Et voilà comme promis un nouveau chapitre, légèrement différent mais que j'aime bien. Le prochain se fera sans doute vers la fin septembre, alors savourer bien celui-là. Bonne lecture à tous !

Chapitre 25

Quelque part, dans un endroit assez reculer dans le monde des cieux.

Dans une forteresse des plus sordides, tenant encore debout malgré la ruine qui menacer ses murs, envahi par la végétation. Un homme tout de noir vêtu, marché d'un pas pressé dans un couloir. Son long manteau, s'ouvrait devant lui, laissant apparaître à ses chacun de ses pas, de grande cuissarde dans le claquement de ses talons résonner lugubrement sur les murs.

Tout en longueur, il ressemblait à une fine tige et ce n'était pas les bordures dorées de ses vêtements ainsi que la blancheur de ses longs cheveux, qui allait améliorer le côté assez sinistre du personnage. Les années n'avaient pas été tendre pour lui, surtout que les nombreux rides qui consteller à présent son visage, n'avaient que renforcer la dureté de ses traits, le rendant ainsi plus amer qu'il ne l'était déjà. Mais ce n'était pas cette expression qui dominer sur visage mais quelque chose qui se rapprocher de la peur, chose que l'en avait pas pour habitude de voir surtout lorsqu'en découvrait l'identité de l'individu. A savoir Gntarl.

Gntarl avait bien du mal à se défaire de cette sensation de terreur qui lui coller à la peau et qui persistait à le maintenir dans un état proche de la panique, à mesure qu'il se rapprochait de l'endroit ou en l'avait convoqué. Ce n'était en rien comparer à ce vague malaise qui l'avait fait frissonner tout à l'heure, ou il avait eu la sensation d'avoir attiré à la lui, la colère d'un homme. Il se savait haï et surtout, s'était fait un bon nombre d'ennemi au fil des années. Mais habituer d'être la cible constant de l'animosité des autres, cela le laisser de marbre car ce n'était pas comparable au danger, qu'il n'avait de cesse de côtoyer depuis qu'il était entré au service de cette personne.

Un homme puissant que le destin avait mis sur son chemin. Incarnation vivante de la mort en elle-même, Gntarl avait fait fi de son instinct qui lui avait mis en garde contre lui et lui avait offert de le servir, jurant fidélité éternelle en reconnaissant en lui l'homme capable d'accomplir de grande chose pour leur monde, là ou lui-même avait lamentablement échoué. Ses idéaux friser certes la folie qui avait déjà entraîné la mort de nombreux innocents. Mais où était le mal, puisque cela ne pouvait que purger une population ou seul les plus fort resteront.

Toutefois, Gntarl se devait constamment d'agir avec prudence avec lui car un seul faux pas et c'était la mort assuré pour lui. Car son maître avait beau tolérer sa présence et écouter quelque fois ses conseils. Il n'en restait pas moins à ses yeux une personne remplaçable et dans il ne lui serait pas difficile de supprimer si l'envie lui en prenait. C'était pour cette raison qu'à chacune des entrevues avec lui, il n'arrivait pas à se débarrasser de ce sentiment d'avoir une épée de Damoclès sur la tête. Si d'autre se retrouver tétaniser par la peur et donc inévitablement, se faisait tuer. Pour Gntarl, côtoyer le danger avait l'avantage de le galvaniser, le poussant à offrir le meilleur de lui. Personne ne saurait combien il adorait se retrouver dans cette situation ou frôler la mort le rendait euphorique, comme le serait un drogué ayant eu enfin sa dose.

Mais pour son bien-être et éviter de heurter la sensibilité de son maître, qui se contenterait simplement de le supprimer sans chercher à le comprendre. Il se devait de retrouver son calme et c'était urgent puisqu'il était à présent devant la porte derrière laquelle se trouver son maître.

Sachant que celui n'aimait pas attendre, Gntarl prit une profonde respiration avant de frapper et d'entrer dans la pièce qui se révéla être la salle du trône.

