Hello !

Je poste un jour plus tôt parce que j'ai une journée entière de partiels demain ^^

Je vous retrouve vite pour un nouveau chapitre, entre deux partiels ...

Bonne lecture ! :D


Chapitre 26 : hard-worker & hard-lover

La plus jeune des Weasley était dans une très mauvaise situation. Alors que Drago était tranquillement allé travailler, elle avait décidé de s'occuper de Luna toute la journée, profitant que Neville passe ses derniers entretiens pour enseigner à Poudlard. Dès son arrivée dans la petite maison de Neville, ça c'était mal passé avec Luna. C'était un jour sans pour la jeune femme blonde. Ginny avait eu le malheur de faire tomber et de casser une des améthystes qu'Harry lui avait offert. Aussitôt, comme une enfant, Luna avait cédé à une immense crise de larmes. Son amie avait tenté de la consoler en réparant la pierre, mais elle c'était encore plus attiré les foudres de son amie qui considérait que l'utilisation de la magie avait dé purifié la pierre. La jeune Weasley s'excusa plusieurs fois, et finit par devoir se replier dans la cuisine pour ne pas subir la colère de Luna. Quelques heures plus tard, elle avait tenté d'enterrer la hache de guerre en apportant à Luna ses biscuits préférés, et la jeune femme s'était jeté dans ses bras comme si elles ne s'étaient pas vues depuis des années. Elles avaient partagé les biscuits ensemble, et même regardé un film sur la vieille télévision de Neville. Ça avait semblé détendre la blonde, et Ginny en avait profité pour la laisser dormir un peu sur le canapé. Puis, Ginny avait reçu ce terrible hibou de la secrétaire de Drago. Elle avait alors voulu dire à Luna qu'elle partait, qu'elle avait envoyé un hibou à Harry pour qu'il vienne la voir après son travail, mais la jeune femme blonde n'était plus sur le canapé. Alertée par le bruit, elle avait retrouvé Luna dehors, semblant se battre contre un monde imaginaire qui l'attaquait. Elle ne s'était pas inquiété et s'était approché pour tenter de calmer son amie, mais Luna avait alors sorti sa baguette et commençait à lancer divers sorts contre ses agresseurs invisibles. L'ancienne avocate avait évité de justesse un stupéfix et sortit sa baguette, prête à s'en servir, tout en tentant de convaincre Luna de se calmer, mais cette dernière ne semblait pas l'entendre dans son délire. Recevant un sort à l'épaule, Ginny vacilla et répondit en lançant un sort pour immobiliser son agresseur. Luna répliqua, et un duel s'engagea entre les deux sorcières. Le duel dura un long moment, Ginny espérait que Luna finirait par se fatiguer et abandonner. Mais ce ne fut que lorsque Harry arriva, baguette en main et complètement stupéfait par la situation, et détourna l'attention de Luna que Ginny parvint à envoyer valser Luna dans les buissons de Neville. Inquiète, elle se précipita sur son amie, tout comme Harry :

« - Luna, est-ce que ça va ? Merlin, elle est inconsciente !

Harry porta la blonde jusqu'à l'intérieur et se tourna vers Ginny :

- Par la barbe de Merlin, mais qu'est-ce qu'il s'est passé ?

- Je … je l'ai quitté des yeux une seconde … et elle est sorti … je crois qu'elle a cru être attaqué par des monstres imaginaires … j'allais la calmer, mais elle a sorti sa baguette, et dans son délire, elle a failli me blesser … alors j'ai essayé de l'arrêter … elle aurait pu se blesser !

Harry acquiesça, comprenant la situation, mais lui lança un regard nerveux :

- Je crois que c'est grave … il faut qu'on l'emmène à l'hôpital … »

Ginny eu un frisson en entendant ces mots, mais ne put qu'approuver. Harry avait raison, ils ne pouvaient plus la garder ici. Elle était dangereuse, même pour elle-même, et elle avait besoin qu'on s'occupe vraiment d'elle. Elle gribouilla un mot à Neville, en envoya un à Drago, et ils partirent pour l'hôpital avec Luna.

