Bonjour tout le monde,

Je remercie tous ceux qui ont lu et fait part de leur ressenti sur cette fiction!

Avec la rentrée, je serai obligée de poster moins souvent, à raison d'une fois tous les 15 jours.

Dans ce chapitre, il sera fait mention de mauvaises nouvelles pour Hermione et Severus. Ron est excédé de l'attitude de Percy envers lui, et il se sent malheureux car il vient de perdre l'amitié si précieuse de Harry Potter.

Bonne lecture!


25 février 1992

Hermione était furieuse. Ses parents lui avaient envoyé un courrier mécontent. Ils avaient reçu une lettre d'Albus Dumbledore qui leur annonçait que leur fille n'était plus boursière. Ils ne décoléraient pas, ne comprenant pas pourquoi leur fille si brillante, qui avait eu d'excellents résultats dans la plupart des matières, ne pouvait plus toucher cette bourse.

En effet, pendant la semaine qui avait suivi sa conversation avec le professeur des potions, elle avait tenté de convaincre Ron qu'il valait mieux passer son temps libre à travailler à la bibliothèque plutôt que de rester dans les couloirs de la salle commune avec Harry Potter. Ce dernier, sentant l'attitude bizarre de la jeune fille envers lui, qui ne souhaitait plus l'aider, mais semblait l'ostraciser volontairement, s'était tourné vers Neville Londubat, Seamus Finnigan et Dean Thomas.

Les quatre garçons avaient ainsi lié une solide amitié, de laquelle Ron se trouvait exclu.

Il est malheureux d'en arriver à de telles extrémités, mais le jeune Weasley avait fini par nourrir des sentiments de rancune vis-à-vis de ses camarades de dortoir, qui n'hésitaient pas à le critiquer parce qu'il préférait la compagnie d'Hermione Granger à la leur. De même, Harry Potter lui en voulait de l'avoir laissé tombé au moment où il aurait eu le plus besoin de soutien.

Il est vrai, lecteurs, que Ron avait fini par apprécier véritablement la jeune fille. elle était de bon conseil, réfléchie,organisée. Par contre, il devait s'avouer qu'il ne partageait pas son goût du travail acharné, sauf peut-être quand il s'agissait de faire une partie d'échecs version sorcier.

Hermione lui avait proposé d'ailleurs un compromis. Il travaillerait avec elle à la bibliothèque et en échange, elle accepterait de jouer aux échecs avec lui, bien qu'elle soit une complète néophyte.

Il avait accepté, de bon cœur, d'autant plus que la jeune fille était devenue sa seule amie. Les deux enfants passaient alors leur temps ensemble à la grande joie de Percy Weasley, et, même si l'individu en question refusait de l'admettre, du maître des potions.

Malheureusement, cette nouvelle amitié n'était pas du goût de tout le monde.

Molly Weasley avait appris par les jumeaux la nouvelle de l'amitié florissante entre les deux enfants, et ne l'avait pas supporté. Pour elle, la petite Granger n'était qu'une gourgandine particulièrement idiote, et elle n'acceptait pas que Ron pût trouver le bonheur dans cette relation.

Parvati et Lavender n'hésitaient pas à vilipender le tandem Ron-Hermione chaque fois qu'elle le voyaient. Elle n'en revenaient pas que Granger pût avoir un ami, d'autant plus qu'elle avait essayé de tuer le garçon en question quelques mois auparavant.

Pour en revenir à la question de la bourse, le directeur avait noté qu'elle s'était éloigné du survivant tout en devenant amie avec le jeune Weasley. Il avait alors décidé que la jeune fille ne toucherait plus sa bourse, pour n'avoir pas respecté le contrat qu'il lui avait "proposé" l'été précédant la rentrée à Poudlard. Elle devait devenir amie en priorité, avec le Survivant. Une amitié qu'elle avait commencée, et qu'elle avait cessé. Oh, bien sûr, ils n'étaient pas ennemis, mais à présent, le mot ami devenait vide de sens lorsqu'il s'appliquait à leur relation.

