Mon p'tit blabla : Coucou rapide, pas de réponses individuelles aux reviews cette semaine, mari malade m'a refilé ses saletés de microbes = je suis malade, complètement hs, je vous fais la mise en ligne de mon lit... Je vous remercie toutes pour vos petits mots qui m'ont comme toujours fait plaisir et réfléchir aussi. Bonne lecture pour ce chapitre et j'espère à bientôt en meilleure forme pour le suivant.

Une dernière chose : Merci à Khalie, là encore comme toujours formidable boulot de beta. Je ne pensais pas que ce chapitre te plairait autant mais j'en suis très heureuse.


Chapitre 26 : De la peur nait l'incompréhension et de là…

J + deux ans cinq mois et onze jours !

Le soleil brille au milieu des quelques nuages habillant l'azur, tandis qu'au manoir les choses ont repris leur cours. En semaine, Cassandre est toujours aussi pointilleuse sur l'heure des ravitaillements. Néanmoins, elle a fini par accepter de changer les règles dans une certaine mesure et, les week-ends, ils peuvent à loisir profiter d'une grâce matinée ou d'une sieste crapuleuse… si toutefois ils s'acquittent d'un minimum de deux repas par jour.

Severus, bien que toujours aussi dévoué à la recherche, délaisse plus volontiers ses chaudrons et consent à être quelque peu plus agréable avec le commun des mortels. Hermione parvient même à le convaincre d'assister à un ou deux dîners entres amis, pour peu qu'elle le laisse se divertir aux dépens de quelques sorciers puritains croisés au détour d'une rue sur le trajet. Bien sûr, il s'agit là, avec les démonstrations de possessivité dont il fait preuve quand un homme la courtise d'un peu trop près, des seules marques d'affection qu'elle peut espérer recevoir en public. Et encore, la plupart du temps cela se résume à un simple bras passé autour de sa taille, les yeux rivés dans ceux d'un prétendant potentiel. Bien qu'il soit advenu, à de très rares occasions, qu'il aille jusqu'à apposer un baiser au creux de son cou, tout en défiant ou narguant l'impudent ayant eu l'outrecuidance de les dévisager d'un peu trop près.

La prochaine étape consiste à le persuader, non pas seulement d'assister, mais aussi de participer à ces fameux dîners. En général, il ne décoche qu'une poignée de mots : bonsoir, merci, non merci, oui et non. Au moins est-il poli, à minima, et retient-il les propos acerbes et sarcastiques qui doivent lui brûler la langue. Ce qui est déjà un progrès, n'est-ce-pas ?

Les amis de Severus étant inexistants, sa relation avec Hermione avec ses hauts et bas n'indisposent personne. Il y a bien quelques collègues, Maîtres en potions, qui auraient des choses à y redire, néanmoins ils n'osent rien révéler de leurs pensées… Severus reste un homme aux talents magiques et au tempérament bien connus. Qui plus est, les intéressés n'ont globalement que faire de l'opinion d'autrui.

Globalement, car si Severus n'a peu ou pas de vie sociale, pour Hermione il en est autrement. Elle a des amis, une famille… Bref, un réseau constitué d'individus dont l'avis et le soutien, ou la désapprobation, importent dans une certaine mesure. Bien sûr, elle ne se laissera pas dicter sa conduite, mais elle ne peut subir sans souffrir la perte de ses proches. De ce fait, elle est considérablement reconnaissante envers son compagnon des efforts qu'il fournit pour ne pas ouvertement provoquer des situations qui rendraient les choses plus compliquées qu'elles ne le sont déjà. Honnêtement, les premiers temps ont été rudes, néanmoins, à présent, la plupart des personnes qu'elle adore, sans être enthousiasmées pour autant, sont tout du moins compréhensives, et font par conséquent elles aussi des efforts. L'un dans l'autre, leur couple surnage sans affronter trop de tempêtes.

Cependant, un événement important arrive à grands pas. Le mois de décembre avançant, Noël se rapproche et avec lui tout son cortège d'habitudes. En effet, si de son côté Severus n'a attaché jusque-là que peu d'intérêt à la chose, Hermione a toujours vécu cette période d'une manière plus classique. Et, désormais, ses parents se montrent plus pressants quant à sa présence en ce jour de fête. S'ils savent que leur fille a un nouvel homme dans sa vie et ont fini par apprendre son identité, ils ne l'ont encore jamais rencontré.

