Disclaimer : Est-il vraiment nécessaire de me briser le cœur à chaque fois en me le rappelant ? Je ne possède rien. Sauf l'histoire. Et encore. « La réalité c'est ce qui reste lorsque l'on cesse d'y croire. » En clair si vous reculer en ne croyant pas ce que vous dit votre sœur à propos de l'existence d'une table derrière vous, et bien le bleu sur votre cuisse qui fait très mal est la preuve de la réalité de ladite table (et qu'en passant vous feriez mieux d'écouter votre sœur…)

Merci à kaena67, Gwladys Evans, sweety, Sahada, adenoide, 666Naku, zaika, Eleonore-dem, Elisa83, Rebecca-Black, titmo, ludi, latycha, Eliel Imlaris, Nora Elsa, Tempete Sanguine et full (pour ses deux reviews).

NdA: Je sais le temps de parution est impardonnable. A mon humble défense j'avancerais que j'ai été surprise par le rythme de préparation des oraux, que je suis partie en vacs 1 belle semaine que je suis rentrée pour m'appercevoir qu'il fallait que je cherche un logement et croyez moi, sur Paris, y a pas plus galère. Alors maintenant je vous le poste mais comme je repars en vacs faudra attendre pour le suivant.

Résumé : Alors que la classe de Rose vient de prendre connaissance de la nouvelle épreuve de potion, les PPE, l'enquête sur les cristaux de la forêt avance à l'intérieur du château. En revance, Sirius et Dumbledore prennent du retard dans la course contre la malédiction du poste de défense contre les force du mal.


Chapitre 25 : Dans l'antre du Serpent

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Albus leva son regard bienveillant sur sa petite fille. Celle-ci déposa ses affaires contre l'un des pieds du bureau, et dégagea la petite table qui avait élu domicile dans le bureau directorial depuis le début de l'année et que Rose squattait quasiment tous les soirs, soit pour faire ses devoirs, soit pour pratiquer la magie sans baguette.

-J'aurais besoin de ton aide.

Rose leva la tête de son devoir de botanique, surprise.

-Comment ça ?

-J'aurais besoin de descendre dans la chambre des secrets. Affirma Albus, un brin mal à l'aise devant un telle demande. Et comme je ne parle pas le Fourchelangue…

-Tu veux que j'ouvre la Chambre pour toi. Compléta la jeune fille qui avait compris. Que veux tu faire là bas ?

-Rose, la curiosité a tué le chat…prévint Albus l'air faussement sévère.

-Ça tombe bien je ne suis pas un chat, je suis une panthère. Affirma-t-elle d'un air satisfait. Donc, pourquoi veux tu aller faire un tour dans un endroit aussi glauque ?

Albus soupira. Sa petite fille était la gamine la plus bornée qu'il connaissait. Peut être aussi parce qu'elle avait l'art de le mettre dans une situation où il ne pouvait que céder.

/De toute façon, qu'elle le sache ou pas, ça ne va rien changer mais au moins j'arriverai à obtenir l'ouverture de cette satanée Chambre…/

-Déjà, parce que personne n'a pris la peine d'aller y jeter un œil depuis ta seconde année, ensuite parce que j'aimerais m'assurer que Jedusor n'y a rien caché qui pourrait être en relation avec le poste de défense contre les Forces du Mal.

-Donc tu veux que j'ouvre la Chambre pour toi.

-Exactement. Je ne te demande que d'ouvrir l'entrée. Après, toi tu retourneras vaquer à tes occupations et moi je descendrais dedans.

Et puis quoi encore ?

-Hors de question. Répondit Rose en croisant les bras. Si tu descends là-dessous, je viens avec toi.

-Oh que non. Tu resteras ici.

-De toute façon tu auras besoin de moi pour ouvrir la seconde porte, celle qui mène dans la chambre des secrets en elle-même.

Albus la regarda, incertain.

/Plaisante-t-elle ou est-elle sérieuse ?Elle ne croit quand même pas que je vais la laisser rentrer avec un prétexte aussi idiot ? D'après son récit à la fin de sa seconde année, le plafond s'était écroulé ! Il n'a pas dû se stabiliser depuis ! C'est bien trop dangereux !/

-Tu restes ici ! Il est hors de question que tu prennes des risques en allant dans une pièce potentiellement instable et dangereuse !

Rose haussa les épaules.

-Comme tu veux de toute façon tu ne pourras pas me tenir éloigner des recherches que tu fais avec Sirius bien longtemps. Même Abe le dit !