C'était un endroit assez grande et haute de plafond, qui pouvait accueillir une bonne centaine de personne. Deux cheminées de grande taille qui se faisaient face, avait été taillé à l'intérieur même des murs dans le feu vif, ne parvenait pas à chasser la température glaciale de la pièce. Plus que le froid ambiant, c'était la sensation quelque peu morbide que receler le lieu, qui avait était renforcer par le vide flagrant de l'endroit qui n'avait en tout et pour tout qu'un seul siège, placer à l'extrémité de la pièce entre deux immenses fenêtre, qui plonger le meuble dans leur ombre. C'était sans doute voulu dans le but que celui qui s'y assoit, puisse profiter de cet avantage, pour inspirer de l'inquiétude tout en permettant à la personne assise à dissimuler ses expressions.

Le trône appartenait aux dernier seigneur de la forteresse, ayant depuis longtemps perdu ses ornementations d'or et de pierre précieuse aux vu des encoches vides sur le bois à présent apparent, dans le côté rustique avait su le préserver des attaques de termites. Bien qu'en avait rajouté des d'étoffes précieux d'un rouge bordeaux ainsi que des coussins, pour le rendre confortable. Gntarl aurait bien aimé que son maître choisisse un autre siège plus digne de lui, tout comme cette forteresse qui était proche de la ruine. Heureusement que les serviteurs s'atteler à le restaurer et à réparer le plus urgents, sans quoi, cela ferait depuis longtemps qu'ils se seraient retrouver sous une tonne de briques et de pierre.

Il se rappelait clairement de ce jour, ou il avait tenté de faire entendre raison son maître, scandaliser par ses choix.

- Avec la puissance magique que vous disposez ainsi que l'immense armée qui sont sous vos ordres. Pourquoi ne vous êtes-vous ne pas emparer d'un royaume prospère ? Je sais que cela aurai été un jeu d'enfant pour vous.

- Es ce un reproche que j'entends sortir de ta bouche ?

Son maître lui avait parlé d'une voix bien trop calme et douce pour ses oreilles, prenant ce ton des plus trompeurs pour endormir la vigilance de l'interlocuteur tout en lui redonnant confiance en soi, sans qu'il ne se doute que le piège allez se refermer brutalement sur lui. Etant d'un niveau plus élevé que la normal, Gntarl pouvait se vanter de n'être jamais pris au dépourvu et pourtant la sonnette d'alarme dans sa tête lui indiquant un danger imminent, retentit bien trop tard pour lui. En effet, aussi vicieusement que pouvait être un serpent, l'aura du maître s'était rapidement déployé autour de lui pour le ligoter dans des entraves invisibles qui l'empêcha de bouger. Mais le plus dangereux, était celui qui était autour de son cou, dans la pression aller de manière croissant comme le ferait le vrai reptile lorsqu'il tenait sa proie. L'animal serait sans doute plus indulgent en donnant rapidement une mort rapidement, ce qui n'était pas le cas avec le maître qui prendrait un plaisir des plus pervers, à le regarder agoniser sous ses yeux à petit feu.

Une situation qui aller certainement se réalisé d'un instant à l'autre, pour la simple et bonne raison, qu'il avait outrepasser sa position en osant presque critiquer le maître, dans il avait oublié l'espace d'un instant, que son caractère était des plus lunatiques. Pour un oui ou un nom et sans aucune raison, il pouvait donner la mort à n'importe qui et ce n'était pas pour rien que bon nombre de personne étaient morte de sa main depuis qu'il s'était installé dans cette forteresse.

Dignement et malgré ses difficulté à respirer, il regarda sans faillir son maître dans les yeux, attendant calmement son sort. Celui-ci l'observa de ses yeux étranges ou le feu semblait y brûler, semblant chercher dans son âme des réponses qui apparemment furent suffisant pour le calmer car l'instant d'après, Gntarl se retrouva libre d'un seul coup.