Hermione en voulait vraiment au directeur de l'avoir privée de cet appui financier, qui représentait un soutien non négligeable pour la poursuite de ses études. Elle se promettait de compter plus que jamais sur l'aide du professeur de potions, et de lui accorder sa confiance. Il avait eu raison, après tout. Le directeur n'était qu'un homme, et même un homme monstrueux.


5 mars 1992, Cachot de potions.

A la fin du cours de potions, durant lequel les enfants avaient appris à réaliser un somnifère, le professeur lança, de son habituel ton sarcastique:

"-Manifestement, il semble que certains élèves aient besoin de revoir certains points du programme. En particulier vous, Weasley. Votre somnifère m'a l'air assez léger. Quel est le vrai but d'un somnifère?

-Endormir, répondit Hermione à la place de Ron.

"-Cinq points de moins pour Gryffondor, Miss Granger, pour avoir répondu sans y être invitée. Sortez, cria-t-il à l'adresse des autres élèves.

Hermione et Ron restèrent immobiles, glacés, cloués à leurs pupitres. Que leur voulait la chauve-souris des cachots, cette fois-ci?

Lorsque le dernier élève fut sorti, un silence de mort s'installa dans le sombre cachot. On pouvait entendre une mouche voler.

Le professeur de potion lança, d'une voix dure:

"-Votre frère, Perceval, est venu me voir pour me dire que vous aviez manifestement du mal à écouter ses conseils.

C'en fut trop pour le jeune garçon roux qui rétorqua, d'un air enflammé:

"-Du mal à écouter ses conseils? Mais professeur Snape, je vous jure, j'écoute les conseils de tout le monde,d'Hermione, de ma mère, de lui! J'en ai marre...

"-Silence."

Ce mot avait été prononcé d'une voix tranchante et glaciale.

Ron se rendit compte qu'il avait fait une erreur. Et il allait la payer très chèrement.

"-Vous vous permettez sans doute de répondre comme cela chez vos parents, ou même avec d'autres professeurs, mais cette insolence ne passe pas. Du moins, pas avec moi, articula l'homme d'une voix qui ne présageait rien de bon.

Hermione les regardait alternativement, pétrifiée.

Elle ne savait que dire, vraiment.

"-Retenue,mercredi, à 19 h00 précises, dans mon bureau. Nous apprendrons à répondre, pour sûr, ajouta non sans ironie Snape.

Ron acquiesça le visage fermé, puis sortit du bureau en compagnie d'Hermione, qui affichait un air compatissant.


Hors du bureau, la jeune fille regarda le visage blême de son ami.

"-Ron, lança -t-elle. Je sais que c'est dur, mais..."

"-Ne parle pas de ce que tu ne connais pas, répondit-il d'un ton hargneux. Tu ne sais pas ce que c'est. Depuis que mes parents..."

Il baissa la tête. Il ne voulait pas prononcer le mot divorce. Rien que ce nom lui donnait la nausée. Il en voulait tellement à ses parents d'avoir divorcé, qu'il n'avait pas ouvert la lettre de son père qui lui souhaitait son anniversaire, quatre jours auparavant.

"-Percy a un comportement bizarre. Il ne fait que me donner des conseils sans arrêt. Je ne l'ai jamais vu agir comme cela avant. De plus, j'angoisse. Ginny m'a envoyé une lettre comme quoi elle voulait se suicider. Maman la monte contre papa. Même si je travaille avec toi, je sais que je n'aurai jamais ni ta mémoire, ni ta concentration, ni ta puissance de travail..."

"-Ne pense pas cela de toi-même, Ron, lança Hermione d'un ton sévère, je sais que tu es capable d'y arriver."

"-Pas aussi bien que toi."

