Bon dimanche tout le monde !

Enfin de retour pour la suite de cette aventure. je m'excuse de ne pas publier plus tôt, mais la vie de famille avec un bébé, ça prend du temps et de l'énergie. cependant, c'est merveilleux.

Bon, pour ce chapitre, nous retrouvons nos quatre amis avec un Harry qui passe un test proposé par les dragons millénaire. Il va retrouver une vieille rencontre et décidera de l'apprivoiser. ça ne sera pas sans mal. ensuite, il lui faudra trouver les renseignements pour nourrir son nouveau compagnon.

Réponses :

Dalmir : je te remercie. ces dragons ne sont pas à prendre à la légère comme Harry va le voir dans ce chapitre

Klaude : c'est bien vrai pour tes deux remarques. et tu verras plus tard pourquoi Harry a appris aussi rapidement

Ronald92 : merci beaucoup pour ton soutien indéfectible

Luffynette : moi là, le petit a un mois et une semaine. j'espère que cette histoire te passionnera jusqu'au bout

Servin : heureusement pour lui. mais je crois que tu vas adorer la petite confrontation entre lui et Harry vers la fin du chapitre

Elisoe : c'est que cette histoire fourmille de beaucoup de possibilités. et pour la suite de cette histoire, je verrais bien

Sissi72friend : alors voilà la suite

je remercie celles et ceux qui ont mis cette histoire dans leur favori. n'hésitez pas à vous faire connaître en laissant des reviews.

Bonne lecture et bon dimanche.


HARRY POTTER ET LE CHOIX DU SANG

26 – Dressage

Durant les jours qui suivirent, Harry remarqua que sa vision naturelle changeait. Auparavant, il percevait à peine la magie autour de lui grâce au rituel qui l'avait changé. Maintenant qu'il s'occupait de l'entraînement de ses amis à la magie de l'esprit, il se rendait compte qu'il voyait la magie de ses amis. Ou plutôt que la magie se superposait à sa vision normale. Ainsi, quand il pénétrait les esprits de ses amis ou de ses elfes, il voyait plus que leur esprit, il voyait aussi différentes couleurs qui auréolaient les esprits. Après cette constatation, il vit alors la sorte d'aura qui entourait ses amis. Se pouvait-il qu'il ait atteint son objectif ? Il testa sa contestation sur d'autres personnes. Durant les cours, il se concentrait et fixait son attention sur un professeur ou un élève pour voir alors l'aura de la personne choisie. Harry garda pour lui ses contestations. Son entraînement au contrôle de l'eau s'intensifia. Grâce à cet entraînement intensif, il renforça sa magie. Et ses résultats scolaires se maintenaient au beau fixe. Ses amis arrivaient à suivre le rythme même sils peinaient encore dans l'apprentissage de la magie de l'esprit. Ils parvenaient maintenant à efficacement se protéger. Ils n'allaient pas tarder à apprendre la legilimancie.

Le plus surprenant fut le travail acharné de Ron pour ne plus que tout le monde se moque de sa relation avec Hermione. Car si Harry ne répondait plus aux provocations de son professeur de DCFM, celui-ci avait décidé de s'en prendre au couple formé par Ron et Hermione. Hermione était d'un calme olympien alors que Ron bouillait. Plus d'une fois, Hermione avait réussi à calmer son fougueux amant. Et celui-ci s'était jeté d'arrache-pied dans ses études. Avec l'aide des elfes, il travaillait ardument, parfois même très tard dans la nuit. Ginny, quant à elle, menait ses études avec le même enthousiasme que tout le monde lui connaissait. Elle avait décidé de se calmer par rapport à son ténébreux petit ami et profitait de la moindre occasion pour retrouver ses amis. Elle était même parvenue à aller d'elle-même dans sa chambre. Cependant, elle travaillait aussi de son côté pour rattraper son retard sur son sombre sorcier. Elle était décidée à lui montrer qu'elle n'était pas juste la gardienne de son cœur.