- Je t'épargne pour cette fois ci Gntarl et je vais répondre à ta question. Si j'ai choisi cet endroit, c'est parce que c'est le reflet exacte de mon âme. Elle n'est plus aussi belle qu'autrefois mais possède toujours cette volonté indéfectible de rester debout. Et avec ma force et mon intelligence, je redonnerais à cet endroit sa splendeur d'antan et qui j'en suis sûr, plaira à ma femme.

- Votre femme ?! Je ne savais pas que vous étiez marié, maître.

- Oui, j'ai une épouse et elle se trouve quelque part dans ce monde. Je le sais et le sens, tout au fond de moi.

Son maître avait regardé au loin à ce moment-là, affichant à son plus grande surprise, de la mélancolie qui avait adouci son regard l'espace d'un instant. Cela l'avait beaucoup troublé sur le moment mais cela s'était rapidement dissiper lorsque son maître l'avait percé de son regard froid.

- A l'avenir, je te conseille de ne plus me faire ce genre de remarque car je ne serais pas aussi tolérant qu'aujourd'hui. Le mit il en garde avant de le quitter.

Ce fut l'unique fois où il fit référence à son épouse et Gntarl ne tenta pas de l'interroger sur ce sujet, qui était à son sens trop sensible sans y risquer sa vie. Car y avoir réchappé une fois, ne voulait pas dire qu'il pouvait à nouveau tenter de tirer à nouveau la queue du diable. Aussi se jura-t-il de toujours être prudent lorsqu'il était en présence de son maître.

Le bruit d'une porte qui s'ouvrait, le ramena au présent. Il vit entrer un homme aux court cheveux d'un brun terne, vêtu d'un ample manteau bleu sombre et d'un pantalon noir se terminant par des bottes. D'un pas assuré, il dépassa Gntarl pour ne s'arrêter qu'à droite du trône et posa son regard de glace sur lui.

- Gntarl ! s'adressa-t-il sèchement à lui en acquissent de la tête.

- Yuki ! répondit-il sur le même ton en faisant de même en le saluant.

Gntarl n'aimait vraiment pas ce type et il allait de même pour lui. Remarquant l'énorme hématome qui marquer sa joue droit, il ne pouvait s'empêcher de féliciter celui qui en était l'auteur, d'avoir su remettre à sa place ce petit prétentieux.

Yuki donnait l'illusion d'être dans la vingtaine alors qu'en réalité ce n'était rien de moins qu'un adolescent de très grande taille, qui possédait tous les défauts de la jeunesse. Il était insolent, trop sûr de lui et arrogant de surcroît, se comportant comme le serait un vrai morveux, à constamment lui chercher des problèmes.

Mais plus que son comportement envers lui qui l'horripiler, c'était le fait que son maître tolérer son franc parler sans subir les conséquences, à part quelque remontrance ferme lorsqu'il dépassait trop les bords. Une explication qui lui avait était fourni au fur et mesure qu'il les côtoyés tout deux. Gntarl avait fini par comprendre que tout deux entretenait une relation proche de celui que pourrait y avoir entre un enfant et son parent. Ce n'était pas le grand amour familiale ou l'en voyait parfaitement à travers les gestes de tendresses, tout l'amour que l'un ou l'autre se donner. Mais cette relation exister entre eux, à commencer par Yuki qui pouvait se montrer tête brûler parfois mais obéissez parfaitement au maître qui savait en quelque mots le calmer.

Quant au maître, la présence même du jeune garçon, avait des effets des plus bénéfique sur lui puisque cela le calmer. Il restait certes toujours dangereux mais toutefois, votre pourcentage de chance de survie en sa présence, augmenter grandement. Gntarl n'admettrait jamais de vive voix mais il était toujours soulager de voir Yuki lors de ses entretiens avec le maître.

