ROSE 25
Tout le monde regardait Asclépios, enfin, tout le monde sauf Bliss.
« Aller Joxie ! » chuchota-t-il à Mien, et il gigota dans les bras du dieu nouvellement restauré.
Érin, sa concentration brisée par ce mouvement, pencha le regard sur le petit dieu qui essayait de se libérer de ses bras, avec une question au fond de ses yeux émeraudes : 'Quoi ? Désolé je regardais par là-bas'.
« Aller Joxie ! » chuchota de nouveau le petit.
Érin eut un sourire indulgent et relâcha aussitôt le petit chérubin. Mais le petit dieu ne s'en alla pas tout de suite, il se leva et le serra très fort, murmurant « MIEN de retour. » Puis il vola tranquillement vers Joxer.
Asclépios ignora le dieu fulminant en face de lui. Enfin, ce n'était pas exacte. Il ignora les fulminations, pas le dieu lui-même.
Comme d'habitude, il commença par un scanner préliminaire des tous les systèmes divins. Tout ok. Un petit peu de bronzage, peut-être, mais, hé, il avait affaire au dieu du soleil après tout.
Après venait la distribution du pouvoir dans la forme corporelle. Encore une fois, il n'y avait rien. Il jeta un coup d'œil aux trois juges, et à l'intensité avec laquelle ils le regardaient. Et bien, il n'y avait pas grand chose d'autre qu'il puisse faire, sauf peut-être vérifier les fluctuations de pouvoirs. Il commença à scanner. À nouveau, tout changeait correctement. Il était sur le point de se désengager, quand il remarqua quelque chose. Il fronça les sourcils, quelque chose clochait dans cette image. Il regarda encore. Là, une sorte de mollesse dans le huitième quadrant. Il creusa plus profondément. Ah, c'était là. Vicieux. La personne qui avait fait ça savait ce qu'elle faisait. S'il n'avait pas fait une analyse poussée, il n'aurait rien remarqué.
« Voulez-vous que je fasse un rapport sur ce que j'ai trouvé ou juste que je le soigne ? demanda-t-il pour clarification.
_ Soigne ça maintenant, explique après. S'il te plaît, Ace, répondit Aphrodite dans un sourire triomphant.
_ Soigner quoi ! demanda Hélios. Il n'y a rien qui cloche chez moi. J'ai eu un check up complet avec Apollon il n'y a même pas trois mois, insista le dieu soleil.
'Comment Père a-t-il pu manquer ça, alors ?' se demanda Ace à part lui. Il se tourna vers Héphaïstos.
« Pourrais-tu me faire apparaître l'un de tes pots ? Ceux dont tu peux sceller le couvercle ? » demanda-t-il au dieu forgeron, tout en faisant un geste de la main pour faire apparaître une chaise en face de l'estrade des juges.
« Assieds-toi, Hélios, fit-il d'une voix pleine de douceur à son patient.
_ Non, il n'y a RIEN QUI CLOCHE CHEZ MOI ! »
Sur ce, Hélios essaya de se téléporter hors de la pièce.
x
Joxer le Magnifique était content. Terrifié mais content. Il était assis à côté de l'être qu'il aimait le plus au monde. Il pouvait sentir la chaleur qui émanait du dieu derrière lui, c'était extraordinaire. Il ne voulait pas bouger. Il resta assis là, figé comme une statue, s'il ne bougeait pas, peut-être alors Arès resterait plus longtemps.
Il était conscient que c'était une idée complètement folle, que rien de ce qu'il ferait, ou ne ferait pas, ne pourrait faire rester le dieu, mais il ne pouvait quand pas en convaincre ses muscles. Ils étaient figés sur place. Donc, il resta juste assis là.
Jusqu'à ce que Bliss vole jusqu'à lui en vrombissant, tel un moustique hyperactif, et ne se laisse tomber sans plus de cérémonie sur les genoux de Joxer. L'inspiration que retenait Joxer fut brusquement relâchée dans un 'oufff' et il devint bien moins rigide, car il avait le petit à tenir et câliner.
Le petit dieu passa d'un homme à l'autre, serrant d'abord dans ses bras Joxer, puis s'installant sur les genoux de son père.
« Salut, toi, petit faiseur d'espièglerie, » commenta Cupidon, sur un ton très indulgent.
Puis Bliss passa, écrasant presque Joxer, pour atteindre son grand-père bien aimé et lui faire des câlins et des bisous, puis il se retourna vers Joxer pour encore plus de câlins et se pelotonner contre lui.
