Correction chapitre : Chapitre non corrigé

stormtrooper2 : Salut ! Toujours aussi perspicace ! Merci pour tes com's toute au long de cette fic. Sinon, c'est quoi duMoby ?

luffynette : Coucou !Merci pour tes com's, qui même s'ils ont étaient brefs, m'ont fait très plaisir.

NdA : Merci à TYMARA et Pandothiel pour la correction de la majorité des chapitres.


Chapitre 24 : La fin d'un vieillard inutile et le commencement d'une nouvelle ère.

Incroyable ! Voilà tout ce qui me vient en tête quand nous atterrissons sur un sol de marbre blanc immaculé. Le serpent vient de nous déposer dans une gigantesque salle de trône avec le plus haut de tous les plafonds qu'il ne m'a jamais était donné de voir. Je n'arrive même pas à apercevoir la voûte, c'est vous dire à quel point il est haut. Éparpillées d'ici et de là, d'immenses piliers de pierre verts autour desquels des serpents de toutes espèces et de toutes tailles y sont enroulés, s'élevant vers l'invisible et obscur plafond.

Si je n'avais pas autant côtoyé Nagini et parlé la langue des serpents, j'aurais sans doute la trouille de ma vie en cet instant. Je ne peux dire ce qu'il y a aux murs, parce que je n'en vois pas un seul. J'en viens même à me demander si c'est vraiment une salle tout compte fait. Pour la partie concernant le trône, je la maintiens, car, là devant nous, se dresse le plus majestueux et le plus imposant de tous les trônes. Pas que j'en ai vu beaucoup, hein ! Mais croyez-moi, il est monstrueux ! Le trône est actuellement occupé par une personne dont je n'arrive pas distinguer le visage. Je n'arrive pas à me décider, sur un point pour tous vous dire.

C'est con, mais alors même que nous nous trouvons dans endroit inconnu, entourés par une tonne de serpents qui me paressent aussi redoutables l'un que les autres ; la seule chose qui me passe par la tête à cet instant précis, c'est de savoir si la personne qui siège devant nous est un homme ou une femme. Son visage nous est caché par la capuche d'un manteau noir qui le recouvre complètement. Comme je disais, vraiment con. Tom confirme ma pensée. Non, mais quelle saleté, ce mage ! Ce n'est pas parce que je le pense, qu'il doit être du même avis que moi ! Alors que je sens que je vais partir dans un de mes longs discours mentaux destinés à maudire mon tendre mari, Tom me fait revenir sur terre, où, quel que soit le lieu où nous trouvons.

Il me désigne le trône. Quoi ? Je l'ai déjà vu ce foutu trône de mes deux ! Ne puis-je m'empêcher de raller mentalement.

_ Cesse tes gamineries et prête attention à ce qui se passe, me réprimande-t-il en pensée.

Pour une fois, je ferme ma gueule ''mentale''. Est-ce que ça se dit au moins ? Une gueule mentale… et voilà, me voilà partie pour l'imaginer ! Sérieusement, il faut vraiment que j'arrête de faire ça. Surtout que je ne suis pas seule dans ma tête. Tom me remet les idées en place. Je fais donc ce qu'il m'a demandé de faire et porte un peu plus d'attention au trône. Par couilles bien grasses de Merlin ! On n'est pas dans la merde ! Ahhhh ! Il y a des fois, je hais être moi, parce que là, c'est trop ! Comment j'ai pu me laisser, non, nous laisser mener à l'abattoir aussi bêtement ?!

Je suis sûr que vous êtes curieux de savoir pourquoi je suis dans cet état. Alors, accrochez-vous bien, parce que c'est vraiment énorme. Vous n'avez pas oublié que nous sommes actuellement en guerre contre les démons Succubes de Lilith ainsi que les démons Deamais que cette dernière a volés à Moloch, prince des larmes, après l'avoir tué. Eh bien, il se trouve que nous venons d'atterrir dans un nid de Succubes. Je devrais m'estimer heureux qu'il n'y ait aucun Deamais, mais cela ne me console absolument pas. Et d'après ce que je peux capter de Tom, il partage amplement mon avis. Nous sommes faits comme des rats et tout cela par ma faute.

Je pense que nous pouvons amener avec nous une bonne partie de ces nuisances avant d'être submergé par le nombre, mais cela non plus, ne me réconforte aucunement.

_ Qu'allons faire ? je demande à Tom par la pensée.

_ Ah ! Parce que maintenant, mon avis t'intéresse ! Si tu m'avais écouté, nous n'en serions pas là.

Vous savez, je déteste les ''je te l'avais dit'' presque autant que le vieux machin. Et l'entendre de la bouche de cet abruti, encore plus. Bon, je reconnais avoir agi un peu… bon ok, beaucoup trop hâtivement et sans réfléchir. Mais comme on dit : l'erreur est sorcière.

_ Une ou deux peut-être. Je veux même t'accorder une troisième. Mais là c'est trop ! On ne peut même plus les compter.

_ C'est bon toi aussi ! Est-ce que moi je t'ai fait toute une histoire quand tu as failli nous faire tuer dans cette bibliothèque, hein ? Non monsieur ! Bien sûr que non ! Alors, un peu d'indulgence ne serait pas de refus !

_ Mes enfants, il ne sert à rien de vous disputer comme ça. Je ne vous veux aucun mal. Retentit une voix de femme très sifflante qui nous ramène à nos Scroutts à pétards.

Pour une entrée en la matière, elle n'aurait pas pu mieux faire. La voix provenait du trône. Donc son occupante est une femme. Eh, comment elle a fait pour savoir que nous nous disputions, étant donné que nous le faisions dans nos têtes ?

_ J'ai pleinement accès à vos deux esprits, mes enfants. Me répond-elle comme si je venais de lui poser directement la question.

