JE SUIS VIVANTE ! ! !

TTvTT

Et mon ordinateur m'a été rendu ! Oh merci la boite qui était chargé de le réparer d'avoir eu enfin pitié de moi et de m'avoir redonné le pouvoir d'écrire… MERCI !

Ouah… Ça fait du bien ! -w-

Bonjour tout le monde ! Je vous ai manqué ? Même pas un petit peu ? Q.Q

Bref ! Voici le tant attendu chapitre vingt six de cette histoire ! Profitez-en bien !

À la fin du chapitre, quelques informations qui vous intéresserons j'en suis sûre !

Bonne lecture !


Chapitre 26 : Ailes Maudites

Ils étaient de nouveau dans la montagne, et s'étaient arrêtés tôt dans la journée. Ils avaient décidé d'un commun accord (et au plus grand soulagement de Tsuna) de s'accorder une journée de repos dans leur ascension. Ils s'étaient donc arrêtés en fin de matinée à côté d'une rivière, et Tsuna avait passé un moment à se laver et à nettoyer ses habits. C'était dans ces moments là qu'il bénissait ses pouvoirs pyrogènes, qui lui permettaient de réchauffer l'eau qu'il utilisait très rapidement.

Une autre utilité de sa Flamme autre que le combat, c'était pour allumer le feu de camp. Il suffisant de prendre du bois, n'importe quel type, même du bois vert, ou humide, et il l'allumait en moins de trois seconde. C'est la réflexion qu'il se fit avec fierté alors qu'il allumait le feu destiné à faire cuire le repas du midi. Il s'assit en soupirant d'aise. Il avait enfin finit les tâches qu'il devait faire. Son regard se dirigea vers la rivière où se tenait une figure immobile.

Totalement concentré, l'homme ignora le regard posé sur lui, regard devenu familier, et dont il n'avait pas à se méfier. Il resta fixé sur le poisson qui était juste devant lui. Cela faisait tellement longtemps qu'il était dans cette rivière jusqu'à mi-mollet qu'il ne sentait presque plus ses orteils. Mais il ne pouvait pas les bouger, ou sa pêche s'échapperait. Et il était hors de question de perdre.

Mais perdre quoi ? Simplement l'éternelle compétition qui commençait entre lui et Natsu lorsqu'ils cherchaient de quoi se nourrir. Que se soit à la chasse où à la pêche, les deux chasseurs entraient alors en compétition pour savoir qui entre eux allait rapporter le plus de proies.

Au début, l'homme avait refusé la compétition, se concentrant uniquement sur le but qu'il s'était fixé. Mais à force de voir l'air insolemment fier qu'arborait le chat/lion quand ce dernier rapportait plus de proie que lui… Son honneur avait été bafoué, et il s'était sentit étonnement vexé d'être surpassé par une simple boule de poils. Il s'était alors laisser prendre au jeu, qui était devenu une véritable compétition avec un temps limité. L'arbitre de ce jeu était Tsuna, et il mettait fin au jeu en les appelant à table quand il avait finit d'installer le camp.

L'Ombre prit lentement une grande inspiration. Sa main se déplaçait lentement, centimètre par centimètre dans l'eau, sans créer le moindre remous. Il effleura le ventre de la truite et s'immobilisa. Mais le poisson ne bougea pas, continuant de battre doucement des nageoires pour rester sur place malgré le courent de la rivière. Un petit sourire monta au visage de l'homme. C'était gagné.

D'un geste vif, il attrapa le poisson par ses ouïes avant de le lancer habilement sur la rive ou il sursauta, essayant de retourner dans l'eau. Mais comme les deux autres victimes avant lui, il ne réussi pas, et finit par arrêter de bouger. L'homme pu sortir enfin de l'eau, satisfait. Il jeta un coup d'œil à son adversaire.

Le principal avantage qu'il avait sur le chat, c'était qu'il pouvait se mettre au milieu de la rivière, là où il y avait le plus de poisson. Natsu, lui était cantonné aux abords des rivières ou aux rares rochers qui effleuraient. Mais comme ce chat avait horreur de tomber dans l'eau, il choisissait rarement cette solution. Par contre, quand lui avait vu une proie, il ne la loupait jamais. Même si lui loupait rarement son coup, sa technique n'était pas infaillible. Il suffisait d'un coup de vent qui le déséquilibre et le poisson s'enfuyait en sentant le changement de vibration dans l'eau.

Soudain, la patte de Natsu fusa et plongea dans l'eau, faisant jaillir une belle truite des eaux. Elle alla rejoindre à grand bond le tas de Natsu. Ce dernier s'amusa à essayer de lui sauter dessus, mais son jeu fut interrompu par l'homme qui lui piqua le poisson avec un regard noir. Natsu se renfrogna et sa queue battit plus fort, mécontent d'être interrompu. Mais il comprit en voyant le nombre de poisson qu'avait l'homme. Exactement le même que lui.

Natsu releva alors la tête et s'éloigna en trottinant, la queue orgueilleusement relevé pour asticoter l'homme. Ce dernier senti une veine apparaitre sur son front, mais l'ignora, ramassant le reste des poissons et ramenant le tout vaille que vaille au campement. S'il n'avait pas un nombre supérieur à celui de la sale bestiole à poil, il considérait ça comme un échec. Et sa frustration était encore plus motivée par le fait qu'il se trouvait on ne peut plus stupide d'être mis en échec par une boule de poil.

