Hello tout le monde ! Je dois dire que ce chapitre m'a pris pas mal de temps. En fait j'ai dû jouer au jeu assez souvent pour me remettre en tête les images des lieux où je vais emmener les personnages pour essayer de vous fournir des descriptions aussi proches de la réalité que possible. Alors aujourd'hui, on va à un endroit assez important, certains aurons peut-être deviné, en tous cas je vous laisse découvrir ça !

Merci à Manganounette, Hachiiko et BloodyDemon666 pour leur review.

Et merci à toshirosangel et encore Hachiiko pour avoir follow et favorite.

Bonne lecture !


Stockholm syndrome

Chapitre 26

-Quoi ? Demanda-t-elle surprise.

Emilie fronça les sourcils. Pourquoi lui posait-il cette question ?

-Est-ce que tu aimes le cinéma ? Redemanda-t-il plus distinctement, croyant certainement qu'elle n'avait pas entendu.

-Euh… oui, je suppose… Répondit-elle encore déroutée. Mais pourquoi tu me demandes ça ? Dit-elle ensuite alors qu'il commençait à sourire.

Il ne répondit pas immédiatement et s'éloigna d'abord d'elle. Elle resta plantée où elle était, attendant une réponse. Il se dirigea vers l'armoire qu'il ouvrit. Il en sortit un couteau et une ceinture à étui. Il tendit les objets à Emilie. Elle le regarda quelques secondes, dubitative. Puis elle les prit finalement.

-Mets ça, on sort. Dit-il en souriant de toutes ses dents.

Emilie s'exécuta. Il ne voulait toujours pas répondre, il gardait le suspense jusqu'au bout, c'est ça ? Une fois son arme accrochée à sa ceinture, elle se regarda dans le miroir. Elle se sentait bizarre avec ça à la taille. Elle posa la main sur l'arme, elle ne s'était jamais servie d'un couteau… du moins pour blesser…

Quand même, il devait avoir confiance pour lui laisser une arme comme ça dans les mains. Et puis, pourquoi il lui donnait ça, en fait ? Est-ce qu'ils allaient devoir se battre contre quelqu'un ? Emilie commençait à s'inquiéter.

-Tu viens ?

Elle fut sortie de ses pensées quand Vaas l'interpella. Elle se tourna vers lui. Il était déjà sur le point de sortir. Emilie ne perdit pas de temps et le suivit. Ils commencèrent à marcher, suivant les allées du camp. Mais les questions restaient toujours dans son esprit. Elle était obligée de demander :

-Où est-ce qu'on va ? Pourquoi je dois porter un couteau ? On va se battre contre quelqu'un ?

Vaas ralentit le pas. Il était assaillit de question, et il détestait ça.

-Calme-toi. Dit-il avec un léger grognement.

-Mais tu réponds jamais à mes questions ! T'es toujours là, à jouer les hommes mystérieux ! Je déteste quand on répond pas à mes questions !

Il soupira, leva les yeux au ciel et se stoppa avant de se retourner pour lancer :

-Et moi je déteste quand tu fais ta pétasse ! Ferme-la un peu et avance.

Elle fut surprise.

-Ma quoi ? Ma « pétasse » !? Elle cria presque en mettant les mains sur ses hanches.

-Ouais, pétasse, parfaitement. Répondit-il en croisant les bras. Ses lèvres se courbèrent en signe provocation.

Elle laissa échapper un petit soupir nerveux. De quel droit il l'insultait ?! Elle lui avait juste posé une question ! Il l'avait mise hors d'elle en un quart de seconde.

-Eh ben tu sais quoi… Elle dépassa Vaas en le bousculant avec l'épaule volontairement. Va te faire foutre. Finit-elle avant de continuer le chemin qu'ils avaient commencé. Il la suivit, quelques pas derrière elle, elle refusait de le regarder.

-Et tu comptes aller où comme ça ? Demanda-t-il en riant.

-A l'endroit dont tu ne veux pas me parler. Répondit-elle aussitôt.

-Et comment tu comptes y aller si tu sais même pas où c'est ? Il continua sa provocation.

Emilie se stoppa. Il avait raison. Il avait raison, ce con ! Elle se tourna vers lui, elle ouvrit la bouche pour parler mais aucun mot ne sortit. Que pouvait-elle dire ? Elle passait encore pour une idiote, elle détestait ça ! Elle commença alors marcher pour retourner à la cabane. Mais Vaas la retint en riant.

-Attends ! Ok, c'est bon, t'as droit à une question. Dit-il en tendant son index.