Arès eut un sourire bienveillant pour son petit-fils. En même temps, il se tourna légèrement et déplaça le reste de son corps pour être en contact avec Joxer de l'épaule à la hanche. Son bras se plaça derrière Joxer et en travers de son dos pour s'appuyer sur le banc. Son bras touchait complètement le dos de Joxer. Il plaça son autre main sur le dos de Bliss, qui était assis sur les genoux de Joxer, afin de l'empêcher de tomber en arrière.
Arès réalisa que c'était ridicule, il se servait de l'arrivée de son petit-fils comme excuse pour toucher un mortel. C'était de la folie, il le savait. Pourtant, le Dieu de la Guerre découvrit qu'il ne voulait pas changer de position, même s'il savait qu'il allait être obligé de le faire.
Arès se renfrogna intérieurement. Hélios allait poser problème pour cette examen. Il allait devoir faire quelque chose à ce propos.
« Joxie foif ? demanda Bliss en voyant Joxer lorgner les cruches de quoi que ce soit qu'Aphrodite y ait laissé.
_ Oui, murmura le guerrier.
_ Et bien, pourquoi tu n'as rien dit ? » gronda le Dieu de la Guerre.
Arès leva sa main libre, mais il fut stoppé par le petit dieu.
« Non, MOI FAIRE, » dit-il avec insistance à son grand-père.
Son grand-père lui sourit en réponse.
Bliss se concentra, et fit apparaître un verre de quelque chose dans sa main, puis le passa à Joxer avec un ferme :
« Là.
_ Merci, » dit très doucement Joxer, et il commença à siroter le jus.
Il était plus assoiffé qu'il ne le pensait, s'aperçut-il en buvant.
« Tout fini ? » demanda Bliss.
Joxer se rendit compte qu'il était observé très soigneusement, et comme il ne voulait pas offenser le petit dieu très spécial en face de lui, il sourit et finit le verre, puis retourna le gobelet pour montrer qu'il avait effectivement bu la totalité du rafraîchissement liquide.
Bliss fit un sourire à Joxer. Joxer lui sourit en retour. La coupe disparut.
Arès eut un sourire en les regardant tous les deux, ils étaient presque, d'une façon cruellement tentante, tous les deux dans ses bras, puis Bliss se tourna vers son grand-père.
« Granpa répare. »
Et il montra du doigt le dieu de la médecine, et le dieu du soleil qui était en train de hurler qu'il n'était pas malade.
Arès, qui s'attendait à ce comportement de la part du dieu soleil, se leva du banc qu'il partageait avec son fils et Joxer, et se téléporta dans un flash au moment où le dieu soleil s'apprêtait à se téléporter hors de là.
« On va quelque part ? » menaça-t-il dans l'oreille du dieu.
Asclépios commençait à être agacé. Son patient lui criait dessus, et se préparait à se téléporter au loin. Soudain, Arès fut là et prit le dieu soleil à bras le corps.
« Ah, bien. Merci, Arès. Si tu pouvais juste le faire asseoir juste là. C'est parfait. Maintenant, maintiens-le comme ça. Hélios, ça ne va pas faire mal, pas même une sensation de piqûre, mais tu devrais essayer de garder les yeux droit devant toi pendant que je m'occupe de ça, » commenta-t-il.
x
Sur une plage rose baignée de soleil fort, fort lointaine, deux dieux profitaient du soleil de l'après-midi. Ils s'étaient réinstallés plus loin sur la plage trois fois de suite, mais le sable rose semblait les suivre. Ils avaient laissé tomber quand le sable rose se précipita au devant d'eux en faisant un grand cercle rose sur la plage. Le champagne coulait à flots, et les maï-taïs étaient roses et frais.
« Alors, comment tu penses que ça se passe ? » questionna une voix salée.
Il était en train d'écouter un coquillage rose d'où sortait de la musique : 'little pink house, for you and me, Hey ain't that...' *
« Aucune idée, on a besoin d'un verre, » tonna une seconde voix.
Instantanément, un grand gentleman dans une veste de sport blanche avec un crustacé rose** apparut. Il avait un plateau dans les mains.
« Sloe Gin Fizz ?*** » s'enquit l'homme, abaissant le plateau. Les deux dieu prirent un verre et l'homme disparut.