Tsuna secoua la tête en voyant leur manège. Il s'approcha avec le sourire pour réquisitionner sa part de poisson à écailler. Il avait eu du mal à s'habituer à cette besogne, mais avait finit par s'y faire. Il tendit les bras pour se saisir de trois des six poissons. Seulement, ni lui ni les autres ne s'attendirent à ce qui se passa.

Le dernier poisson qu'avait pêché Natsu, dans un dernier effort pour survivre se remit à sursauter violement. Il fit tomber des bras de l'homme tout les poissons qui se retrouvèrent par terre, et atterrit sur le torse de Tsuna. L'homme poussa un juron alors que Tsuna essayait désespérément d'attraper le poisson volage qui était extrêmement glissant. Mais par malchance, il fut emporté vers la rivière, où il s'étala joyeusement. Le poisson fila vivement dans les rocher pour disparaitre, vivant.

Il y eu un moment de silence avant que l'homme n'éclate de rire. Tsuna le fusilla du regard en se relevant, trempé jusqu'aux os. En plus, son haut qu'il avait lavé quelques heures auparavant sentait fort le poisson, et ne demandait qu'à être relavé. Pestant, il sortit de l'eau, tremblant de froid. Il se précipita devant le feu tout en augmentant sa Flamme interne. Il se déshabilla, enlevant tout sauf son caleçon avant de s'assoir sur le tronc qui leur servait de siège.

L'homme, qui était allé chercher des vêtements de rechange revint un grand sourire toujours présent. Mais se sourire se fana brusquement. Tsuna tournait le dos à la tente en se frottant les bras pour se réchauffer plus vite, et en grommelant toujours des choses sur ce poisson. Mais ce qui avait attiré l'attention de l'homme, c'était les deux épaisses cicatrices qui déchiraient le dos de l'adolescent. Il les avait presque oubliées avec le temps. L'Ombre fronça des sourcils tout en s'avançant.

Tsuna, l'entendant revenir releva la tête, mais son sourire reconnaissant se transforma en expression interrogatrice en voyant l'air sombre de son guide. Ce dernier s'agenouilla et lui tendit ses vêtements avant de promener le bout de ses doigts sur les traces, ayant une légère crainte de causer une quelconque douleur.

Tsuna se cambra légèrement en frissonnant, mais pas de froid. Sa peau du dos, à l'endroit de ses cicatrises étaient devenue particulièrement sensible. L'homme, prenant la réaction d'une autre manière demanda doucement :

- C'est toujours douloureux ?

Tsuna secoua la tête en fermant les yeux.

- Non. C'est juste sensible.

- Ça te gêne ?

- Pour les vêtements ? Non. C'est plus… Les choses vivantes… Natsu était un jour monté dessus alors que je dormais, et je me suis réveillé en sursaut, alors qu'il avait été très discret. Je crois que c'est sensible aux Flammes.

- Aux Flammes ?

- Hu-hu, acquiesça Tsuna.

L'homme garda alors le silence. Il se souvenait encore vivement de ce qui pouvait sortir de ce dos, d'immenses ailes d'un blanc nacré et sûrement aussi douces que la soie. Elles étaient sensibles aux Flammes ? Étaient-elles directement liées avec son pouvoir ? Il ne savait strictement rien de ces ailes, et même s'il avait accepté le fait que ce gamin en avait, ça restait tout de même très incroyable.

Ses ailes. Elles l'intriguaient. Beaucoup. Il voulait en savoir plus, mais ne savait pas vraiment si c'était un sujet tabou ou pas. Il ne le saurait qu'en essayant.

Il finit d'empaler son poisson sur un bâton pour le mettre à frire devant le feu. Tsuna était maintenant sec, et avait mit son pull de rechange. Lui aussi avait finit d'écailler sa part de poisson, mais semblait avoir du mal à en mettre un à cuire. L'homme au un petit sourire en coin avant de s'emparer avec douceur et autorité du pauvre poisson. Même mort, il avait toujours pitié de lui. Tsuna eu un sourire penaud, mais reconnaissant, et l'homme hocha la tête en plantant le bâton près du feu.

Ils restèrent quelques secondes en silence avant que l'homme de se lance.

- Dit, gamin… Comment… Comment tu as eu ces ailes ?

Il vit Tsuna se crisper, mais il continua.

- Tu les as depuis toujours, ou…

Ou quoi ? Il n'en avait aucune idée. Tsuna détourna la tête, et Natsu lui sauta sur les genoux pour lui rappeler sa présence. L'Ombre ne pressa pas l'adolescent, attendant patiemment une réponse qui viendrait. Tôt ou tard.

Tsuna caressa Natsu. Les questions de l'homme l'avait fait remonter dans le temps. Presque sept mois plus tôt, après son combat contre Byakuran.

Après son premier meurtre.


Victoire.

Il était extenué. Mais heureux. Simplement heureux. Il avait gagné son combat contre Byakuran, gagnant en même temps le droit de vivre, et de rêver en un futur où il ne mourrait pas aussi jeune. Avec un peu de chance.

