Bonjour,
Bon bah voilà un chapitre plus long…
Merci pour vos reviews et bonne lecture !
Rar aux anonymes :
Guest : Oui, le chapitre était un peu court... Voilà la suite, j'espère que cela va te plaire ! Bisous
Et merci à l'autre Guest pour sa review courte et efficace !
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Harry quitta le palais le plus discrètement possible. Draco lui avait annoncé leur départ dans trois jours vers Serpentard. Il aurait été heureux de pouvoir voir le pays de son amant et, enfin, voguer sur les flots si cela n'avait pas été pour Anne. Lui accompagnerait en tant qu'ami du fils, comme du père. Heureusement le blond ne lui avait pas demandé d'être témoin, la tâche revenait à Blaise. A présent, il avait donné rendez-vous à Ron sur son ancien ponton afin de le prévenir de son départ. Il allait pouvoir rendre visite à Hermione et voulait savoir si le roux avait un message à lui transmettre.
Le brun marcha à pied jusqu'à la côte, mains dans les poches, yeux dans le vague. Sa mer lui avait manqué. Cela faisait plusieurs jours qu'il n'avait pas quitté les appartements Malfoy. Il arriva rapidement sur la côte et put voir que le gardien qui l'avait remplacé n'était autre que le petit frère de Colin Crivey. Sa maison, aussi, lui avait été attribuée. Harry se fut rempli de nostalgie en voyant le petit jeune lui adresser un signe de main poli. Le brun lui retourna puis alla s'asseoir au bout de la jetée. Si la guerre éclatait, les frères Crivey, seraient réduits en cendres, les premiers. Un frisson le parcourut en songeant que cela aurait dû être lui, mais il refoula cette pensée et admira tout simplement les reflets bleutés des vaguelettes. Ron arriva avec du retard. Essoufflé, il s'assit à ses côtés et remarqua son absence de costume de gardien.
- Bah... Tu ne travailles plus ?
- J'ai démissionné.
- Vraiment ? Pourquoi ?
- Ron, tu sais qui était l'ambassadeur avant Fudge ?
- Bah son père, non ? Attends, si… Mes parents m'ont parlé d'une histoire tragique mais j'étais petit, je ne m'en souviens plus.
- Mes parents étaient les ambassadeurs. James et Lily Potter.
- Comment ? Tes parents dont tu n'as jamais connu l'existence ?
- Oui, ils sont morts quand j'avais quatre ans. C'est mon parrain, Sirius Black, qui fut soupçonné et jeté en prison.
- Mais… Je ne comprends pas…
- Ecoute, je n'ai pas beaucoup de temps, tu demanderas à tes parents de t'expliquer toute l'histoire. Tout ce que tu dois savoir, c'est que Lucius compte m'aider à retrouver le poste qui aurait dû me revenir de droit.
- Malfoy ?
- Oui. Le père de Draco. Je dois me rendre à Serpentard dans trois jours, j'accompagne Draco qui doit présenter son pays à sa fiancée. Je vais sûrement voir Hermione, tu as un message pour elle ?
- …
- Ron. Ne sois pas stupide. Accepte le.
- Oui, ça va, c'est bon ! Je l'accepte. Je réfléchis simplement à ce que je pourrais lui dire.
- Et bien, écris-le. Sois là dans trois jours au matin, ici. Je lui transmettrais le message.
- Bien, d'accord. Merci.
Ron et Harry se levèrent et rentrèrent à la capitale. En chemin, le brun capitula devant le regard avide d'informations de son meilleur ami et lui expliqua tout, en omettant le complot. Il ne voulait pas le mettre en danger.
OoOoO
Anne l'attendait dans l'auberge. Draco devait la rejoindre et ensemble, ils allaient annoncer leurs fiançailles à leurs amis. Mais le blond n'avait qu'une envie : finir cela le plus rapidement et quitter l'auberge avec Harry pour le ramener dans leur chambre. Malheureusement, il ne pouvait pas. Il devait sauvegarder les apparences, faire croire à une romance entre la brune et lui.