Quelques jours avant le repas de Noël que le professeur Slughorn organisait pour son club privé, les dragons millénaires interrompirent l'entraînement de Harry.

- Harry Potter, vous avez bien progressé, lui dit la voix caverneuse. Vous plairait-il de tester votre nouveau savoir ?

Le jeune sorcier fut interpelé par cette proposition.

- Que voulez-vous dire ?

- Vous avez affronté par le passé des dragons. Et diverses créatures magiques.

- Vous le savez parfaitement. Venez-en au fait, lâcha hargneusement Harry.

- Du calme jeune Elu. Vous devriez vous détendre en prenant exemple sur vos amis.

Harry ne comprit pas l'allusion de la voix caverneuse mais il sentait qu'elle était à double sens. Il l'ignora cependant. La voix se mit à rire.

- Harry Potter, demandez à vos elfes de vous conduire en Hongrie, dans les montagnes cachées de la région. Vous y affronterez une espèce que vous connaissez.

- Non, pas encore ! s'exclama Harry à haute voix.

Les dragons s'esclaffèrent. Les amis de Harry le regardaient avec perplexité. Ils avaient compris que leur ami était en discussion avec les dragons millénaires, et ils s'interrogeaient.

- Harry Potter, vous avez acquis assez de connaissances pour en venir à bout.

- Vous êtes malades ! les fustigea-t-il. La dernière fois que j'en ai affronté un, j'ai eu de la chance. Et je ne l'ai pas vaincu, je l'ai à peine assommé grâce à mon talent au Quidditch.

- Et maintenant vous vaincrez par votre savoir. Maintenant allez-y ! ordonna la voix caverneuse.

Les dragons se retirèrent de l'esprit du jeune homme. Harry affichait une expression qui en disait long sur ses sentiments. Ginny lui prit la main. Elle ne supportait pas de ne pas savoir. Sans s'en rendre compte, elle activa son lien avec son sorcier pour voir la conversation. Cela ne prit que quelques secondes avant qu'elle ne recule d'effroi.

- Ils sont fous, ils veulent t'envoyer à la mort.

- Quoi ? Quoi ? s'impatienta Ron.

- Dobby, Kreattur, nous partons pour les montagnes hongroises. Je vais affronter un dragon, annonça avec un regard féroce le jeune sorcier.

Hermione retint un cri en comprenant la destination de son ami. Ron comprit aussi immédiatement.

- Harry, je t'accompagne, décida Ginny.

- Non ! J'irais seul. Ils veulent me tester, très bien. Je vais leur montrer ce que je vaux. Et puis en cas de pépin, les elfes me ramèneront. Vous connaissez la localisation des magyars à pointes ?

Les deux elfes hochèrent la tête. Il s'accrocha, et ils transplanèrent avant que ses amis ne réagissent. Ginny était effondrée. Ron était blanc. Hermione ne voulait pas y croire. Elle tenta pourtant de rassurer ses amis.

Harry avait atterri avec ses deux elfes sur le flanc d'une montagne rocailleuse. La nuit enveloppait complètement le paysage ainsi qu'un épais brouillard. Le jeune sorcier sentit une odeur de brûlé, de soufre et d'acide qu'il reconnut immédiatement. Tous les sens du jeune sorcier étaient en alerte. Il souleva les deux elfes pour les installer sur ses épaules. Avec sa vitesse accélérée, il se dirigea vers l'entrée d'une grotte qu'il avait repérée. Il s'y engouffra en faisant le moins de bruit possible. Il entendit au loin des grognements. Il savait que les magyars pouvaient se fondre dans le décor de ce genre de grotte à cause de leur épaisse peau. Mais grâce à ses dernières constatations, il espérait ne pas se laisser prendre au piège. Il s'enfonçait de plus en plus profondément dans la grotte sombre. Durant sa course, il réfléchissait aux différentes tactiques qu'il pourrait envisager. Puisque cette intrusion était un test, le jeune sorcier décida de s'octroyer une récompense. Il pousserait le test plus loin en s'emparant du dragon. Et pour ce faire, il lui fallait trouver un jeune dragon. Il se demandait juste comment le reconnaître. Il s'arrêta dans sa course pour poser ses elfes.