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Asclépios vit qu'Arès tenait fermement Hélios, mais le dieu continuait à chercher à s'échapper. Il se concentra sur ses mains. L'énergie qui s'y trouvait fut changée et façonnée. Alors, créer un tamis si fin à partir d'un très délicat mélange de rayons d'énergie croisés que pas la moindre petite particule de matière ne pourrait passer au travers. Puis, faire très légèrement passer le pouvoir de doré à bronze. Là, ça devrait aller comme ça.
Asclépios bougea ses mains retravaillées vers la tête d'Hélios et, mettant chaque main devant une oreille, il passa les main au travers de la tête du dieu soleil. D'abord d'un côté, puis de l'autre, de bas en haut, de gauche à droite, et en diagonale. Lentement, délicatement, il ne voulait pas avoir à recommencer. Attendant d'avoir tout en une seule fois. Il dépensait une grande partie de ses réserves de pouvoirs en faisant ça. Là, presque fini.
« Héphaïstos, si tu pouvais tenir prêt ce pot, » lança-t-il.
Un moment plus tard, il retira ses mains de la tête d'Hélios, le dieu de la forge avait le pot prêt et à portée de main. Il mit le truc dedans, puis le scella complètement. Terminé. Il se tourna vers son patient. Hélios était sur le point de tomber dans les pommes.
« Merci, Arès, » dit-il au dieu guerrier, et il sourit comme le dieu vêtu de cuir se dépêchait de retourner vers sa chaise. Arès se réinstalla tout près de Joxer, et Bliss se faufila sur ses genoux pour un rapide câlin.
« Je te l'avais dit, tu aurais dû regarder droit devant toi, » fit le guérisseur à Hélios, reportant son attention sur son patient.
Il matérialisa un verre d'eau fraîche et força le dieu désorienté à en prendre une longue gorgée. Le dieu lui prit ensuite l'eau des mains, et continua à boire.
Asclépios créa une petite bassine rose qui flottait mi-air, et se lava les mains.
« Voilà, c'est fini, dit-il, il ira bien maintenant, juste boire un peu plus d'eau pour un jour ou deux, une ration supplémentaire d'Ambroisie si les vertiges continuent après le premier jour.
_ Ace ? C'est quoi cette chose ? demanda un Hadès très confus, en regardant dans le pot la masse boueuse de gris, orange, pourpre, qui tournait sur elle-même d'un bout à l'autre de la fiole.
_ Brouillard Cervical, un sacrément vicieux en plus. Celui-là doit avoir, oh, meilleur estimation, au moins quatre ans, » répondit le Dieu de la Médecine.
Hadès essaya de ne pas tuer le dieu en face de lui. La seule chose qui le retenait était la pensée que s'il le tuait, alors Hadès serait coincé avec lui pour l'éternité, au lieu de juste aujourd'hui.
« Asclépios ? Qu'est-ce qu'un Brouillard Cervical ? demanda-t-il aussi poliment qu'il le put.
_ Humm, fit Asclépios distraitement. Oh, c'est une couche de nouveaux souvenirs, placés par-dessus des souvenirs réels, qui brouille le cerveau. Fait correctement, comme ce fut le cas pour celui-ci, la personne ou le dieu infecté ne peuvent même pas remarquer sa présence ni ses effets, finit-il comme il examinait la réactivité des yeux d'Hélios.
_ Et alors, qu'est-ce qu'on fait de ça ? demanda Héphaïstos, levant le tube de truc en fiole.
_ Aucune idée, répliqua Asclépios en le prenant des mains du dieu de la forge et en le regardant rejoindre sa femme. Qu'est-ce que vous voulez en faire ? »
Hadès était sur le point de lancer une boule de feu, quand sa femme lui prit le bras, le tira à moitié sur le trône, et l'embrassa vigoureusement. Il haleta quand elle le laissa enfin partir.
« Non, tu ne peux pas tuer Ace, » lui dit-elle un peu hors d'haleine.
Aphrodite eut un sourire en regardant le couple sur le trône de l'autre côté du sien, et eut un regard entendu à Héra qui leva les yeux au ciel et soupira.
« Pouvons-nous poser des questions à Hélios ? vint la question d'Aphrodite, presque dans un ronronnement.
_ Bien sûr. Il est juste un peu déshydraté, » répondit Ace en levant les yeux, remarquant Arès qui lui faisait signe de venir s'asseoir sur une nouvelle chaise qu'il avait fait apparaître pour lui. Ace envoya la fiole contenant la masse s'agitant continuellement sur une petite table près d'un mur. Puis, soulagé que son rôle soit terminé et qu'on lui ait fourni une sortie de secours, il se hâta d'aller s'asseoir hors de la ligne de feu.
