Repost du 10/01/2017 : j'ai décidé de reposter tous les chapitres pour corriger quelques erreurs ou maladresses de traduction ! J'espère que la lecture sera plus fluide, et qu'il y aura moins de coquilles/erreurs de frappe.

SevLiLyHarry


Voilà le chapitre 26 !

Bonne lecture, et n'hésitez pas à me dire ce que vous en pensez !


Harry ne savait pas exactement pourquoi ses yeux picotaient. Il soupira et essuya rapidement toute trace d'humidité présente sur son visage à l'explication du maître des potions, avant d'attraper l'enveloppe emplie de photos.

"Vous pourrez regarder le reste des photos plus tard, M. Potter," Snape interrompit soudainement les actions de Harry, gardant son ton laconique. "Maintenant, vous avez une retenue à servir."

Harry dut faire de son mieux pour refréner un autre soupir.

"Oui, monsieur," répondit-il finalement. Il remit à contrecœur les photographies dans l'enveloppe, et tenta de la rendre à Snape.

"Mettez l'enveloppe dans votre cartable, M. Potter. Elle est à vous," dit l'homme dédaigneusement, faisant un geste avec sa main.

Harry était stupéfait. Il n'aurait jamais imaginé que Snape allait vraiment lui laisser les photos. Il avait pensé que l'homme ne lui laisserait que les regarder.

"Mais monsieur, ce sont vos phot…"

"J'ai suffisamment de photographies, Potter," interrompit brusquement le professeur. "J'ai aussi le luxe de souvenirs, alors que vous non. Les photos sont à vous. Maintenant, rangez-les, et nous pourrons commencer votre retenue."

Le visage d'Harry s'éclaira d'un sourire alors qu'il se précipitait vers son sac pour ranger son nouveau trésor dans la poche avant.

"Merci beaucoup, monsieur," dit le garçon, toujours souriant. "Je vous remercie. Cela signifie vraiment beaucoup pour moi."

Snape balaya la reconnaissance d'un geste de main, puis agita sa baguette vers le placard au fond de la pièce.

Il s'ouvrit presque immédiatement pour révéler des étagères et des étagères de flacons, de gobelets et des bouteilles de potion sales.

"Je suppose que vous êtes en mesure de deviner ce que sera votre tâche ce soir, M. Potter?" Demanda Snape, souriant au regard de dégoût sur le visage du jeune Gryffondor.

"Oui, monsieur," répondit Harry mélancoliquement, avant de commencer.


Severus regarda le garçon rassembler la verrerie dans ses bras et se diriger vers l'évier. Il renforça ses boucliers d'Occlumencie pendant un moment, repoussant les émotions et lissant son expression.

L'homme ne parlait jamais de Lily Evans. Avec personne. Et pourtant, il venait juste de le faire avec nul autre que Harry Potter, chose qu'il s'était promis de ne jamais faire.

Et pourtant, ca avait été presque facile. Les yeux du garçon avaient été brillants d'excitation en entendant l'histoire de Severus. Et pendant un moment, ca avait presque été comme si Lily n'avait pas disparue. Parce que pour un moment, pour seulement une fraction de seconde, Severus avait presque pu la voir dans le visage et l'expression de son jeune fils.

Severus supprima l'envie de soupirer, et se trouva tout à coup à se poser la question de la sagesse à révéler une histoire personnelle à l'enfant. Pendant plusieurs minutes, il regarda la nuque du jeune Gryffondor, pensif.

Et puis un bruit fracassant troubla soudain le silence dans la salle de classe, et interrompit ses pensées.

"Je suis désolé, monsieur. Je suis désolé," Harry commença immédiatement à présenter des excuses, se baissant pour ramasser les éclats de verre qui venaient de tomber.

"Enfant inconscient! Laissez-cela," dit Snape avec force tout en se levant et se précipitant vers l'évier.

Il pointa sa baguette sur les brisures qui jonchaient le sol, et en un instant, les fioles furent complètement réparées et furent remises sur le comptoir à côté des autres fioles.

Et puis il se tourna vers Harry.

"Ne vous a t'on jamais dit de ne jamais ramasser le verre brisé avec vos mains?" demanda le professeur.

Harry recula. "Non, monsieur," répondit-il doucement. En fait, la tante Pétunia lui faisait ramasser le verre sur le plancher. A plus d'une occasion.

"Je ne peux pas vous entendre," grogna pratiquement Snape.

"Non, monsieur," Harry avait parlé un peu plus fort, et sursauta à nouveau quand le professeur tendit soudain la main pour saisir son bras.

