Disclaimers : Haikyuu! ne m'appartient pas.
Hellooou, voici la suite de L'étincelle des porte-bonheurs avec l'histoire qui va enfin avancer (maintenant que j'ai tout mis en place, c'est parti pour l'évolution des relations des différents couples). Merci kama-chan59 pour ta review sur Rapunzel. J'avoue avoir beaucoup hésité niveau couple (avec Kenma) et quand j'ai vu des fanarts AkaKen il y a pas longtemps, je me suis dite que ça pourrait coller. C'est parti pour le chapitre avec Kiyoko, Yachi et Yahaba. Bonne lecture :) :
Chapitre 25 : La mission de Kiyoko Shimizu, part 2/ L'éclat des porte-poisses, part 1 : Shigeru Yahaba :
Hitoka travailla sur les costumes en réalisant les ébauches tout en chantonnant toute sourire sous le regard bienveillant de Shimizu-san qui révisait la pièce. Elles étaient retournées dans la chambre de la blonde après que celle-ci eut fini ses cours. Son influence avait permis à sa protégée de mieux s'intégrer au club de théâtre dont elle faisait partie et le porte-poisse qui avait l'habitude de la suivre avait l'air d'être hors d'état de nuire donc tout allait bien.
A part deux choses : tout d'abord, son attachement pour sa protégée devint de plus en plus profond avec le temps, ensuite Hitoka-chan avait un peu plus confiance en elle, mais cela ne créa aucune étincelle en elle. Se pourrait-il que son voeu ne résidait pas dans ça? Elle savait que la jeune fille était aussi beaucoup encouragée par sa mère, celle-ci ayant tendance à trop la couver d'ailleurs vu qu'elle l'appelait assez souvent et Kiyoko ignorait si le souhait de Hitoka-chan était lié à elle.
"J'ai bientôt fini mon croquis, déclara fièrement Yachi en posant son crayon.
- Fais voir, demanda Kiyoko en s'approchant doucement d'elle, c'est très réussi, Hitoka-chan."
La blonde lui adressa un sourire un peu gêné en rougissant légèrement. Shimizu-san l'aidait beaucoup au quotidien que cela fut pour l'assister dans son rôle ou bien pour l'encourager en général. Elle avait appris ainsi bien des choses sur elle et sur le monde dont elle venait. Comme la porte-bonheur en parlait souvent avec nostalgie, la blonde se demandait si la Terre des étincelles ne lui manquait pas.
Après tout, Hitoka avait cette sensation amère d'avoir arraché Shimizu-san à sa terre natale même si cette dernière considérait le fait de veiller sur elle comme un travail. Cela l'attristait un peu car au fond d'elle et au fil des jours qu'elle avait passé à son contact, la blonde s'était mise à considérer Shimizu-san comme une véritable amie, voire même plus.
"Comme tu vas jouer le rôle de Roméo, lui expliqua-t-elle en montrant le croquis, j'ai fait en sorte de faire un kimono masculin qui te mette en valeur, elle s'empourpra davantage, je pense que le bleu marine fera ressortir tes yeux et ta peau. De plus, c'est censé être la couleur que portera tous ceux qui joueront un membre de la famille Montaigu.
- Merci, Hitoka-chan, fit Kiyoko en lui adressant un sourire qui fit encore plus rougir cette dernière, je garde ce croquis pour faire le costume, il va falloir aussi que je prenne tes mensurations quand tu auras fini de dessiner le tien." Michimiya-san lui avait passé celles des autres membres du club de théâtre mais elle lui avait aussi avoué que Hitoka-chan ne lui avait pas confié les siennes par timidité.
Celle-ci fut à deux doigts de s'évanouir de gêne suite à ce qu'elle avait déclaré. Shimizu-san...Prendre ses mensurat..."Euh, il ne vaut mieux pas, Shimizu-san, déclara-t-elle timidement en fuyant son regard.
- Pourtant, il le faudra bien pour ton costume, insista Kiyoko avec un petit rire, amusée par les réactions touchantes de sa protégée, pourquoi ne veux-tu pas le faire? Je suis une femme tout comme toi.", ajouta-t-elle d'un ton rassurant.
Oui mais une femme très belle qui me fait de l'effet. Mais ce n'était pas la seule raison. Hitoka déglutit avant de répondre : "J'ai beau avoir dix-neuf ans, j'ai l'impression d'être encore une lycéen...Aaaaah! Shimizu-san!, s'écria-t-elle lorsque la porte-bonheur se mit à toucher sa poitrine, qu-qu'est-ce que vous faites?
