Tout d'abord, j'annonce officiellement que cette fanfiction, bien que pas tout à fait morte, ne verra très certainement que des mise-à-jour extrêmement sporadiques, en effet, si je sais où elle va, je n'ai plus la motivation de départ.
Ensuite, j'annonce tout aussi officiellement que la suite, qui va finir par arriver, tout doucement, sera plus sombre, comme va vous le démontrer ce chapitre.
Je préviens également que ce chapitre, pour contenu explicite est marqué sous le signe du Rating M.
Et les prochains aussi, sans doute, mais je préviendrais.
Sirius08, voici ici une partie de ce que tu attendais. Tu y trouvera aussi une réponse à une question que tu te posais concernant Sirius et une autre à une question que tu ne te posais pas concernant ce même personnage. Tu sais ce qu'on dit des apparences...
Je ne pensais pas m'y remettre mais le chapitre 26 est en préparation. Cependant, je ne pense pas qu'il paraîtra tout de suite.
Tout comme je ne pense pas qu'il te plaira, Sirius08. Tant pis, une histoire est une histoire et celle-ci est mienne. J'espère cependant que tu suivras encore un peu le parcours de Lee, qui n'est qu'humaine, après tout.
Sur ce, bonne lecture à toutes et tous.^^
Chapitre XXV
Zero
Je me réveillai quelques temps plus tard. Quelqu'un me portait.
Ouvrant les yeux, je croisai le regard doux, tendre, de Sirius.
Je sentis plus que je ne vis la descente menant à notre chambre, puis les draps froids contre mon dos et ses bras qui me quittaient.
Mais je ne voulais pas qu'il me quitte, qu'il me laisse seule dans le noir, qu'il s'allonge à quelques mètres de moi et me tourne le dos pour m'oublier dans le sommeil.
Mes bras se serrèrent convulsivement autour de son cou et il se rapprocha de moi.
Il fallait qu'il reste avec moi, qu'il me serre contre lui, qu'il me fasse oublier cette douleur, cette solitude, ce gouffre, cette faille béante qui me déchirait de part en part. Alors je fis la seule chose qui me vint à l'esprit.
-Oui, murmurai-je.
Il planta ses yeux dans les miens et, loin de la brutalité dont j'avais pensé plus tôt qu'il ferait preuve le moment venu, ses lèvres se posèrent avec une douceur infinie sur les miennes. Ses bras retrouvèrent le chemin de ma peau et me défirent de l'entrave de tissu qui m'empêchait encore de le sentir vraiment contre moi, de sentir cette sensation d'urgence et de souffrance s'atténuer.
Doucement, au fil de ses mains, ma douleur disparut et, son corps chaud contre le mien, je me sentis tellement mieux que je lui accordai, réconfortée, rassurée, ce corps dont il rêvait depuis si longtemps.
Ses lèvres et ses doigts y furetèrent, l'effleurèrent durant ce qui me parut être des heures et puis, posant son souffle au creux de mon corps, je sentis une chaleur différente monter lentement en moi et repris ces esprits que les larmes m'avait fait perdre. J'étais en train de m'offrir à lui sans même l'avoir réellement décidé. Mais n'était-ce pas ce que je voulais, être à lui, entièrement ? N'était-ce pas ce que je désirais depuis si longtemps que je perdais parfois le souvenir de ces jours où l'attirance que j'avais pour lui ne me tiraillait pas encore ?
Ses lèvres se refermèrent sur le plus intime de moi-même et j'oubliai tout. Mes questions, mes angoisses, mes douleurs, ma solitude. Tout disparut, remplacé par un brouillard cotonneux où toutes mes sensations semblaient accrues.
Je ne pensais plus à rien, ni à lui, ni à moi, ni à personne. Rien ne vint dissiper mon brouillard, pas même les yeux bleus dorés qui flottaient à l'orée de ma conscience, fantomatiques.
-Je t'aime, avouai-je au regard gris qui me fixait de nouveau avec intensité.
-Je t'aime, répéta le regard et il disparut.