C'est quoi encore cette connerie !? Je sens que je vais bientôt craquer.

_ Pourrais-je savoir comment et pourquoi vous avez accès à nos pensées ? demande Tom très calmement.

J'avoue être plus surpris par son calme soudain, que par le ton presque respectueux qu'il utilise. Et je mets l'accent sur le '' presque ''. Il ne faudrait pas non plus oublier qui il est.

_ Avant toute chose, voulez-vous bien vous approcher mes enfants.

D'abord, je tiens à signaler que ce n'est pas une demande, mais un ordre pur et dur qu'elle nous donne. Et, j'ai horreur des ordres tout comme Tom. Ensuite, pourquoi elle balance des ''mes enfants'' à tout bout de champ ? Je tiens à préciser pour ceux qui l'auraient peut-être oublié que ma mère est morte depuis belle lurette. Et pour finir, cette phrase m'horripile à un point que vous ne pouvez même pas imaginer, car elle me faisait penser au vieux machin avec ses ''Harry, mon enfant, c'est pour le plus grand bien''. Donc, en prenant tous cela en compte et que nous sommes entourés d'ennemis, vous comprenez que ni moi ni Tom n'avons fait un pas dans sa direction.

Une minute après nous avoir donné cet ordre, l'occupante du trône se dresse de toute sa longueur, qui n'est vraiment pas énorme, et s'avance vers nous. Nous faisons dans un même ensemble, un pas en arrière avant de nous arrêter. Hors de question de paraitre effrayé devant eux, même si je le suis un peu. Tom doit sans doute partager ma pensée, parce qu'il ne bouge plus et je peux ressentir sa colère et sa résolution à ne pas reculer d'un millimètre. Quand la démone n'est plus qu'à deux pas de nous, elle s'arrête. Elle relève sa capuche.

Sous celle-ci se cachait une magnifique jeune femme. Même si elle a une apparence très juvénile, son regard gris de chat, suggère le contraire. Ses longs cheveux argent, sont tressés en lui longue tresse qu'elle porte sur l'épaule gauche. Elle a un petit nez retroussé, un menton fin et légèrement pointu une bouche pleine sur un visage rond aux joues pleines et rebondies. Elle est vraiment belle.

_ Pas tant que cela. Me parvient une pensée agacée de Tom.

_ J'avais oublié à quel point vous pouviez être susceptibles tous les deux, déclare la démone.

_ Nous sommes nous déjà rencontrés ? demande Tom avec méfiance.

_ Oui et non.

_ Plus que ça, tu meurs. Je marmonne.

_ Ce que je veux dire, c'est que j'ai fait votre rencontre il y a plusieurs années, mais que vous, vous ne vous en souvenez pas.

_ Quand ça et pourquoi nous n'en avons aucun souvenir ? Veux savoir Tom.

_ Toi mon enfant, dit-elle en désignant Tom, nous nous sommes rencontrés lors de ta scolarité à Poudlard. C'est de moi que te sont venus les informations qui t'ont permis de localiser et d'ouvrir la chambre des secrets.

_ Ne me raconter pas de salade, si j'ai pu localiser puis ouvrir la chambre des secrets, c'est grâce à mes efforts et non aux vôtres. Rétorqua Tom avec arrogance.

_ Pourtant c'est la stricte vérité. Quant à toi Harry, je suis celle qui a aidé Salazar à lever les scellées sur ta magie. Et pour finir, je vous ai conduit tous les deux dans la bibliothèque qui vous a permis de trouver la solution au problème de Tom. Tout comme j'ai envoyé mes gens te soustraire des griffes du gardien.

_ C'est donc vous cette fameuse ''Mère'' ? Je lui demande.

_ Effectivement, c'est bien moi.

Je ne sais pas pourquoi, mais quelque chose en moi me pousse à la croire. Cependant, ma méfiance est bien trop grande. Ma douloureuse expérience m'apprit à ne plus accorder ma confiance au premier venu. Ni à ceux que je connais d'ailleurs.

_ Tu peux avoir confiance en elle.

Cette vient de quelque part en moi. C'est donc tout naturellement que je me tourne mentalement vers Tom.

_ Ce n'est pas moi, me dit-il.

_ Alors, elle vient d'où ?

_ Je ne sais pas.

_ Penses-tu que cela puisse venir d'elle ?

_ Peut-être bien. Restons sur nos gardes. Me souffle-t-il.

_ Je n'y suis pour rien. Intervient la démone.

Mais bien sûr, nous allons la croire ! Arrrrrg ! Elle l'a encore refaite ! Ne connait-elle pas la notion d'intimité ?

_ Eh, vous ne nous avez pas encore expliqué comment vous faites pour entendre nos pensées. Je m'exclame.

_ Je sais que ce n'est pas de la Legimentie, parce que je l'aurais sentie. Alors comment vous y prenez-vous, demande Tom très intéressé par la réponse ?

_ J'arrive à lire toutes les pensées de mes enfants. C'est le don que j'ai hérité de mon père. Nous dit-elle.

Bon, là, je suis complètement largué. C'est quoi son fichu problème avec ses '' mes enfants'' ! Je ne suis pas son enfant ni mon époux non plus ! Alors, pourquoi elle s'obstine ?

_ C'est ma mère et par procuration, la tienne. Retentit la même voix.

Je crois que je vais finir dans une maison spécialisée si ça continu comme ça. Non, mais dites-moi : Est-ce que c'est écrit sur mon crâne ''entrée ouvert et gratuit'' ?... Parce que j'ai comme la désagréable impression que les gens prennent ma tête pour un hôtel bon marché. D'abord Salazar, ensuite Tom, et maintenant elle. C'est bon maintenant ! Mais alors que je me fais cette réflexion, ça titille dans ma caboche. Salazar ! Mais bien sûr. Mais je croyais qu'il avait disparu.