- Dobby, Kreattur, comment reconnaître un jeune magyar qui aurait quitté sa mère ?

- Trouvez celui qui est le plus excentré des autres. Dans ce cas, ils seront plusieurs. Les jeunes ont tendance à se réunir pour éviter d'empiéter sur le territoire des plus âgés, répondit Kreattur.

- Je ne te demande pas comment tu es au courant, dit en souriant Harry.

Le vieil elfe lui sourit en retour. Il les reprit sur ses épaules pour reprendre sa course. Il traversa plusieurs couloirs rocailleux sombres. En fait de couloir, il s'agissait de galeries que les dragons avaient creusé dans la montagne. Et ses galeries formaient d'immenses réseaux qui s'enfonçaient dans la terre. Au bout d'une heure de course, Harry se retrouva devant un spectacle, tout à la fois fascinant et effrayant. En apparence, d'immenses rochers noirs obstruaient la vue du jeune sorcier. Mais il devina qu'il s'agissait des immenses dragons dont le caractère belliqueux était bien connu des experts en dragon. Il voyait leur longue et profonde respiration qui soulevait leur corps. Une dizaine de ces dangereux dragons dormaient. Harry déposa ses elfes et leur ordonna de patienter jusqu'à ce qu'ils les appellent. Prenant appui sur les parois, il sauta pour rejoindre le sol. Harry se faufila avec discrétion entre les immenses dragons. Il retenait sa respiration et ralentissait au maximum les battements de son cœur. Même si le jeune homme était confiant en ses nouvelles capacités, il ne pouvait se départir d'une certaine terreur. Terreur justifiée après avoir affronter un de ces monstre. Il se dirigea vers une nouvelle galerie où il tomba sur trois dragons qui couvaient une dizaine d'œufs. Là Harry retint carrément sa respiration. Il avait compris où il se trouvait. Si les magyars était reconnus pour leur caractère belliqueux, les femelles étaient de loin plus dangereuses car elles associaient leur caractère belliqueux avec un instinct de surprotection. Harry prit réellement ses jambes à son cou pour fuir cet enfer le plus silencieusement possible. Alors qu'il arrivait près de la sortie, une femelle releva la tête pour renifler l'air. Harry était passé un peu trop près de la dite femelle. Il ne s'attendait pas à ce que les sens soient si développés. Il atteignit la sortie et se cacha dans un interstice. Il retenait toujours sa respiration et maintenait les battements de son cœur à un niveau assez bas, malgré une peur galopante.