/Je n'aurais jamais du la mener chez mon frère…/


Dans les toilettes inondés de Mimi Geignarde (qui pleurait le fait qu'Harry Potter ne soit pas revenu sous forme de spectre partager ses toilettes avec elle), Rose regarda, avec une sorte de satisfaction profonde, Albus remonter le long de l'entrée de la Chambre des Secrets un air de dépit sur le visage.

-Je suppose que je n'ai pas d'autre choix que de te laisser prendre part aux recherches, soupira t-il, alors qu'il était visible que cette perspective ne l'enchantait guère.

-Non, confirma Rose avec un grand sourire, ravie de pouvoir mettre la main à la potion.

-Interdiction de toucher à quoique ce soit, si nous trouvons quelque chose !

-Promis, Grand-père ! s'exclama Rose, trop ravie d'avoir enfin le droit de participer pour râler après cette restriction dont elle comprenait de toute manière l'utilité après le porte-au-loin de l'année précédente.

Le vieux sorcier et sa petite fille marchaient depuis déjà plusieurs minutes. Ils avaient passé l'éboulement et la peau de serpent coincée à moitié sous les gravats, et continuaient le long du couloir qui, Rose s'en souvenait parfaitement, menait à la chambre de Salazar. Une nouvelle fois, elle ordonna aux serpents entrelacés devant la porte d'ouvrir cette dernière, et, une nouvelle fois, ceux-ci s'exécutèrent. Quand ils entrèrent dans la pièce, ils furent frappés par une violente odeur de décomposition qui leur souleva le cœur.

On aurait du apporter des pinces à linge…

Rose se rendit soudain compte que le vieux sorcier était immobile, les yeux fixé sur le cadavre géant du basilic, blanc comme un linge.

-Euh… Tout va bien, grand-père ?

-Je...crois que je n'avais pas bien réalisé la taille de ce monstre…

Rose haussa les épaules. De toute façon, à l'époque tout le monde avait cru qu'elle exagérait plus ou moins. Du moins parmi les adultes. Forcément, selon la logique de ceux qui ont terminé leur croissance, plus on est petit et plus on voit les choses en grand. Un serpent de vingt mètre devait, dans leur imagination, frôler les 20cm…mais, attention, frôler seulement.

Rien ne semblait avoir été déplacé depuis la dernière venue de la jeune fille, quoiqu'il n'y ai pas grand-chose à déplacer… Apparemment, même des années après la mort du monstre de Serpentard, les petits animaux n'osaient pas s'aventurer dans cette partie du château. Enfin, ça n'empêchait pas la jeune fille de guette d'hypothétiques formes de vie endogènes cavernicoles...

Albus sortit de sa cape l'objet étrange qu'il avait récupéré chez son frère et observa les tourbillons marrons, gris et noirs qui tourbillonnaient rapidement sur la surface de l'appareil.

-Rose, tu ne touches surtout à rien ! réaffirma le vieil homme d'un air préoccupé.

Rose pouvait presque sentir ses regrets de l'avoir laisser l'accompagner.

-Tu me l'as déjà dit trois fois…

Albus soupira et indiqua l'appareil dont les volutes rapides continuaient à prendre des couleurs sombres.

-Il détecte d'importants résidus de magie noire. Tu vois, la couleur indique le type de magie effectuée, la vitesse nous donne la quantité de résidu. dit il en tournant sur lui-même. Comme tu vois la densité n'est pas la même partout. Les zones de fortes concentrations sont des zones possibles que Tom aurait pu utiliser comme caches. Je ne sais pas pourquoi je ne suis pas descendu plus tôt.

Trop occupé à sauver le monde peut être ?

Occupée à suivre l'évolution des volutes en fonction de l'orientation du détecteur, Rose fronça les sourcils.

-Puis-je ?

Sans attendre la réponse, Rose récupéra l'objet et se dirigea vers un endroit apparemment vide. Elle y eu presque l'impression que le détecteur allait lui exploser à la figure. Elle se déplaça vers un autre point de l'espace à nouveau apparemment inintéressant, mais la réaction de l'appareil fut telle qu'elle força la jeune fille à faire marche arrière avant d'avoir atteint l'endroit.

Enfin, elle s'approcha du basilic, un sortilège de tête en bulle maladroitement jeté sur sa figure. Là, sous le regard surpris du vieil homme, les volutes devinrent soudain d'un blanc éclatant puis revinrent d'un noir d'encre. Forte de son expérience, Rose rendit l'appareil à un grand père intrigué

-Ton truc est trop sensible… Quand je suis arrivée ici, Ginny était étendue là, et Tom Jedusor m'attendait à cet endroit ci, dit elle en indiquant successivement les deux premiers lieux qu'elle avait testés.