Le soleil se couchait quand il arriva finalement devant l'auberge. Tous étaient là quand il entra. Son regard se porta d'abord sur Harry. Posté en retrait, le brun semblait sombre, gêné d'être là et, comme lui, pressé de partir. A ses côtés se trouvait son meilleur ami, le roux buvait goulument sa pinte. Blaise, quant à lui, tenait dans ses bras deux jeunes blondes qui gloussaient à chacune de ses phrases. Sa fiancée, Anne, discutait tranquillement avec Clarissa et Seamus. Lorsque le Serpentard arriva à la table, il fut acclamé, chacun lui présentant ses félicitations. Poliment, Draco hocha la tête en remerciement et alla rejoindre son meilleur ami. Il chassa sans la moindre gêne les deux filles et commanda un verre de scotch.
- Blaise. Il faut qu'on parle.
- Hum… Vraiment ? Laisse moi d'abord te féliciter ! Elle est plutôt jolie cette fille.
- Tu la connais ?
- Oui, hein, Anne ? répondit-il en appelant la jeune fille. Son père dirige l'école de sculpture.
- Nous nous sommes rencontrés plusieurs fois, en effet, confirma la Gryffondor. Blaise fait des sculptures magnifiques.
Un grand sourire illumina le visage du noir qui hocha la tête.
- Voilà une parole sensée !
- Blaise, je suis sérieux, je dois te parler, recommença Draco.
- Bon, je t'écoute.
- Dans deux jours j'emmène Anne à Serpentard. Pour lui faire visiter le pays. Tu viens avec nous ?
- Bien sûr ! Vous partez longtemps ?
- Non. Une semaine sûrement.
- Et bien, je serais du voyage. Anne, tu pourras expliquer à ton père mon absence.
La jeune fille hocha la tête en souriant gentiment. Draco lui rendit son sourire.
- Vous êtes trop mignons, s'exclama soudainement Clarissa.
- Oui, c'est vrai, confirma Seamus.
Anne, gênée, se recula dans son siège tandis que le blond fronçait légèrement les sourcils en voyant Harry s'assombrir.
- Et la bague, on ne l'a pas vue ! dit Ron.
Clarissa saisit la main de la fiancée et poussa une exclamation en voyant la taille du diamant. L'attention de la table fut donc ainsi tournée vers la main d'Anne. Harry, lui, ne fit pas semblant de s'y intéresser et commanda un autre verre.
- On reconnaît bien là les Malfoy, se moqua Blaise. Toujours là pour montrer leur richesse.
- Si on a de l'argent, pourquoi ne pas le dépenser ? rétorqua Draco.
- C'est vrai, confirma Clarissa. Tu as de la chance, Anne.
- Oui, souffla la brune.
- Moi, je ne vois pas l'intérêt de porter un diamant si gros, grogna Ron.
- Il ne vaut mieux pas, il y a moins de frustration dans ce cas, ricana le noir.
Le roux lança un regard noir à Blaise qui l'ignora superbement, rappelant les deux jeunes blondes. Le blond passa ensuite un bras autour des épaules de sa fiancée, compatissant devant son air gêné.
- Arrêtez de l'embêter.
- Ouhh, il prend sa défense, siffla Seamus.
- Et toi, Harry, tu n'es pas trop triste de ne plus avoir de compagnon de sortie ? questionna Ron.
- Hum. Non, répondit l'ancien gardien, semblant sortir de ses songes. Bon, je suis désolé, il faut que je rentre.
Harry se leva et s'apprêta à partir quand Draco en fit de même, se levant à son tour et lui glissant doucement :
- Attends moi, je viens avec toi. Tu vas bien au palais, hein ?
- Reste avec ta fiancée, rétorqua le Gryffondor, distant.
Le brun fila hors de l'auberge, sans attendre de réponse, et courut jusqu'au palais. Une fois la porte des appartements Malfoy fermée, il se laissa retomber contre le mur. Ramenant ses mains contre son corps, il essaya de calmer leur tremblement. Tête baissée, il reprit son souffle et son calme. Quand le bras de Draco avait atterri sur l'épaule de la jeune fille, il lui avait fallu toute sa volonté pour ne pas l'extirper violemment de l'étreinte.
- Harry, est ce que ça va ? demanda une voix, inquiète.