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Eléanore retira ses chaussures et savoura le contact du sable chaud contre sa peau nue. Elle se tourna vers Ron, les larmes aux yeux, et lui prit la main :

« - Je sais que ta mère voudrait qu'on se marie au Terrier, mais j'aimerai vraiment qu'on se marie ici …

Ron regarda autour d'eux : c'était là qu'il l'avait demandé en mariage. Il observa sa fiancée avancer jusqu'à l'océan et laisser les vagues venir caresse la peau nue de ses pieds. Il sourit en la voyant ici, dans son élément, et n'eut pas le cœur à lui refuser sa demande :

- D'accord. On va dire à nos parents qu'on se marie ici. Il me semble qu'il y a un hôtel à Tinworth où les invités pourront loger. On pourra monter des tentes pour la réception …

Eléanore revint vers lui et passa ses bras autour de son cou en souriant :

- Oui, ce serait merveille ! On pourrait tout faire dans la simplicité et la nature, ce serait tellement romantique ! »

Ron sourit de la voir si épanouie. Il avait douté un moment, se demandant si c'était une bonne chose d'épouser la jeune femme, si sa demande n'allait pas être l'élément qui précipiterait leur couple dans une rupture inéluctable, mais finalement, quand il la voyait comme ça, avec des étoiles dans les yeux et rêveuse, il ne pouvait s'empêcher de penser qu'il avait fait le bon choix. Il sortit une nappe et ils s'assirent sur la plage. Ils avaient difficilement réussi à organiser ce petit moment romantique tant ils étaient accaparés de tous les côtés. Eléanore était sans cesse sollicité par sa belle-famille pour organiser le mariage, sans parler de s'occuper d'Elena, alors que Ron était littéralement pourchassé par Drago et Ginny et leurs problèmes. Ron fit apparaître le panier avec le pic-nic qu'Eléanore leur avait préparé, et ils mangèrent en profitant de l'air encore frais de l'océan. Eléanore s'allongea en posant sa tête sur les jambes de Ron, et sortit un carnet. Curieux, le rouquin la questionna :

« - Qu'est-ce que c'est ?

- C'est un carnet secret que toutes les filles ont … dedans, il y a tous les petits détails que j'imagine depuis petite pour mon mariage …

- Je suis sûr que Ginny n'a pas ce genre de carnet !

Eléanore sourit :

- Bien sûr qu'elle en a un ! Elle me l'a montré !

- Mais pourquoi elle ne l'a pas sorti quand elle s'est mariée avec Harry ?

La blonde haussa les épaules en feuilletant le sien :

- Elle voulait faire plaisir à tout le monde. Et personne ne l'écoutait. Alors elle a rangé son carnet et accepté de laisser ta mère et Fleur choisir pour elle. Mais je ne veux pas faire la même erreur qu'elle. Je ne me laisserai pas faire. Et tu vois tout ça ?

Elle lui montra des morceaux de dentelles, des photos de gâteaux et des fleurs séchés, avant de poursuivre :

- He bien, c'est ce qu'il y aura à notre mariage. On va se marier ici, et ce sera le mariage de nos rêves, pas celui de ta mère ou de Fleur, mais le nôtre. »

Le rouquin attrapa le menton de sa fiancée et déposa un baiser sur ses lèvres. Merlin, ce qu'il pouvait aimer cette femme ! Par contre, il devait commencer à se méfier du trio Eléanore / Ginny / Pansy, parce que comme c'était parti, les trois jeunes femmes allaient faire vivre un enfer à tout le monde si on ne cédait pas à leur moindre caprice. Il en toucherait un mot à Drago, histoire de ne pas se faire tyranniser.

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Se tenant debout face à la fenêtre, la jeune femme rousse sursauta quand le docteur l'appela :

« - Miss Weasley ? Monsieur Potter ? Monsieur Londubat ?

Les trois amis se retournèrent, et rendant sa veste à Neville, Ginny s'avança :

- Alors, elle va bien ? Est-ce que c'est grave docteur ?

- Votre amie va bien. Nous l'avons calmé avec quelques potions, mais je pense que sa crise est passée … on lui fait passer quelques examens, mais depuis combien de temps votre amie se comporte-t-elle ainsi ?

Les deux ex-époux se tournèrent vers Neville qui bredouilla :

- Heu … Luna a toujours été lunatique et … rêveuse, mais pas à ce point-là. Je dirai que ça a commencé, hum … il y a environ six ans pour les hallucinations … mais c'est vraiment grave depuis quelques mois, un an tout au plus …

- Bien, et votre amie a-t-elle fait des voyages à l'étranger ? Dans des pays chauds, par exemple ?