_ Pas complètement. Retentit à nouveau la voix.

_ Tu n'es pas censé avoir fusionné avec moi ?

_ Si, mais une infime partie de moi, un écho si tu veux, est restée en arrière.

_ Pourquoi ?

_ Parce que je devais lui dire quelque chose.

_ Dire quoi à qui ?

_ Je devais dire ma mère que je lui pardonne, et que ce n'était de sa faute ce qui m'est arrivé. Je voulais lui dire d'aller de l'avant et de me laisser reposer en paix maintenant. Les seuls responsables de ma mort, sont ceux que je prenais pour amis, pas elle. Alors, tourne la page et va de l'avant.

_ Merci fils, mais je ne pourrais trouver le repos qu'à la mort de cette garce de Lilith. Elle est la cause de tous mes malheurs. Par sa faute, j'ai perdu mon mari et mon fils. Je ne lui pardonnerais jamais !

_ La haine est dangereuse et aveuglante mère. Faites bien attention à vous. Parfois, il faut savoir pardonner.

_ Merci fils, mais jamais je ne pourrais faire ça. Je veux sa tête, elle seule pourra me délivrer de ma haine.

Bon, faites comme chez vous surtout. Je ne peux me retenir de penser. Après avoir servir de défouloir pour cachalot, de petit soldat pour un vieux fou et d'ingrédient de potion de résurrection pour un mégalomane qui est maintenant mon époux, me voici reconverti en en planche Ouija pour démon. Je trouve que j'ai beaucoup évolué depuis le temps. Je me demande quelle va être la prochaine étape. Une table ou bien un balai-brosse ?

_ Je ne fais pas cette tête, enfant. Je vais maintenant partir. Je ne serais plus là pour maîtriser tes pertes de contrôle magique, alors apprend à le faire avant de tuer plus de monde que tu ne le fais actuellement. Mère, je vous dis adieu et vous remercie de ce que vous avez fait pour moi et pour ma descendance durant toutes ces années.

_ Adieu mon fils.

_ Quant à toi Tom, veilles bien sur cet enfant.

_ Je n'ai pas besoin qu'on me le dise, pour que je le fasse. C'est mon époux ! rétorque Tom avec arrogance.

_ Bien, je pars à présent.

Après ces mots, je sens comme un vide quelque part au fond de moi. Je n'avais jamais eu conscience qu'il y avait quelque chose là, avant de ne plus le ressentir. Je suis triste de son départ. Tom me réconforte à sa manière, ce qui m'apaise un peu. Maintenant que ce qui restait de Salazar est parti, nous sommes bien obligés de croire à ce que la démone vient de nous dire. Et si ce que nous venons d'entendre est vrai, nous venons certainement de nous trouver une nouvelle alliée. Espérons seulement qu'elle soit fiable.

Après le départ de Salazar et après que nous ayons compris qu'aucun mal ne nous sera fait, la mère de celui-ci, Eléazar, nous invite à nous installer autour d'une table qu'elle a fait apparaitre. Et durant ce qui me semble durer des heures, nous parlons de stratégie. À la fin d'épuisantes négociations, nous parvenons à un accord. La mère de Salazar et ses gens allaient s'occuper de Lilith et de ses démons, pendant que nous, nous occuperons des sorciers et de la fermeture du passage que Dumbledore et la démone ont ouvert entre nos deux mondes.

Cela étant réglé, le serpent nous ramène chez mon parrain. À notre retour, on nous apprend que notre absence n'avait durée que quelques minutes tout au plus. Tom et moi expliquons ce qui nous est arrivé et leur apprenons que l'attaque est prévue pour le lendemain matin. Nous précisons que cela allait être certainement la bataille finale. Donc, pas de retrait. Nous allons nous battre jusqu'à la mort. Tom explique à chacun le rôle qu'il allait tenir le lendemain et fait sortir tout le monde de notre chambre. Nous passons le reste de la journée tous les deux. Nous sommes souvent interrompus par des messages venant de nos alliées pour demander des précisions de dernières minutes, mais sinon, nous sommes seules la majeure partie du temps.

Au matin, nous nous rendons à l'endroit où Nagini nous a dit que le passage se trouvait. Notre armée est composée d'à peu près toutes les créatures composant le monde magique. Nous avons à nos côtés des Centaures, des Détraqueurs, trois Dragons, des Elfes de maison, des Gobelins, des Loups garous, des Vélanes, des Géants, des Harpies et des Vampires. Nous avons l'air très intimidants. Comme nous nous y attendions, nous trouvons un comité d'accueil composé de démons et de sorciers. En parlant de démons, où sont ceux que la mère de Salazar nous a promis pour nous soutenir ? Ne me dites pas que nous avons été trahis une fois de plus, parce que là, ça devient ridicule !

Alors que je me pose cette question, je vois un groupe d'une dizaine de démons s'avancer vers nous. Ma première pensée est : une attaque frontale de nos ennemis. Mais alors que je me prépare à combattre, mes yeux se posent sur un démon de très grande taille, aux longs cheveux roux attachés en queue de cheval, avec des yeux verts pomme, portant deux tatouages représentant une faux rouge qui ornent chacune de ses tempes, qui s'est détaché du groupe et fait un pas en avant. Quand je perçois la boucle d'oreille en forme de faux à son oreille droite, je n'ai plus aucun doute sur son identité. C'est Aldebrande, le démon que j'apprécie et qui a aussi aidé la fille du gardien à me sortir de prison, et dont je croyais mort.

