaine de secondes plus tard, une bécassine voleta dans la salle avant d'ouvrir son long bec fin, d'où sortit la voix de son propriétaire.

- J'ai des informations importantes. Venez vite. J'ai capturé deux Mangemorts. Je suis dans la forêt de Dean, près d'un hameau.

Le petit oiseau argenté se dissipa aussitôt, dans le silence de la salle. Dumbledore se leva immédiatement.

- Je me propose pour y aller. J'aimerais également quatre autres personnes, au cas où, afin de retrouver au plus vite Benjy.

Lily leva aussitôt la main, suivie par Sirius, Maugrey et son mari. Dumbledore acquiesça, tout en attrapant sa propre chope vide. Il pointa sa baguette dessus et l'objet sembla tressaillir.

- Si vous voulez bien venir, annonça calmement Dumbledore.

Les cinq personnes se rassemblèrent autour de l'objet ensorcelé et ils posèrent en même temps leurs mains sur la chope. Tout tourna autour d'eux, à une vitesse inouïe. Et le sol les heurta violemment. Sauf Maugrey et Dumbledore, qui était parfaitement debout.

- James, partez avec Alastor, Lily et Sirius, restez ensemble. Nous nous séparons ! Les premiers qui retrouvent Benjy, préviennent les autres. Dépêchez-vous ! On ne sait jamais ce qui pourrait arriver…

- Vigilance constante ! Lança abruptement Maugrey à Lily et Sirius.

Les trois groupes se séparèrent et Lily et Sirius s'enfoncèrent dans la forêt, disparaissant bientôt de la vue des trois autres personnes.

Ils avancèrent longuement, dans les noirceurs des arbres serrés, jusqu'à ce que Lily se rappelle des paroles de la petite bécassine.

- Sirius, on se trompe. Il ne faut pas avancer dans la forêt, mais déjà la contourner, pour trouver un hameau.

Ils rebroussèrent rapidement chemin et se mirent à longer la lisière de la forêt, la baguette fermement tenue dans leur main. Après une bonne heure de marche, alors que la torche de Phoebus faiblissait, Lily poussa une exclamation. Un assemblement d'une dizaine de maison se trouvait là.

Ils savaient qu'il n'était plus loin de leur confrère. Ils pénétrèrent dans la forêt, appelant fortement Benjy Fenwick. L'obscurité rendait de plus en plus difficile la visibilité des deux sorciers.

Soudain, Lily trébucha, en poussant un petit cri. Sirius se retourna et vint l'aider à se relever.

- Désolée, Sirius, c'est cette branche, s'expliqua-t-elle en désignant l'endroit où elle était tombée, quelques secondes auparavant, de sa baguette allumée. Je ne…

Lily sembla hésiter. Ses yeux s'écarquillèrent et elle poussa un hurlement de peur. Ce n'était pas une branche, mais une jambe humaine, arrachée, ensanglantée sur laquelle elle avait trébuché. Elle se réfugia contre Sirius, tremblante et terrifiée. Sirius, lui scruta les environs. Il aperçut, un peu plus loin, un pied… Mais il ne chercha pas à trouver les autres membres, et prévint aussitôt les trois autres sorciers. Ceux-ci rappliquèrent le plus rapidement possible. Tous semblèrent horrifiés par la vision de ses deux membres perdus. Pourtant Maugrey ordonna que l'on cherchât le reste du corps séparément et Lily insista pour rester, malgré ses tremblements incontrôlables. Ils avaient pour mission de rassembler dans des sacs, le reste du corps de l'inconnu, avant de partir à la recherche de Benjy. Ils cherchèrent et fouillèrent les environs, quand soudain, Lily poussa de nouveau un hurlement de terreur.

Lorsque les quatre autres la rejoignirent, ils la trouvèrent, en pleur, en train de vomir, contre un arbre. Dumbledore ordonna à Sirius de la ramener chez elle, en veillant à ce que tout le monde prenne soin d'elle. Puis ils cherchèrent, là où la jeune fille avait dû trouver quelque chose.

Et c'est en écartant un buisson que la plus effroyable scène se dévoila. Là se trouvait une main sans doigt, sanguinolente, une oreille, deux yeux et des morceaux de tête ensanglantés, déchiquetés… Ces petits morceaux de chair baignaient dans un bain de terre et de sang, parfois couverts de feuilles.