Ses amis aussi étaient fous de joie. Bien qu'exténués par tous leurs combats et l'aspiration de leurs Flammes par Ghost, ils étaient en train de fêter l'événement. Kyoko s'était précipité dans les bras de son frère pour éclater en sanglot, libérant sa joie de le voir vivant, son angoisse pour les combats et sa douleur de le voir blessé.

Un combat mortel.

Haru avait voulu l'étreindre, mais Gokudera s'était mis sur le chemin pour protéger son boss. Ils avaient bien évidement commencé une chamaillerie. Yamamoto les observait en riant. Lambo était dans les bras de Chrome, tranquillement endormi. Chrome, elle n'avait d'yeux que pour Mukuro, et semblait purement ravie de le voir en chair et en os, pour la première fois. Lui couvait Chrome d'un regard protecteur. Il le savait, mais jamais l'illusionniste ne l'admettrait, il se souciait grandement des membres de son gang.

La Varia était en train de "disposer" du corps de la dernière Couronne Funéraire, après l'avoir abattu. Il ne voulait pas penser à cette exécution dont il avait été témoin. Il ne voulait pas savoir ce qu'il ressentait, ce qu'il devrait ressentir, ni pourquoi. Pour l'instant, tout ce dont il rêvait, c'était rentrer chez lui, et fuir ce monde de fou.

Mais une victoire douce-amère.

Contre sa volonté, son regard glissa à l'endroit où les Arcobaleno étaient réuni. Reborn, Colonnello et Lal étaient en train de parler ensemble. Skull avait voulu jouer l'intéressant et s'était fait maltraiter, Verde était sur le côté, indifférent comme toujours à ce qui n'était pas ses recherches, Fon était avec I-Pin, et Viper, ou Mammon était avec la Varia, plus précisément en train de se faire asticoter par Bel. Mais il manquait une personne. Une personne qu'il avait juré de protéger, et qui avait sacrifiée sa vie pour lui, pour sa sécurité. Pour la paix du passé.

Sacrifice.

Uni.

Des autres.

Elle et Gamma étaient morts, et il pouvait voir les deux membres restant du Black Spell en train de pleurer discrètement leurs dirigeants. Bizarrement, il ne se sentait pas coupable. Mais pour l'instant, il ne ressentait rien d'autre que la bienheureuse fatigue du combat et le doux bonheur d'avoir réussi. Il ne voulait pas abandonner le doux engourdissement de ses sens trop vite. Il ne voulait pas faire face à la vérité trop vite.

Pour lui.

Il avait tué un homme.

Un monstre, certes. Une personne qui avait massacré des milliers de gens pour le pouvoir. Une personne qui avait tué des personnes qui étaient proche de lui. Une personne qui l'avait tué lui…

Il savait qu'il ne pouvait pas regretter cet acte. Il ne pouvait pas regretter de s'être débarrassé de Byakuran.

Mais…

Remords.

Monstre ou pas monstre, il n'était qu'un homme. Tout comme lui. Ils n'étaient que des hommes, qui défendaient ce pour quoi ils vivaient. Lui, c'était ses amis, une relative tranquillité, et la paix. L'autre, c'était le contrôle, le pouvoir. Il voulait devenir un dieu. Il n'était qu'un homme.

Tout comme lui.

Il n'avait pas plus le droit que Byakuran de prendre des vies. Mais il l'avait fait.

Son implication avec le monde ténébreux de la Mafia lui apparut, sonnant en lui, retentissant dans son esprit comme un glas. Et la réalité lui sauta au visage.

Injustice.

Il avait tué.

Uni était morte.

Il avait tué.

Gamma était mort.

Il avait tué.

Mais il n'avait pas été capable de protéger.

Tristesse.

Son regard glissa sur toutes les personnes présentes. Leurs blessures. La culpabilité lui serra la poitrine. Ça et la cruelle réalité des risques qu'ils avaient encourus, des blessures physiques ou mentales infligées. Il vit Kyoko et Haru. Deux innocentes, impliquées dans ce monde par sa faute.

Sa faute.

Il serra le poing, et grinça des dents. Perdu dans leur soulagement, personne ne se rendit compte du désespoir qui commençait à le consommer. Seul Natsu couina lamentablement en se frottant à ses jambes, capable de ressentir le trouble profond de son maitre, mais incapable de l'aider plus que par le fait d'être à ses côtés.

Il baissa les yeux. Ils avaient gagné le droit de vivre. Mais au prix de la vie des autres. Un prix trop élevé à son goût.

Il ne su pas combien de temps il resta comme sa, enfermé sur lui-même, se battant mentalement pour ses faiblesses. Tout ça aurait pu durer une seconde ou une éternité. Rien n'aurait changé.

Il ne comprenait pas. Pourquoi ? Quel était la raison de tout ce gâchis de vie humaine ?

Autre tristesse.

Perdu dans ses pensées, il ne remarqua pas la figure transparente à ses côtés, qui n'était visible que pour ses yeux. Une figure triste, qui aurait aimé préserver le garçon devant lui. Mais certaines choses devaient être vue, vécues, pour les comprendre. Ça mettra du temps, mais un jour…

De quelqu'un d'autre.