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Hermès passait un merveilleux jour de repos. Il ADORAIT travailler sur des enquêtes officielles. Cela lui donnait le temps de souffler, de sentir les roses, des roses roses aujourd'hui semblait-il. Il sourit devant le vase remplit de ces fleurs qui se trouvait en face de lui sur son bureau. Le temps de se faire les ongles, de s'occuper de ses cheveux, de lire le dernier poème des muses. Tout ce que cette histoire de messager des dieux ne lui laissait pas assez de temps pour faire. Tout ce qu'il pouvait à présent faire grâce à cette enquête officielle, et à ce magnifique petit stylus qu'il avait demandé à Héphaïstos de faire pour lui, il y a quoi, 1000 ans à peu près.
La plume automatique faisait presque tout le travail à sa place, et tout ce qu'il avait à faire était de s'asseoir et d'y jeter un coup d'œil de temps à autre. Il devait garder un œil dessus afin de lui donner quelques ordres de temps en temps, mais sinon il était libre de rester assis et de, et bien, pour aujourd'hui, de se faire les ongles.
Hermès venait juste de finir de se vernir les ongles avec du vernis rose (il l'avait fait apparaître, et c'est celui-ci qui s'était montré, il aurait dû s'en douter !) quand il leva les yeux et s'aperçut soudain que son stylus était affecté par le Rose.
Il y avait des étincelles roses qui sortait du stylus... attends un peu, ce n'était pas des étincelles. C'était une fumée de mots écrits, en calligraphie rose.
« Pouvons-nous poser des questions à Hélios ? » flotta hors du stylo, suivit de près par :
« Bien sûr. Il est juste un peu déshydraté. »
Plutôt amusé, Hermès essayer d'attraper les mots dans l'air, mais ils flottèrent au loin. Oh non. Hadès venait de le remarquer. Hermès n'ouvrit pas la bouche. Laissons le Dieu du Monde Souterrain découvrir tout seul ce qui allait se passer.
« Qu'est-ce que tu fais, Hermès ? » cria Hadès, qui se mit la main devant la bouche lorsqu'il s'aperçut qu'aucun son n'en sortait.
Ce qui était apparut était une fumée de calligraphie rose formant sa phrase en grec. Son horreur s'aggrava en voyant ses mots suspendus dans les airs, qui se figèrent pour un moment avant de tomber dans un 'ping' sur le sol, éparpillés sur le marbre rose.
Aphrodite regarda de ce côté, et gloussa. Le son apparut de nulle part dans un flot de « héhéhéhéhéhéhéhéhéhéhé » en grec.
« Héphie, pourrais-tu aider Hermès s'il te plaît ? » rejoignit le flot de mots écrits flottant au-dessus de sa tête avant de se figer et de tomber sur le sol dans un 'ping'.
Le reste de la pièce essaya de ne pas faire de bruit, mais ils finirent tous par éclater de rire, et il y eut soudainement divers déclarations en rose flottant aux alentours.
« Vous savez bien sûr que ceci est une déclaration de Guerre. »
« Un chasseur ne sachant pas chasser sans son chien. Et bien, je pense que ça marche comme ça. »
« Vous devriez voir de quoi a l'air Charon en Gondolier Romaine. »
« Il y a bien trop de rose pour moi. »
« Tu es encore plus belle que le jour où je t'ai vue pour la première fois. »
« Oh Hadès ! BRUIT DE BAISERS ! »
« Je souhaiterais pour ma Dame d'avoir penser à le dire en premier, mais vous savez, si vous... »
« Jett. RONRRRRRRRRRRRRRONNE »
« Il faut que je fasse quelque chose à ce propos. »
« Pourquoi ? Ça fait des années qu'ils sont comme ça. »
« QUOI ! Je vais les, ah non, je peux pas faire ça, mais ça te dérange pas si je le fais souffrir un peu, même beaucoup ? »
« Si, mais je pense que c'est surtout elle que ça dérangera le plus. »
« GROGNE. Oh ma tête. GROGNE. »
« La prochaine fois, écoute quand je te dis de ne pas bouger. »
« Joli ! ZOUM. Goût BON. ESSAIE MIEN ! ZOUM. »
« Miam. Très bon, comme de petites friandises roses. Va en donner à Papa. »
« OKAY ! ZOUM. »
« Papa, Essaie. »
« Miammm, très léger et très sucré. »
« Mot rigolo, regarde ! »
Héphaïstos, qui s'était sagement contenter de hocher la tête avant de se lever et d'aller vers Hermès, était à présent en train de se débattre avec le stylus.
