Hello ! Enfin un chapitre qui va vous apporter des réponses ! J'ai adoré l'écriture juste pour la scène de fin que j'imaginais très clairement depuis le début.
Kama-chan59 : Salut ! Merci :) Mon sadisme se réveille dans ce chapitre, mais je pense que ça reste soft par rapport à ce que j'ai déjà pu écrire (tout est dans le titre du chapitre XD). Bisou à toi aussi !
Bonne lecture !
Chapitre 26 : Very bad trip
Seijuro avait eu une journée épuisante. Toute la journée, la seule chose qui lui avait permis de garder le moral, c'était de se dire qu'il verra Nash le soir. Pour une fois, il avait envoyé un message à son père pour le prévenir de son absence, histoire d'être sûr et certain de bien pouvoir passer la nuit chez son amant. Évidement, Masaomi n'avait pas prit la peine de répondre.
Il courut presque pour quitter le lycée et prit le métro pour se rendre plus rapidement chez Nash. Il voulait le toucher, le sentir contre lui, savoir dans ses bras qu'il était aimé. Il voulait tout cela. Nash était le premier depuis des mois à s'inquiéter pour lui. Seijuro avait besoin de toute cette attention. Nash était devenu vital pour lui.
Il le prévint de son arrivée et ne fut donc pas surpris de le voir avec un sourire éblouissant lui ouvrir.
-Hello, Seijuro. Have a good day ?
-No.
-Oh... Do you want to smoke ?
Le sourire de Seijuro se tinta d'une légère tristesse. Nash restait Nash et il était drogué avant tout. Sa réponse aux malheurs de Seijuro était bien souvent la drogue. Cela dit, Seijuro n'avait pas encore le courage de remettre Nash sur de bons rails. Pour le moment, il allait se contenter de cela.
-Why not ?
Nash sourit avant de se diriger vers sa boîte en plastique pendant que Seijuro déposait son sac sur la chaise du bureau.
-Tu as quand même un accent pourri, lui dit Nash en prenant de l'herbe entre ses doigts.
-Si tu le dis.
Il vit les commissures de Nash se relever et devina qu'il souriait.
-Tu vas voir, crevette, je vais te faire essayer un mélange un peu plus fort dons tu vas me donner des nouvelles...
Il tendit fièrement le joint à Seijuro avant de s'en préparer un pour lui, mais avec la préparation habituelle. Seijuro regarda le joint un moment. Il n'avait pas très envie de ne plus être maître de son corps mais en même temps... il venait de passer une journée très pénibles. Sa tête l'avait torturé avec des images qu'il préférait enfouir au fond de lui. Et puis, un petit joint un peu plus fort, si c'était exceptionnel, ce n'était pas grave, non ? Seijuro tentait juste de se convaincre qu'il ne faisait pas une erreur.
Il alluma le bout du joint et s'assit sur le matelas, dos contre le mur. Nash s'installa à côté de lui et le laissa reposer sa tête sur son épaule. Nash prit le cendrier et le déposa entre eux. Il prit son ordinateur et travailla les paroles de sa prochaine chanson.
Au bout d'un certain temps, Seijuro commença à entendre des bruits étranges. Comme des voix étouffées. Il lui semblait aussi que la pièce se remplissait de couleurs, comme si des spots se balançaient au plafond. Il cligna plusieurs fois des yeux mais rien ne changea. Petit à petit, sa vision se remplissait d'ombres, de choses difformes.
Il avait chaud, il respirait plus vite, s'agitait. Il se sentait compressé, pris au piège, comme lorsqu'il se rendait en boîte de nuit avec son cousin. Il ressentait les même choses. Il resserra par réflexe ses cuisses et passa une main sur son front désormais trempé de sueur.
Les murmures à son oreilles devinrent des voix plus fortes et plus agressives. Il percevait distinctement ce qu'on lui disait. On l'insultait. Une sorte de caresse sur sa joue le fit sursauter et il se recroquevilla dans l'angle du mur.
Nash éloigna sa main, surpris par le soudain recul de Seijuro.
-Crevette ? Tout vas bien ?