Sans y avoir réfléchi à deux fois, et ne prenant en aucun cas l'avis de Tom en considération, je sors des rangs et me précipite vers lui. Je lui saute dessus et lui fais un énorme câlin. Je suis tellement heureux de découvrir qu'il n'a pas était tué par le gardien, que je ne me contrôle plus. Aldebrande me soulève du sol et me fait tournoyer en rigolant de joie.

_ Moi aussi, je suis heureux de te revoir, petit sorcier.

C'est seulement quand il me dépose par terre que je me souviens qu'il fait partie des démons qui sont sous le contrôle de Lilith. Je fais donc plusieurs pas en arrière et prends une position offensive. Comment j'ai pu être aussi bête, encore une fois ? Il faut vraiment que j'y fasse quelque chose. Mon geste met en garde toute nos alliées et nos mangemorts.

_ Je ne suis pas du côté de Lilith. Dit le démon. C'est la Mère qui m'envoie vous prêter main-forte. Elle a pensé qu'un visage connu inspirerait plus de confiance.

Je ne suis pas tout à fait convaincu. Qui me dit qu'il ne dit pas ça pour nous tromper ? Je sais, je suis trop méfiant, mais à force de subir des trahisons, je n'ai plus foi en personne.

_ Si je travaillais pour la Princesse Serpent, pourquoi te suis-je venu en aide quand tu étais retenu captif par le Gardien ?

_ Pour mieux me tromper.

_ Je pense qu'on peut lui faire confiance, me dit Tom par la pensée.

_ Pourquoi penses-tu ça ?

_ Appelle ça, mon instinct.

N'importe quoi ! Depuis quand ce foutu mage suit-il son instinct ? Normalement, ce n'est pas moi qui balance ce genre de connerie idiote ?

_ Fais-moi confiance, me dit Tom.

Je pèse le pour et le contre. Finalement, je me décide à le suivre. S'il y a bien une personne sur cette terre dont je peux faire un minimum confiance, c'est bien lui.

Après m'être calmé, j'invite les démons à se joindre à nous et m'excise du bout des lèvres auprès d'Aldebrande. Et même si je fais confiance à Tom, je suis encore un peu méfiant. Pendant que j'étais en train de faire mon numéro, nos ennemis ont fait venir des alliés. Je peux voir une dizaine de Dragons, quelques Géants et une poignée de Vélanes avec les sorciers et les démons. Devant l'armée ennemie, le vieux machin chevauche un Sombral très nerveux. Je ne serais même pas surpris si l'animal le désarçonne. Dumbledore s'avance vers nous. Il se tient fièrement sur sa monture et porte une de ces ridicules armures moldu faites d'or. Vraiment, je crois qu'il a complètement perdu le peu de raison qu'il avait encore.

_ Harry, mon enfant ! Je te donne une dernière chance de faire le bon choix. Reprends tes esprits et reviens vers ta famille. Je suis prêt à te pardonner tes écarts de conduite. Jure-moi fidélité et je te promets qu'aucun mal ne te sera fait.

Mais bien sûr ! Je vais croire ce malade et me livrer gentiment à lui… Et puis quoi encore ?

_ Merci pour ta gentille proposition vieux machin, mais non merci.

_ Mon garçon, c'est ta dernière chance, me hurle-t-il presque.

Il devrait vraiment penser à consulter le Dumbledore, si vous voulez mon avis. Un peu, il dépasserait mon Tom en mégalomanie et en folie. Depuis que je me suis marié avec lui, j'ai tendance à oublier ces côtés de sa personne. Pas que je sois un modèle d'équilibre moi-même, mais j'oublie souvent que Tom est aussi fou et dominateur que Dumbledore. La seule différence entre eux deux, c'est que mon Tom ne l'a jamais caché, alors que Dumbledore, oui.

_ Déjà, je ne suis ni votre enfant ni votre garçon. Ensuite, c'est toujours non. Je préfère encore sauter dans une mare remplie de scorpions venimeux, que de me joindre à toi vieillard frappadingue.

Je pense qu'il n'a pas apprécié que je le traite de vieillard frappadingue, parce qu'il donne directement la charge. Ensuite, tout est devenu chaotique. Des sorts volent de partout, alors que le sang va nourrir la terre. Je me trouve pris entre deux démons et un Weasley complètement fou. Tiens, je pensais les avoir tous éliminés pourtant ! Mais il semblerait qu'il en reste encore de ce monde. Dans ce cas, je vais me faire un devoir d'en finir avec cette vermine. À commencer par ce cher Bill. C'est dommage, parce qu'il est l'un des seuls Weasley avec les jumeaux, que j'appréciais vraiment dans cette famille. Je regrette un peu d'avoir enterré vivants les jumeaux.

Profitant de ma distraction passagère, Bill m'attaque. J'esquive de juste, ce qui le rend encore plus fou de rage, mais aussi imprudent. Il enchaine les attaques sans se soucier de toucher ses alliés démoniaques, qui eux aussi essayent de me tuer. C'est fabuleux d'être si apprécié ! Je fais de mon mieux pour accorder un peu de mon attention à mes fans, de sorte à ne pas faire de jaloux. Après avoir évité de justesse plusieurs maléfices provenant de mes attaquants adorés, je me dis qu'il serait peut-être temps pour moi de passer à l'offensive. Et puis, j'ai une mission à accomplir tout de même. Je dois fermer le passage avant que Lilith, ou pire, des anges ne décident de se joindre à la partie.