Aujourd'hui, il s'étonna de ne pas voir arriver le maître. Pourtant, le bref appel par télépathie lui avait ordonné de se rendre ici au plus vite.

- Ou es le maître ? le questionna-t-il face à son absence

- Automne se repose dans ses appartements et il m'a laissé les pleins pouvoirs pour tout diriger. Donc, tu me dois obéissance jusqu'à nouvel ordre.

- Je proteste. Tu n'as pas l'étoffe d'un leader et je refuse de t'obéir !

- Si tu n'es pas content, tu peux toujours te battre contre moi pour avoir le poste.

C'était vraiment tentant pour lui d'accepter le défi que lui proposer Yuki. L'ancien Gntarl aurait saisi l'occasion pour administre une bonne raclée au petit qui n'aurait eu que les yeux pour pleurer, ce qui aurait été très jouissif pour lui. Ensuite c'était en véritable chef, qu'il guidera sa nouvelle troupe, composer d'une armée de fidèle comprenant des serviteurs et des soldats aguerri, avec lequel, il serait parti à la conquête du monde des cieux.

C'était un si beau rêve à ses yeux qui pourtant, ne pouvait que se transformer en un cauchemar puisque sa tentative ne serait qu'un échec qui ne pouvait que le mener à une mort certaine.

Cet échec se résumer au moins en trois points.

Premièrement. Même s'il était confiant en sa propre force, cela ne voulait pas dire pour autant qu'il pouvait gagnait contre Yuki. Celui-ci avait beau être jeune, cela ne voulait pas dire pour autant qu'il était assez stupide pour dévoiler l'étendue de ses pouvoirs. Il cachait si bien son jeu, que Gntarl n'était jamais parvenu à déterminer s'ils étaient de force égale. Mais vu sa proximité avec le maître, cela ne serait pas étonnant qu'il le dépasser largement.

En second. Gntarl aurait beau être aux commandes des troupes, cela ne voulait pas dire pour autant qu'ils l'écouteront sans l'accord du maître. C'était des êtres de chair et de sang, qui travailler et dormez comme toute personne normale. Pourtant ce n'était que le reflet d'une réalité plus sordide car si autrefois c'était des gens, ce n'était plus qu'à présent que des pantins sans âme qui bouger et agissait selon l'ordre donné en fonction de sa position. Il y avait certes dans le lot les soldats de l'armée dans une partie surveillé la forteresse tout en la protégeant d'une éventuelle attaque. Mais ce n'était qu'un infime pourcentage de soldat qui était en activité car le reste, dormez d'un sommeil profond dans le sous-sol. Un groupe à part qui ne s'animer que lorsque le maître avait recours à eux. En résumer et à l'exception des soigneurs et de scientifiques qui avaient été recruté pour une raison précise, tout le reste des gens étaient des marionnettes sans le moindre éclat de vie dans le regard. Gntarl en était resté admiratif, de voir combien son maître se révéler extraordinaire, en réussissant à maintenir un parfait lavage de cerveau sur tout un peuple. S'assurant ainsi leur fidélité éternelle sans les problèmes que pourraient causer les esprits rebelles, réalisant par la même occasion l'un de ses rêves les plus fous. Bien évidemment, il aurait aimé en être l'instigateur mais au final, n'être qu'un simple spectateur n'était pas pour lui déplaire car toute action entrepris par le maître Automne, n'échouer jamais.

Et la dernière raison qui pouvait faire échouer ses plans et dépasser largement les deux premiers points, se réduisait en seulement deux mots. Maître Automne.

Qu'importe combien il redoublait d'effort pour tenter de prendre le pouvoir, le maître aurait balayé le problème, d'un simple geste de la main car sa puissance était des plus hors norme. De plus, n'étant pas du genre à chercher à comprendre, il résolvait la situation en tuant la personne qui le gêner.