L'interpellé releva la tête et tomba sur Lucius paré de sa robe de chambre. L'ambassadeur revenait du salon vers sa chambre, un verre de scotch à la main.
- Oui, je… Ce n'est rien.
Harry se remit debout, vacillant légèrement.
- Il te faut un bon verre. Viens.
Le brun se laissa entrainer au salon, asseoir dans un fauteuil et servir un grand verre d'alcool. En face de lui, Lucius s'installa sur le canapé et posa ses coudes sur ses genoux. Tournant son verre entre ses mains, il regardait le fils de ses anciens amis, partagé.
- Harry, je sais que cela ne me regarde pas mais…
L'ambassadeur se coupa dans sa phrase ne sachant comment la continuer. Il but une gorgée puis se reprit.
- Ecoute, j'ignore ce qu'il s'est passé, mais il faut que tu saches que le mariage n'a aucune valeur sentimentale. Tout ce que Draco fera en public ne sera qu'une façade.
- Je sais mais…
- Si tu ne te sens pas prêt à supporter ceci, alors quitte le.
- Pourquoi le ferais-je ? Il n'a rien voulu de tout cela. Il n'est responsable en rien.
- Mais ce n'est pas suffisant à tes yeux. Je le vois bien. Se raisonner n'est pas toujours suffisant.
Harry secoua la tête, perplexe. Puis, il soupira, but cul sec son verre, et se leva.
- Je… Je ne sais pas. Je… Je vais me coucher, bafouilla-t-il.
Après avoir posé son verre sur la table la plus proche, il courut presque jusqu'à la chambre et se jeta sur le lit. Respirant l'odeur y étant imprégnée, il laissa ses paupières lourdes se refermer, le passage de l'alcool lui brûlant encore l'estomac. Le sommeil ne tarda pas à le prendre.
Quand Draco rentra, il le trouva endormi, encore tout habillé, serrant fortement contre lui l'oreiller de son amant. Attendri, ce dernier le déshabilla tout en prenant soin de ne pas le réveiller et s'allongea finalement à ses côtés, remplaçant le coussin par son propre corps.
Le lendemain matin, quand Harry se réveilla, il était seul dans les draps. Repoussant l'oreiller présent entre ses bras, il mit un instant pour émerger et reprendre contact avec la réalité. Dans la pièce à côté, il entendait l'eau couler. Devinant son amant dans l'immense baignoire, il s'empressa de le rejoindre, ouvrant en grand la salle d'eau pour le trouver se prélassant dans la mousse. Un sourire en coin apparut sur le visage du blond quand il le vit pénétrer dans la pièce. Aguicheur, il l'invita à le rejoindre, éloignant la mousse de son corps pour que le Gryffondor puisse l'admirer. Sensible au spectacle se présentant devant ses yeux, Harry ôta le peu de vêtements encore présents sur lui et se glissa dans l'eau tiède. En trois brasses, il fut aux côtés de Draco et ses lèvres purent se poser sur les siennes. Le blond répondit activement à son baiser, le poussant contre un rebord pour mieux se coller à lui. Quelques caresses bien placées plus tard, ils étaient tous les deux excités, se frottant l'un contre l'autre sans la moindre gêne. Au prix d'un grand effort, le Serpentard s'arracha finalement de l'étreinte pour aller chercher une huile de massage. Il remonta ensuite Harry hors de l'eau, sur le sol dallé de la salle d'eau, et lui tendit la fiole.
- Pourquoi me la donnes-tu ? Tu veux que je… me prépare moi-même ? souffla le brun entre deux baisers.
- Non, glissa le blond à son oreille. Je veux que tu me prépares.
Les yeux du brun s'écarquillèrent tandis qu'il comprenait l'implication de la dernière phrase de son amant.
- Tu es sûr ?
Insistant, Draco prit sa main, l'enduit d'huile et lui adressa un sourire convaincant. Timide d'abord, l'ancien gardien tâtonna le terrain, puis voyant que son compagnon n'avait aucune hésitation, le prépara franchement. Quelques minutes plus tard, le blond le chevauchait. Ses mains glissant sur son poitrail savonneux, ses cuisses enserrant ses hanches, le blond gémissait tout en se déhanchant sans la moindre décence. La vision de luxure qu'il offrait à Harry assombrit ses iris verts et ses mains vinrent accompagner le mouvement, désireux, lui aussi, d'atteindre la jouissance. Ce fut sur un baiser fougueux qu'elle les rattrapa, provoquant au creux de leurs reins un plaisir fulgurant. La tête dans les nuages, Draco se laissa retomber sur son compagnon et soupira de bonheur.