Ouverts d'esprit, les Granger ne sont pas opposés de but en blanc à la situation. Ils ont confiance dans le jugement de leur fille. Toutefois, ce qu'ils connaissent du passé de cet homme, son statut de sorcier, son âge et surtout les précautions prises et le temps mis par Hermione pour leur en parler, ne les rassurent pas. Elle a toujours été plutôt directe quant à la nature de ses relations et n'a jamais fait montre de difficultés pour leur présenter ceux qui ont partagé sa vie… Jusqu'à maintenant. De plus, passer Noël en famille a toujours eu sens à leurs yeux, et ils espèrent donc que leur fille unique sera présente, et si possible en profiter pour enfin rencontrer celui qui provoque tant de chamboulements dans sa vie. Ils pourront alors se faire leur propre opinion, et s'assurer qu'Hermione ne soit pas avec un homme qui profite d'elle, ne la respecte pas ou toute autre horreur de cet acabit. Après tout, la réputation qui le précède n'est pas toujours des plus élogieuses.

Pour la jeune femme, la situation est délicate. Elle ne veut blesser personne. Ne pas présenter Severus évite de possibles affrontements, mais risque également d'envenimer les choses. Plus elle tarde, plus ses parents se posent des questions ou imaginent le pire. Elle ne peut bien sûr les en blâmer. Elle conçoit tout à fait que les réticences inhabituelles dont elle fait preuve inquiètent sa famille. Le problème est qu'elle a enfin trouvé un certain équilibre avec Severus et craint de tout voir bouleverser. Sans oublier le fait que, connaissant le peu d'intérêt qu'il porte à cette fête et aux relations sociales, elle redoute de lui demander de l'accompagner.

Cependant, une petite semaine avant Noël, un événement vient changer la donne. Après une nouvelle conversation animée avec sa mère, qui commence vraiment à insister pour rencontrer ce sorcier qui fait battre le cœur de sa fille, Hermione ne se montre pas aussi attentive qu'elle le devrait en œuvrant à une potion.

S'apercevant de ce fait, et au vu du danger potentiel de la situation, Severus finit par sortir de son mutisme et entreprend de la questionner, bien qu'il devine déjà la cause de ses fréquents sauts d'humeur. Observateur, il n'a pas eu besoin qu'elle aborde le sujet des fêtes de fin d'année pour savoir que cela pourrait poser problème. Il y a également réfléchi de son côté et, bien que n'ayant nulle envie de célébrer ce jour dont il ne garde aucun souvenir heureux mis à part depuis qu'elle est entrée à son service, il commence à se sentir insulté qu'elle n'ose ainsi lui en parler. Il finit donc par révéler le fond de sa pensée.

- As-tu donc si honte de moi ?

Dans le silence du laboratoire, les mots résonnent d'autant plus fortement. Elle ne peut retenir un sursaut, mais se retourne néanmoins vivement pour lui faire face.

- De quoi parles-tu ?
- Tu me prends pour un imbécile ? Un de ces crétins décérébrés ?

La fureur gronde en lui. Elle le voit, l'entend et a appris au fil des ans qu'il faut chercher plus loin que le premier abord. Chez lui, la colère cache généralement quelque chose, le tout étant de savoir quoi.

- Bien sûr que non.
- Tu crois que je ne sais pas à quelle période de l'année nous sommes ? Regarde autour de toi ! Les rues sont envahies de chants stupides, de gamins bruyants, de fanfreluches diverses et variées, sans oublier les troupeaux d'abrutis qui se pressent dans les magasins. Je sais pertinemment que dans ta famille il s'agit d'un jour qui se célèbre, bien que futile à mon opinion. Et tes "amis"…

Le sarcasme apparait un court moment avant qu'il ne se reprenne. Il a parfaitement conscience d'être prompt à l'emportement et ne souhaite revivre les erreurs passées. Il s'est promis d'éviter autant que possible d'injurier les proches d'Hermione, qu'il apprécie ou non de les fréquenter, aussi change-t-il de sujet.

- Tes parents s'attendent à ce que tu passes les voir… Ils escomptent probablement diner en ta compagnie, et j'imagine, me rencontrer.
- Alors ? J'attends !