-Et près du basilic ? demanda-t-il, curieux.

Rose haussa les épaules.

-L'un des crochets du basilic s'est planté dans mon bras. C'est Fumseck qui m'a soigné. Quelques larmes ont dû atterrir sur le sol…

-Et dire que j'ai dû enquiquiner mon petit frère pour obtenir ce bijou… se lamenta Albus.

-Je peux me tromper…

-J'ai bien peur que non. Il est plus que probable que les traces de magie laissées par le Tom Jedusor du journal fassent passer les traces que je cherche à détecteur pour du bruit de fond. On va devoir chercher à la baguette.

Après avoir passé deux heures à fouiller en vain la chambre des secrets, les deux sorciers durent se rendre à l'évidence. Quoique Jedusor ait trafiqué quand il était encore élève de Poudlard, ce n'était plus ici. A moins que…

-Par où est sorti le basilic ?

Rose regarda son grand-père bizarrement et indiqua une ouverture au dessus de leur tête.

-Tu ne va pas rentrer là dedans, si ?

-Si Tom a donné quelque chose à garder au basilic, il est possible que ce soit dans l'antre de celui-ci. De toute façon, c'est le seul endroit qu'il nous reste à inspecter.

-Et qu'est ce qui ce passe, je ne sais pas moi, s'il y a des bébés basilics à l'intérieur ?

Albus pouffa.

-Dis plutôt que tu as peur. Et pour ta gouverne, les basilics ne se reproduisent pas : ils naissent d'un œuf de poule couvé par un crapaud.

C'est d'autant plus rassurant que c'est facile à faire….

Quelques minutes d'intense réflexion et une échelle de corde plus tard, Albus et une Rose réticente posaient le pied dans l'antre du serpent.

La salle était, de façon surprenante, presque trop basse pour servir de nid à un reptile de cette taille. Le sol, nota Rose était constitué d'un amalgame de plume d'os de petits rongeurs, de mousse et d'autres substances que la jeune fille ne parvint pas à identifier. Elle n'avait qu'une envie, remonter à la surface et prendre une douche. Finalement, accompagner son grand père ici ne faisait pas partie de ses idées les plus brillantes. Loin de là. Et au moindre bruit amplifié par la structure de la salle elle avait l'impression que le monstre de Serpentard allait revenir à la vie pour les prendre à revers.

Albus la tira de ses pensées. Visiblement, il avait trouvé quelque chose : un petit coffre de bois sombre qu'il avait recouvert d'un tissu et portait sous le bras.

-On a plus rien à faire ici. Allez, viens. Il est inutile de s'attarder ici.

Rose s'empressa de suivre le vieil homme, n'ayant aucune envie de rester en arrière ni de s'attarder plus que nécéssaire. Ils étaient sortis de la Chambre, qui s'était refermée silencieusement sur leur pas, au plus grand soulagement de la jeune fille.

-Bon, tu viens? s'impatienta le vieil homme. Et fais attention à la marche.

Rose sauta sur le sol surélevé...qui émit un couinement et prit ses jambes à son cou.

-Un problème? demanda Albus, sourcils froncés à sa petite fille qui venait de laisser échapper un cri aigu.

-Je viens de marcher sur un rat...répondit elle d'une voix blanche.

-Pauvre rat... Je suis sur qu'il a eu plus peur que toi. répliqua Albus que la situation semblait amuser.

Rose lui jeta un regard outré mais ne répondit pas.


Une longue remontée et une bonne et trèèèès longue douche plus tard (c'est fou ce que ce genre d'odeur pouvait être tenace), Rose se retrouva à nouveau dans le bureau directorial, observant Albus jeter tout une série de sortilèges destinés à déterminer si ne serait ce que toucher le coffre était sans danger. Apparemment il n'y avait que quelques sorts basiques de magie plus noire que blanche, que le grand sorcier désactiva sans problème. Il était probable que le propriétaire du coffret comptait avant tout sur le basilic pour garder son trésor. Ou qu'il était inexpérimenté au moment de la pose des protections.

Rose retint son souffle quand le couvercle se souleva révélant … du vide. Loin de se laisser démonter, le directeur lança un certain nombre de sortilèges que la jeune fille supposa comme étant de la même famille que le revelo, et le contenu apparu brusquement.