Encore une fois, ils se tournèrent vers Neville :

- Heu, à vrai dire, je ne sais pas vraiment, il me semble qu'elle était allée en Amérique du Sud il y a environ huit ans … et qu'elle y est retournée l'an dernier …

Le magicomage nota tout cela, et leur fit signe de le suivre. Luna dormait paisiblement, comme une enfant, et avait vraiment l'air serein. Impatiente, la jeune femme demanda :

- Vous pouvez la soigner ? Vous savez ce qu'elle a ? On peut la voir ? Et quand est-ce qu'on pourra la ramener à la maison ?

On pouvait voir dans son regard qu'elle était vraiment très inquiète pour son amie, et aussi qu'elle culpabilisait de ne pas avoir été là quand son amie avait besoin d'elle, ni d'avoir bien pris soin d'elle. Il les emmena dans son bureau et leur tendit un formulaire, sans pour autant répondre aux questions de la Weasley :

- Nous pensons qu'elle a peut-être été piqué par un animal, c'est fréquent dans ce genre de pays, et c'est peut-être la cause de tout cela, mais nous devons la garder un moment pour être sûr qu'elle aille mieux. Elle vous a tous les trois désignés pour prendre les décisions médicales à son sujet, j'aurai besoin de votre autorisation pour pratiquer les tests et la garder ici un moment …

Les trois se regardèrent, et sans hésiter, Ginny signa, suivi de près par Harry. Neville hésita :

- Vous êtes sûr que c'est ce qu'elle voudrait ?

- Je n'en sais rien Neville, mais je pense que c'est le mieux pour elle. Elle pourrait se blesser …

Argumenta Harry, alors que Ginny acquiesçait, et le botaniste signa à son tour, tout en demandant :

- Quand est-ce qu'on pourra la voir ?

- Je pense qu'on va devoirs l'isoler pendant quelques temps, mais nous vous préviendrons dès que les visites seront autorisées … »

Résigné, le trio se résolue à rentre chacun chez soi, sans Luna.

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Lorsque Ginny arriva au pied du bâtiment où trônait déjà en grosses lettres « M&W Associés », elle ne put s'empêcher de sourire en pensant que c'était bien chez elle, malgré sa dure journée. Elle monta au troisième étage – le deuxième était également terminé, mais ils n'avaient toujours pas décidé de ce qu'ils allaient faire de ces quatre studios, seul rez-de-chaussée n'était pas encore terminé – et ouvrit la porte de chez elle. Elle soupira de soulagement d'être rentrée chez elle, et déposa sa veste sur le porte-manteau tout en criant :

« - Je suis rentrée !

Malheureusement pour elle, quelle ne fut pas sa surprise de voir Oliver sortir de sa cuisine pour aller dans le salon avec une carafe pleine de café en s'exclamant :

- Dépêche-toi, on a du pain sur la planche !

Avec désolation, Ginny constata qu'elle n'était pas prête de fermer l'œil de la nuit : Drago, ainsi que Pansy, les deux Miss Fendge, mais également Georges, Angelina, Ron et Eléanore étaient tous dans son salon par terre, entouré de dizaine de papiers et feuilles volantes. Drago se leva et l'embrassa en vitesse :

- Dure journée ?

La jeune femme grogna pour toute réponse, et le blond l'attira vers une pile de dossier :

- Malheureusement, elle est loin d'être finie … Au travail ma chérie ! »

La rouquine se laissa tomber parmi les dossiers, et on lui résuma la situation dans laquelle s'était fourré Drago. Le jeune homme pensait que si on agissait assez vite – puisque les escrocs ne s'étaient enfuis que la veille – ils avaient une chance de les retrouver, même si Ginny et Oliver n'y croyaient pas vraiment. Tous passèrent la nuit à éplucher les dossiers, vérifier tous les comptes, les déplacements et justificatifs des escrocs, les différents contrats et documents administratifs, tous les documents qui étaient passés entre les mains de cette équipe de voleurs. Vers quatre heures du matin, les Miss Fendge s'excusèrent et se retirèrent, alors que Pansy ronflait dans un coin, et Oliver dormait la bouche ouverte en bavant sur son bloc-notes. Epuisée, Ginny demanda à ses frères et leurs épouses de rentrer chez eux, se reposer et s'occuper de leur enfant. Une fois tout le monde parti, Ginny pu enfin raconter sa journée à Drago. Celui-ci la réconforta, et lui assura que le projet du Square Grimmauld verrait bien le jour. Le couple décida de ne pas dormir, de seulement prendre un bon bain chaud, et à l'ouverture du Ministère, ils déposèrent plainte pour escroquerie, détournement de fonds, dol et usurpation d'identité.