- Je t'ai bien observée sous la douche et à en juger par ce que je touche, ajouta Kiyoko en éprouvant davantage le volume, ta poitrine est un peu moins volumineuse que la mienne. Tu as bien le corps d'une femme Hitoka-chan, tu n'as pas à t'en faire."
La porte-bonheur savait qu'elle profitait un peu de la situation mais cela fait un moment qu'elle avait eu envie de toucher sa protégée. Certes, elles dormaient dans le même lit mais Kiyoko s'était évertuée à éviter tout geste déplacé de sa part. Dans le cas présent, elle avait simplement saisi l'occasion et elle ne le regretta pas. Je me demande si c'est aussi doux sans aucun vêtement. "Shimizu...san..."
Kiyoko retira ses mains à contrecoeur en entendant le petit murmure provenant de Hitoka-chan. Celui-ci lui évoqua d'ailleurs un gémissement et elle préféra se retenir de faire plus. Elle ne voulait pas effrayer la blonde.
Hitoka fuit le regard de Shimizu-san. Ses mains sur elle auraient dû l'effrayer mais elle avait trouvé ça très voire trop agréable, au point qu'elle anticipait le moment où la porte-bonheur allait prendre ses mensurations. Depuis que la porte-bonheur était à ses cotés, elle voyait la vie dans un cadre moins effrayant, sa peur irrationnelle disparaissait même petit à petit pour faire place à un sentiment apaisant et serein.
Cependant, elle savait que Shimizu-san partirait lorsqu'elle énoncerait son voeu et au fond, elle voulait surtout savoir ce que Kiyoko voulait, elle, ce qu'elle souhaitait le plus.
Elle lui devait bien ça.
Pendant ce temps, Shigeru se reposait dans sa chambre, au fin fond de la cachette des porte-poisses, rêvassant d'un souvenir bien triste.
Shigeru avait cinq ans quand il avait rencontré cette petite fille. Elle était là, assise sur la balançoire du petit parc près de chez lui, ses longs cheveux noirs tombant sur ses épaules, elle lui avait semblé bien triste.
Ainsi lui avait-il parlé. "Tu es toute seule?"
La petite fille avait mis un moment avant de répondre. "Oui, j'ai un peu peur de parler aux autres. J'ai peur qu'ils se moquent de moi."
Bien entendu, Shigeru était tombé dans le panneau. Ils avaient sympathisé très vite et se voyaient ensuite souvent au parc pour jouer. Les parents de Shigeru étant des traqueurs, ils étaient souvent submergés de travail. Ainsi, ils délaissaient malgré eux son fils, le laissant tout seul.
Personne ne se méfiait dans la Terre des étincelles, pensant qu'aucun ennemi, et par ennemi ils entendaient par là les porte-poisses, n'oserait s'aventurer dans leur monde. Après tout, la chance avait tendance à les affaiblir. Cependant, cela n'avait pas empêcher Shigeru de se faire corrompre par son amie, qui s'était avéré être un ami, ce qu'il découvrit des années plus tard et de devenir à son tour un porte-poisse.
Il avait été recueilli dans un orphelinat lorsqu'il fut amené à la Terre des superstitions et depuis, Shigeru avait mené sa vie en pensant constamment à ses parents biologiques. Il n'avait jamais voulu revenir dans sa terre natale, de peur de se faire rejeter par ceux-ci et aussi parce qu'il avait honte d'être devenu ainsi.
Le brun n'en voulait pas à celui qui avait fait ça aussi car il avait vu la façon dont les parents de ce dernier le traitait, le forçant à corrompre n'importe qui, humain ou porte-bonheur afin d'en faire le porte-poisse parfait. Ainsi, Shigeru avait décidé de faire ce que tout porte-poisse devait faire : corrompre les humains dans le malheur. Néanmoins, son ami avait disparu depuis quelques temps. Il avait donc décidé de s'entoller au sein du groupe de Daishou afin de corrompre tout en partant à sa recherche.
Il privilégiait les filles innocentes car elles lui rappelaien surtout lui-même qui avait été assez naïf pour se laisser faire mais maintenant, depuis que ce traqueur avait éveillé en lui cette partie de lui qu'il niait constamment, Shigeru ne savait plus où il en était.