La femelle se leva et se mit à marcher de son pas lourd. La terre trembla sous Harry. La dragonne continua à renifler. Elle dérangea les deux autres femelles qui grognèrent. La dragonne claqua sa mâchoire monstrueuse. Les deux autres femelles se levèrent à leur tour pour répondre. Un combat s'engagea entre les dragonnes. Un mâle imposant arriva et gronda fortement. Les parois tremblèrent et de petits rochers se décrochèrent. Les femelles reprirent leur poste en entourant les œufs avec leurs corps chauds. Le mâle renifla et repartit dans son antre. Harry retenait toujours sa respiration. De la sueur coulait de son front. Au bout de deux minutes, le jeune sorcier reprit une respiration normale. Il respira lentement et doucement pour retrouver le contrôle de lui-même et calmer ses tremblements. Il maudissait les dragons millénaires et sa propre stupidité. Pour ne pas dire sa propre arrogance. Il eut envie de revenir ses pas. Cependant, une certaine excitation l'avait gagné. Il continua sa route, traversa deux nouvelles galeries pour se retrouver face à une dizaine de nouveaux dragons. Harry était soufflé. Comment parviendrait-il à vaincre un seul de ces dragons sans réveiller les autres ? Les jeunes dragons étaient à peine moins imposants que leurs aînés. Harry n'osait pas bouger et réfléchissait. Il savait qu'utiliser la magie serait une très mauvaise option. Il lui fallait trouver une solution. Il ne désirait pas s'attarder dans cette grotte. Alors qu'il cogitait, il eut alors une idée. Il ferma ses yeux et se concentra sur les esprits des monstrueuses bêtes. Ce qu'il vit le rendit perplexe. Les animaux sauvages n'avaient pas de pensées cohérentes, et leurs esprits étaient entourés d'un voile obscur. Leur esprit était focalisé sur des besoins primaires. Pourtant le jeune sorcier ne se découragea pas. Il rechercha l'esprit le plus primitif. Un se distinguait des autres. Dès que Harry le repéra, le jeune sorcier s'installa en sol en position du tailleur. Il allait tenter un pari risqué. Son esprit commença à doucement frôler celui du dragon qu'il avait choisi. L'esprit du monstre s'éveilla ainsi que son corps. Harry rejoignit son propre corps et attendit. Il cachait sa présence en se fondant avec l'humidité ambiante. Il l'avait appelé et elle l'enveloppait. Pendant une heure, il aborda ainsi l'esprit du dragon qui s'agaçait, ne comprenant pas ce qui lui arrivait. Avec une autre partie de son esprit, Harry tentait de prendre le contrôle du corps du jeune magyar en influençant le flux sanguin de celui-ci. Le jeune sorcier déstabilisait l'ignoble bête sur deux tableaux. Son image mentale du phénix faisait le lien entre les deux images mentales. Le dragon soufflait et crachait des jets de fumée de part ses énormes naseaux noirs. Harry décida d'attaquer franchement. Son cerf s'élança franchement dans l'esprit du monstre. Il le percuta de plein fouet. Le dragon s'opposa farouchement. La queue du dragon fouettait l'air autour de lui. Harry maintenait fermement sa concentration. Il suait à grosses gouttes. Il commençait à perdre le contrôle de sa protection aquatique. Il devait réussir coûte que coûte. Il fit grandir son cerf qui éclairait maintenant l'esprit obscur du dragon. Il mit en ébullition le sang du dragon. Celui-ci se releva d'un coup, sans émettre le moindre son. Une lutte acharnée s'était engagée entre le monstre et le jeune sorcier. Le dragon luttait contre cet ennemi invisible. Harry avait l'impression de chevaucher une tornade. Pourtant il tenait. Peu à peu, le dragon commençait à céder. Harry maintenait toujours sa prise sur le dragon. Et soudain, l'esprit du dragon s'effondra. Le dragon haletait. Harry put enfin relâcher la pression. Petit à petit. Il voulait être certain de sa victoire. Le dragon respirait un peu mieux. Harry relia sa protection à celle de l'esprit du magyar à pointes.