Benjy Fenwick avait été massacré sauvagement. Maugrey se chargea de tout nettoyer, tandis que James et Dumbledore cherchaient les parties manquantes. Après quelques minutes, le vieux directeur appela James et Maugrey, un morceau de parchemin dans la main…

- Apparemment, Benjy s'est retrouvé piégé, après avoir capturé ses deux mangemorts. Et ses assassins ont pris soin de laisser un mot… Enfin, il me semble qu'il a été écrit dans la précipitation, Analysa Dumbledore, sur un ton grave.

Il parcourut rapidement la lettre, comme s'il la déchiffrait, avant de la lire à haute voix :

- Vous ne gagnerez pas… Il arrivera la même chose à qui se dressera contre le Seigneur des Ténèbres… L'Ordre du Phénix est condamné… Vous avez choisi votre camp… Vous connaîtrez la même fin que lui… Vos destinées sont à présent scellées…

- Pauvre Benjy ! Ils ne l'ont pas raté ! Grogna Maugrey, en levant son petit sac en toile.

James quant à lui, sentit un long frisson lui parcourir l'échine. Le danger semblait plus proche que jamais et cette scène ne le rassurait guère. Il pensa alors à sa Lily qui était tétanisée et complètement terrifiée par ce crime qu'elle avait découvert. Cela le motiva à retrouver rapidement les derniers doigts et les morceaux manquants de torse, pour rejoindre et consoler sa chère femme.


La semaine suivante fut difficile. Lily ne cessa de rêver de ce corps retrouvé en morceau. Cela la hantait. Mais James essayait de la rassurer du mieux qu'il pouvait. Les cours lui changeaient les idées. Quoique le professeur Ollivander se montrait un peu moins drôle depuis trois semaines…

Ce ne fut que fin septembre que Lily réussit à chasser lentement le souvenir terrifiant de sa tête, en pensant à autre chose, une chose qui la faisait énormément cogiter depuis quelques minutes maintenant.

Elle était assise au salon, depuis qu'elle était rentrée de ses cours, en fin d'après-midi. Elle était restée là à lire le livre sur l'Ancienne Magie. Mais alors qu'elle entamait un nouveau chapitre, un bruit se fit entendre contre la baie vitrée de la pièce. Elle leva la tête et aperçut un drôle de petit hibou. Elle ne l'examina pas plus longtemps, remarquant qu'il semblait quelque peu agacé par le temps de réaction de Lily.

Elle entrouvrit la porte de la terrasse, attrapa la patte du hibou et s'empara du parchemin. L'oiseau s'envola aussitôt sans attendre de réponse de Lily. Elle se dépêcha de refermer la fenêtre et retourna s'asseoir dans son canapé. Enfin, elle déplia le message et reconnut immédiatement cette écriture…

« L.G.E.,

Je voulais te voir. J'ai énormément de choses à te dire… C'est urgent. Je t'avais parlé de cette chose, il y a quelques mois. J'ai enfin localisé sa cachette.

Si tu souhaites en savoir plus, rendez-vous en bas de chez toi, à 20h tapante.

Sinon, ne t'occupe plus de moi.

En espérant te voir,

R.A.B. »

C'était cette lettre, l'objet de ses pensées. Devait-elle y aller ? Ne risquait-elle rien ? En le laissant lui parler, après le mariage des Londubat, ne lui avait-elle pas laissé une chance de se rattraper ?

Mais elle voulait en savoir plus sur le Horcruxe et le revoir. Malgré tout ce qui c'était passé, elle éprouvait pour Regulus un amour fraternel. Et elle devait s'avouer qu'il lui manquait un peu.

Elle se leva précipitamment. Il était 19h57.

Elle attrapa sa cape et se chaussa à la hâte, puis descendit par la boutique et prévint Remus qu'elle allait faire une course, ce qui ne manqua pas d'étonner le jeune homme, qui ne releva pas pour autant.

20 heures. Elle était dehors. Mais lui n'était pas là. Mais l'attente de la jeune femme ne fut que de courte durée, car après moins d'une minute passée dans la rue, elle sentit une main se poser sur son épaule. Elle se retourna et le vit alors. Il semblait avoir vieilli si vite ! Il ne faisait pas ses dix-huit ans. Il semblait en avoir bien plus de vingt. Ses cheveux noirs semblaient longs, d'après ce que Lily vit sous son capuchon. Il n'avait pas dû raser sa barbe depuis plus d'une semaine et son visage était émacié. Pourtant, malgré la fatigue matérialisée par les cernes sous ses yeux, ses iris gris brillaient de joie. Lily le dévisagea longuement. Il ne ressemblait plus du tout au jeune Regulus qu'elle avait connu lors de sa septième année. Il avait encore grandi.

