Une si fragile flamme.
1e partie : le Paradis.
Disclaimer: tous les personnages sont à JK Rowling, sauf ces 8 là:Aurelius, Mireán, Kermar, Eric Sidle, Mathilde Soledango, Adrian Celas, Crimson Lance et Elric. Les poèmes et citations qui sont en tête de chapitres ne sont pas de moi non plus. Et la track-list, c'est juste pour l'ambiance…
Chapitre 26: Surmenage.
Pendant qu'à l'extérieur des forces s'agitaient, Neville continuait ses cours de soutien. Et ça avait l'air de porter ses fruits, puisque ses notes remontèrent, pour le plus grand plaisir des professeurs de Poudlard. Personne ne travaillait plus que lui, à part peut-être Hermione.
Ses amis commencèrent à s'inquiéter quand ils remarquèrent qu'il passait de plus en plus de temps dans ses cours, et qu'il mangeait de moins en moins.
- Harry, on ne peut pas le laisser comme ça, déclara Ron un soir à voix basse quand ils s'aperçurent que Neville s'était endormi sur sa table en Salle Commune.
- Je sais. Je vais essayer de lui parler.
Mais il dut attendre le lendemain, l'état de fatigue de Neville ne lui permettant pas de discuter.
Harry prit le jeune homme à part à la sorite d'un cours de potions où, à la grande surprise de Snape, il avait excellé, arrivant même à battre Hermione.
- Neville, tu as cinq minutes ?
- Oui, pourquoi ?
- Je voudrais te dire deux mots.
- Qu'est-ce qui te prends ? demanda Neville tandis que Harry le tirait par le bras dans le couloir.
Harry s'arrêta, se retourna et regarda Neville.
- Tu devrais t'arrêter un peu. Regarde-toi ! Tu ne manges presque plus rien et tu as du mal à poser un pied devant l'autre.
- Je suis un peu fatigué, et alors ? Ça ne t'arrive jamais, à toi ?
- Si, mais pas jusque là.
- Écoute, Harry. C'est gentil de t'inquiéter pour moi, mais je te jure que tout va très bien.
- Je ne te crois pas. Va voir madame Pomfresh. Elle pourra peut-être te donner quelque chose.
- C'est non. Pense ce que tu veux, je m'en moque. Maintenant, lâche-moi le bras.
Harry enleva sa main.
- Tu ne tiendras pas longtemps à ce rythme-là. Tu le sais, ça ?
- C'est mon problème ! explosa Neville. Mêle-toi de ce qui te regarde. Je crois que ça t'ennuie que pour une fois je sois devant toi et que je n'aie pas besoin de ton aide. Tu es jaloux parce que j'y arrive.
Le Gryffondor resta sans voix face à cet éclat de colère. Il sentit un courant d'énergie le traverser.
- Neville, calme-toi. Ce n'est pas ce que je voulais dire. Je suis très content que tu réussisses, surtout en potions. Mais pense à te reposer un peu. Je ne te demande pas de tout arrêter, parce que je sais que tu ne le ferais pas. Fais juste attention à toi, ou tu risques de le payer cher.
- Ça va, j'ai compris, répondit Neville qui s'était calmé. Je peux y aller, maintenant ? McGonagall m'attend.
Le jeune homme tourna les talons et s'éloigna dans le couloir. Harry rejoignit Ron et Hermione qui l'attendaient dans la Salle Commune.
- Alors ? Il a dit quoi ?
- Il continuera à travailler comme un forcené. Non seulement il ne m'a pas écouté, mais il a même cru que j'étais jaloux parce qu'il avait des meilleures notes que moi.
- Tu auras essayé, au moins.
- Et si on allait le chercher après son cours ?
- Ça, c'est une bonne idée, Hermione.
Pour patienter, Harry et Ron se lançèrent dans une partie d'échecs, et Hermione se plongea dans un livre. Ils quittèrent la Salle Commune près d'une heure plus tard, mais quand ils arrivèrent devant la classe de McGonagall, ils trouvèrent la porte fermée.
- Vous croyez qu'ils sont allés ailleurs ? demanda Ron.
Mais aucun de ses amis n'eut le temps de répondre, car ils virent leur professeur de Métamorphoses venir vers eux.
- Neville n'est pas avec vous ?
- Il vient d'être conduit à l'infirmerie. Il a eu un malaise pendant le cours. Rien de grave, je vous rassure, mais en attendant…
Minerva ouvrit la porte, et les trois Gryffondors n'en crurent pas leurs yeux. On aurait dit qu'un des bureaux avait littéralement volé en éclats, et de nombreux morceaux s'étaient fichés dans les murs.
- Que s'est-il passé ? interrogea Harry.
- Si je le savais, je vous le dirais, monsieur Potter. Madame Pomfresh me fait vous dire que vous pouvez aller voir monsieur Londubat, mais pas plus de cinq minutes.
- Merci.
Lorsqu'ils entrèrent à l'infirmerie, Dumbledore et Snape encadraient le lit de Neville. Le professeur de potions se tourna vers l'infirmière.
- Je lui ai préparé quelque chose qui devrait le remonter. Mais ne lui en donnez pas plus de quatre gouttes toutes les deux heures, sinon il sera intenable. Quant à vous, ajouta-t-il en regardant le malade, il est évident que notre cours de demain soir est annulé. Vous ne ferez rien de bon dans l'état où vous êtes.
Snape contourna le lit et s'apprêta à sortir. En passant devant les trois Gryffondors, il leur déclara :
- Vous avez eu de la chance de ne pas vous être trouvés là.
Avant de partir, il appela le directeur.
- J'aimerais vous dire deux mots, si vous avez un peu de temps.
- J'arrive, Severus.
Dumbledore et Snape quittèrent l'infirmerie, laissant Neville et ses amis seuls.
- Pas plus de cinq minutes, leur rappela madame Pomfresh.
- Oui, madame.
Harry s'assit sur le bord du lit. Neville était pâle et avait encore quelques écorchures sur le visage.
- Comment tu as fait ?
- J'en sais rien du tout. Tout avait bien commencé, et puis je me suis retrouvé à plat ventre par terre, et des morceaux de bois partout.
- Et McGonagall?
Neville baissa les yeux.
- Je crois que je lui ai fait la peur de sa vie.
- Allez, ce n'est pas si grave. Il n'y a pas eu mort d'homme.
Le jeune homme éclata en sanglots.
- Pas encore, articula-t-il. Pas encore.
L'infirmière revint les voir et leur demanda de sortir pour laisser Neville se reposer.
- Je crois que Neville n'a pas fini de nous surprendre, dit Hermione en s'affalant sur un fauteuil lorsqu'ils eurent regagné la Salle Commune.
- Je le pense aussi, ajouta Ron.
Harry regarda ses deux amis, mais il évita de dire tout haut ce qu'il avait pensé en voyant Snape.
Le pire viendra peut-être de notre professeur de potions.
Prochain chapitre: Snape manque de rater son train vers son autre vie.