Gntarl aurait sans doute dû se plaindre directement à lui en se rendant vers sa chambre mais le risque n'en était que plus grand lorsqu'il dormait. De nature paranoïaque, il laissait toujours deux gardes poster devant sa porte, deux grands golems armés de lance et une multitude de protection magiques et de piège pour dissuader quiconque de le déranger. Certes, Gntarl était parfaitement capable de mettre à terre les golems parce qu'il connaissait parfaitement leur point faible. Mais les protections et les pièges, c'étaient une tout autre histoire. Leur création semblait novice et donc inoffensif en apparence mais en profondeur, c'était un tissage des plus élaborer et d'une telle complexité qui n'a jamais été vu jusqu'à ce jour. Bien qu'elle baignait de la magie même de son créateur, en sentait parfaitement que ce savoir de création n'appartenait qu'à une époque lointaine de la leur dans il lui était bien difficile de situer dans la trame de l'histoire. Mais si son utilisation à l'époque se voulait simplement paralysante, celui d'aujourd'hui en était bien différent, sur les pièges magiques. Les sorts affectaient par la magie du maître, s'était comme teinté de noir pour les rendre dangereux et surtout mortelle. Gntarl n'avait fait qu'effleurer l'un d'entre eux, par pur curiosité mais il l'avait vite regretté. Le piège avait tenté de lui arracher son âme qui avait bien souffert et dans il lui avait bien difficile malgré sa volonté, de maintenir dans son corps. S'il n'avait pas eu le réflexe de faire un bond en arrière, il ne serait plus là à l'heure actuelle à avoir cette conversation avec Yuki. Cela n'avait duré qu'une seconde mais pour lui ce fut suffisant pour en garder des marques de traumatise qui l'avait laissé tremblant et effrayé.

Ce n'était que le premier des pièges qui avaient été place mais Gntarl ne renouvela pas l'expérience car les autres semblaient tous aussi dangereux que le premier.

Au vu du sourire narquois que lui adresser Yuki, celui-ci avait rapidement compris que face aux alternatives qui lui était offert, une seule était possible.

- Alors j'attends ta réponse !

- J'accepte, marmonna-t-il à contre cœur avant de terminer presque en sourdine l'insulte qui lui bruler la langue, sale cafard !

- Je n'ai pas bien entendu là ?

- Je disais que je t'accepte comme chef temporaire et je voulais savoir par quoi, vous voulez commencer.

- Bien, dit-il avec un sourire satisfait de voir Gntarl se plier à ses ordres avant de faire apparaître dans sa main un calepin et un crayon, qu'il feuilleta en se laissant tomber sur le trône.

Même si Gntarl ne l'aimait pas, il appréciait toutefois le côté organiser du garçon qui ne quitter jamais son calepin rempli de note, lui permettant de ne pas oublier le moindre détail.

- Es ce que tes fournisseurs à enfin daigner nous livrer la marchandise ?

- Oui et j'ai leur ai bien fait comprendre que ce genre de retard de leur part, ne sera plus à l'avenir tolérer sans qu'ils ont subisse les conséquences.

- Très bien. Très bien. A combien s'élève le nombre de marchandise réceptionner ?

- A l'origine, il était prévu une bonne quarantaine mais notre fournisseur à rajouter une quinzaine de plus en guise d'excuse.

- D'accord. Acquis-t-il tandis qu'il annota quelque chose dans son calepin. Ce surplus va grandement satisfaire Automne et j'espère que tu as inspecté la marchandise avant de l'accepter.

- Oui. J'ai moi-même tenu à le faire et la qualité est bien meilleure que le dernier en date.

- Cela est dans ton intérêt que ce soit le cas car si ce n'est pas le cas…

Yuki laissa en suspens sa phrase sachant parfaitement ce qu'il sous entendait derrière.

- Tu n'as pas à me menacer Yuki. Je sais parfaitement qu'elles sont les risquent que j'encoure si le maître n'était pas satisfait.

- Soit. Passant au sujet qui m'intéresse. Comment se porte notre prisonnier ?