- Bonjour, Lily, dit-il doucement.

Elle hocha la tête en retour, n'arrivant pas à parler.

- On devrait aller se mettre à l'abri, je n'aimerais pas que quelqu'un entende ce que je veux te dire. J'ai une chambre au Chaudron Baveur, viens.

Dans le silence, elle suivit cet homme encapuchonné. Leurs pas les menèrent jusqu'au vieux pub, lieu de passage entre deux mondes. Sans un regard vers le propriétaire du bar, ils pénétrèrent dans la bâtisse et se dirigèrent immédiatement vers l'étage, où se trouvaient les chambres.

Regulus sortit une petite clé de sous sa cape et la fit glisser dans la serrure d'une des portes. Une minute plus tard, ils se trouvaient à l'intérieur.

Lily alla s'asseoir sur le lit unique de la pièce sombre, alors que Regulus fermait la porte à clef et lançait divers sorts pour insonoriser la chambre. Les précautions prises, le jeune homme ôta sa cape et pris une chaise pour s'asseoir face à la jeune femme.

- Je suis tellement content de te voir, Lily ! Tu es magnifique !

- Merci ! Répondit-elle aussitôt, flattée. Je suis heureuse de te voir également. Mais tu sembles extrêmement fatigué !

- Ce n'est rien, s'empressa-t-il d'ajouter. Au fait, félicitations. J'ai appris que tu t'étais mariée il y a trois mois.

Elle lui adressa alors un sourire, mais ne pipa mot. Voyant que Lily attendait, le jeune frère de Sirius se mit à parler.

- Je suis heureux de voir que tu as voulu m'écouter. Je dois te parler du Horcruxe du Seigneur des Ténèbres… J'ai des informations supplémentaires !

- Comment as-tu fait ? S'étonna la rousse.

- Oh, je vais t'expliquer… Je savais que Voldemort avait besoin d'un elfe de maison pour tester le lieu où il cacherait son âme. Je lui ai proposé Kreattur l'elfe de ma famille.

- Mais comment savais-tu que c'était pour cacher…

- Oh ! Je t'explique ! Il a parlé de nouveau de son Horcruxe, avec Bellatrix, devant Kreattur. Le soir, en ne voyant pas Kreattur revenir, je l'ai appelé. Il semblait effrayé… Ce qui lui est arrivé est atroce, il m'a tout raconté. Je me sentais mal. C'était de ma faute ce qui lui était arrivé !

- Que lui est-il arrivé au juste ?

- Le Horcruxe est dans une grotte, au bord de la mer. C'est un médaillon. Il l'a caché sur une île au milieu de la grotte. Il y a des Inferi paraît-il…

- Des Inferi ?

- Oui… J'ai organisé mon expédition dans deux mois. Je voulais que tu le saches…

- C'est trop dangereux !

- C'est ce qui m'amène à cette demande… Voudrais-tu m'aider ? Je ne pourrais y arriver tout seul !

- Pardon ?

- Seul, je ne pourrai pas y arriver !

- Je… J'ai besoin de réfléchir… C'est si soudain…

- Je ne te demande pas de répondre maintenant… Envoie-moi ta réponse dès que tu l'as…De toutes manières je n'ai pas encore tout ce dont j'ai besoin pour explorer la cachette du Horcruxe.

Lily se leva et se dirigea vers la porte. Regulus la suivit pour lui ouvrir et la remercia de lui avoir fait confiance. Elle se retourna rapidement et lui déposa un petit baiser sur sa joue creuse.

- J'ai besoin de réfléchir Regulus, mais en attendant ma réponse, essaie de te reposer et de manger un peu ! Tu auras sûrement besoin de force d'ici deux mois…

La jeune fille s'en alla rapidement, pour rentrer chez elle, laissant Regulus seul dans sa chambre. Il savait qu'il prenait d'énormes risques en partant à la recherche du Horcruxe. Mais il avait fait son choix. Il faisait ça pour Lily.

A suivre…


Merci d'avoir lu ce chapitre. Je viens d'avoir le devis de mon ordinateur c'est la carte mère qui m'a lâché… Donc je n'aurai pas d'ordinateur avant mi décembre au moins. J'essaierai d'utiliser l'ordi de mon frère si j'y arrive !

En attendant, laissez-moi une petite review pour me dire ce que vous en avez pensé !

Le prochain chapitre s'intitulera « Le petit Roi et le Horcruxe » de quoi vous faire réfléchir un peu ;)

Gros bisous à tout le monde !

Abelforth ++

Publié le 21 novembre 2007