Elle s'arrêta et réfléchit. Une seule ?

-Où tu m'emmènes ? Demanda-t-elle.

-On va à PC. Répondit-il simplement avant de continuer leur chemin en la trainant par le bras.

Putain ! Il se foutait encore de sa gueule ! Argh, elle avait envie de l'étrangler, de prendre sa petite tête de trou du cul et de la fracasser sur le sol ! Mais elle n'en fit rien. Elle le suivit comme un petit animal bien dressé. En fait, elle voulait y aller à cet endroit, « PC ». Même si elle avait peur de ce qu'elle allait pouvoir y trouver, elle avait bien envie d'y faire un tour. Elle soupira, il avait gagné cette fois-ci.

-J'te déteste. Dit-elle froidement alors qu'ils continuaient de marcher.

Vaas ne répondit pas, il sourit. Si elle savait le nombre de fois qu'une fille lui avait dit ça… Il adorait ça.

Ils continuèrent de marcher. Quand ils approchèrent l'entrée du camp, un pirate les regarda fixement. Il regarda plus précisément Emilie, avec un regard accusateur. Dès qu'elle le remarqua, il détourna le regard. Emilie baissa les yeux et prit le bras de Vaas pour le serrer dans sa main. Il la regarda brièvement, puis regarda de nouveau devant lui, sans rien dire.

Le silence était presque total dans le camp. L'air était lourd et humide. La lumière était sombre, les nuages épais couvraient encore le bleu du ciel. Un orage avait l'air de se préparer. Emilie continuait de suivre Vaas. Ils sortirent du camp pour se retrouver sur la plage où ils étaient déjà venus.

Emilie fut surprise quand elle comprit qu'ils iraient à pied. Au bout d'un moment, Emilie lâcha le bras de Vaas. Elle était un peu plus détendue. Ils étaient seuls à marcher le long de la plage, le silence était total, mis à part quelques bruits d'animaux. Emilie observait le paysage qui les entourait. La jungle d'un côté, la mer de l'autre.

Soudain, un grognement sourd retentit. Les oiseaux de la jungle s'envolèrent tous en même temps dans un brouhaha de piaillements, des cerfs et des biches sortirent à toute allure de l'épaisse forêt. Emilie sursauta et se colla à Vaas s'agrippant de nouveau à lui. Encore d'autres grognements suivirent, accompagnés de cris désespérés d'un autre animal. Puis soudain, plus rien. Tout redevint calme et silencieux, mais l'atmosphère était terrifiante.

Vaas décrocha la main d'Emilie qui commençait à devenir trop insistante. Elle tourna la tête vers lui, soupirant un petit « désolée ».

-La jungle n'est pas très accueillante, hein ? Dit-il en riant.

Elle laissa échapper un petit rire approbateur. C'est le moins qu'on puisse dire.

-On est bientôt arrivés. Ajouta-t-il.

Déjà ? Ça faisait à peine quelques minutes qu'ils marchaient… Ils continuèrent. A un moment donné, ils passèrent sous un gros rocher en forme d'arche. Emilie leva tête, impressionnée. Encore quelques pas et ils se retrouvèrent devant une toute petite étendue d'eau entourée de rochers.

Vaas s'arrêta. Emilie fit de même. Elle observa ce qui se trouvait devant elle. Au fond, elle pouvait apercevoir une petite entrée perçant un épais mur sombre qui avait l'air de fermer une grotte. Dans l'eau, à quelques centimètres sous la surface, elle pouvait distinguer de gros blocs de bétons, disposés aléatoirement, comme s'ils s'étaient effondrés.

Vaas avança sur un de ces blocs, faisant signe à Emilie de le suivre. Elle s'exécuta. La surface était extrêmement glissante, Emilie soignait chacun de ses pas et tenait ses bras écartés pour ne pas perdre son équilibre. Vaas était plus à l'aise, il sautait presque de bloc en bloc. Et alors qu'ils avaient presque atteint l'entrée, ce qui devait arriver arriva, Emilie glissa et tomba en avant. Vaas la rattrapa de justesse.

-'gaffe ! Dit-il.

Elle se releva rapidement. Plus de peur que de mal. Elle remercia le pirate d'un signe de tête. Ils continuèrent jusqu'à arriver devant l'ouverture de l'espèce de grotte. Ils s'engouffrèrent à l'intérieur. Emilie frissonna quand elle entendit des cris. Ils continuèrent, ils marchaient lentement. Emilie explorait tous les recoins de l'endroit avec ses yeux apeurés.