Le porte-poisse se leva en soupirant pour rejoindre son chef dans le salon. Celui-ci était assis dans son fauteuil, son chat noir sur les genoux en train de siroter sa dixième tasse de café de la journée. Matsukawa lui avait confié que Daishou avait été forcé de boire du déca par un traqueur. Autant dire qu'il s'était fait torturer. "Je pars travailler, déclara-t-il d'un ton las, je me suis assez régénéré.
- Bien, fit Suguru en caressant le dos de son chat, je te souhaite une bonne corruption, il posa la tasse sur la desserte à coté de lui avant de se lever en prenant son chat, maintenant, si tu veux m'excuser, je dois nourrir mon petit Kenma."
Shigeru haussa un sourcil à l'annonce de ce prénom. Kenma. Il se souvint d'un porte-bonheur qui avait ce nom. Ce ne sont pas mes affaires, pensa-t-il en regardant Daishou partir en direction de la cuisine. Autant trouver une nouvelle cible à corrompre, cela lui ferait du bien.
Kentarou arpentait le campus universitaire à la recherche du porte-poisse qu'il avait marqué. Il devait savoir pourquoi un porte-bonheur comme lui était dans le camp de leurs ennemis et aussi, il avouait, il le trouvait très attirant et si c'était vraiment un porte-bonheur... Le traqueur le repéra non loin d'une grande batisse. Tiens, pourquoi était-il aussi surpris? Kentarou décida de le suivre.
Shigeru courut en direction du gymnase. Lorsqu'il était arrivé à l'université, il avait vu une silhouette familière. Ces cheveux noirs, cette allure un tantinet blasée, ce n'était pas possible. Il réussit à le rattraper au moment même où il allait entrer dans le batiment en compagnie d'un humain plus grand que lui. "C'est toi, Akira?"
Akira Kunimi se retourna à l'annonce de son nom. Il reconnut alors celui qui fut à la fois son ami d'enfance et l'une des rares personnes qu'il avait corrompu. "Shigeru?, il se tourna ensuite vers son petit ami qui lui adressa un regard interrogateur, préviens le coach que j'aurai du retard, Yûtarou. Je t'expliquerai tout après."
Kindaichi hocha la tête avant de partir au gymnase. Il devait s'agir d'un des amis porte-poisses d'Akira...Il avait toujours du mal avec cette histoire d'ailleurs mais peu importe d'où il venait, Akira était Akira, c'était ce qui comptait.
Shigeru, quant à lui, fut content de revoir le noiraud mais surtout surpris de ne sentir aucune influence émaner de lui. "Je te cherchais, lui expliqua-t-il pendant qu'ils se dirigèrent vers le coin nature de la fac composé d'un petit jardin et de quelques bancs, où étais-tu passé? Tes parents ont...
-...Mes parents sont seulement inquiets pour leur héritier, le coupa Akira en soupirant, et comme ma mère attendait un autre enfant lors de mon départ chez les humains, je suis maintenant le cadet de leurs soucis. D'ailleurs, quand j'ai vu un des joueurs de mon équipe agir de plus en plus bizarrement, je me suis dit que c'était toi, le responsable. Je ne sens presque plus l'influence des notres mais je peux encore déceler quand quelqu'un est corrompu."
Shigeru le détailla pendant qu'ils s'assirent. Akira n'avait pas tort concernant ses parents. Il se souvint du nombre incalculables de fois où le père de ce dernier lui avait dit qu'il le décevait. Le brun remarqua aussi une lueur dans le regard sombre de son ami. Cela l'inquièta. "Pourquoi ne possèdes-tu plus d'influence néfaste en toi?
- Simplement parce que j'ai émis un éclat, Shigeru, répondit Akira, un rare sourire aux lèvres, et que depuis, je suis devenu un être humain.
- Un éclat?" Il ne se souvint pas avoir entendu que les porte-poisses puissent emettre quelque chose. Les porte-bonheurs émettaient des étincelles à chaque souhait réalisé mais un porte-poisse...
- C'est la chose qui nous effraie le plus, nous les porte-poisses, expliqua alors Akira, une chose qui est présente dans ton coeur, poursuivit-il en se levant, par contre, je dois te laisser sinon le coach va s'inquiéter. Cela m'a fait plaisir de te revoir et je suis désolé de t'avoir causé autant de mal.
- Tu agissais pour tes parents, le rassura Shigeru, et puis, grâce à toi, j'ai découvert que peu importe si on est porte-bonheur ou porte-poisse, la seule chose qui nous diffèrent au fond, c'est notre travail.