Soudain, ils entendirent un petit cri. Un gémissement pitoyable, un sanglot misérable. Ce n'était pourtant pas une voix humaine mais quelque chose qui pouvait être comparé à un bruit de clochette. Une clochette aigue, nostalgique et affreusement triste. Ensemble, ils se tournèrent vers la source. Alors que la silhouette se fanait, retournant dans l'anneau où était sa place, Tsuna s'approcha prudemment en fronçant les sourcils.

De quelque chose d'autre.

Personne n'y fit réellement attention.

Il n'y avait plus de danger.

Il n'était plus censé avoir de danger.


Interrogations.

Tsuna approcha ainsi du champ de bataille, où flottait encore dans l'air le reste des pouvoirs qu'il avait utilisé pour effacer Byakuran de ce monde. Promenant son regard sur le sol réduit en morceau, un scintillement attira son regard. Il fit quelques pas et s'accroupit. Ses yeux s'agrandirent.

Gokudera regarda autour de lui, cherchant des yeux son cher patron. Il le vit penché sur quelques gravas. Il l'appela. Mais on ne lui répondit pas.

Tsuna regardait avec des sentiments contradictoires la bague qu'il tenait en main. Le Mare Ring du Ciel. L'anneau de Byakuran. C'était ça qui gémissait. Tsuna cru un moment qu'il pleurait la perte de son possesseur, et fut tenté de le jeter le plus loin possible de lui. Mais soudain, un sentiment de reconnaissance fusa en lui. Il comprit alors avec surprise que l'anneau lui était reconnaissant de l'avoir libérer de Byakuran. Le pouvoir de l'anneau était soulagé de la mort de son porteur.

Reborn fronça des sourcils. Tsuna n'avait pas bougé de l'endroit où il était, même après l'appel de son bras-droit. Un frisson lui parcourut l'échine. Il n'aimait pas ça. Coupant Colonnello en pleine phrase, il appela à son tour son élève. Sans réponse.

Compréhension.

Tsuna vit dans un flash comment les membres des Cervello avaient choisis Byakuran comme porteur du l'anneau alors que celui-ci prenait déjà les humains comme des marionnettes bonnes qu'à être manipulées. Il le vit prendre possession de l'anneau et de ses pouvoirs. Mais la bague en elle-même n'était pas maléfique. Elle faisait parti de la Trinisette, et savait ce qui arriverait si on brisait le fragile équilibre des pouvoirs. Elle ne voulait pas.

Maintenant, plusieurs personnes s'étaient rendu compte de l'étrange comportement de Tsuna. Immobile, les yeux fixés par terre. Il avait ignoré jusqu'à l'appel de son tuteur, chose que, tout le monde le savait, il ne fallait pas faire. Yamamoto à son tour héla Tsuna, tout en s'approchant. Mais rien n'y fit.

Compassion.

Tsuna ressentit de la compassion. Une parti de son être lui demanda comment il pouvait ressentir de la sympathie pour une simple bague, mais il ne voulait pas répondre à cette question. Il savait ce qu'était l'impression d'être manipulé, d'être impliqué dans quelque chose qu'il n'aimait pas, mais n'ayant pas le choix. Il ne se rendit pas compte des larmes qui commencèrent à couler sur ses joues, ni que son anneau Vongola commençait à luire, résonnant avec celui Mare.

Alors que Yamamoto, accompagné bien sûr de Gokudera et de quelques uns continuaient de s'approcher de Tsuna, Natsu sauta entre eux et son maitre. Il tremblait visiblement, mais son visage était caché par sa crinière flamboyante.

Giotto savait ce qui se passait. C'était le pouvoir du Ciel, son attribut spécial. L'Harmonie. Les émotions de Tsuna lui avait permis à lui et à son anneau d'entrer en résonnance avec les sentiments de la Mare Ring, et de les partager. C'était un évènement inattendu, et pourtant logique, la mort du gardien du pouvoir obligeant la bague à chercher une autre âme pour ce lourd fardeau. Il devina ce qui allait se passer, et ferma les yeux, souriant doucement, mais tristement. Il ne devait pas intervenir, et ne pouvait seulement qu'être là pour soutenir son descendant dans cette épreuve. Son protégé.

Tous se figèrent en remarquant les larmes qui coulaient le long des joues du mini-lion, reflétant celles sur le visage du Gardien du Ciel. Et le regard que la boite-arme leur lança n'était pas plus réconfortant. Un mélange de douleur, de souffrance, d'incompréhension et de ressentiment. Choqué, Gokudera voulu s'approcher.

Montrant ses crocs, Natsu feula dangereusement.

Pacte.

Tsuna se releva, la bague toujours en main. Toujours inconscient des regards interrogateurs et inquiets dirigés vers lui. La bague lui parlait toujours, émotions insaisissables et profonde reconnaissance. Tsuna se laissa bercer par ces sentiments étrangers, le protégeant des siens, tellement plus désespérés. Il ne remarqua pas ce qui ressemblait à une discussion entre sa bague et la Mare Ring. Ni du Pacte qu'elle proposait à l'anneau Vongola et à son porteur. Son instinct accepta, et sa raison, trop engourdis par les récents événements laissa faire.