Il ne regrettait pas un seul instant l'inversion des rôles.
OoOoO
Ron, accoudé à son bureau, réfléchissait. La feuille, présente devant lui, était vierge, absente de tout écrit. Il ne savait pas quoi rédiger. D'un côté, il voulait s'excuser, se faire pardonner pour sa méchanceté et son rejet, mais d'un autre, il ne pouvait s'empêcher de lui en vouloir. Hermione l'avait abandonné au profit de ses études. Si seulement il n'était pas aussi amoureux d'elle. Si seulement il ne craquait pas à chacun de ses sourires. La vie était vraiment injuste.
- Ron, à table ! cria une voix.
- J'arrive, 'man.
Le roux lâcha sa plume encore pleine d'encre et laissa sa tête retomber contre le meuble en bois dans un bruit sourd. Il devait trouver un compromis, un texte lui montrant son amour tout en n'acceptant pas ce départ.
- Ronald Weasley !
- J'arrive !
Soupirant et repoussant la feuille où régnait maintenant une tâche d'encre, le roux se leva et rejoignit sa mère et sa sœur dans la cuisine. Ses frères ayant quitté la maison et son père n'étant pas encore rentré de son travail, ils ne dînèrent que tous les trois. Ginny lui sourit gentiment quand il s'assit à côté d'elle. Molly, elle, déposa une soupe à l'oignon au centre de la table et s'installa en face d'eux.
- Bon appétit.
- Merci, 'man, répondirent en cœur ses deux enfants.
La famille se servit, remplissant les bols à ras bord de soupe fumante. Une fois le repas entamé, Ron se souvint de la discussion avec son meilleur ami la veille et observa sa mère, curieux.
- Dis, 'man. Je me demandais, tu connaissais les ambassadeurs Potter ?
Molly lâcha sa cuillère de surprise et regarda son fils, les yeux écarquillés.
- Où as-tu entendu parler de cela ?
- Bah tu sais, Harry, c'est leur fils.
- Harry est fils d'ambassadeur ? s'étonna Ginny, ses yeux brillant d'une lueur nouvelle.
- Ah oui, c'est vrai, il s'appelle Potter, remarqua leur mère, songeuse.
- Alors tu es au courant ? questionna à nouveau le roux.
- Oui, c'est un sujet tabou, nous n'en parlons pas.
- Mais tu savais ! Pourquoi n'as-tu rien dit, alors que tu savais qu'il était mon meilleur ami ?
- Je n'avais pas fait le rapprochement. Ecoute, cela fait plus de dix ans que nous n'avons pas parlé de cette histoire tragique. Mais je ne les connaissais pas personnellement. Que se passe-t-il pour que tu m'en parles ?
- Harry vient d'apprendre l'origine de ses parents. L'ambassadeur de Serpentard, le père de Draco, va l'aider à retrouver son poste.
- C'est vrai que ce poste se passe de père en fils. Je crains que cela ne pose problème. Fudge aussi a un fils.
- Harry m'a dit que Dumbledore ne semblait pas disposé à le lui redonner, en effet.
- Mais il doit lui revenir ! Le poste est à Harry ! s'exclama Ginny.
- Qu'est ce que tu en sais ? s'énerva Ron. Tu ne connais même pas l'histoire.
- Et alors ? Je suis sûre que le poste doit lui revenir !
- Ca suffit ! cria Molly. Ecoutez, il ne faut pas parler de cette histoire, tant qu'Harry n'est pas réhabilité, il vaut mieux faire profil bas. C'est compris ?
- Oui, 'man, répondirent en cœur ses enfants.
Quand Ron retourna dans sa chambre à la fin du repas, la feuille était toujours vierge, avec une tâche noire en son centre.