Son cœur battait la chamade. Tous les sons qu'on pouvait entendre étaient reflétés par les parois de la caverne, créant des bruits sourds. Des bougies étaient posées au sol, les flammes mouvantes projetaient des lueurs étranges sur les murs. L'atmosphère était angoissante, terrifiante même.

Ils arrivèrent alors dans une salle. Là aussi, la même angoisse. Il y avait des cages en fer rouillé empilées les unes sur les autres, entourées des barbelés. A l'intérieur, des animaux sauvages ou des otages. Les grognements et geignements remplissaient l'espace.

Ils passèrent devant une chaise autour de laquelle étaient installées une lampe et une caméra. Derrière la chaise se trouvait une grande toile blanche, trouée à quelques endroits. Emilie regarda de nouveau la salle qu'ils venaient de traverser. Des plantes grimpantes recouvraient les murs de pierre rendus luisants par l'eau qui en suintait. Le sol aussi était mouillé, quelques flaques d'eau croupie se formaient aux endroits où le sol était enfoncé.

Avant de passer dans une autre salle, Emilie posa de nouveau son regard sur les otages dans les cages. Terrifiés, comme d'habitude. Ils franchirent alors une sorte de cloison faite avec des toiles blanches pour se retrouver dans un plus grand espace. Là aussi, une grande toile était tendue en face un projecteur qui l'éclairait d'une lumière blanche. Il y avait plusieurs tables sur lesquelles étaient posés divers objets qui n'avaient pas forcément de lien entre eux. On pouvait le dire, c'était le bordel.

Les voix des pirates étaient de plus en plus fortes et nettes à mesure qu'ils avançaient. Ils passèrent par un étroit couloir éclairé par de petites bougies. Ils traversèrent ensuite une porte qui les mena à un croisement. Emilie aperçu des pirates dans une sorte de petit renfoncement à gauche. Elle baissa le regard mais ils ne la remarquèrent à peine, ils étaient trop occupés à jouer au poker ou regarder la télé.

Emilie suivit Vaas qui alla à droite. Ils entrèrent dans une grande salle. Les pirates étaient nombreux ici, tous occupés. D'immenses palettes supportant des kilos de drogues étaient éparpillées un peu partout. Dans le fond de la pièce, Emilie aperçut toute une installation qui leur permettait sûrement de fabriquer cette drogue. Elle leva un peu les yeux, il y avait une sorte de demi-étage auquel on pouvait accéder par un escalier sur la droite. Là, un pirate parlait à un autre, il avait l'air assez autoritaire, il était sûrement le chef ici.

Quand Vaas et Emilie s'approchèrent, il les remarqua et salua son subordonné avant de descendre à leur rencontre. Emilie le scrutait du regard. C'était un homme noir d'une trentaine d'années, il avait approximativement la même carrure que Vaas, ses cheveux étaient coupés à ras. Il avait une démarche enjouée et un air jovial sur le visage.

Quand les deux pirates furent assez proches, ils se saluèrent amicalement en se serrant la main et se donnant une petite tape dans le dos.

-Vaas ! Ça fait un bail. Dit-il en s'éloignant légèrement. Que me vaut cet honneur ? Dit-il avec un ton moqueur, qui fit rire Emilie, à vrai dire.

-Le travail, hermano… Répondit Vaas en haussant les épaules.

Le pirate regarda alors en direction d'Emilie. Son sourire s'agrandit et il regarda de nouveau Vaas avant de lancer :

-Eh ben, on se fait plaisir à ce que je vois !

Emilie fronça les sourcils. Là, il devenait lourd.

-Ouais, justement, j'te présente Emilie, elle bosse avec moi. Répondit-il en montrant Emilie. Querida, j'te présente Ray, le plus gros fils de pute que je connaisse. Dit-il en riant.

L'autre se mit à rire à son tour avant de répondre ironiquement :

-Merci, c'est trop d'honneur que de recevoir un tel compliment de ta part.

Emilie retrouva un petit sourire amusé. Il se tourna alors vers elle pour prendre sa main, se pencher légèrement pour lui donner un baisemain très respectueux. Il ajouta en la regardant dans les yeux :

-Raynard Smith, pour vous servir, Madame.

Son air moqueur réussit à la faire sourire. Il lâcha sa main et se redressa. Vaas s'avança légèrement comme pour s'interposer entre les deux. Emilie croyait discerner une pointe de jalousie dans son geste, juste une pointe. Ray leva les mains en signe d'innocence.

-T'inquiète, mec, je vais pas te la piquer. Lança-t-il.