Nous avons de la chance que la Mère de Salazar s'occupe de cette folle, pendant que nous affrontons les sorciers. Donc, si je ne veux que nos efforts soient vaines, j'ai intérêt à refermer ce passage dans les plus brefs délais. Je passe donc à l'attaque. Je fais trembler légèrement la terre sous les pieds de mes trois assaillants pour les déstabiliser. Et quand ils se retrouvent allongés par terre, je fais sortir mes ailles, m'élève de quelques centimètres au-dessus du sol, avant de rendre le sol boueux. Ensuite, je lance un petit sortilège de feudeymon sur la boue que je viens de faire apparaitre. Cela ne rate pas, les trois enquiquineurs prennent feu. Est-ce que j'ai précisé que le liquide boueux est hautement inflammable ? Je sais que j'aurais pu me passer de la boue inflammatoire, mais cela n'aurait pas était amusant alors. Fin bon, quand les démons essayent d'user de leurs ailles pour s'échapper des flammes, je les empêche en faisant jaillir des lianes de feu du sol pour les empêcher.

_ Chaton, baisse-toi !

Sans discuter, je fais ce qui m'est demandé. J'ai eu raison, car la seconde d'après, un avada me passe au-dessus de la tête. Ouf ! Je l'ai échappé belle cette fois.

_ Fais plus attention à toi. Je ne pourrais pas toujours te prévenir.

_ Bien reçu et merci.

Je ne reçois pas de réponse. Je tourne alors vers l'auteur du sortilège, juste à temps pour éviter un Sectumsempra. Vous savez à quel point un Weasley est difficile à tuer, alors deux, je ne vous raconte pas. Je dis deux, c'est parce que Percy vient de rejoindre son frère. Pendant que j'immobilisais les démons, ce dernier est parvenu à sortir son frère des flammes avant de m'attaquer. Je me demande comment Bill fait pour tenir encore debout. Le pauvre, il est vraiment dans un sal état. Si j'étais lui, je courais trouver un médicomage. Waouh ! Il me sort le grand jeu. Je ne le crois pas ! Il n'est vraiment pas net ce type !

_ Lâche-moi, imbécile !

Cet idiot vient de se propulser vers moi à l'aide d'un sort et m'a emprisonné dans ses bras. Merci, mais non, je ne veux pas de câlin ! J'ai déjà Tom pour ça ! Je me débats comme un diable pour tenter de me soustraire à son emprise, mais ce con ne veut pas me lâcher.

_ Je vais t'amener avec moi, Potter. Me susurre Bill à l'oreille.

Mais je ne veux aller nulle part avec lui moi ! Sinon, je vous ai dit que l'odeur de la chair brulée est vraiment écœurante ? Eh bien, maintenant c'est fait.

_ J'ai inventé ce sort spécialement pour toi, Potter. Je vais te faire regrette de t'en être pris à ma famille. Nous allons tous les deux mourir, Harry. Me dit-il presque tendrement avant d'éclater de rire.

Suite à cela, son corps commence à briller étrangement. Mon instinct me dicte de foutre le camp sur-le-champ. Je me débats avec plus de force. Je donne des coups de pieds, mais comme ce salop emprisonne mes bras fermement, je ne peux faire usage de mes mains. Une idée me passe en tête. J'ouvre mes ailles en grand et les bats fortement et avec affolement. Nous décollons immédiatement. Je monte le plus haut que je peux avant de me laisser choir comme une masse. Durant notre chute, alors que le sol n'est plus qu'à quelques mètres de nous, je le sens enfin desserrer un peu son étreint. Sans perdre de temps, j'en profite et me détache de lui. La surprise et la force que je mets, lui font relâcher prise.

Enfin, je me libère. Je bats des ailles avec frénésie pour reprendre de l'altitude. Je m'éloigne autant que je peux de lui. J'ai eu une très bonne idée, parce que, quelques secondes après ma prise de distance, ce con explose. Oui, il explose ! En mille morceaux. Je l'ai échappé belle encore une fois, parce que si je m'étais trouvé un peu plus près de lui, j'aurais fini comme ces pauvres malheureux qui ont été touchés par l'impact de l'explosion. C'est-à-dire, en petits morceaux, tout comme lui. Parmi les victimes, se trouve Percy. Ce n'est pas malheureux ! Bill vient sans doute de tuer le dernier membre de sa précieuse famille. J'ai le cœur qui bat la chamade. Je prends le temps de me remettre de mes émotions avant de me diriger vers le passage.

Celui-ci est gardé par cinq démons et tout autant de sorciers. Pour une fois, je me donne le temps de réfléchir avant d'agir. Être passé aussi près de la mort m'a donné un peu plus de discernement. Je ne sais pas combien de temps cela va durer, alors j'en profite pour penser à une stratégie au lieu de foncer dans le tas. Je me demande où se trouve mon équipe. Celui qui normalement devrait m'épauler dans ma tâche. Vous ne pensiez tout de même pas que j'allais me charger de ça tout seul ! Je suis peut-être fort magiquement, mais pas Merlin ! Normalement, Snape, La fille du Gardien, Aldebrande et son groupe devaient m'accompagner, mais j'ai était éloigné d'eux par les combats.

Alors que je me demande où ils sont passés, mon regard est attiré par quelque chose non loin des gardiens du passage. Je me sers de mes yeux de démon pour augmenter ma vision. C'est vraiment cool ce truc de fusion. Donc, j'accrois l'intensité de ma vue et braque mes yeux sur ce qui a attiré mon attention. Je n'en crois pas ma chance ! Snape, en compagnie de trois démons, dont Aldebrande, se dirige vers le passage. Voilà exactement ce qu'il me fallait comme diversion. Je décide donc d'attendre que mes compagnons passent à l'attaque, ensuite, quand les gardiens du passage seront trop occupés à combattre, j'en profiterais pour fermer le passage.