- C'est ce que j'ai pensé aussi en te rencontrant, renchérit Akira en le saluant de la main, et puis je dois convaincre un autre porte-bonheur à ce sujet. A bientôt, peut-être."
Shigeru hocha la tête en le regardant s'éloigner avant de découvrir que le traqueur qui le pourchassait partir à sa rencontre. Apparemment, vu l'air déconcerté qu'il affichait, il les avait écoutés. "Cela ne se fait pas d'écouter les conversations, le taquina le porte-poisse en s'attendant à ce que celui-ci l'attaque. Cependant, celui-ci s'assit à coté de lui.
- Cela m'a fait revoir mon jugement au sujet des porte-poisses, déclara Kentarou en claquant des doigts pour faire apparaitre un cookie qu'il mangea, je veux connaitre ton nom."
Shigeru soupira. Au moins, il n'y va pas par quatre chemins. "Shigeru Yahaba, pourquoi?" Le porte-poisse fut surpris de voir ce traqueur blond aux allures de voyou s'enflammer un peu à l'annonce de ce nom : "Tu es le fils de la traqueuse Yahaba? C'est grâce à elle que j'ai choisi la vocation de traqueur. Elle a arrêté après la disparition de son fils pour le chercher et ne s'est pas arrêtée depuis."
Le brun s'en voulut alors d'avoir causé autant de soucis à ses parents. "Eh bien me voilà, fit-il d'un ton à la fois triste et désabusé, j'ai été corrompu enfant et je suis devenu un porte-poisse à part entière. Je ne voulais pas que mes parents l'apprennent."
Kentarou se rembrunit aussitôt, se maudissant intérieurement d'avoir été aussi enthousiaste. Shigeru avait dû souffrir loin de sa famille et pourtant, il avait décidé de rester fort face à ce qui l'avait entendu en tant que porte-poisse. Cela forçait l'admiration. Par contre, il ressentit une douce force lumineuse présente dans le coeur du brun. Cela ressemblait à une étincelle et elle ne demandait qu'à être déployée. "Tu veux revoir ta famille?"
Shigeru le regarda avec étonnement. Etait-ce possible au moins? "J'aimerai bien mais je ne vois pas comment faire."Une main prit doucement la sienne, un visage se rapprocha du sien. Un murmure se fit entendre. "Ferme les yeux."
Le porte-poisse émit un doux soupir au contact des lèvres tendres et fermes qui le butinèrent lentement. Le baiser se fit plus affectueux lorsqu'il y répondit au point que son coeur s'emplit de chaleur telle une lueur qui commença à luire au fond de lui, une lueur qui se mit à briller de plus en plus.
Kentarou rompit le baiser en voyant une petite boule lumineuse d'une douce teinte jeune pâle émettre du coeur de Shigeru pour ensuite sortir et voler jusqu'au ciel. L'influence du porte-poisse devint celle d'un porte-bonheur qui avait en ce moment le visage baigné de larmes.
Shigeru pleura. Les émotions qu'il ressentait furent si intenses, comme un feu d'artifices qui avait explosé en une multitudes de poussières multicolores. Cela lui fit mal autant que cela le soulagea. Il se réfugia alors dans les bras de Kentarou qui le réconforta tout en lui caressant les cheveux bruns. Sa mission chez les humains était terminée bien que différemment par rapport à ce qu'il avait prévu, ce qui ne le gêna pas. A partir de maintenant, il soutiendrait l'être qui se tenait dans ses bras.
Le porte-bonheur regarda le ciel crépusculaire en se demandant ce que cette étrange étincelle avait apporté à la Terre des étincelle.
Terre des étincelle, centre de formation :
Morisuke Yaku était en train de consigner les rapports quand il vit depuis sa fenêtre le Vent de l'Incertitude s'arrêter d'un coup. Une étincelle avait rejoint les étoiles dans le ciel mais celle-ci était sensiblement différente de celle émis par les porte-bonheurs lorsqu'ils réalisaient les souhaits. Pourtant, elle n'était pas maléfique, bien au contraire. Il décida alors d'en parler à Takeda-san.
Voilou pour ce chapitre un peu plus long, on se revoit pour la prochaine requête (il faut que je vérifie laquelle) et la Petite Sirène dont j'ai décidé de changer un couple secondaire pour en faire une fic axée 100% couples classiques (attendez-vous à voir du KageHina mais pas en couple principal). A bientôt. :)