Il ne peut aller contre sa nature. Il n'est pas un homme patient. Il a bien trop souvent été blessé, insulté… abandonné, pour ne pas prendre ombrage de son silence. Sa stature se fait plus menaçante, sa voix tantôt directive tantôt dangereusement basse.

Elle se raidit en réponse. Bien sûr, cela devait arriver. Elle ne pouvait espérer passer la fin de ce mois sans affrontement. Elle aurait dû avoir le courage d'aborder le sujet, néanmoins, elle n'est pas femme à se laisser ainsi parler.

- Ne prends pas ce ton là avec moi, Severus ! Je ne suis plus une de tes élèves. Tu n'as aucune autorité sur moi.

Elle ose ! Elle ose le reprendre sans pour autant répondre à sa question première. Son caractère prend décidemment le dessus sur sa raison. Il se rapproche jusqu'à la forcer à reculer contre la paillasse de travail, redoutablement proche. Ses yeux sont d'une froideur proportionnelle à l'énervement qui l'envahit, son corps est raide, son timbre glacial.

- Dois-je te rappeler qui te permet de subvenir à tes besoins.

Alors que les derniers mots franchissent la barrière de ses lèvres pincées, il sait qu'il est allé trop loin… Toujours à répéter les mêmes erreurs, comme avec Lily. N'apprendra-t-il donc jamais à tempérer son caractère face aux femmes qui comptent dans sa vie ? La fureur embrase l'ambre du regard qui le fixe. Elle se redresse, se tend, serre les poings et le défie d'en dire plus.

- Tu t'avances en terrain miné, Severus !

Elle insiste sur le tutoiement, sur l'emploi de son prénom, avant de clairement marquer le changement de personne.

- A moins que vous ne préfériez, Monsieur Snape, que nous en revenions à une relation purement professionnelle. Auquel cas je me dois de vous informer de ma très probable démission.

Il bouillonne de l'intérieur. Au bord de l'explosion, tout se mélange. Son impulsion première est de la renvoyer sur le champ… Mais alors, quand la colère retombera, que lui restera-t-il ? Le fantôme de Lily danse un instant devant ses yeux. "Sang de bourbe"… Il avait suffi d'une expression pour faire basculer son existence. Elle n'avait pas hésité, ne lui avait laissé aucune porte de sortie. Hermione lui laisse le choix. Maintenant. Les poings serrés à lui en faire mal, le regard brûlant, il laisse difficilement passer quelques mots au travers de ses lèvres réduites à un mince fil.

- Hermione…

Elle le scrute et attend.

- Ne me provoque pas. Tu savais dans quoi tu t'engageais avec moi. Je n'ai jamais menti sur le sujet. Ne peux-tu donc simplement répondre à une question ?

Sa voix monte à nouveau d'un ton. C'est plus fort que lui. Il inspire profondément malgré ses narines pincées.

- Pourquoi ne pas avoir abordé avec moi ce point qui visiblement te tourmente ? Suis-je une telle gêne ? Si me présenter à ta famille est aussi problématique pour toi… Peut-être devrions-nous nous en tenir à des rapports strictement professionnels. Je ne suis pas un adepte des relations sociales, toutefois je saisis parfaitement l'importance de rencontrer tes parents. Même si cela ne m'enchante pas, je me suis depuis longtemps préparé à cette éventualité. Crois-tu réellement que je me suis résigné à passer quelques soirées en compagnie de tes… amis… dans l'optique de vivre caché de ceux qui ont une place primordiale dans ta vie ? Tu es liée à ta famille. Il ne s'agit pas de personnes que tu évites. Tu les appelles, tu vas régulièrement leur rendre visite… Visiblement, leur opinion, leur… amour… revêt de l'importance à tes yeux. Si tu me tiens loin d'eux… Tu ne veux pas réellement d'une vie à mes côtés… Tu as… honte d'être vue en ma compagnie. Tu ne me veux que dans la nuit… Je ne suis pas homme à vivre ainsi. Je te veux toute entière. Je suis prêt à faire des efforts… J'en ai déjà concédé. J'espérais que tu l'avais vu. Je… Je ne suis pas adepte des mots qui apaisent ou rassurent. Je ne suis pas… Je n'aime pas le monde d'une manière générale. Malgré tout, pour toi, je tolère ces repas, ces réunions qui n'ont d'autres buts que d'être avec ceux que tu aimes. Ces soirées ne présentent aucun intérêt pour moi. Je le fais pour toi. Je ne peux décemment te priver de ta vie… Mais tu ne peux me demander d'accepter d'être ainsi méprisé. Si tu as honte d'être vue en ma présence, tu ferais mieux de partir et ne plus revenir. Je ne supporterai… Je ne tolérerai d'être ainsi insulté et humilié, par toi ou qui que ce soit d'autre.