Xanxus se renfrogna. Qu'est-ce qu'était encore en train de faire ce sale gamin ? Et comment cette piètre excuse de boite-arme osait-elle leur défendre d'approcher ? Beast gronda sourdement à côté de lui, et il eu envi de lâcher son ligre sur ce chaton, juste pour lui apprendre la politesse. Mais il sentait que ce n'était pas ce qu'il fallait faire. Même s'il en mourrait d'envie.

Le vent se mit à souffler, d'abord doucement. Ils n'eurent pas le temps de se demander d'où ça venait alors que Tsuna était d'un coup entouré par une tornade de flamme du Ciel. Quand ses gardiens voulurent se précipiter, Natsu rugit, lançant une vague d'énergie qui les envoya valsés sur plusieurs mètres, les éloignant de son maitre.

Reborn, essayant de protéger son visage et Léon du vent, ne pouvait pas plus avancer que les autres, et il vit donc, impuissant, Tsuna passer lentement l'anneau Mare au même doigt qui portait celui des Vongola. Il essaya de crier à son élève d'arrêter. Mais soit le vent repoussait sa voix, soit Tsuna l'ignora.

Les deux anneaux entrèrent en contact. Tsuna regardait sans la voir sa main, alors que l'autre retombait sans vie sur le côté. Les deux bagues émirent une puissante lumière qui aveugla tout le monde. Beaucoup hurlèrent le nom de Tsuna, mais il n'entendit pas. Il ferma les yeux, absorbant ce qui venait à lui, ce qui surgissait en lui.


Et tout disparut. Le vent, son souffle assourdissant, les flammes et la lumière. Tout sembla se dissoudre. Tsuna se tenait debout, au même endroit qu'avant, immobile et les yeux toujours fermés. Pendant ce qui parut une éternité, personne n'osa bouger. Et puis Tsuna ouvrit les yeux, lentement. Et ils crièrent, surpris, voir choqués

Ses yeux étaient oranges, comme s'il était en hyper mode, sauf que sa flamme frontale n'était pas présente. Reborn retint un juron. Il ne voyait pas dans ses yeux la moindre parcelle de lucidité. Tsuna n'avait sûrement aucune conscience de ce qu'il faisait. D'ailleurs, Reborn lui-même ne savait pas ce qu'il avait fait. Jusqu'à ce qu'il pose les yeux sur la bague de Tsuna. Ses yeux se rétrécirent.

Elle avait des ailes argentées. Les mêmes qu'ornaient normalement la bague du Ciel Mare. Mais cette même bague avait disparu.

Il y eu plusieurs cris étranglés, prouvant qu'il n'était pas le seul à l'avoir remarqué. Ce fut confirmé quand Lal cria d'une manière colérique et (mais jamais elle ne l'avouerait) inquiète sur l'adolescent immobile, en lui demandant des comptes. Mais Tsuna ne réagit pas comme prévu.

Il se mit à trembler.

Douleur.

Aussitôt ses gardiens voulurent s'approcher de lui, mais Natsu se fit rappeler à leur mémoire en feulant plus lourdement. Le message était clair. Il ne fallait pas essayer d'approcher si on ne voulait pas se fait éjecter comme la dernière fois. Bien contre eux, ils s'arrêtèrent.

Tsuna, quant à lui continuait à trembler, de plus en plus fort. Ses yeux s'agrandirent et il se pencha légèrement en avant, vacillant. Il réussi à conserver son équilibre, mais il s'entoura de ses bras, comme pour s'assurer de rester en un seul morceau. Il hoqueta, n'arrivant plus à respirer. Son corps brûlait, plus particulièrement son dos. Il vacilla, hoqueta de nouveau et perdit l'équilibre, tombant en avant.

Il n'entendit pas les cris d'inquiétude de ses amis, ni le rugissement de Natsu qui refoulait ceux qui n'avait pas écouté son avertissement. Il ne s'attendit même pas à une chute certaine, trop obnubilé par la douleur.

Mais il ne tomba pas sur le sol dur. Il fut rattrapé par une paire de bras protecteur. Tous virent l'apparition du fantôme de Giotto, Vongola Primo soutenir la forme prise de convulsions de Tsuna. Mais il ne les regarda pas. Il n'enregistra même pas leur présence. Seul comptait soulager le jeune homme dans ses bras.

Tsuna, dans son océan de souffrance entendit une voix. La seule qui avait réussi à percer sa douleur. Une douce voix contenant de l'inquiétude et de la compassion, qui lui murmura :

- Tout va s'arranger. Laisse toi aller.

Tsuna obéit. Il se mit à hurler, hurler, hurler… Tant pour exprimer sa douleur que sa frustration envers les sacrifices qui avaient dû être fait.

Ce cri terrifia ses amis. Ce cri le terrifia lui-même.

Terreur.

Giotto voulait lui frotter le dos, pour lui rappeler sa présence et son soutien, mais se retint, savant que ce geste ne l'aiderait pas, au contraire. Il ne ferait qu'augmenter sa douleur. Il ferma les yeux et attendit l'inévitable.