Des lèvres se posèrent sur les miennes, des bras se refermèrent autour de moi, un corps se pressa contre le mien et une lame de fond m'emporta alors que Sirius se glissait en moi.
Le brouillard disparut. Il n'avait plus besoin d'exister, plus rien n'existait. Plus rien d'autre que Sirius et moi sur ce nuage de soie et de satin, de douceur et de langueur.
Je rouvris les yeux sans avoir pris conscience de les avoir fermés et laissai échapper un gémissement qui sembla faire étinceler les siens. Son souffle, irrégulier et sensuel, inondait mon corps de fourmillement aussi bons que douloureux. Je voulais plus. Oui, plus. Plus vite. Je voulais qu'il aille plus vite. Je n'en pouvais plus de le sentir si doux en moi, j'avais besoin de plus, de tellement plus. Mes jambes, que je n'avais pas eu conscience de bouger, se resserrèrent un peu plus autour de sa taille et son gémissement me tourmenta plus encore. Je tentai de me cambrer sous lui mais le poids de son corps m'en empêchait. Mais la douleur de ce plaisir était trop forte et je me contorsionnai en resserrant encore ma prise. Il gémit de plus belle et, ses longs cheveux caressant ma peau, ses yeux voilés perdus dans les miens, il se tendit. Plus, je voulais plus, plus, plus, plus, plus, encore plus. Je défis mes bras de son cou et glissai les mains jusqu'à ses fesses, tentant de le faire céder, de le faire venir plus loin, plus fort. Et sa résistance fébrile mourut sur mes lèvres cependant que son corps changeait de rythme, accélérait, se faisait plus inquisiteur, plus douloureux encore. Mais c'était tellement mieux, tellement plus. Encore. Encore. Encore. Je ne voulais plus rien d'autre. Et il s'exécutait avec toujours plus d'ardeur, toujours plus d'emportement. Et je le sentais avec toujours plus d'acuité, toujours plus d'appétit. Nos corps vibraient et c'était comme si cette délicieuse sensation ne devait plus jamais finir. Et c'était tellement bon, tellement enivrant qu'il me semblait que rien ne serait meilleur que le temps s'arrêtant sur ce moment de pur plaisir. Et plus il allait vite et fort et plus je soupirais et gémissais. Et plus mon souffle devenait erratique et plus son ardeur virait à la fièvre. Et plus ses coups se faisaient rapides et déchirant et plus je sentais monter en moi une chaleur doucereuse et insoutenable, implacable et douloureuse. Il m'embrassa et, alors que son souffle remplaçait le mien, un spasme me parcourut. Puis un second, un troisième et, son gémissement se mêlant au mien, il redoubla de fougue, frénétique, et m'emporta avec lui dans un néant extatique qui me sembla durer un temps infini et tout en même temps finir trop vite.
Je me rappelle sa douceur quand il se retira pour m'emporter avec lui alors qu'il se laissait aller à s'allonger près de moi. Je me rappelle ses doigts glissant sur mon corps, papillonnant dans mes cheveux, ses lèvres sur mon front, mes paupières, mes pommettes, mes joues et ma bouche, la chaleur humide de son corps contre le mien, de mon corps contre le sien, son regard rencontrant le mien dans une œillade tendre. Et je me souviens la langueur qui me saisit doucement, m'emportant loin de tout vers ce néant intense qu'est le sommeil.
Et je me souviens mon réveil dans des draps blancs, froissés, pleins de notre odeur. Je me souviens de mon sourire quand je me suis dis qu'enfin, nous étions vraiment l'un à l'autre. Et je me souviens de mon sentiment d'abandon et de panique quand j'ouvris les yeux sur un lit où nous avions fait l'amour, où je m'étais endormi contre lui. Un lit vide.
Je restai un moment interdite. Avais-je rêvé la nuit ? Je soupirai en me disant que non, je ne l'avais pas rêvé et que oui, il avait bien déserté le lit. L'espace d'un instant je me dis que je devais peut-être sourire, que, peut-être, il était en train de me préparer un petit plateau pour me le ramener au lit mais je savais que ce n'était pas ça, que ça ne lui ressemblait pas. Ou plutôt, ça lui ressemblait trop, cette disparition. Le plateau, tellement moins.