En attendant que l'occasion se présente, j'étudie le passage en question. Moi qui m'attendais à un truc spectaculaire, me voilà bien déçu. En fait, le passage n'est qu'une simple porte qui se dresse entre deux grands chênes robustes. Je m'attendais vraiment à tous. Du genre, un tourbillon ou un passage empli d'étoiles, mais certainement pas à une simple porte. Et en plus, une porte en bois ! Pff ! Je suis affreusement déçu. Pour me distraire de ma déception, je me demande où se trouve la fameuse épée super puissante. J'aimerais bien me l'approprier. Je mets donc à sa recherche. Mais j'ai beau regarder partout, je ne la vois nulle part. Où le vieux machin à bien puis la cacher ? C'est alors que je pose cette question, que mes compagnons attaquent.

Immédiatement, trois démons et trois sorciers se détachent de leur groupe et vont à leur rencontre. Les autres gardiens se positionnent devant la porte en bois. J'attends encore quelques secondes pour voir si d'autres allaient rejoindre les autres, avant de passer à l'action. Comme personne ne semble décider à quitter son poste, je me prépare à me jeter dans le tas, quand une idée hilarante, mais qui pourrait me servir, me passe en tête. Je me suis aperçu, quand Bellatrix et Sirius avaient échangés leur place, qu'ils éprouvaient quelques difficultés à se servir de leur magie. En fait, tout ce qu'ils faisaient allait de travers.

Je me dis donc, que si je fais la même chose à mes ennemis, je pourrais les déstabiliser suffisamment afin de me donner le temps de me débarrasser d'eux. Ma décision prise, je me concentre sur eux. C'est la première fois que je vais essayer de faire ça sur plusieurs personnes en même temps, donc, je ne garantis pas le résultat. Je me concentre donc sur ce que j'ai à faire. Cela me prend bien plus de temps que prévu, mais le résultat est parfait. Juste ce que je voulais. Pour plus d'efficacité, j'ai permuté les corps des démons avec ceux des sorciers. C'est un vrai merdier que je viens de créer. Les pauvres ne savent pas ce qui leur arrive. Ils se tournent dans tous les sens.

L'un des sorciers dans le corps d'un démon, sort involontairement ses ailles, ce qui lui fait perdre l'équilibre. Profitant de leur confusion, je lance deux avadas sur les démons prisonniers dans les corps des sorciers. Étant ce qu'ils sont, je ne sais pas s'ils savent comment contourner mon sort. Donc, je mise sur la prudence. Les deux charmes mortels frappent mes deux cibles avec une facilité déconcertante. Le problème, c'est que mon attaque ne passe pas inaperçue. Ce qui fait que les deux autres sont maintenant sur leurs gardes. Mais je ne m'en fais pas, j'ai encore l'avantage sur eux. Moi, je contrôle parfaitement mon corps, ce qui n'est pas leur cas.

Je mise donc sur ma vitesse pour les avoir. Pour cela, je fais appel à une épée dont j'imbibe de magie comme me l'a appris la fille du gardien. Elle m'a précisé, que c'était le moyen le plus efficace pour venir à bout, rapidement, d'un démon. Je m'élance sur le premier démon à grande vitesse. Il ne me voit pas venir. Sa tête sur le sol. Sans perdre de temps, je m'occupe de l'autre. Il m'oppose une petite résistance. Je suis très impressionné par lui, mais cela ne m'empêche pas de lui prendre sa tête à lui aussi. La voie libre, je m'avance vers la porte et je l'examiner. Eléazar, la fille de Lilith, mais aussi mère de Salazar, nous a dit, que pour fermer le passage, nous devions extraire la source de son pouvoir. C'est-à-dire, l'épée magique. Mais le hic, c'est que je ne vois aucune épée. Mais, merde ! Où se cache-t-elle ? Frustré de ne pas trouver cette connerie d'épée, je donne un coup de pied rageur sur la porte.

_ Mon garçon, combien de fois t'ai-je dit de contrôler ta colère ?

Il ne manquait plus que ça. Je me pousse sur le côté. Au même moment, un sort d'explosion vient s'abattre là où je me tenais. Il n'a pas changé. Toujours aussi vicelard. Un combat s'engage entre nous deux. Pour un vieillard en armure, Dumbledore se déplace un peu trop aisément. Je me demande si c'est le résultat du pacte qu'il a passé avec Lilith ? Mais je n'ai pas le temps de m'attarder sur ce genre de question si je ne veux y laisser la vie. Nous en chainons les sorts et les contres sorts. Nous utilisons autant de magie noire que de magie blanche.

Pour le représentant de la lumière, le vieux machin s'y connait un peu trop bien en magie. Je ne dis pas qu'il pourrait rivaliser avec Tom sur le sujet, mais il en connait beaucoup plus qu'il ne le devrait. Je me demande si cela a toujours été le cas ou bien c'est venu avec son association avec les démons ? Mais peu importe la réponse, cela ne m'intéresse pas vraiment. Je ne sais pas depuis combien de temps nous nous livrons bataille, mais je commence à ressentir une légère fatigue magique. Étrange, il ne me semble pas avoir usé d'autant de magie. Alors, pourquoi cette soudaine fatigue. La réponse me vient quelques secondes seulement après m'être posé la question.

Dumbledore est soudainement soulevé du sol, avant d'être envoyé s'écraser, brutalement, contre un arbre. Un craquement sinistre se fait entendre. Je crois qu'il vient de se briser quelques os. Avant que le vieil homme ne se redresse, une gerbe de feu avec des lames en son sein, s'abat sur lui et sur l'arbre qui prend feu. Un silence de mort accueille la double attaque. Alors que mon regard se fixe sur l'endroit où Dumbledore s'est écrasé, je sens Tom venir se positionner à mes côtes. C'est de lui que vient l'épuisement magique que j'ai ressenti. Je peux sentir sa satisfaction alors qu'il regarde ce qui reste du vieux machin.

_ Cela m'a pris du temps, mais je suis enfin débarrassée de lui.