C'est alors que le dos de Tsuna s'ouvrit, et une fontaine de sang en jailli. Vivement, Bianchi cacha les yeux des deux jeunes filles, mais elle même regardait bouche bée ce spectacle morbide. Le sang ne jaillit que quelques secondes, laissant place ensuite à deux appendices qui coupèrent le souffle à beaucoup.

Deux immenses ailes blanches, souillées par le sang, venaient d'apparaitre dans le dos du garçon qui hurlait toujours. Deux ailes qui s'élevèrent haut dans le ciel pour finir par retomber lourdement sur le sol, accompagnant les frissons qui ébranlaient encore le corps de Tsuna.

Pas la sienne.

Ce dernier arrivait à respirer de nouveau, et la douleur commençait enfin à diminuer. Mais son corps tremblait toujours sans qu'il ne puisse le contrôler. Avant qu'il n'ait le temps de comprendre quoi que ce soit, une vague de terreur hideuse le submergea. Il eu le temps de comprendre que cette peur ne lui appartenait pas. Elle appartenait à ceux qui l'entouraient.

La leurs.

Ses amis.

De lui.

Ses amis avaient peur de lui.

Il ne sentit pas la personne qui le tenait dans ses bras faire un signe à son animal. Natsu obéit à son ancien maitre et se transforma en cape, couvrant ainsi le corps et les ailes du jeune homme, le protégeant des regards alarmés et concernés. Mais le mal était fait.

Tristesse.

Il sentit les larmes lui monter aux yeux alors qu'il comprenait.

Il était, lui aussi, devenu un monstre.

Il accueillit la douce inconscience avec bonheur et soulagement.

Trahison.


Quand il se réveilla, bien plus tard, il était à l'infirmerie de leur base souterraine. Le combat de Squalo contre la couronne funéraire de la Tempête n'avait, heureusement, pas endommagé cette partie la de la cachette.

Longtemps, il fixa le plafond blanc, sans rien ressentir. Il essayait de rassembler ses souvenirs. Et ils lui revinrent tranquillement. Le combat, l'euphorie, la réalité, le pacte, la douleur et…

Il se releva doucement. Il remarqua alors qu'il n'était pas seul. Tous ses amis étaient là, assit sur des chaises, affalés sur son lit, adossés à un mur. Ils dormaient, enrubannés à plusieurs endroits. Un gentil sourire se dessina malgré lui sur son visage. C'est alors qu'il remarqua que son torse était entouré de bandages. Il promena machinalement sa main, mais ne senti aucune douleur. Il comprit que sa blessure devait être dans le dos.

Les ailes. Les ailes de Byakuran. Deviendrait-il comme lui, maintenant ? Était-ce pour ça que ses amis avaient eu si peur de lui ? Peur qu'il glisse encore plus dans le meurtre et le sang ?

Culpabilité.

Il eu un frisson d'effroi et ses main se crispèrent sur le drap. Il baissa la tête et ses yeux furent masqués par ses mèches. Il avait encore en tête la terreur profonde qu'il avait inspirée aux êtres qu'il aimait. Ça lui avait fait mal.

Sûrement encore plus mal que la sensation de déchirement de son dos.

Il ne voulait pas qu'ils aient peur de lui. Il ne voulait pas qu'ils se blessent pour lui. Il ne voulait pas qu'ils combattent pour lui.

Interrogations.

Lui, lui, lui. Toujours lui. C'était sa faute. Sa faute, s'ils avaient peur, sa faute s'ils étaient blessés, sa faute s'ils avaient été impliqué dans ce monde abject. Sa faute si certains d'entre eux étaient mort. Pour lui.

Il se recoucha.


Quand il se réveilla cette fois, il fit semblant d'avoir tout oublié. Il ne voulait vraiment pas revoir cette expression terrorisé sur leur visage. Alors il cacha sa douleur et joua les ignorants. Tous marchèrent, car c'était ce qu'ils voulaient voir. Le Tsuna qu'ils connaissaient. Ils ne voulaient pas d'un autre, ressemblant à Byakuran.

Seul Reborn se douta de quelque chose, mais il dû attendre, car maintenant que Tsuna était réveillé, rien ne retardait leur retour dans le passé.

Avant de partir, Tsuna reçu une autre boite du Ciel de la part d'Irie, et quelques conseils. Et ils rentrèrent.

Pendant quelques merveilleux jours, tout redevint normal, mais Reborn n'avait pas oublié de questionner son élève. Seulement, il ne trouvait pas l'occasion. Il avait un double anniversaire à organiser, le sien et celui des seize ans Tsuna. Ce fut une fête mémorable, qui célébrait en plus leur retour dans le monde normal, mais pas vraiment propice aux interrogations.

Quelques jours plus tard, alors qu'il était décidé à faire cracher le morceau à son élève, il reçu une convocation de la part d'Aria, et quand il comprit que c'était un piège, c'était trop tard.

Tsuna avait été enlevé.

Pourquoi ?