J'avais rêvé éveillé, ces derniers jours. Je me repassai tout ce qu'il s'était passé et me renfrognai. C'était du Sirius tout craché. Et je m'étais laissé prendre. Prendre au jeu et prendre tout court. Et j'étais pareil que toutes ces gourdes, parce je le savais et que je m'étais quand même laissé prendre à me croire unique pour lui. Et soudain, elles ne me semblaient plus si gourdes, juste trop naïves pour leur bien. Et j'avais été trop naïve pour le mien.
Etrangement, je n'avais pas vraiment mal, pas envie de pleurer, pas envie de me mettre en colère, pas envie de le gifler, de lui en mettre plein la tête, de hurler, de détruire quelque chose. Je me sentais juste vide. Très vide. Tellement vide. Je ne ressentais rien. Un instant, cela me fit peur et puis je me dis que, finalement, c'était salutaire.
Je me décidai à monter, enroulée dans le drap à défaut d'autre solution. Quand j'arrivai en haut, Nana me sourit puis s'assombrit en voyant que je ne le lui rendais pas. Remus vit son expression, se tourna et fronça les sourcils, soucieux. Lily vit Remus, se tourna vers moi et se ferma.
Ils me laissèrent m'asseoir à la table et me servir sans un mot et puis Nana ouvrit la bouche et Remus l'arrêta.
-Il dort avec Potter, m'informa Lily.
Bien sûr, elle savait que c'était mesquin mais elle me connaissait trop bien pour ne pas savoir que même si ça faisait mal – ce qui n'était pas le cas, pour le coup – je voudrais savoir.
Je la remerciai d'un hochement de tête, finis mon petit-déjeuner et allai prendre une douche.
Quand j'en sortis, Sirius petit-déjeunait avec James et Remus, Lily et Nana ayant désertées la pièce.
Remus m'entendit entrer mais ne fit pas un geste qui trahisse cette conscience aigue de mes moindres faits et gestes. James remarqua ma présence, envoya un coup de coude à Sirius qui se tourna vers moi avec un visage de chien battu. Je ne le regardai même pas.
Je crois que c'est une lueur de douleur et de culpabilité qui passa dans ses yeux mais je me fichais tellement de ça, à ce moment-là, que je ne saurais dire si c'est exact.
Remus avait manifestement demandé une explication qu'il n'avait pas reçue.
-Lee ? m'interpella Sirius alors que je ressortais avec une grande tasse de thé.
Je me tournai vers lui.
-Ça va ?
Je le regardai, l'expression aussi vide que moi et ne pris pas la peine d'acquiescer avant de repartir.
-Désolé, souffla Sirius. Je…
-Ne t'excuse pas, finis-je par dire, mes premiers mots de la journée. Je ne m'attendais pas à mieux. Tu as eu ce que tu voulais, j'ai eu ce que je voulais.
Et je sortis définitivement de la pièce. Je n'ajoutai pas que j'avais voulu son cœur avec son corps, qu'il aurait au moins pu rester au matin pour me donner une explication, que c'était un idiot, un menteur et un con. Pourquoi le dire ? Le silence était bien plus parlant. Et de toute façon, il savait déjà tout ça.
Et je ne ressentais pas le besoin de parler. Je ne ressentais plus rien.
Je passais une journée comme une autre, profitant de l'immense bibliothèque de la maison pour m'enfermer dans la lecture pour oublier que j'avais peur de mon propre vide.
Le reste des vacances fut similaire. Je ne parlais presque pas, ignorais tout le monde à moins qu'on s'approche assez près pour me prendre mon bouquin, et dormais avec Lily, seule personne de qui je supportais la présence. Elle n'avait jamais aimé Sirius, d'ailleurs, elle n'aimait personne en dehors de moi. Remus et James avaient parti pris, Nana était trop étrangère à notre groupe, encore, pour que j'ai vraiment envie de me rapprocher d'elle pour le moment, et puis, elle était avec Remus, officiellement comme officieusement, et trop heureuse pour la sauvegarde de mon vide salutaire.