Il ne s'attendait pas à s'exprimer d'une telle manière. Une fois que les mots ont commencé à jaillir, il n'a pas pu en arrêter le flot. A sa grande horreur, au fil des phrases, sa douleur devenait plus présente, et pourtant il n'est pas parvenu à la contenir totalement. Alors le voici, à attendre le verdict qui pourrait le détruire, l'anxiété perceptible dans l'obsidienne de ses yeux, son index agité de violents soubresauts.

Voilà donc ce qui se cachait derrière la colère, la douleur, le sentiment d'être rejeté. Hermione ne peut l'en blâmer. Elle s'adoucit, élève une main qui vient tendrement caresser sa joue, puis l'embrasse avec douceur. Il est surpris, n'est pas sûr de saisir le sens de tout ceci. Son regard s'est quelque peu apaisé, toutefois, le haussement de son sourcil droit trahit une certaine incompréhension.

- Je n'ai pas honte de toi, ou de nous.

Elle baisse un instant la tête. Finalement, devant son silence, elle reprend tout en mêlant leurs regards :

- J'ai… J'avoue avoir eu peur de ta réaction. Je ne savais pas comment aborder le sujet avec toi, comment te demander de te joindre à nous. A vrai dire, je n'étais pas certaine de vouloir que tu sois là. Pas pour les raisons que tu penses. Cela n'a aucun rapport avec de la honte ou de la gêne. Il s'agit encore une fois de craintes, probablement infondées, je te l'accorde.

De son timbre particulier, où plus une once de colère ne persiste, il s'exprime à nouveau :

- De quoi as-tu peur, Hermione ? Je ne t'ai jamais délibérément blessée. Je ne correspondrai sans doute jamais à l'invité idéal, mais je ne compte pas insulter les tiens.
- Je sais. Je… Je crains tout autant que mes parents ne t'apprécient pas - bien que je ne doute pas une seule seconde qu'ils sauront avec le temps t'estimer - que l'inverse. Comment faire si tu ne te sens pas à ta place au milieu de moldus ? Si tu ne les supportes pas, vais-je devoir constamment inventer une excuse pour palier ton absence ?
- Tsss ! Dois-je te rappeler d'où je viens ? Je suis à moitié moldu. J'ai grandi comme tel toute une partie de ma vie.
- Je sais, mais cela fait longtemps que tu vis exclusivement dans le monde sorcier.

A ces mots Severus se recule quelque peu.

- Ai-je l'air d'un vieillard ?
- N… Non, bien sûr que non.
- Crois-moi, même si je ne suis sans doute plus tout à fait à la page des progrès technologiques, je ne serai pas perdu dans un lieu sans magie. Je connais l'électricité, le fonctionnement des appareils ménagers, l'existence des ordinateurs et des téléphones portables. Globalement, je pense m'en tirer sans trop de difficulté. J'ai navigué dans un monde bien plus dangereux. Ne prends pas cet air ahuri, je te prie. Je ne prétends pas m'être récemment servi d'internet, néanmoins, oui, j'en connais le principe de fonctionnement. Je ne suis pas croulant. D'ailleurs, la télévision couleur existait aussi à mon époque, par Salazar ! Peut-être désires-tu un petit cours d'histoire ?

Il se fait narquois, elle sourit, c'est plus fort qu'elle.