Le Stylus commençait à émettre encore plus d'étincelles quand Héphaïstos le prit des mains du dieu messager. Les étincelles redoublèrent, et le stylus commença à cracher :
« Et après, pour passer le temps,
Si Juin refluait
Par vagues vers son accomplissement,
Tout en pétales, sans épines,
Aussi délicieux que des gouttes
De vin répandues à l'heure de la messe,~
Et préférant l'indulgence
De la rougeur et la douceur :
Ou si, avec l'expérience de l'homme et de l'araignée,
Juin utilisait mon Éclair-de-Juin, le vigoureux monteur d'insectes,
Pour stopper l'action de cette fraîche rosée – pourquoi Juin y penserait » ****
« Qui a écrit ce radotage ? » demanda Aphrodite.
Héphaïstos lança un rayon d'énergie rose dans le stylus. Celui-ci s'arrêta de faire des étincelles.
« Essai, essai, Un, Deux, Trois, » vint la voix grave d'Héphaïstos.
Les mots n'étaient plus écrits dans les airs.
« Fais-moi savoir s'il te cause encore des problèmes, Herm.
_ Merci Héph. »
Hermès baissa les yeux vers les mots que le stylus écrivait sur la page. Ou plus exactement, les mots que le stylus n'écrivait pas. Il leva les yeux et demanda à l'assistance :
« Hé, les gens, comment je décris ça dans le greffe ? fit Hermès d'une voix forte. Le stylus tourne en rond, là.
_ Marque ça comme...il fut découvert que le dieu Hélios était infecté par un brouillardus cervicalis. Qu'à cette découverte, Ace a effectué avec succès une, une... brouillarocervicalisectomie. Ça vaut bien ce que j'ai pu entendre d'autre aujourd'hui, » grommela Hadès.
Perséphone l'attira immédiatement dans un autre baiser. 'Ah, pensa-t-il en lui-même, c'est bon d'être le roi.'
« Quel désordre, » commenta Héra, et elle agita la main.
Un petit démon rose, avec un petit tablier rose et un chapeau, avec un balais et une pelle, commença à balayer toute la masse de mots tombés au sol. Un instant plus tard, un petit dragon rose apparut et il cracha des flammes roses pour incinérer la pile rose que le démon rose était en train de faire. Cela ne leur prit que quelques instants.
Bliss embrassa son père puis retourna en volant vers Érin. Cupidon les regarda et sourit. Puis il tourna son regard vers son père et Joxer qui essayaient très fort de ne pas être assis trop près l'un de l'autre, mais qui étaient en effet assis très près quand même. Sa Tante Éris étaient alanguie dans les bras de son mortel préféré. Étrange, elle semblait un peu malade.
Cupidon réalisa dans un sursaut qu'il y avait en fait quatre couples plus ou moins en train de se bécoter dans la pièce. Il reporta son regard vers Érin. Les yeux verts d'Érin étaient fixés sur lui. Si proche, seulement 90 centimètres les séparaient. Aucun des deux ne bougea. Ils restèrent là à se fixer des yeux.
Un moment ou deux plus tard, le petit démon rose donna un coup de pied au dragon et ils disparurent tous les deux dans une fumée rose.
Héra toussa et fit disparaître la fumée.
« Enfin. Hélios ! Aphrodite a quelques questions à te poser. »
* extrait d'une chanson de John Mellencamp, Pink House : 'petite maison rose, pour toi et moi, n'est-ce pas...'
** jeu de mot qui reprend le nom d'un album de Jimmy Buffett, A White Sport Coat and a Pink Crustacean, et dont l'une des chansons s'appelle 'Gentleman of Leisure'
*** cocktail alcoolisé de couleur rose
**** Extrait d'un poème de Robert Browning,If Love Somebody Set Him Free, qui, si j'ai bien compris, parle d'une rose (mais la poésie, déjà en français j'ai du mal, alors...). Le passage original, que j'ai malgré tout tenté de traduire, donne en anglais :
"And after, for pastime,
if June be refulgent
With flows in completeness,
All petals, no prickles,
Delicious as trickles
Of wine poured at mass time, ~
And chose one indulgent
To redness and sweetness:
Or if with experience of man and of spider
Junes used my June-Lighting, the strong insect ridder
To stop the fresh film works – why June will consider"