Ce dernier s'avéra inintéressant : deux cornues, quatre flacons vides et quelques béchers. Et une quantité d'autres babioles sans utilité allant de la bombabouse périmée aux cartes de chocogrenouille. Comme quoi, on a beau être un mage noir en puissance, on échappe pas à la collection de carte de chocogrenouille.

Albus soupira et repoussa le coffre dans un coin.

-Ça ne nous apporte rien.

-En fait si. Maintenant on sait que Jedusor aime les chocogrenouilles. On peut peut-être essayer de lui envoyer une boite arrosée d'un poison violent… ou, ajouta t-elle après réflexion, d'un filtre d'amour qui lui ferait adorer les moldus…

Si la suggestion n'était aucunement réalisable, elle eu le mérite d'arracher un sourire à un Albus démoralisé.

-Il va sans dire que vous me les remettrez le plus rapidement possible.

Rose regarda avec perplexité le monceau de parchemin que sa directrice de maison préférée venait de leur distribuer.

De la paperasse administrative. Avec un grand P comme « Prenez fuite ». Oh joie…

Hermione avait déjà commencé à remplir les siens d'un air concentré, en mordillant le bout de sa plume.

-Bon les premières questions, je sais faire…

-Grand père ?

Albus releva le nez d'un parchemin gribouillé de lignes dans tout les sens que le concierge venait de lui remettre.

-Un problème ?

-J'ai besoin d'aide. Je n'ai aucune idée de ce que peut être mon « numéro de dossier » , mon « numéro d'identifiant », ce qu'est le statut d'une personne, et où trouver un extrait de mon acte de naissance. Parce que personnellement je n'en n'ai aucune idée.

Albus soupira et posa son parchemin gribouillé sur un coin du bureau. La pile y était déjà tellement important que la jeune fille cru un instant qu'elle allait s'effondrer…

-Le statut d'une personne… c'est encore l'un des archaïsmes qui subsistent depuis des siècles et que malgré tout mes efforts de persuasion, le Ministère n'a pas encore daigné de supprimer. Il s'agit d'indiquer si la personne est « sang pur », « sang mêlée » ou « née de moldus » et à quel rang. Doivent aussi être précisés certaines mentions obligatoires du style « loup-garou »…

-De la ségrégation raciale dans ce qu'il y a de plus primaire quoi. Et un pays aussi développé que le nôtre ose encore avoir ce genre de texte dans sa législation ?

Albus haussa les épaules.

-Le lobby des grandes fortunes très attachées à leurs privilèges pose un veto à chaque fois que quelqu'un essaie de faire bouger les choses.

-Du style Malefoy et ses sbires ?

-Oui mais pas uniquement. Tu as beaucoup de familles, qui même si elles ne sont pas versées dans la magie noire, soutiennent ces idées rétrogrades.

-Pourquoi ?

-Parce que même si tu es un piètre sorcier qui a raté sa vie, c'est toujours réconfortant de se dire « au moins je vaux forcément mieux qu'eux… »

- C'est ridicule !

-C'est humain je pense… soupira Albus. Et c'est ça qui est malheureux…

-A se demander pourquoi ils n'ont pas instauré le statut d' « abruti par la gamelle »…

-Trop de personnes influentes à caser dedans !


Rose était dans une salle de classe vide, en compagnie de Théodore Nott. Les deux camarades attendaient leur troisième condisciple, que Rose s'était chargée de mettre au courant du rendez vous.

-Elle est en retard. râla le Serpentard sur un ton de reproche.

-Je n'y peux rien. Et le pire c'est que je lui ai donné une heure avancée de dix minutes sur l'heure prévue.

Nott lui lança un regard surpris.

-Pourquoi ?

-Tu aurais une petite idée de sa ponctualité si tu avais cours de botanique avec nous.

Nott parut amusé mais ne répondit pas. Ils passèrent un bon quart d'heure supplémentaire penchés sur leurs devoirs sans que la Pouffsoufle ne pointe le bout de son nez. Ce ne fut que quand les deux condisciples, lassés d'une attente vaine, commencèrent à ranger leur affaire, que la dernière du trinôme arriva tout essoufflée.

-Désolée, je vous avais complètement oublié.

Noon…

Rose et Nott s'entreregardèrent. L'année allait être longue. Très longue.

-Alors vous avez réfléchi au sujet ? demanda Nott, qui n'avait visiblement qu'une idée en tête, rentrer dans sa salle commune.

-Oui. s'exclama avec enthousiasme Sally-Ann. Pourquoi ne s'intéresserait-on pas à la composition de la potion anti-âge.