Plongé dans son délire, Seijuro ne l'entendait même pas. Il ne le voyait pas non plus. Tous était trop intense, les couleurs lui faisait mal au yeux et on hurlait autour de lui. Puis, au milieu de ce vacarme qui lui vrillait les tympans, un rire s'éleva.
Nash le vit se replier encore plus contre le mur et trembler. Il approcha sa main pour la passer dans ses cheveux rouges.
Tu vas voir, tu vas aimer ça.
-NE ME TOUCHES PAS ! Hurlât-il.
Nash le regarda longuement. Les larmes avaient envahis ses joues rougies. Il était dans une détresse affligeante pourtant son amant ne pouvait rien faire pour l'aider. Chaque fois qu'il tentait de s'approcher, de le rassurer, il avait droit à cette réaction.
Assit sur le matelas, il regarda, le cœur tordu, sa crevette qui pleurait toutes les larmes de son corps. Il l'entendait gémir de détresse, murmurer qu'il ne fallait pas le toucher, qu'il ne voulait pas, qu'il fallait arrêter.
Et puis, il y avait ce nom qui ne cessait de revenir dans son discours. Nash connaissait approximativement le nom des amis de Seijuro, il lui en avait parlé un jour et Nash avait fait des recherches de son côté (Non, ce n'était pas de la jalousie). Or, il était quasiment sûr que ce nom n'en faisait pas parti. Quoique...
Toujours un œil vers Seijuro, il prit son ordinateur et tapa le nom. Effectivement, ce n'était pas Hayama, l'ami de Seijuro, c'était quelqu'un d'autre.
Décidément, tu es bien le plus beau que j'ai pu filmer... Tu fera un carton sur le net.
Il respirait vite. Il ne pouvait rien faire pour protester, même ses larmes ne servaient à rien puisqu'il les ignorait royalement, voir même, se moquait de lui quand il le voyait ainsi pleurer. Mais il ne voulait pas. Pitié, que tout s'arrête. Que ce ne soit qu'un cauchemar. Mais rien n'allait dans ce sens. Vu la douleur qu'il ressentait dans son corps, notamment ses poignets à force d'être attaché, il aurait dû se réveiller depuis un moment déjà.
Il sentit ses mains se poser sur ses genoux, lentement, descendre le long de ses cuisses, le griffer par endroit, se poser sur ses hanches, caresser ses fosses iliaque, puis, les contourner pour venir empoigner fermement ses fesses et les écarter.
Il voulu crier, hurler, pour qu'il ne s'enfonce pas en lui une nouvelle fois. Depuis le temps, ce n'était même plus douloureux. Il était même encore plus horrible de ne plus rien sentir, comme si c'était « normal ». Mais comme il n'y avait aucune douleur, le plaisir qu'il cherchait à lui faire ressentir arrivait plus vite et plus fort à chaque fois. Ses cris étouffés par le bâillon ne devenaient que gémissements qu'il tentait de retenir.
Dis-moi, Akashi Seijuro, toi qui étais si absolu, qu'est-ce que ça te fait de ne devenir qu'une petite poupée ?
À l'abri du regard de la caméra, il le griffa sur la cuisse, jusqu'à ce qu'elle soit en sang, attendant une réponse qui ne viendrait jamais.
Ce fût ce soir-là, alors qu'il le retournait sur les draps pour le prendre autrement, jusqu'à ce que tout ce qui restait de son amour propre soit mort, qu'il pensa pour la première fois à mourir. Apparemment, quelque chose ou quelqu'un voulait qu'il ne quitte jamais ce cercle infernal. Alors pourquoi lutter ? Pourquoi chercher à s'en sortir dans cette vie ? Il n'avait qu'à mourir et ce sera fini. Plus de douleur, plus d'humiliation. Plus rien. Juste le néant.
Seijuro se réveilla sur le matelas du studio de Nash. Il était sous la couverture, bordé comme un bébé. Pourtant, il ne se sentait pas en sécurité comme pouvait l'être un nouveau né. Il se sentait pris au piège, espionné en toute circonstance, comme si ces caméras étaient encore braquées sur lui.