- Aussi bien qui peut l'être vu qu'il est toujours endormi, enfermer dans son caisson de verre. Cependant en m'a fait part d'une forte activité cérébrale qui n'a duré que quelque seconde mais qui s'est répéter au moins encore plusieurs fois sur différente heures.

- Je vois. As-tu les heures des deux dernières activités ?

- Oui. Il y a eu une première fois, une activité à six heures, puis à six heures quinze. C'est court certes mais suffisant pour que quelqu'un ai pu faire un voyage dimensionnel. Si le maître m'en donner l'autorisation, je suis certains de parvenir à connaître l'identité du voyageur.

- Si tu insinues par-là, quand t'accorde le droit de faire des expériences sur notre prisonnier pour parvenir à le localiser. Tu peux oublier tout de suite, Gntarl.

- Bien que Maître Automne a été bien éclairé de capturer Gass et d'en faire l'une de nos sources principales pour voyager à travers les dimensions. Je trouve dommage qu'il ne soit relégué que comme un simple intermédiaire pour nous ouvrir une porte sur d'autre monde. Si cela ne tenait qu'à moi, je ferai tout mon possible pour exploiter tout le potentiel que recel son corps.

- Comme d'habitude, tu vises toujours trop haut sans penser aux conséquences de tes actes. Si cela n'avait tenu qu'à Automne, il t'aurait tué car il n'aimerait pas ton idée. Mais comme je sais que tu vas revenir me harceler pour tenter d'obtenir de moi à l'usure, une autorisation. Je vais t'expliquer une bonne fois pour toute, pourquoi Automne et moi, refusant ton idée.

Yuki referma d'un coup sec son calepin, un brin agacer par l'attitude casse pied de Gntarl qui trop fixer sur son idée, ne voyait pas les effets négatifs qui aller grandement faire souffrir Gass.

- Automne connait parfaitement les avantages que pourrait nous apporter Gass. Mais s'il a tenu à le restreindre à un unique usage, c'est pour le préserver. Tu as bien vu comme moi, qu'à chacune de nos opérations d'invasion, cela épuise totalement le prisonnier et après cela lui prend au moins deux semaines pour se rétablir et être aux maximum de ses capacités.

- Eh bien, nous aurons qu'à trouver d'autre. C'est bien pour ça que le maître ta confier la mission de capturer le disciple de Gass. Sachant que je n'ai pas entendu qu'un nouveau prisonnier serait dans nos geôles, tu aurais apparemment échoué.

- Surement pas ! s'indigna-t-il face à son accusation. Automne m'a rappelé au bien mauvais alors que j'étais à deux doigts de l'attraper !

- Ce n'est qu'un prétexte comme un autre venant de toi, alors que c'est une mission si facile.

- Dans ce cas, tu n'as qu'à le faire à ma place ! En verra bien si c'est facile que ça !

- J'accepte. Vu qu'en me refuse de faire des expériences sur Gass, j'espère au moins qu'avec ce futur prisonnier, en me permettra d'en faire sur lui.

- Si tu arrives, j'appuierai ta demande auprès d'Automne.

- Alors, c'est comme si c'était fait, dit-il d'un air satisfait face à cette promesse que Yuki saurait parfaitement tenir. Si vous n'avez plus besoin de moi, je vais de ce pas préparé mon départ. Je serais absent au maximum une semaine mais je vous tiendrez au courant de mon avancer.

Yuki lui adressa un vague geste de la tête et attendit que Gntarl ait refermé derrière lui la porte, pour enfin se lever de son siège ou il y abandonna son calepin. Se sentant quelque peu distrait, il se contenta de regarder à travers la fenêtre le paysage désoler qui s'offrait à perte de vue devant la forteresse.