James essaya nombre de fois de me parler mais je le laissai monologuer sans faire attention à ce qu'il me disait, me disant juste qu'il tentait de me faire revenir vers Sirius. Un Sirius qui ne semblait en rien affecté par ce qu'il s'était passé, la nuit ou le matin de nos ébats.
Ces vacances de Noël restent l'un de mes plus précis souvenirs.
Nous rentrâmes à Poudlard sous un ciel couvert et une neige permanente. Mes 'au revoir' avec ma famille et mon père furent pleines d'effusions inutiles et je partis en versant une larme que je ne ressentais pas.
J'avais cru que Lily serait mon meilleur réconfort, mais étrangement, ce ne fut pas le cas. Je restais toujours avec elle, essentiellement parce qu'elle restait toujours avec moi, et laissais les autres aller et venir en ma présence sans m'en soucier. Mais sa perpétuelle colère envers Sirius m'irritait et je finis par m'éloigner d'elle aussi.
Et puis un soir, au coin du feu, alors que je lisais un livre que j'avais emprunté à la bibliothèque de mes cousines, une personne inattendue vint s'asseoir près de moi et, silencieuse, me regarda lire jusqu'à ce que je me décide à lever les yeux vers elle.
Deux yeux bleus rencontrèrent alors les miens et un sourire les plissa avec une douceur que je n'avais pas vu depuis un moment. Je laissai Remus sourire et attendis qu'il parle. Mais non. Il ne parla pas. Il n'avait pas vraiment l'air de vouloir discuter, il me regardait juste, sans un mot, sans un signe d'arrière-pensée.
Je retrouvais le Remus que je connaissais depuis mes onze ans, celui qui me comprenait sans un mot, celui qui avait toujours été là pour moi, celui qui ne pouvait s'empêcher de tout tenter pour recoller les morceaux, celui qui savait quand arrêter d'essayer de contraindre une situation qui me concernait. Et ça y était, il avait finit de tout tenter.
Il avait fini de chercher à raisonner Sirius, de chercher un moyen de me parler pour que je revienne sur la décision tacite mais évidente d'oublier ledit Sirius. Comme je l'avais dis à James 'une fille, ça gâche toujours tout'. Remus avait finit de penser que mon obstination avait tout gâché. Il avait comprit que ça ne servait à rien, que c'était terminé avant d'avoir commencé et que le vide que je ressentais était une forme de protection contre la douleur insupportable qui m'aurait envahie sinon. Parce que j'aimais Sirius. J'aimais vraiment Sirius. Je l'avais toujours aimé et ce n'était pas parce que je lui en voulais, au fond, que cela changeait mes sentiments pour lui. Si je ne l'avais pas aimé, je n'aurais pas ressentis ce vide, ni ce malaise sous-jacent qui commençait doucement à percer ma carapace.
Il vint s'asseoir à côté de moi et me prit dans ses bras. Je me laissai faire et finis par me laisser aller contre lui.
Il me caressa le dos, tout doucement et, sans comprendre pourquoi, je commençai à pleurer.
Il me berça un long moment et quand mes larmes se tarirent, il resta avec moi devant le feu mourant, me berçant jusque dans le sommeil.
Je me réveillai contre lui et réussis à lui sourire. Il me le rendit et m'embrassa sur le front.
Je restai amère et renfermée, ne parlais qu'à Lily, Remus et quelques autres mais jamais avec l'insouciance et l'emphase qui avait été, auparavant, ma marque de fabrique.
Pleurer dans les bras de Remus m'avait été presque aussi salutaire que le vide impénétrable que j'avais ressentis plus tôt. J'en ressortis moins vide mais également plus lasse. Ma vie me semblait futile et vide d'intérêt et j'en venais à rire de mon chagrin d'amour comme d'un caprice d'adolescente. Je trouvais mon ancien moi bête et immature et regardais le monde sous un œil neuf, plus critique et plus sage, pensais-je. Plus détaché, surtout. Plus rien ne m'atteignait. Ni les railleries des autres ni leurs rires et leurs joies.