Il n'y avait aucun bruit et Nash n'était pas avec lui. Il était seul. Seijuro se releva dans le lit et sentit les larmes couler sur ses joues. Ses yeux étaient humides et il se sentait épuisé.
-N-Nash ? Appelât-il timidement au cas où son amant soit dans la salle de bains.
Il n'eut aucune réponse et les larmes refirent leur apparition sur ses joues. Il les essuya rageusement.
Seijuro se leva d'une démarche un peu chancelante. Il regarda l'heure. Il était plus de onze heures du soir. Que pouvait bien faire Nash à cette heure-ci s'il n'était pas dans le studio ?
Et là, une idée affreuse traversa l'esprit de Seijuro. Et si il était sortit et qu'il s'était fait agresser ? Comme Mayuzumi ? Seijuro voulut quitter l'appartement pour aller le chercher dans la ville mais la porte était fermée. Nash l'avait enfermé.
Alors... si son amant ne revenait pas, il allait rester ici, tout seul, pour toujours ?
Il s'allongea de nouveau sur le matelas, sous la couverture et la mis sur son visage.
Après ce qui lui sembla une heure dans ce silence et cette solitude mais qui ne représentait qu'un quart d'heure dans la réalité, la porte du studio s'ouvrit. Seijuro se releva vivement et vit avec soulagement Nash entrer, sac de course dans les mains. Nash le dévisagea un certain moment avant de refermer la porte et de poser son sac près de l'évier de la cuisine.
-Tu m'as enfermé, lui dit Seijuro avec reproches.
-Je ne voulais pas que tu partes. Tu es étais en plein délire. Ça aurai pu être dangereux.
Nash avait encore gravé dans son esprit l'image de Seijuro, complètement recroquevillé comme un animal blessé dans l'angle du mur. Ensuite, il s'était évanouis et Nash l'avait allongé sur le lit. Dans son sommeil, il restait très agité et respirait vite.
-T'as fais un bad trip, c'est ça ?
-Je suppose.
Nash acquiesça.
-Je suis allé t'acheter des biscuits au chocolat.
Nash sortit du sac un paquet et le donna à Seijuro.
-Merci, murmurât faiblement Seijuro en ouvrant le paquet.
Seijuro mordilla un biscuit mais ne mangea pas plus. Son estomac était complètement noué. Nash le remarqua. Seijuro avait tendance à manger un paquet à lui tout seul. Ce comportement n'était pas normal et n'était qu'un des nombreux signes qui lui faisait penser que le rouge n'allait pas bien. Il ne savait pas ce qu'il avait vu dans son délire, mais il supposait que cela avait un lien direct ou non avec sa tentative de suicide.
-Seijuro...
Nash s'assit au bord du matelas, gardant une distance raisonnable avec le garçon.
-Je penses qu'il serai temps que tu me parles de ta bêtise.
Il secoua négativement la tête et les larmes au coins de ses yeux refirent leur apparition. Et merde, il en avait marre de pleurer pour un rien.
-Crevette. Tu étais dans un état tellement... Tu m'as fait peur. Je comprend que cela puisse être difficile à raconter, mais j'ai besoin de savoir. Il est temps que tu me parles de ça.
Seijuro secoua vivement la tête. Non, il refusait d'en parler. Il ne voulait pas mettre de mots là-dessus. En parler signifiait faire ressurgir tout ça, c'était hors de question. Il voulait oublier, tout rejeter.
Il se leva du lit et remit ses chaussures.
-Seijuro, non... Tu as dit que tu restais cette nuit.
-Je ne peux pas.
Ça voulait dire quoi ça ? Qu'il ne voulait plus le voir ?
Nash se leva et attrapa le bras de Seijuro alors qu'il prenait son sac de cours. Il se retourna et retira violemment la main de Nash.
-Non... soufflât-il.
Il mit le sac sur son épaule et ouvrit la porte.
-Seijuro... Dis-moi juste... Qui est Hanamiya ?
Enfin un nom !
Vous étiez surpris de lire un chapitre sans Nash ? Et bien ça va recommencer !
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