Mais alors qu'il me dit cela, la poignée de la porte en bois se met à briller étrangement et nous aveugle. Que se passe-t-il encore. Quand la lumière qui émettait d'elle s'estompe, j'ai la surprise de voir apparaitre la poignée d'une épée à sa place. C'était donc là qu'elle était cachée. Mais malheureusement, ce n'est pas tout ce qui apparait. En effet, Dumbledore émerge aussi des flammes. Et comme le messie, il les traverse comme s'il ne s'agissait de rien du tout. Que quelqu'un m'explique c'est quoi ce bordel !

_ Tu pensais vraiment te débarrasser de moi aussi facilement, Tom ? dit le vieux fou. Je suis devenu immortel et bien plus puissant que ne l'a jamais été Merlin. Je suis le nouveau Merlin. Avec l'aide de mon pouvoir, je vais conduire ce monde sur le droit chemin. Je vais me débarrasser de toutes les nuisances qui encombrent ce monde et en faire un paradis pour ceux qui accepteront ma domination. HAHAHAHAH !

Je pense qu'il a complètement perdu la tête. Nous devons faire quelque chose avant qu'il ne soit trop tard. Et au vu de sa nouvelle puissance, cela ne va pas être facile.

_ Récupère l'épée et ferme le passage. Je vais m'occuper de lui, me dit Tom par billet de notre lien.

_ Tu ne penses pas que cela serait bien plus prudent de l'affronter à deux ?

_ Non, il est bien trop puissant. D'après les Gobelins, il s'est lié à l'épée, ce qui a amplifié son pouvoir.

_ Comment on se débarrasse de lui, alors ?

_ D'après ce que m'a dit le représentant des Gobelins, le seul moyen de le vaincre, c'est de couper son lien avec l'épée.

_ Mais, maintenant que l'épée sert à maintenir le passage ouvert, cela ne devrait-il pas couper son lien avec lui ?

_ Non. L'épée est bien trop puissante pour cela. Il faut absolument couper le lien qui les unisse.

_ Comment ?

_ L'un de nous doit prendre sa place. Et je pense, que de nous deux, tu es le plus apte à le faire.

_ De quelle façon ?

_ Toujours d'après le représentant des Gobelins, l'épée aime le pouvoir. Plus celui qui la détient est puissant, plus elle devient puissante elle aussi. Donc, si tu parviens à lui prouver que tu es bien plus alléchant que Dumbledore, il coupera de lui-même son lien avec lui.

_ De nous deux, tu es le plus expérimenté. Je pense donc, que tu devrais tenter ta chance pendant que j'occupe Dumbledore.

_ Non, même si j'ai plus d'expériences, ta magie est bien plus forte que la mienne. Donc, c'est à toi de le faire.

_ Je vais vous tuer, mes enfants. Comme je ne peux pas vous soumettre, il ne me reste que cette solution. Intervient le vieux machin.

_ Je vais le retenir. Occupe-toi de l'épée. Me dit Tom avant de s'élancer à l'attaque.

Bon, il semblerait que je n'ai plus le choix. Je dois aller me vendre à cette l'épée. Mais comment dois-je faire pour lui prouver ma valeur ? Je n'en ai pas la moindre idée. Et comme je n'ai pas le temps d'y réfléchir pendant des plombes, je m'avance vers la porte. Durant notre petite conversation, trois sorciers ont remplacés ceux que j'ai éliminés. Me voilà donc obligé de refaire le ménage, ce qui est extrêmement agaçant. Quand le passage est libre, je m'arrête devant la poignée de la porte qui est redevenue entre temps, ce qu'elle était. C'est-à-dire, une simple poignée de porte.

Je l'observe minutieusement. Si je n'avais pas assisté sa transformation plus tôt, je n'aurais jamais pensé que l'épée se cachait en dessous. Après une longue minute d'observation, je prends une grande inspiration et pose lentement une main un peu tremblante sur elle. Rien ne se passe. Je pousse un soupir de soulagement. Je m'étais vraiment attendu à recevoir une décharge de magie, ou quelque chose dans le genre. À présent que je la tiens, la peur que je ressentais sans le savoir, me quitte. Elle est chaude et froide en même temps. Je ne sais pas comment cela est possible, pourtant c'est vrai.

Je tourne la poignée vers la droite. Elle ne bouge pas d'un centimètre. J'essaye vers la gauche avec le même résultat. J'en vois une impulsion magique dessus. Rien. Bon sang ! Que dois-je faire pour la sortir de là ? À ma question intérieure, la poignée chauffe fortement. Elle chauffe tellement, que cela me brule la paume de la main. Je tente de la lâcher, mais cela m'est impossible. La douleur devient de plus en plus forte, presque insupportable. Heureusement que j'ai l'habitude à ce type de douleur, parce que sinon, je serais déjà en train de hurler de toutes mes forces.

_ Tu es résistant. J'aime ça. Me parvient une voix féminine depuis l'intérieur de ma tête. Je pense que c'est l'esprit de l'épée.

Encore, combien de personnes vont violer mon esprit sans autorisation ? Je râle intérieurement.

_ Et téméraire qui plus est… de mieux en mieux. Mais as-tu la puissance magique nécessaire ?

_ Bien évidemment ! Je suis le sorcier le plus puissant de mon temps. Enfin, avec mon mari cela va de soi. Nous sommes les plus puissants. Je ne peux pas me retenir de fanfaronner.

_ Nous allons vérifier ça, demi-sorcier.