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Harry se leva tôt le jour du départ. Sa valise étant déjà prête dans sa chambre officielle, il se retrouva à tourner en rond dans le salon de l'appartement des Malfoy. Draco n'avait pas bougé un seul orteil quand le brun avait émergé et semblait toujours dormir dans un sommeil profond. La veille, il avait dû passer la soirée dans la famille de sa future fiancée et n'était rentré que tard dans la nuit. Harry n'avait pu alors que se ronger les sangs en l'attendant, tout seul dans le trop grand lit de son amant. Quand le blond était rentré dans la chambre, essayant de faire le moins de bruit possible, l'ancien gardien avait fait semblant de dormir, ne bougeant pas d'un centimètre quand le corps chaud de son compagnon s'était collé à son dos. Une fois la respiration de Draco devenue régulière, le brun avait rouvert ses paupières et regarder le mur en face de lui pendant plusieurs heures. Plus tard, il n'avait dormi que quelques heures pour se réveiller au petit matin, un nœud au ventre. A présent, il faisait les cent pas dans le salon, attendant patiemment le réveil du père et du fils Malfoy. Il fut cependant interrompu dans sa course, on frappait à la porte des appartements. Il alla alors ouvrir et deux servantes entrèrent, des plateaux dans les bras. Elles repartirent bien vite, une fois le tout déposé sur la table de la salle à manger. Depuis l'arrivée de l'ancien gardien, les domestiques n'avaient plus le droit de rester dans les appartements et ne venaient que pour les repas et le ménage en fin de matinée. Quand la porte fut claquée, le brun se rapprocha des plateaux et sentit son ventre gronder. Une porte s'ouvrit à sa droite et Lucius sortit, habillé dans son uniforme de Serpentard.
- Le repas est là ?
- Oui.
- Parfait, je meurs de faim.
Les deux hommes s'assirent à la table et entamèrent rapidement le petit déjeuner.
- Draco n'est pas réveillé ? questionna l'ambassadeur.
- Je ne crois pas non.
- Tu peux aller le sortir des plumes, s'il te plait ? Il ne faudrait pas que nous soyons en retard.
Le regard d'Harry s'assombrit, il ne savait pas s'il avait envie d'affronter Draco au réveil après sa soirée de la veille. Lucius leva un sourcil interrogateur, voyant qu'il ne bougeait pas, auquel le brun répondit par un haussement d'épaule avant de se diriger finalement vers la chambre de son amant endormi.
Le blond était en réalité en train de s'habiller quand Harry entra. Il lui sourit en enfilant sa veste aux couleurs de Serpentard.
- Je meurs de faim.
Draco quitta la chambre, non sans déposer un baiser sur les lèvres de son compagnon en passant à son niveau.
Une heure plus tard, ils étaient tous les trois dans une diligence en direction de la côte. Lucius, plongé dans ses papiers, ne prêtait pas attention aux deux jeunes qui discutaient tranquillement.
- Tu vas enfin pouvoir naviguer, tu es content ? demanda le blond en souriant.
Harry hocha la tête en lui rendant son sourire. Il se retint cependant de dire que son voyage sur les flots serait gâché par la présence d'Anne à son bras.
Quand la diligence s'arrêta, ils descendirent tous. Lucius sortit en premier et alla parler à ses matelots avant de grimper à bord de son navire. Draco, lui se dirigea vers sa fiancée qui discutait avec Blaise. Il lui fit un bref baise main et l'aida à monter à bord du bateau. Quant à Harry, il alla voir Ron. Le roux, plus en retrait, tenait au creux de ses mains tremblantes une lettre. Le brun s'en saisit en lui souriant.
- A plus, je reviens bientôt, avec sa réponse.
Ron hocha la tête avant de dire soudainement, semblant désespéré :
- Plaide ma cause, s'il te plait.
- Bien sûr, vieux.
Harry lui accorda une accolade virile, le salua une dernière fois et grimpa à son tour dans le bateau. Quand il fut sur le plancher du navire et qu'il vit le regard envieux du gardien, le frère de Colin, il ne put s'empêcher de s'enorgueillir de sa place.
OoOoOoOoOo
Et voilà. Ce chapitre vous a plu ? Je l'espère.
A jeudi.