Il lui avait tout dit. Sans rien caché. Il lui avait avoué qu'il lui avait un peu mentit sur Natsu. C'était effectivement une technologie avancée, mais avancée de dix ans. Tsuna ne savait pas si l'homme l'avait cru ou pas, mais ça n'avait pas eu d'importance. Il était lancé, il lui avait tout raconté. Pas seulement ce qui était arrivé, mais aussi tous ce qu'il avait ressentit, l'affreuse terreur qui le paralysait à chaque fois qu'il pensait à ce qu'il risquait.

Il lui avait dit ce qu'il avait gagné dans ces combats, et l'homme avait deviné ce qu'il avait perdu. Il lui avait dit sa culpabilité, l'homme avait comprit que les mots ne suffisaient pas à exprimer son intensité. Il lui avait enfin raconté comment il avait réellement "gagné" ses ailes, et l'homme avait comprit qu'il n'avait encore jamais parlé à quiconque de son aventure ainsi.

Comment aurait-il pu ? Pour ses amis, cette aventure n'était plus qu'un mauvais souvenir. Ils voulaient qu'elles ne soient plus qu'un horrible cauchemar et qu'ils se soient enfin réveillés. Ils ne voulaient pas le voir devenir réalité. Mais lui ne pouvaient pas. Était-ce parce qu'il était plus faible qu'eux ? Ou tout simplement qu'il accordait trop d'importance à cet événement ?

Il ne pouvait pas oublier. Il sentait confusément qu'il ne devait pas. La nouvelle sensibilité dans son dos qu'il essayait encore de contrôler le lui disait clairement. Il avait passé un pacte, et devait maintenant assumer les conséquences.

Ils avaient finis de manger en silence, et Natsu avait eu droit au cinquième poisson supplémentaire, qu'il manga goulûment, mais lui aussi silencieusement. Tsuna était perdu dans ses souvenirs, jouant avec un des bâtons qui avait porté un des deux poissons qu'il avait mangé, et l'homme l'observait discrètement.

Tsuna finit par jeter le bâton au feu, où il se consuma doucement. Il ouvrit la bouche et souffla doucement, presque de manière inaudible :

- Elles sont… Le symbole d'une responsabilité.

Il continua avec un peu d'amertume sur sa stupidité :

- Une responsabilité que j'ai acceptée sans vraiment comprendre.

L'homme garda le silence un instant avant de demander.

- Tu regrettes ?

- Cette responsabilité ? Non. Mais…

Un éclair de douleur assombrit dans ses yeux bruns, et ses poings se serrèrent. Uni. Gamma. Peu importait sa force, ils étaient morts. Natsu poussa un miaulement pitoyable en se frottant à ses jambes. Tsuna répondit machinalement en le caressant doucement le flan.

L'homme comprit et ferma les yeux. Un grand pouvoir nécessite parfois… Des sacrifices…

- Tu… Le passé ne peut pas changer.

Tsuna releva la tête. C'était au tour de l'homme d'avoir un air lointain. Lui aussi fixait le feu sans le voir.

- On ne peut pas l'effacer, peu importe combien on le désire. Tout ce qu'on peut faire, c'est continuer d'avancer en faisant tout ce qui est en notre pouvoir pour éviter que quelque chose de semblable recommence. Apprendre de nos erreurs pour qu'elles ne se reproduisent plus. Plus jamais.

Deux regards se croisèrent. Deux personnes aux expériences si différente et pourtant si similaire. Deux âmes qui avaient été blessée. Les plaies avaient finit par se fermer, mais les cicatrices resteraient pour toujours.

Tsuna finit par esquisser un sourire si triste que l'homme ne réfléchit même pas. Il s'approcha doucement et prit le jeune homme dans ses bras. Le serrant contre son torse et lui caressant les cheveux, il ne dit rien. Offrant seulement un soutien muet.

Tsuna comprit. Il ne comprit que trop bien. Il ferma les yeux et cachant son visage, s'agrippant à la chemise, il pleura sans un bruit, laissant couler des larmes silencieuses, faisant enfin son deuil pour les personnes qu'il n'avait pas pu sauver. Uni et Gamma. Il pleura aussi pour lui, son premier pas vers un chemin qui, même s'il l'acceptait, lui faisait toujours aussi peur. Il ne voulait pas devenir un monstre.

L'Ombre, homme fier au cœur endurci laissa pourtant lui aussi couler une unique larme qui se perdit dans les cheveux châtain de sa charge. Pleurant son passé qu'il ne retrouverait jamais.

Jamais.


Un triste souvenir, n'est-ce pas ? Q.Q

Allez ! On va se quitter sur une note un peu plus amusante ! Voici l'Omake ! ^^


~Omake~


Natsu observait l'eau courante, s'amusant des remous, et évitant soigneusement toutes éclaboussures. Il n'y avait pas de poisson à cet endroit. Il trottina le long de la berge, cherchant quelque chose à prendre. Il jeta un coup d'œil vers l'homme, qui selon sa technique habituelle se tenait au milieu du lit du ruisseau, et aussi immobile que les pierres attendait qu'un poisson s'approche de lui.

Soudain, Natsu se figea. Ses yeux se rétrécirent et il prit automatiquement une position de chasse. Le plus discrètement possible, il s'approcha, surveillant chacun de ses pas pour ne faire rouler aucune pierre. Il se rapprocha le plus possible de sa cible avant de s'immobiliser de nouveau, cherchant la meilleure route.