"Est-ce que vous vous êtes coupé?" Snape demanda alors, ses yeux inspectant attentivement la main de l'enfant.

Harry commença à secouer la tête. Mais alors, il aperçut le petit filet de sang couler dans sa paume.

"Oh," fut tout ce qu'il put dire.

"Oh, en effet," grogna Snape, faisant rapidement faire venir une potion de l'autre côté de la pièce. "Eh bien, je dois dire, M. Potter, que votre absence totale de sens commun est vraiment étonnant."

Harry ne répondit pas, mais siffla simplement de douleur quand l'homme versa une potion sur sa blessure, la nettoyant.

"Je suis désolé," répéta Harry, en regardant la baguette de Snape suivre soigneusement la coupure fine, qui se referma.

"Cela devient une habitude pour vous, n'est-ce-pas pas, Potter?" Demanda Snape, laissant enfin tomber la main du garçon.

Harry fronça les sourcils. "Monsieur?"

"Ceci est la troisième fois que j'ai à guérir une de vos blessures depuis que l'année scolaire a commencé, M. Potter," répondit fermement Snape.

"Désolé, monsieur," répéta Harry encore une fois, poussant sa main récemment guérie dans sa poche pour serrer la photo qui se tenait là.

"Vous commencez à ressembler à un perroquet, Potter," répondit Snape d'une voix coupante. "Il suffit de penser avant d'agir, et vous n'auriez pas ces problèmes."

"Oui, monsieur," répondit Harry, se sentant mal à l'aise sous le regard de l'homme.

"Est-ce que votre main vous fait encore mal?" demanda alors Snape.

"Non, monsieur. Je ne sens plus rien."

"Dans ce cas vous pouvez retourner au travail," dit rapidement le professeur, tournant sur ses talons pour retourner à son bureau.

"Merci," dit doucement Harry.

L'homme fit une brusque pause, et le silence régna dans la salle. Puis le maître des potions tourna légèrement la tête et donna un coup sec de la tête d'acceptation.

Harry relâcha alors sa respiration, et se tourna vers l'évier.


"Professeur?"

"Qu'y a-t-il, Potter?" Demanda Snape, se frottant les yeux avec une main en levant les yeux de l'essai qu'il était en train de corriger.

"J'ai terminé, monsieur," dit rapidement Harry, sentant l'irritation de l'homme.

Snape regarda vers l'évier pour vérifier que la tâche du garçon était, en effet, terminée.

"Vous pouvez y aller, Potter," dit alors Snape.

Et Harry se dirigea immédiatement vers son sac d'école pour le soulever et le mettre à son épaule.

"Monsieur?" demanda tout à coup Harry, avant qu'il ne puisse perdre son courage.

"Qu'y a t'il, M. Potter?" Snape avait l'air exaspéré. Pourquoi le garçon ne partait jamais quand on le lui disait?

Harry déglutit avant de répondre. Il n'y avait pas de retour en arrière possible. "Comment était ma mère?"

La pièce était silencieuse.

Et puis Snape le fixa avec un regard meurtrier.

"Combien de fois devrons-nous avoir cette conversation, Potter?" demanda l'homme "Je n'aurai pas cette discussion avec vous."

"Mais pourquoi?" contesta Harry sans vraiment réfléchir. Ce n'était pas juste. Snape connaissait si bien sa mère. Pourquoi ne voulait-il pas partager une partie de sa connaissance?

"Tout membre du corps professoral de cette école peut vous parler de votre mère, M. Potter. Je vous suggère de leur demander."

Harry se mordit la lèvre, en pensant à la meilleure façon d'y répondre. Il avait une idée. Il espérait juste que cela fonctionnerait.

"Je ne pense pas qu'aucun d'entre eux en savent autant sur elle que vous, monsieur."

Snape résista à l'envie de rouler ses yeux. Le garçon pensait vraiment qu'il allait tomber si facilement dans ce piège?

Mais alors Harry parla à nouveau.

"Je sais déjà un peu de choses sur mon père. Je sais qu'il était un grand joueur de Quidditch. Et qu'il était vraiment intelligent"

Snape fit un bruit à cela, quelque chose entre une toux et un grognement.

"Est-ce que ma mère était intelligente?" demanda alors Harry.

"Bien sûr qu'elle l'était," répondit Snape sèchement, avant qu'il ne puisse s'arrêter. "Elle était parmi les personnes les plus intelligentes que je connaisse."

Un petit sourire traversa le visage d'Harry à cela. "Quel était sa matière préférée?"

Se rendant compte qu'il avait été manipulé pour qu'il réponde, Snape considéra de refuser une réponse au petit morveux. Mais alors son regard croisa brièvement ces brillants yeux émeraudes.