Mais bien sûr…Je ne sais pas ce que tu as fumé ma fille, mais ce dont je suis sure en revanche, c'est que ça doit être illégal…

-Même pas dans tes rêves les plus fous grogna Nott. Il est hors de question que je présente un truc aussi débile à l'examen.

C'est là où on apprécie toute la caractéristique de la maison des verts et argent : ils ne sont pas cinglés !

-De toute façon, c'est la majorité qui choisit. Et comme Rose est d'accord avec moi…

Pardon ??

-Je ne crois pas, non. En fait je suis plutôt d'accord avec Nott.

Le Serpentard lui jeta un regard que la jeune fille aurait presque pu qualifier de reconnaissant, alors que sa condisciple de Poufsouffle la regarda d'un air purement outré, affolée que la jeune Griffondor viole deux règles primordiales : tous contre les Serpentards, et toutes contre la gente masculine.

-Autre chose ? demanda Nott d'un air las.

Rose haussa les épaules.

-Pas franchement d'idée. Propose, je te dirais si je suis d'accord ou pas…

-Et moi alors ? glapit Sally-Ann.

Rose et Théodore la regardèrent d'un air exaspéré.

-Tu peux proposer autre chose si tu veux… concéda Rose, essayant d'être conciliante.

Nott lui jeta un regard alarmé. Elle lui chuchota un « ce n'est pas pour ça qu'on est obligés d'accepter… » qui ne l'appaisa qu'à peine.

-C'est obligé d'être forcément sur les potions ? geignit la Poufsouffle.

-Bien sûr que non. répondit Nott d'un air très sérieux. C'est pour ça que l'épreuve s'appelle PPE, potion pratique encadrée. Et que le professeur Snape est notre professeur référent.

-Si tu veux le faire sur l'évolution de la pince à épiler au travers les âges, je suis sûre qu'ils n'y verront aucun inconvénient…

Nott la regarda, cachant mal sa surprise.

-Tu es pire que moi…lui murmura-t-il. Qu'est-ce que tu fiches dans cette maison de crétins ?

-Griffondor n'est pas plus une maison de crétins que ne l'est celle de Serpentard. grinça la jeune fille. A part pour Ronald Weasley, mais ils ne sont pas tous comme ça, Merlin merci.

-Mouais…

Visiblement la Poufsouffle n'avait pas compris que les deux autres se payaient allégrement sa tête.

-On n'est pas obligés de plancher sur une seule potion…

Rose se retint de justesse d' « ajouter à la con ». Nott l'invita silencieusement à poursuivre.

-Le professeur Snape a parlé aussi d'ingrédients…

Nott acquiesça.

-C'est vrai qu'on pourrait étudier les effet d'un ingrédient particulier dans différentes potions…

Et ça nous éviterait de plancher sur la potion anti-âge, les filtres d'amour ou je ne sais plus quoi d'autre…

-Et on prendrait quoi ?

-Eh ! , protesta Sally-Ann. Ça va nous donner du travail supplémentaire !

-T'inquiètes, si c'est ça qui dérange, on fera le surplus à ta place. lui déclara Nott, pas très charitable.

-De toute façon, c'est la majorité qui l'emporte… ajouta Rose, mine de rien, en contemplant ses ongles.

Elle crut entendre un gloussement en provenance du Serpentard. Sûrement une illusion acoustique.

-Vous vous liguez contre moi ! protesta la dinde.

-Impossible! la contredit la jeune Nightwing d'un air catégorique.

-Par définition Griffondor et Serpentard ne peuvent pas s'allier. explicita Nott, que la situation semblait amuser.

-Chacun se fait une listes des ingrédients qu'on pourrait étudier et pourquoi ? Et on se revoie dans quelque jours ? suggéra Rose.

-Pas trop tôt quand même… il faut qu'on ait le temps de faire les recherches. objecta Nott.

Autant traduire ça part moins on la voit et mieux on se porte… Et je suis tout à fait d'accord…

Sally-Ann Perks sortit rapidement de la salle et alors que Rose s'apprétait à quitter la pièce à son tour, elle entendit :

-Au fait Nightwing…La prochaine fois donne lui l'horaire avancé d'une heure… avec un peu de chance, elle arrivera en même temps que nous...

Rose hocha la tête.

-J'y songerai. L'année va être longue…


Impressions, commentaires, critiques, idées, spéculations… n'hésitez pas, ça m'aide à m'améliorer. Et à vérifier que je ne suis pas trop prévisible…