-J'crois que tes couilles apprécieraient. Dit Vaas sur un ton un peu menaçant.

Il prit ensuite Emilie par la main avant de s'adresser de nouveau à Ray.

-Dis, t'aurais pas un ou deux nouveaux arrivants, j'm'ennuie.

-J'crois qu'on en a deux qui viennent tout juste d'arriver, des p'tits américains blindés de thunes, comme tu les aimes. Répondit-il se frottant les mains. J't'en ramène un tout de suite. Finit-il avant de remonter les escaliers pour disparaitre derrière le mur du fond.

-Parfait. Dit Vaas pour lui-même, un grand sourire sur les lèvres.

Emilie était restée bloquée sur sa main tenant la sienne. Il ne lui avait jamais pris la main comme ça, c'était un geste gentil et doux, inconnu pour Vaas, selon elle. Mais elle était bien là, sa main brûlante tenant la sienne fermement avec ses muscles puissants.

Elle fut tirée hors de sa trance quand Vaas se mit à marcher, l'emmenant en direction de là d'où ils venaient. Elle le suivit sans rien dire. Vaas souriait. Ils arrivèrent ensuite dans la première salle. Ils se postèrent devant la chaise et la caméra qu'Emilie avait vues auparavant.

Vaas commença à bouger un peu le siège pour le caler correctement de sorte qu'il ne soit pas bancal et alla derrière la caméra pour l'allumer et la régler. Emilie le regardait faire, curieuse.

-Qu'est-ce que tu vas faire ? Demanda-t-elle.

Il sourit de plus belle avant de répondre :

-Tu vois, Querida, ça c'est mon activité préférée. Il se tourna vers elle avant de continuer. On va filmer les vidéos de rançon de nos invités. Tu sais, c'est tout un art de filmer ces fils de pute, c'est assez complexe à vrai dire. Dit-il avec une légère ironie qui fit rire Emilie. Mais heureusement, tu as devant toi le meilleur dans ce domaine. Finit-il en se montrant lui-même.

-Vaas, j't'ai apporté ton actrice.

Ray apparut dans la salle, tenant une fille en larme par le bras. Emilie déglutit en la voyant. Vaas la prit à son tour pour la faire s'assoir sur la chaise et Ray attacha ses deux mains aux accoudoirs.

-Gracias hermano. Dit Vaas en se positionnant derrière la caméra.

-A plus. Répondit Ray en partant.

Emilie fixait toujours l'otage qui tentait de se débattre en sanglotant. Elle ne se souvenait pas d'avoir été filmée quand elle était otage, mais elle se souvenait de la peur, l'angoisse et la colère que l'on ressentait lorsqu'on était en face de Vaas. Quand elle était otage… ? N'était-elle pas toujours un otage ? Vu sa condition, il faut croire que non. Mais si elle n'était plus prisonnière, qu'est-ce qui la retenait de partir ?

La peur, peut-être… La peur de partir, traverser l'océan pour rentrer chez elle. Ou tout simplement rentrer chez elle. La peur du regard des autres, de ses proches quand elle reviendrait seule.

Ou alors… l'attachement. Finalement, elle s'était un peu habituée à vivre ici, avec lui. Elle s'était habituée à lui, à sa présence. Elle n'osait presque pas s'imaginer sans lui à présent. Elle s'était tellement attacher à lui que finalement… elle aimait être avec lui, elle aimait sa façon de parler, elle aimait son caractère, elle aimait son regard, elle aimait sa chaleur. Et même si elle n'oserait jamais le dire, peut-être bien qu'elle l'ai-

-Je vous en supplie, ne me faites pas de mal… Les plaintes de la jeune fille en larmes brisèrent ses pensées.

Elle revint rapidement à la réalité. Vaas avait allumé la caméra qui filmait déjà l'otage. Elle ne cessait pas de répéter ces mots qu'Emilie avait elle-même prononcé.

-Pitié, ne me faites pas de mal…

Vaas s'approcha d'elle, s'accroupit devant elle pour être à la hauteur de son regard et prit son menton entre ses doigts pour le relever doucement.

-Shhhh... Il ne va rien t'arriver, chica. Il essayait de la calmer, elle pleurait encore plus. Dis-moi ton nom. Continuait-il doucement.

Elle secoua la tête. Elle ne dirait rien. Vaas soupira et se releva. Il la força à lever la tête vers lui et dégagea ses cheveux de son visage.

-J'ai besoin de savoir ton nom chica. Dit-il sur le même ton, gardant sa patience.

-Pourquoi ? Rétorqua-t-elle.