- Qui plus est, j'étais un agent double, un espion… Je n'aurais pas survécu sans quelques ressources. J'ai bien des défauts, mais je possède également quelques qualités, notamment une grande capacité d'adaptation. Je suis rarement pris au dépourvu, aussi je survivrai à une soirée entouré de moldus… Bien que je préfèrerais grandement être confronté uniquement à tes parents, et non pas tous les Granger de la création.
- Je n'envisageais pas les choses autrement. Tante Johanne ferait fuir n'importe qui.
- Bien. Quant à les supporter… Je ne peux te promettre de les apprécier, néanmoins je n'ai jamais assassiné cette satané Trelawney. Et pourtant elle est on ne peut plus pénible ! Comme tu peux le constater, les probabilités d'un drame sont limitées. Je ne t'empêcherai pas de voir les tiens… Et j'éviterai autant que possible de te mettre dans une situation délicate. Ne t'attends pas à ce que j'accepte de m'y rendre tous les week-ends, néanmoins, pour certaines occasions importantes à tes yeux, je ferai le nécessaire.

Ils se fixent un long moment sans qu'un mot de plus ne soit échangé. Hermione n'a pas conscience de le laisser dans l'expectative. Elle se sent tout à la fois idiote, soulagée et envahie d'un immense sentiment d'amour. Cet homme que tout le monde pense froid est très loin de l'être. Il vient de lui faire à sa manière une déclaration, ou tout du moins une promesse de lendemain, et c'est l'un des plus beaux cadeaux qu'il pouvait lui faire. N'y tenant plus, il se racle la gorge avant de retourner à ses chaudrons.

- Rhem. Bien, maintenant que les choses sont claires, il faut reprendre le travail. Les potions ne vont pas se faire toutes seules !

Tout en ôtant un sortilège de stase et reprenant la préparation du breuvage là où il l'avait laissée, il lâche une dernière information :

- J'espère qu'une situation comme celle-ci ne se reproduira pas. Si tu as un problème avec un sujet qui me concerne, exprime toi. Spéculer sur ma réaction, en plus d'être insultant, est une totale perte de temps. Prends bien note que la manière dont tu passeras ton noël dépend entièrement de toi. Ne rejette pas la responsabilité de tes choix sur ma personne. Le contenu de ton chaudron est bon à jeter, un première année ferait mieux. Applique-toi sur le hachage de tes ingrédients. Certains étaient trop fins, d'autres trop ép…
- Merci.

Le sorcier fige ses mouvements. Elle vient de se coller à son dos et passer ses bras autour de son corps. Il n'est toujours pas habitué à cette sensation. Ce sentiment de paix qui l'envahit quand elle se love contre son lui.

- Il n'y a que toi pour prononcer "noël" d'une manière aussi dédaigneuse. Malgré tout, j'aimerais vraiment que tu te joignes à nous en cette occasion. Toute ma famille se réunit le 25 au midi, mais nous pourrions passer le 24 au soir avec mes parents et faire ce que tu souhaites le lendemain, juste tous les deux… Si tu en as envie bien sûr. Je ne t'impose rien.

Il se retourne lentement, l'attire contre son torse, relève d'une main son visage et abaisse ses lèvres vers celles d'Hermione. S'arrêtant à un souffle de sa bouche, il murmure :

- Si tel est ton vœu, je me joindrai à vous le 24 au soir. Quant au 25… Tu m'appartiens, n'espère pas t'éclipser ce jour-là. J'ai des projets pour toi, enivrante sorcière.

Sur ce, il l'embrasse avec fougue, promesse d'autres plaisirs charnels. Elle se fond contre lui, perd toute notion du temps. Il a ce pouvoir sur elle, cette capacité de l'emmener là où aucun autre homme ne l'a entraînée. En un baiser, un regard, il allume en son sein un feu brûlant. Aussi est-elle quelque peu déséquilibrée lorsqu'il s'écarte, et devient totalement frustrée alors qu'il la guide, non pas en un lieu plus propice à quelques délices dont il a le secret, mais devant un chaudron au contenu fort peu attractif à cet instant.

- Au travail.

Il reprend alors, un sourire railleur aux lèvres, la direction de sa propre paillasse et s'absorbe dans la réalisation de sa potion. Un Evasnesco plus tard, les joues rougies, Hermione se résigne à recommencer de a à z le breuvage dont la préparation lui incombe.


Mon p'tit blabla de fin : Et voilà, plus que cinq chapitres et ce sera terminé. J'espère que celui-ci vous aura satisfait. Bonne semaine à toutes.