Une vision certes sinistre aux yeux des autres mais qui pour lui, semblait être le reflet même de son cœur vide de sentiment tandis que son âme n'était plus qu'un livre aux pages d'un blanc infini. Cela avait été ainsi, depuis ce jour maudit qui avait bouleversé sa vie, le laissant presque mort avec un trou dans son cœur qui le fermer depuis à toute forme de sentiment. Son âme n'avait pas été épargnée puisque tout un pan de sa vie avait été effacé de sa mémoire. Seule Automne parvenait à y subsister et le maintenait dans la réalité même s'il avait l'impression. Tout au long de son rétablissement, il s'était tenu à ses côtés et ce fut de manière aussi naturel que cela lui était sorti de la boucle, que Yuki l'avait considérer comme son père. Pourtant, cela ne l'avait pas empêché de toujours ressentir ce vide en lui, lui donnant parfois l'impression constant d'être devenu l'une des nombreuses marionnettes qui gravité autour d'Automne. Si cela était le cas, pourquoi alors feindre de ne pas en être, en exprimant le bon sentiment selon la situation, comme pour dissimuler ce défaut. Cela ne le forcer en rien puisque ses seuls interlocuteurs étaient Gntarl et son père, puis que le reste des habitants se contenter simplement d'obéir aux ordres. De plus, il ne cherchait pas vraiment de compagnie, appréciant d'avantage le silence en étant seul.

Pourtant malgré lui, Yuki s'astreignait à poursuivre cette comédie, pour préserver encore ce lien tangible que le rendait encore humain. Car il n'était pas loin, de devenir un être insensible et les faits étaient là pour le prouver, comme lorsqu'il avait découvert la nature même des marchandises que Gntarl réceptionner deux fois par mois et qui s'avéra être des êtres humains. Un trafic dans Automne avait tout fait pour l'en préserver, comme pour le sauvegarder encore dans un cocon d'innocence, dans un geste d'humanité qui s'était éveillé en lui.

Pourtant, cette innocence s'était depuis longtemps envolé, tout comme la pitié, qu'il n'était pas parvenu à ressentir en face de ces prisonniers qui gémissaient et le suppliaient de les libérer. Yuki s'était simplement contenté de leur tourner le dos, sans le moindre remord, même en sachant que le sort qui leur était réserver, ne leur accorder aucun avenir.

Bien que son père Automne n'était pas vraiment quelqu'un de très démonstratif en termes de sentiment et était de nature quelque instable. Il s'était toutefois inquiéter à son sujet et ce fut sans doute pour cette raison qui lui avait donné pour mission de capture le disciple de Gass. Un moyen pour le tenir éloigné de la forteresse tout en lui changeant les idées. Ce qui n'avait pas pour autant changer grand-chose à son état même s'il avait ressenti un bref agacement, à chaque fois que sa proie lui filer entre les doigts.

Mais dès lors que son père l'avait rappelé auprès de lui pour attaquer un bâtiment du royaume de Célésias. Sa vie avait pris un tout nouveau sens.

Les choses se présentaient bien au tout début, surtout face au mec en bleu qui avait été comme même tenu face à lui. Un visage certes familier qui avait quelque peu titillé sa conscience mais pas suffisamment pour arrêter son geste qui devait sceller son sort.

Son attaque aurait dû lui accorder la mort qui lui revenait de droit en tant que guerrier, une mort toute somme honorable vu sa position. Pourtant, quelqu'un était intervenu dans cette sentence, encaissant toute l'attaque pour lui éviter ce sort. Yuki en avait été un brin énervé face à cela car il n'aimait pas que ses plans soient déjoué de la sorte et cela aller le retarder, lui qui pensait retourner rapidement auprès de son père.