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Malgré toutes les tensions du moment, tout le monde avait tenu à ce que le mariage soit maintenu. C'était fin mai, et le mariage avait non seulement lieu dans deux semaines, mais surtout Eléanore n'avait toujours pas de robe de mariée. Elle avait refusé ou n'avait pas trouvé son bonheur dans toutes les boutiques de Molly, Fleur et Pansy. Déprimée de ne pouvoir trouver sa robe, Eléanore avait supplié Ginny, malgré tous ses problèmes, de l'accompagner une dernière fois faire des essayages, cette fois dans une boutique qu'elle avait trouvé par hasard. La rouquine avait accepté, à la fois heureuse de pouvoir aider sa future-belle-sœur et également de pouvoir se changer les idées. Elles avaient donc réservé une matinée pour elles. Dès qu'elles entrèrent dans la boutique, Ginny sentit qu'Eléanore trouverait son bonheur ici. Les robes que sa mère et Fleur lui avaient faites essayer étaient toutes d'énormes meringues faites de tulles et de broderies dispendieuses – Ginny soupçonnait Fleur de vouloir rester la plus jolie des mariées Weasley, puisque sa robe de mariage était juste une merveille – et celles de Pansy, bien que déjà plus jolies, étaient beaucoup trop modernes pour Eléanore qui était beaucoup plus simple que l'excentrique Pansy. Non, ici, Ginny voyait de jolies robes en dentelles, qui restaient traditionnelles tout en étant modernes, exactement la définition d'Eléanore. Elles choisirent plusieurs robes, et Eléanore les passa. La première était d'un blanc soyeux immaculé. Elle était simple et magnifique, mais Eléanore ne fut pas convaincue. Elle en passa une seconde, bustier, avec de superbes broderies fines sur le corsage, mais cette fois-ci, Ginny la trouvait un peu trop clinquante, ce que la future mariée approuva. Elle en passa plusieurs autres, avant d'enfin tomber amoureuse d'un modèle : il s'agissait d'une longue robe blanche, dont tout le haut était en dentelle depuis les hanches jusqu'aux manches mi longues. Sa robe n'était ni trop moulante comme les robes sirènes, ni trop imposante comme les robes meringues, et une fine ceinture marquait la taille fine de la jeune maman. Merlin, Ginny aurait pu parier que cette robe avait été taillée pour Eléanore. La jeune femme blonde se changea, et Ginny ne la laissa pas hésiter une seule seconde :

« - C'est cette robe ! Elle est faite pour toi ! Et ne proteste pas, tes yeux sont d'accord avec moi !

La blonde sourit, mais hésita quand même :

- Je ne sais pas … C'est vrai que c'est la robe de mes rêves, mais je ne suis pas sûre de pouvoir me l'offrir …

La rouquine leva les yeux au ciel :

- Bien sûr que tu peux !

- Ginny, Ron ne gagne pas la moitié de ton salaire au magasin, et je ne suis qu'infirmière !

- Oui, c'est vrai. Mais déjà, quand vous travaillerez avec nous, vous aurez un deuxième salaire, sans parler des dommages et intérêts des derniers procès. Et ensuite, c'est ton mariage, Merlin ! Je vais botter les fesses du premier Weasley qui refusera de participer à ce mariage ! As-tu la moindre idée de l'argent gaspillé par Harry et Hermione, lors de nos premiers mariages ? Certes, Harry a entièrement payé notre mariage, mais tu n'as pas idée de ce qu'a pût coûter le mariage de Ron et Hermione, tout ça parce qu'elle voulait se marier en Australie ! Ecoute, c'est ton mariage, alors ne te préoccupe pas de ça. En plus, tu n'as même pas fait de liste de mariage, alors profites-en ! »

Sans vraiment lui laisser le choix, les deux jeunes femmes repartirent avec la robe, et Ginny se chargea même de la garder. Ainsi, elles étaient sûres que personne d'autre qu'elles ne verrait la robe avant le jour du mariage.


Alors, qu'avez-vous pensé de ce chapitre ?

Dans une semaine pile, vous aurez droit au chapitre avec le mariage :D

Je retourne vite à mes révisions, à vendredi ! :D