Hermione leva les yeux au ciel. Ron avait cette détestable manie de se comparer aux autres, ce qui l'empêchait d'avoir réellement confiance en lui.

"-En plus, ils me mènent la vie infernale, dans le dortoir."

Hermione le regarda d'un air effrayé. Non, ce n'était pas possible. Se pouvait-il que Ron fût victime de bizutage?

"-Qui?"

"-Seamus, Dean, Neville et ... "

Il ne parvint pas à prononcer le nom de Harry. Il refusait de l'admettre, mais il avait perdu l'amitié de Harry, en s'éloignant avec Hermione Granger.

"-Ils te font du mal, c'est cela?, lança Hermione, qui était très surprise.

Je tiens à vous prévenir, lecteurs, qu'Hermione, toute intelligente et cultivée qu'elle soit, n'avait pas encore idée de ce qu'était l'instinct grégaire. Cette technique s'appuie sur le fait que les individus en groupe n'agissent pas de la même façon que l'individu isolé. Ainsi, à cause de la force ce mystérieux instinct qui touche aussi bien les moldus que les sorciers , Harry, Seamus, Neville et Dean avaient exclu Ron de leur groupe, le traitant en réprouvé, ce que peut-être ils n'auraient jamais fait, s'ils avaient réfléchi attentivement à la question.

Hermione ne savait que dire, pour l'instant. En tout cas, elle était touchée de voir que Ron avait sacrifié des amitiés "plaisantes" pour passer son temps avec elle et apprendre de nouvelles choses.


Severus, quant à lui, avait eu pas mal de soucis pendant les vacances de février. Premièrement, il avait appris que le procès relatif au décès de Sophie Rope avait été fixé au 24 mars.

Les parents de la môme étaient venus le voir en colère, lui reprochant de n'avoir pas veillé à la sécurité de la fillette.

Severus avait dû se retenir de leur dire que cette fille était potentiellement dangereuse, méchante, cruelle, rusée à un point inimaginable.

Malheureusement, le 24, il serait devant le fait devrait assumer le fait d'avoir été accusé, devant le Magenmagot, qui ne manquerait pas de rouvrir à coup sûr son casier judiciaire. Cette fois-ci, il risquait encore plus. Pas en tant que simple Mangemort, mais en tant que professeur,directeur de maison, et ancien Mangemort, de surcroît responsabilité était engagée dans une affaire périlleuse. S'il perdait, les conséquences seraient calamiteuses. Il perdrait plus que son poste, ce qu'il ne voulait à aucun prix. Pour le moment, la sécurité lui importait plus que tout.

En attendant, il se rassurait en voyant que le sablier de Gryffondor restait toujours aussi bas, alors que la partie supérieure de celui de ses petits serpents brillait d'un vert émeraude. Les émeraudes affichaient tous les points qu'ils avaient gagnés depuis le début de l'année. Qui plus est, le Trio d'or venait de se dissoudre, séparant le duo Weasley-Granger d'une part et Potter de l'autre. Voilà ce qui représentait une excellente nouvelle, selon lui. Il avait étouffé le danger du maraudage dans l'œuf.

Enfin, du moins étaient-ce les pensées de notre cher potionniste!

De plus, il affichait un petit sourire en voyant Tracey Davis, Millicent Bulstrode, Théodore Nott et Blaise Zabini travailler et discuter ensemble, formant un merveilleux quatuor. Ces élèves-là le comblaient vraiment.

Par contre, il éprouvait un pincement au cœur en voyant son filleul frimer en compagnie de Crabbe et de Goyle. Il espérait profondément que l'enfant ne suivrait pas le chemin de son père, bien qu'il fût lui aussi un petit serpent, auquel seules les voies tortueuses étaient ouvertes.


Alors, chers lecteurs, comment trouvez-vous ce chapitre?

Je me ferai un plaisir de répondre à vos reviews,vos questions, vos commentaires.