Mais la vue de la jeune femme qui lui faisait à présent face, prêt à se battre contre lui, provoqua littéralement un tremblement de terre en lui. Ce n'était pas sa force, qui était loin d'être insignifiant en soit, qui était parvenu à le perturber. Ce fut d'avantage son visage et particulièrement ses yeux mordorée, si familier pour lui, que cela trouva une forme d'écho dans sa mémoire vide. Complètement tétaniser, il était submergé par les bombardements intempestif de son cœur qui s'était comme réveiller d'un long sommeil et qui à présent, surcharger son corps de sentiment à la fois doux et mélancolique. C'était si troublant pour lui de ressentir à nouveau et cela grâce à cette jeune femme, que son instinct le poussa à tendre la main vers elle, dans le but de se convaincre que ce n'était pas l'illusion d'un de ses fantasmes.

Si pour lui, son geste semblait être des plus innocents, vis-à-vis de la jeune femme, elle le prit comme une attaque personnel et donc répliqua violement contre lui, en lui assénant un coup de poing dans la force fut telle, que cela réussit à le sonner et le ramener brutalement à la réalité.

Dans ce simple geste, Yuki comprit qu'aucun autre contact n'était tolérer entre eux car avant tout, ils des ennemis. Le visage de la jeune femme affiché clairement son attention de le combattre, dans le but était évidemment de protéger l'homme à ses pieds.

Comprendre cela, eut pour effet de faire ressentir une foule de sentiment contradictoire en lui, comme la colère et surtout la jalousie face à l'attachement de l'inconnue pour cet homme. Les sens trop à vif par cette surcharge de sentiments à laquelle il avait du mal à s'adapter, Yuki préféra quitter les lieux pour éviter tout acte irréfléchi qui aurait sans doute mis à terme, toute possibilité de se lier avec la jeune femme à laquelle il lui adressa une sorte de promesse.

« Aujourd'hui je pars mais sache que je reviendrais pour toi ! »

Oui, dans un jour à venir, il reviendrait auprès d'elle car elle était sans doute la clé qui lui permettra de lever un voile sur sa mémoire perdu. Reste à savoir qu'elle serait sa place exacte dans sa vie.

Quelque chose aussi avait bouleversé son père, qui en plus d'être rentré un peu plus tardivement à la forteresse, était depuis devenu bizarre. Il semblait distrait et rechercher d'avantage le repos puisqu'il s'enfermait le plus souvent dans sa chambre. Apparemment, son dernier combat l'avait beaucoup affecté de bien des manières même s'il avait voulu temporiser les choses avec lui en prétendant le contraire pour ne pas l'inquiéter. Aujourd'hui, il lui avait littéralement confié la gestion de leur troupe, ce qui avait beaucoup surpris Yuki.

- Je sais que tu es parfaitement capable de me remplacer, fils.

Il était rare que son père s'adresser à lui ainsi et la situation devait être importante à ses yeux pour qu'il le fasse.

- Mais je…pour combien de temps, père ?

- Laisse-moi, juste cette semaine. J'en ai besoin pour réfléchir et faire le point.

- Le point sur quoi père ?

Son père l'avait longuement regardé dans les yeux, posant sa main sur sa tête pour caresser ses cheveux.

- Je sais que ces derniers temps, j'ai été en dessous de tout et que tu t'es quelque peu inquiéter à mon sujet. Cela m'est difficile pour l'instant de te l'expliquer mais je te promets que passé ce délai, tout s'arrangera pour le mieux. Te sachant à la tête de notre clan, je pourrais calmement me reprendre en main.

- …Je…tu peux compter sur moi, père !

- Merci pour tout Yuki. Je ne pouvais rêver meilleurs fils que toi.

Yuki avait parfaitement senti toute la confiance que lui porter son père, qui depuis s'était enfermé dans sa chambre. Pour faire honneur à cette confiance, le jeune homme allait pleinement assurer sa fonction temporaire pour que son père puisse être fier de lui. Ses projets qui viser la jeune inconnue était sans doute repousser à plus tard mais il saurait être patient. Car dès le retour de son père, la chasse pouvait commencer pour lui, avec pour objectif de ramener par la force s'il le fallait, la jeune femme à la forteresse. Car tout deux avaient beaucoup de chose à se dire.

A suivre...