Chapitre 26
Aria
On en peut trouver une pratique, par laquelle, connaissant la force et les actions du feu, de l'eau, de l'air, des astres, des cieux, et de tous les autres corps qui nous environnent, nous les pourrions employer en même façon à tous les usages auxquels ils sont propres, et ainsi nous rendre comme maîtres et possesseurs de la nature. (Descartes)
Certains enfants sont élevés, d'autres sont éduqués, et d'autres encore sont dressés. Mais ces méthodes ont fait leur temps, et se sont avérées inefficaces. Nous, enfants de la Terre, avons eu la chance d'être confiés à la garde attentive du seigneur Kun-Huan, fils ainé de Zei-Huan. Pour eux, il avait un grand projet, une grande idée qui lui avait été inspirée par les leçons du très éclairé professeur Mend de L'université de Bah-Sing-Se.
Pas d'éléments, seulement des composantes. Pas de barrières génétiques ou spirituelles à la maitrise, seulement cette damnée éthique.
Mais une guerre est une guerre, et chacun cherchait en secret un moyen d'y mettre un terme… à son avantage. Ainsi Kun-Huan avait-il conclut, bien avant la princesse Azula, un marcher avec Long Feng. Dix enfants seraient drillés, entrainés, drogués jusqu'à ce qu'ils atteignent le niveau de maitrise attendu, envisagé, espéré : la maitrise du métal et celle des os. Quatre n'ont pas survécu, mais les plus persistants parvinrent à satisfaire leur bienfaiteur.
Huan trahit Long Feng en même temps qu'Azula, et partagea avec elle les ficelles de son grand plan. Elle approuva, toujours égale à elle-même: précisément démoniaque, parfaitement égocentrique.
Au fil des années, nous avons acquis une meilleure compréhension de notre élément et de ce qui le composait, nous avons appris à le trouver même dans des lieux insoupçonnés, et à force de volonté, nous sommes parvenus à le maitriser comme nul autre avant nous.
L'exemple de Toph Bei-Phong, relaté par les rumeurs et répétés par les rapports détaillés d'agent-espions, donna l'idée à l'une de ces enfants de se brûler les yeux à l'age de dix ans.
J'ai ainsi atteint la très enviable faculté de sentir la terre, et de savoir par elle ce qui traversait les personnes auxquelles j'étais confrontée : s'ils mentaient, s'ils espéraient, s'ils aimaient, s'ils trahissaient… Aucune émotion n'est à l'abri de ma conscience, et toutes vos pensées, même les plus amères, et surtout les plus inavouables, me sont instantanément révélées. C'est un délice que d'ébranler vos somptueuses barrières.
Et nous voici, rendant grâce à celle qui nous a permis de vivre et d'explorer plus avant nos facultés, et procédant pour elle à quelques chantages, séquestrations et exécutions capitales. Quatre agents seulement demeurent, leur nombre encore diminué de deux têtes, mais prêts à achever leur mission, et à prendre en main la formation d'orphelins, pour qu'une armée d'agents spéciaux du Dai-Li voie le jour, plus puissants et performants que ceux que Kyoshi avait elle-même entrainés, et, bien entendu, aussi disposés que la génération précédente à obéir à quiconque pourrait se payer leur services.
Quatre agents, Aria, Yo, Leng et Tchâh, portant fièrement le blason mégalomane de Mend, la main qui tient le monde, sans peut-être en comprendre le sens. Tous les engrenages sont en place, il ne reste qu'une chose à faire : TUER.
Et c'est avec un certain plaisir qu'ils s'attèlent à cette tâche.
Vous voici à notre merci… dommage. Nous sommes comme la roche : sans pitié, sans cœur, et sans merci.
AN: Voilà pour répondre à quelques questions.
Prenses556 - Je voulais que Maneka ait une force que Katara n'a pas. Katara n'aurait pas fait mourir Saji, même pour abréger ses souffrances, même pour lui permettre de "rejoindre" celui qu'elle aimait. Katara a trop de respect pour la Vie là où Maneka a agit uniquement selon la volonté de Saji.