Tsuna, toujours en train d'installer le camp remarqua le manège de son chat. Il fronça des sourcils et suivit la ligne de son regard pour savoir ce qui le passionnait autant. Quand il comprit, il transpira alors qu'un sentiment d'incrédulité lui tombait dessus. Il secoua la tête, et ouvrit la bouche pour prévenir l'homme de ce qui allait arriver.

Mais soudainement, son côté sadique, qui avait été crée par Reborn et ses méthodes d'apprentissage très spéciales avant de continuer d'être développé par l'Ombre lui hurla vengeance. C'était une trop belle occasion pour la laisser passer. Alors il ferma lentement la bouche et s'assit sans bruit, observant ce qui allait le passer.

S'étant enfin décider pour le chemin qu'il allait prendre, Natsu se mit en position, prêt à sauter sur sa proie. Plus rien ne comptait que cette petite chose blanche qui bougeait au vent. Si tentante, elle semblait l'appeler. Il ne pouvait qu'obéir. Il se coucha sur le sol, et bougea son arrière train.

Il s'élança brusquement, et fut, en quelques bonds sur de petits rochers qui effleuraient dans la rivière, en position pour sauter sur sa proie. Il s'envola une dernière fois.

L'homme, trop concentré sur le poisson qu'il était sur le point d'attraper n'avait pas vu le manège du petit lion. Il fut donc pris par surprise en le sentant atterrir dans son dos. Il perdit l'équilibre et par un réflexe stupide mais humain, ouvrit la bouche pour crier, ce qui lui fit boire la tasse.

Heureusement, la rivière n'était pas profonde, ce qui lui permit de se relever aussi vite qu'il était tombé. Trempé, il se retourna pour savoir ce qui lui était arrivé. Il se retrouva littéralement nez-à-nez avec un lion tout aussi surprit que lui par la suite des événements. Tellement focalisé sur sa cible, il avait tout oublié du reste. Même le fait que sa soi-disant cible se trouvait justement sur le dos de l'homme.

Ils restèrent à se regarder quelques secondes avant que Natsu tente un petit miaulement d'excuse en penchant la tête d'une manière qu'il espérait mignonne. Mais sa technique ne sembla pas marcher sur l'homme. Une sombre aura commença à apparaitre, faisant frissonner le petit chaton alors qu'il voyait le visage devant lui se crisper de fureur.

L'homme sauta à son tour sur la boite arme avec la ferme intention de la noyer. Mais tout aussi vive, cette dernière s'échappa. Commença ainsi une course poursuite humide. Alors que l'homme arrivait enfin à choper un Natsu qui couina de surprise, ils arrêtèrent de s'éclabousser, et donc purent enfin entendre le rire qui s'échappait. Ensemble, ils tournèrent la tête vers le campement.

Tsuna était mort de rire. Il en pleurait et son estomac lui faisait un mal de chien. Il finit par perdre l'équilibre et tomba en arrière. Mais même dans sa position, il continua à se fendre la poire, et roula par terre se tenant désespérément le ventre pour soulager ses muscles contractés.

L'homme grogna, déniant la rougeur qui lui montait au joue de se voir ridiculiser de cette manière. Transportant la sale bestiole fermement par la peau du cou, il approcha du campement, toujours trempé. Il lança le chat sur l'adolescent qui vit son souffle être coupé par le poids de Natsu sur son ventre. Une manière très efficace pour s'arrêter de rire.

Il se redressa, essayant tant bien que mal de calmer la pauvre boite arme trempée et traumatisée par son expérience et par l'eau qu'elle avait reçue, et releva les yeux. Il eu du mal à contenir son fou-rire pas encore totalement disparu. L'homme tapait du pied impatiemment, les bras croisés, dans une posture qui pouvait faire fuir les plus endurcis des mafieux. Mais il n'était pas du tout impressionnant pour le jeune Vongola, qui se retenait désespérément de rire face à l'homme si fier qui était toujours aussi détrempé.

- Explique. Feula-t-il.

Tsuna sourit et répondit simplement.

- Tu avais l'étiquette de ta chemise qui était sortit de ton col, et ça a attiré son attention…

Il ne put retenir l'éclatement de rire en voyant l'air éberlué qu'arbora l'homme. Le jour même, ce dernier pris toutes ses vêtements qu'il transportait et leur coupa l'étiquette d'un geste certain et définitif.


XD

J'espère que vous avez aimé ! ^^

Alors pour les informations, deux choses. D'abord, sachez que je commence une nouvelle histoire "Assumer Ses Actions. Ou Celles Des Autres". Vous êtes tous invité à y jeter un coup d'œil ! X3

Autre chose, voyant mon imagination devenir dingue (littéralement… Sans ordinateur pour écrire ce qui me venait en tête… TT^TT), et avec la possibilité d'une quatrième histoire pouvant se rajouter aux trois autres déjà en place, j'ai décidé pour assurer une mise à jour assez régulière de faire un roulement dans mes publication. Il y en aura toujours au moins un par semaine, le vendredi, saufs imprévus ou fainéantise de ma part. ^^'

J'espère que ça vous convient ! Merci pour votre compréhension, et à plus tard !