Et il se trouva à offrir une réponse.

"Elle était plutôt habile en Sortilège," commença le maître des potions. Puis il sourit. "Bien sûr, elle appréciait également les Potions."

"Les Potions?" Répéta Harry, en faisant une grimace.

Snape leva les sourcils. "Y a t-il quelque chose de mal avec les Potions, M. Potter?"

"Non, monsieur," répondit Harry rapidement. "C'est un sujet fascinant. Vraiment. Était-elle première de classe?"

"Quelque fois," répondit Snape. "Nous étions tous les deux en compétition pour cette première place."

"Et elle vous a battu?" Demanda Harry, surpris, avec un petit peu de fierté évidente dans sa voix.

"Quelque fois, M. Potter," répéta l'homme. "Seulement quelquefois."

Le sourire d'Harry s'élargit. "Wow."

Un sentiment étrange traversa alors l'austère maître des potions. Mais avant qu'il ne puisse trop insister sur ce que c'était, il racla rapidement sa gorge et renforça ses boucliers d'Occlumencie encore plus loin afin de le supprimer.

"Vous devriez partir maintenant, M. Potter. Il se fait tard."

"Oui, monsieur," dit Harry, regardant par-dessus l'horloge sur le mur du cachot. "Bonne nuit Monsieur."

"Bonne nuit, M. Potter."


Harry était de bonne humeur le samedi matin suivant au petit déjeuner. Il prit même une ration supplémentaire d'œufs dans son assiette à la demande pressante d'Hermione.

"Ton appétit va mieux aujourd'hui." nota la jeune fille avec satisfaction.

Harry haussa les épaules, mal à l'aise avec le sujet de conversation.

Heureusement, Ron changea bientôt de sujet. "Regarde, Harry. C'est Hedwige,"

Harry leva les yeux, juste à temps pour voir sa chouette des neiges atterrir à côté de la cruche de jus de citrouille.

"Bonjour, ma fille. Comment vas-tu?" Demanda Harry avec enthousiasme. "Tu ne devrais pas te reposer dans la volière?"

Hedwige donna un bruit désapprobateur et pinça fortement le doigt d'Harry.

"Aïe! Ok, ok. Je peux voir que tu vas mieux. Pas besoin de me mordre!"

Hedwige laissa échapper un autre hululement, plus doucement cette fois. Puis elle tendit sa patte à son maître.

Les sourcils froncés, Harry détacha le petit billet de la patte de son hibou.

"Qu'est-ce que c'est?" Demanda Ron, en prenant une bouchée énorme d'une pomme.

"Je ne sais pas," répondit Harry distraitement, en lançant à sa chouette un regard d'excuse. "Désolé, ma fille. Je ne savais pas que tu venais ou j'auraist apporté des friandises."

Hedwige pencha la tête sur le côté, dans l'expectative.

"Oui, j'en amènerai un peu pour le déjeuner", promis Harry. "Tu dois juste me promettre de te ménager."

Apparemment satisfaite de cette réponse, Hedwige lança un dernier hululement avant de s'envoler. Et Harry la regarda un instant grimper hors de la Grande Salle.

Soupirant alors, il se retourna vers le petit billet et le déroula enfin.

M. Potter,

Merci de venir à l'infirmerie après le petit déjeuner afin que je puisse effectuer votre premier bilan hebdomadaire. - M. Pomfresh

Et juste comme ça, la bonne humeur d'Harry s'évapora. Il mit le petit morceau de papier à côté de son assiette et poussa dédaigneusement son petit-déjeuner. Il ne voulait pas que Madame Pomfresh lui fasse un bilan de santé. Et si elle décidait de lancer un sort de diagnostic plus profond sur lui cette fois-ci? Il frissonna à cette pensée.

"Eh Bien?" insista Hermione. "Qu'est-ce que c'est?"

"Une note de Madame Pomfresh," répondit Harry simplement. "Je suis censé la rencontrer après le petit déjeuner."

Puis, avant que soit Ron ou Hermione ne puisse répondre, Fred et George étaient sur eux, portant tous les deux leurs balais et rayonnant de joie.

"Vous venez?" demanda Fred au trio.

"Où?" Demanda Ron, toisant ses frères avec méfiance. Qu'avaient-ils l'intention de faire?

"La grande course, bien sûr!" s'exclama George.

"Sur le terrain de Quidditch!" continua Fred.

"Quoi?" demandèrent Ron et Harry à l'unisson.

Les jumeaux se lancèrent alors des regards identiques d'exaspération, avant d'offrir une autre explication.