Avant que je ne puisse comprendre ce qu'elle a voulu dire, je la sens qui plonge à l'intérieur de ma magie. Elle la sonde en profondeur. Elle la défie. Elle la combat. Elle s'amuse avec elle, comme un chat avec une souris. Ma magie est furieuse. Elle se sent humiliée. Elle réclame vengeance. Elle charge donc, tête la première, si je puis dire. Elle attaque encore et encore, mais rien ne fait. Elle n'arrive pas à atteindre l'esprit de l'épée. Les attaques infructueuses de ma magie ne font qu'amuser l'esprit de l'épée. Devenue folle furieuse, ma magie demande l'aide de la magie de Tom. En fait, elle ne demande pas, elle s'empare d'elle, se mélange à elle avant de lancer une nouvelle attaque.

Victoire ! Elle a atteint son but. Fière d'elle, elle baisse sa garde. Mal lui en prit. L'esprit de l'épée n'a pas apprécié l'assaut. Elle réplique. Elle ne tarde pas à acculer ma magie. Mais ma magie ne s'avoue pas vaincue pour autant, elle se débat de toutes ses forces pour reprendre le dessus. Mais comme la magie de Tom était repartie, elle n'a plus la puissance nécessaire. Après ce qui me parait une éternité, l'esprit de l'épée relâche ma magie.

_ Je veux bien me lier à toi, demi-sorcier. Ta magie à assez forte pour me nourrir. Je vais donc me lier à toi.

C'est la dernière chose que j'entends avant de perdre connaissance. Quand je reviens à moi, je suis allongé dans un lit. Dans notre chambre. Je suis un peu désorienté. Que s'est-il passé ? Comment, ai -je atterris ici ? Et plus important, qui a gagné la guerre. Des pas précipités se dirigent vers moi. Je me demande qui cela peut être.

_ Chaton, tu vas bien ?

Tom. Il est vivant. Je suis au moins rassuré sur ça.

_ Que s'est-il passé ?

_ Tu as réussi ! Tu es parvenu à te lier à l'épée. Grâce à toi, nous avons gagné la guerre.

Nous avons gagné. Je suis trop content. Mais je dois savoir quelque chose.

_ Et Dumbledore ?

_ Mort.

_ Comment ?

_ Quand l'épée a coupé son lien avec lui, il s'est écoulé.

_ Dommage, j'aurais voulu le faire souffrir avant de le tuer.

_ Pas de chance.

_ Et le passage ?

_ Il s'est fermé quand tu as perdu connaissance.

_ Comment ça se fait que je me sois évanoui comme ça ?

_ C'est sans doute à cause de la création du lien avec l'épée.

_ En parlant d'elle, où est-elle ?

_ Les Gobelins ont profité de sa baisse de magie après votre liaison pour la remettre dans sa cage.

_ Mais pourquoi ?

_ Parce qu'elle est dangereuse. Elle empoisonne l'esprit de ses propriétaires jusqu'à ce qu'ils deviennent complètement fous et finissent par détruire tout ce qui se trouve sur leur passage. C'est comme ça qu'Avalon a été détruite. La seule manière de te protéger de son influence était de la remettre dans sa cage.

_ Okay ! Donc nous avons gagné. Et les démons ?

_ D'après, ce que nous a appris Aldebrande, la Mère est parvenue à vaincre Lilith avec l'aide du gardien et a fait enfermer tous ses complices. Cependant...

_ Cependant ?

_ Il se pourrait que les anges aient eu vent de ce qui s'est passé, mais ce n'est pas certain.

_ Merde alors !

_ Comme tu le dis. Espérons que cela ne soit pas le cas.

_ Mais si ça l'est ?

_ Nous verrons à ce moment-là.

J'ai mis deux semaines à me remettre de ma liaison avec l'épée. Et même si, celle-ci est enfermée quelque part où elle ne peut pas me faire de mal, je l'entends parfois m'appeler. Quand ça arrive, c'est vraiment difficile de lui résister. Heureusement que Tom est avec moi, parce que sans lui, je pense, que je l'aurais rejoint depuis longtemps. Suite à notre victoire, le monde magique a été complètement réorganisé. Les sorciers n'ont plus le monopole sur le monde magique. Maintenant, le Magenmagot est composé d'un représentant de chaque communauté et des lois équitables ont été votées afin de protéger chaque espèce. Toutes les décisions sont prises à la majorité. Je plaisante, c'est Tom qui a toujours le dernier mot.

Sinon, la pureté du sang n'est plus si importante qu'avant. Avec la moitié des familles de sang pur mortes durant la guerre, les survivants n'ont d'autres choix, que de se mélanger aux nés de moldus et aux sangs mêlés. Une dernière chose, après avoir remis le monde magique anglais sur pied, Tom a commencé une guerre contre les communautés sorcières se trouvant dans d'autres pays. Les premières années, ils nous ont offert une parfaite résistance, surtout la France, l'Allemagne et la Bulgarie, mais après cinq ans de lutte et de pertes, ils se sont rendus. Trois ans plus tard, le reste a suivi la même voie. Quand nous sommes parvenus à soumettre toutes les communautés magiques, Tom a pris le titre d'Empereur et moi, celui de Prince consort.

Mais la soif de pouvoir de mon époux ne s'est pas arrêté à là. Deux ans après que la dernière communauté magique se soit rendue, il a lancé une nouvelle guerre. Cette fois, contre les moldus. Cela fait maintenant cinq ans qu'elle dure et je n'ai qu'une hâte : c'est qu'elle finisse. Et même si je prends beaucoup de plaisir à me battre contre eux, je commence à saturer et je ne suis pas le seul. Voilà, mon histoire se termine ici. Je ne sais pas si sortirons victorieux de cet affrontement, ni si les anges ont repris leurs explorations, car nous n'avons plus de contact avec les démons, mais une chose est sûre, je ne laisserais jamais plus personne se servir de moi ou faire de moi son esclave.

Fin

Je viens de me rendre compte d'un truc en écrivant ce chapitre. Pourquoi personne n'a fait remarquer que personne ne parait très surpris par le changement de physique de Harry après sa fusion avec Salazar ?