-Pour dire à ton papa et ta maman où tu es. Tu veux rentrer chez toi, non ?

Le regard de l'otage eut l'air de s'illuminer d'espoir quelques secondes. Elle hocha la tête.

-Bien, alors c'est quoi ton petit nom, chica ? Redemanda-t-il en caressant sa joue.

-Rose. Répondit-elle bien qu'encore réticente. Rose Taylor. Compléta-t-elle en essayant de s'éloigner de sa main.

Il s'éloigna d'elle et alla vers la caméra. Il la détacha alors du trépied sur lequel elle était posée pour la prendre dans sa main et se rapprocha encore de la jeune fille. Il se tourna vers Emilie pour lui lancer :

-Observe, et apprends.

Avant de se retourner encore une fois vers l'otage. Il s'éclaircit la voix et commença :

-Alors, chica… Rose, c'est ça ? Tu vas répéter après moi, d'accord ? Je veux que tu dises : « papa, maman… »…

Emilie observait tous ces faits et gestes. Il tournait autour de son otage lentement. Il parlait doucement, chuchotant presque. L'otage refusait de faire ce qu'il lui disait.

-Pourquoi… ? Disait-elle.

Vaas soupira une fois de plus mais il gardait patience.

-Fais ce que je te dis, Rose, et tout ira bien, OK ?

-Dis-moi ce que tu veux ! Cria-t-elle alors qu'une larme coulait le long de sa joue.

Cette fois, la patience de Vaas s'envola. Il l'attrapa par le cou violement et commença à crier.

-C'est moi qui donne les ordres ici, pera ! Alors tu fais ce que j'te dis, et rien d'autre ! Comprendes ?!

Elle acquiesça faiblement. D'autres larmes suivirent. Vaas reprit un peu son calme et la lâcha. L'otage posa alors son regard sur Emilie. Un regard plein de peur, de haine, mais aussi d'incompréhension. Emilie détourna les yeux. Vaas continua.

-Regarde-moi, Rose. Dit-il sèchement.

Elle s'exécuta.

-Tes parents vont voir cette vidéo, OK ? Alors dis leur tout ce que je te dirai de leur dire. T'as compris ?

Elle acquiesça une fois de plus. Il sourit.

-Bien. Il prit une grande inspiration et continua. Et… action.

L'otage déglutit et commença à parler en sanglotant.

-Papa… maman…

-C'est bien. Chuchota Vaas. Plus de larme. Dis : « J'ai été prise en otage, ils demandent 500 000 de dollars. »

L'otage écarquilla les yeux en entendant la somme. Elle était prête à protester mais Vaas la rappela à l'ordre d'un regard menaçant. Elle déglutit une nouvelle fois avant de continuer.

-Je- J'ai été prise en otage…

Vaas hocha la tête pour l'encourager.

-Ils demandent 500 000 de dollars.

-« Avant trois semaine ».

-Avant trois semaines.

-Sinon… Vaas fit passer son pouce sous sa gorge comme pour imiter un égorgement.

L'otage se mit à sangloter plus fort.

- Pitié, sortez-moi de là… J'veux rentrer à la maison… J'vous aime…

Le sourire de Vaas s'agrandit, c'était parfait. Il éteignit la caméra et la reposa sur le trépied. Il appela Ray qui vint aussitôt et détacha l'otage pour l'emmener dans un autre endroit. Emilie restait immobile, fixant l'otage. Vaas se tourna alors vers elle en écartant les bras de façon victorieuse.

-Alors ? Dit-il.

Elle sortit de sa trance et le regarda. Il avait un grand sourire. Il paraissait de très bonne humeur. Elle lui sourit à son tour.

-Impressionnant. Répondit-elle simplement.

Il s'approcha alors d'elle pour passer son bras autour de ses épaules. Emilie mit son bras autour de sa taille et laissa sa tête reposer sur son épaule. Ses gestes surprirent Vaas. Mais ils le firent sourire.

-Bon, je sais pas toi, mais moi, je crève la dalle ! Lança-t-il en commençant à marcher, entrainant Emilie dans la salle d'à côté.

-Pareil. Dit-elle en souriant.


Je vous l'accorde, ça s'arrête un peu brutalement mais je ne pouvais pas mettre tout ce que j'avais prévu dans ce chapitre, sinon il aurait été beaucoup trop long. Sinon, vous avez été plusieurs à dire « oui » au lemon, alors je pense que ce sera pour le prochain chapitre. En attendant, merci d'avoir lu et à la prochaine !

Badi-otaku.