Devenue solitaire et plus calme, je me rendis bien vite compte que, loin d'être un 'nouveau moi', c'était tout simplement mon véritable visage, la face cachée de la lune, comme on dit. Ma brève rencontre avec les bras de Sirius et ce qui en avait découlé m'avait ouverte à moi-même, finit le masque d'insouciance, de sourire et de colère, je n'étais plus que moi, ce moi que je croyais enfoui si loin qu'il ne ressortirait jamais. Pendant plus de cinq ans je m'étais cacher sous un visage souriant et des répliques mordantes. Ce temps était fini.
La solitude et le silence devinrent vite mes meilleurs amis et Remus et Lily le comprirent très vite. Je ne refusais pas de parler mais n'engageais plus la conversation. Je préférais de loin la compagnie de mes livres que celle de mes comparses.
Dans les rendez-vous quotidiens qu'elle m'obligeait à honorer par miroirs interposés, ma mère s'en inquiétait. Mon père, toujours près d'elle dans ces moments-là, me regardait avec la même douleur que j'avais dans les yeux quand je le regardais lui, avant que maman ne revienne comme un miracle. Mes cousines tout juste mariées en eurent bien vite des échos et ce fut bientôt tous mes proches qui me harcelèrent pour savoir ce qui m'arrivait. Je finis par enfouir mon miroir à double sens dans le fond de ma valise sous un sort de silence, ne répondant plus à leur intrusions incessantes.
Le bref rapprochement que j'avais eu avec James se solda bien vite par arrêt définitif de toute relation, comme ce fut le cas également avec la plupart des gens que je connaissais, à l'école.
Seuls Remus et Lily se raccrochèrent assez à l'amitié que nous avions construite pour résister à mes assauts de silence. Ils étaient sans doute les seuls de tout mon entourage, famille comprise, à avoir su bien avant que je ne le dévoile à quel point j'étais différente de celle dont je montrais le visage. Ils étaient sans doute les seuls à avoir compris sans un mot que j'étais aussi abîmée qu'eux et que, comme eux, je ne faisais que jouer un rôle, chaque jour une nouvelle mascarade.
J'embrassais avec une certaine sérénité, finalement, la peine et l'amertume lasses, la solitude et le silence et le détachement qui étaient désormais miens.
Je n'arrêtais pas le Quidditch mais mes résultats chutèrent dans ce sport que j'avais tant aimé. Dorénavant, il ne m'apportait, comme le reste, qu'indifférence. Je ne cherchais plus à m'y dépasser, juste à donner la réplique aux autres et quand Zack vint me demander, gêné, de quitter l'équipe, j'acceptais sans sourciller, comprenant tout à fait ses motivations.
Les jumeaux, qui avaient été un de mes soucis, me devinrent également plus ou moins indifférents. Je ne m'occupais plus de leurs affaires et ils ne s'occupaient plus des miennes. Je pense qu'ils comprirent à ce moment-là que toute ma vie ne se raccrochait qu'à un espoir et que cet espoir était mort avec cette nuit d'amour dans les bras de Sirius. Je ne suis pas sûre qu'ils aient compris que mon espoir ne se situait pas nécessairement en Sirius lui-même mais plutôt en l'utopie qu'on puisse m'aimer à ce point qu'on soit capable de se renier pour moi. Un espoir égoïste mais un espoir humain.
Je savais que j'avais un cœur, je savais qu'il pouvait battre, je ne savais pas que je pouvais ne plus le sentir. C'était désormais un fait acquis.
Il passa ainsi un mois sans rien de spécial. Un mois vide d'intérêt. Tant que je ne m'en souviens que bien peu, moi qui me targue de ma mémoire.
Et puis, un soir, Lily me rejoignit dans mon lit et se lova contre moi. C'était la première étape de ce qui deviendrait par la suite ma damnation et son supplice.