"Toutes les équipes de Quidditch se réunissent ce matin pour une course sur le terrain de Quidditch," dit finalement George.

"Comment ca se fait que vous ne savez pas cela?" demanda Fred, en secouant la tête.

"C'était censé être un secret," fit la voix d'Olivier, tandis que le capitaine de Quidditch se dirigeait vers le groupe. "Vous savez tous les deux que Harry n'est pas autorisé à voler sur un balai en ce moment. Je ne compromettrai pas sa place dans l'équipe! Et pour votre information, ce n'est pas une course. C'est un entraînement de Quidditch commun. Pour promouvoir l'unité des maisons. C'était l'idée de Dumbledore. "

Les jumeaux échangèrent des regards significatifs.

"Bien sûr, Olivier," dit Fred avec un sourire.

"Tout ce que tu veux," avança George. "Mais nous savons tous que tu ne permettra pas aux autres équipes de Quidditch de voir nos nouvelles stratégies de jeu."

"Ce qui est la raison pour laquelle nous allons avoir un autre entraînement plus tard cet après-midi," répondit Olivier avec un haussement d'épaules.

"Je n'ai pas été interdit de regarder le Quidditch, Olivier," parla soudainement Harry, croisant ses bras alors qu'il foudroyait du regard le sixième année.

"Je le sais. Je ne veux pas que tu sois tenté de participer-"

"Je ne le serai pas," l'interrompit Harry, se mettant brusquement sur ses pieds. Je veux venir regarder ".

"Mais Harry," dit Hermione, pointant le message abandonné sur la table. "Tu es censé aller après le petit déjeuner..."

"Mais je vais aller après le petit déjeuner, Hermione," raisonna Harry. "Une heure à partir de maintenant sera certainement après le petit déjeuner."


Severus marchait rapidement le long des couloirs, en direction de l'infirmerie. L'École avait ouvert ses portes il y a seulement quelques semaines, et déjà Madame Pomfresh l'avait appelé, dans le besoin de plus de potions.

C'était vraiment remarquable le nombre de blessures et de maladies que les étudiants pouvaient avoir dans un aussi court laps de temps, ne put s'empêcher de penser le maître des potions. Il était à moitié convaincu que les petits scélérats le faisaient exprès, pleinement conscients de tout le travail supplémentaire que cela signifierait pour lui.

Il arriva à l'infirmerie et poussa les portes. Une fois à l'intérieur, il repéra immédiatement Madame Pomfresh au bout de l'infirmerie vide, faisant l'inventaire de son cabinet de médecine et qui prenait des notes sur un morceau de parchemin qu'elle tenait à la main.

"Bonjour, Poppy," dit Severus, s'avançant plus loin dans la pièce.

"Oh, Severus, Dieu merci. J'ai presque terminé ma liste pour vous."

Severus passa devant tous les lits vides jusqu'à ce qu'il se tienne à côté de la médicomage, en jetant un coup d'œil à l'intérieur de l'armoire en attendant que Madame Pomfresh termine.

"Voilà," dit la femme un instant plus tard, en passant le parchemin au maître des potions.

Severus hocha la tête en regardant la liste. "Je vais commencer tout de suite."

"Merci, Severus. Je ne sais pas ce que je ferais sans vous."

"Je suis sûr que vous géreriez très bien, Poppy," répondit Severus, pliant le parchemin, et en se retournant pour partir. "Bonne journée."

"Oh, Severus?" demanda la médicomage. "J'imagine que vous n'avez pas vu M. Potter ce matin, si?"

Severus fronça les sourcils en se retournant. "Non pourquoi?"

"Je lui ai envoyé un message ce matin pour qu'il vienne me voir après le petit déjeuner et il n'est toujours pas venu" expliqua la femme.

En à peine plus d'une seconde, l'expression du visage de l'homme passa d'agréable à menaçante. "Est-ce vrai?" il avait pratiquement grogné.

"Voyons, Severus. Ne sautez pas à des conclusions-"

"Il est difficile de ne pas le faire avec ce garçon, " interrompit l'homme. "Il y a un entraînement de Quidditch conjoint entre toutes les équipes ce matin. Je serais prêt à parier tout mon coffre à Gringotts que c'est là qu'il se trouve."

Poppy fronça les sourcils. "Vous ne pensez pas qu'il -"

"Si, je pense au contraire qu'il est certainement en train de voler sur un balai," Severus termina sa pensée en se dirigeant vers la porte.

Et avec cela, il était parti, et Poppy Pomfresh ne pouvait pas s'empêcher de se sentir désolée pour le jeune Harry Potter.

Pour son bien, elle espérait vraiment que le garçon ne volait pas sur un balai.