Il se leva pesamment. Il continuait cependant à maintenait sa prise. Harry intima au monstre de se lever. Le jeune magyar releva sa tête, et son regard se dirigea vers Harry. De son pas lourd, il se dirigea vers le jeune sorcier. Harry souriait. Le dragon s'arrêta à un mètre du jeune homme et approcha sa tête. C'était maintenant que tout se jouait. Harry relâcha totalement son emprise sur le monstre et se pencha. Il s'obligea au calme. Le magyar le renifla et leva sa patte. Harry suivit des yeux le mouvement de la patte sans quitter les yeux du monstre. Celui-ci abattit son énorme patte sur le côté droit du jeune homme. Le sol trembla. Des dragons relevèrent la tête sans pour autant bouger. Une longue minute passa. les autres dragons retournèrent à leur sommeil. Le dragon renifla à nouveau le jeune sorcier. Harry sentait l'haleine horrible du monstre. Il attendit encore jusqu'à ce que le dragon ne lui tende son cou. Harry se releva et gratta l'épaisse peau du dragon au-dessous du cou. Ensuite, s'aidant des pointes aiguisées, il monta sur le cou du monstre. Harry souffla de contentement. Il appela ses deux elfes. Ceux-ci apparurent devant le dragon. Ils reculèrent en bondissant. Harry se retint de rigoler. Il les appela. Ceux-ci étaient à la fois éberlués et effrayés. Ils contournèrent l'horrible tête et montèrent à côté de leur ami. Dobby voulut parler mais Harry lui mit un doigt devant la bouche. Il ordonna silencieusement au magyar de les faire sortir de la caverne. De son pas lourd et pesant, le dragon se mit en marche et prit la direction en vue d'une nouvelle galerie. Au bout de plusieurs kilomètres et de nombreux dédales, ils se retrouvèrent enfin à l'air libre. Harry leur expliqua alors tout l'histoire. L'admiration se lisait dans les yeux des deux elfes.

- Dobby, Kreattur, retournez à Poudlard prévenir nos amis. Je suis certain qu'ils doivent être morts d'inquiétude.

- Et vous Harry Potter ? demanda Kreattur.

- Moi. Je vais profiter de notre nouvel ami, dit Harry en cajolant l'encolure du monstre.

Le dragon se mit à rugir. Les deux elfes prirent peur et n'attendirent pas pour disparaître. Harry rit fortement. Il ordonna au jeune magyar de prendre son envol. Le dragon déploya ses immenses ailes et s'envola. Même si la monture du jeune sorcier n'était pas confortable, Harry rit aux éclats de sentir le vent lui fouetter le visage. Un sentiment enivrant avait envahi le jeune homme. Il avait surmonté le test fou des dragons millénaires.

- Félicitation jeune Elu, dit une voix caverneuse. Vous avez agi avec sagesse. Plutôt que d'utiliser la force, vous avez utilisé votre esprit et votre expérience pour réussir.

- Ouais, c'est ça, maugréa le jeune homme. Je rentre maintenant.

- Méfiez-vous des rencontres que vous pourriez trouver sur le chemin, annonça la voix caverneuse.

Alors que Harry allait les interroger, les dragons millénaires disparurent. Le jeune sorcier pesta. Le jeune magyar filait à vive allure en suivant les indications de son maître. En trente-cinq minutes, Harry avait atteint l'Angleterre. Il jeta sur lui et sur sa monture un sort de désillusion afin de ne pas être repéré par les moldus. Alors qu'il traversait la campagne anglaise pour rejoindre sa maison, un fait curieux attira son attention. Il vit trois nuages noirs qui volaient dans les airs. Harry se rappela alors que les mangemorts utilisaient ce moyen afin de ne pas utiliser les moyens de transports magiques connus. Il suivit les mangemorts à distance. Ceux-ci se dirigeaient vers une maison qui était situé dans le bourg d'une ville. Ils se posèrent en douceur. Harry ne les reconnut pas avec leurs capes noires et leurs masques d'argent en forme de tête de mort. Harry posa son dragon à quelques rues. Il se concentra et couvrit son apparence avec de l'eau. Il se dirigea à toute vitesse vers la maison. Les mangemorts avaient pénétré à l'intérieur. Le jeune sorcier avait compris que ceux-ci étaient en mission. Harry entra en trombe dans la maison.

- Oh les petits rigolos, et si vous veniez affronter un adversaire à votre taille, les héla Harry.

Les trois mangemorts se retournèrent. Un couple apparut avec leurs baguettes. Harry leur ordonna de remonter dans leur chambre.

- Qui es-tu ? demanda un grand mangemort.

Harry reconnut la voix de Dolohov. Il ne répondit pas. Le combat s'engagea. Grâce à ses nouveaux réflexes, Harry évita les trois rayons mortels qui se dirigeaient vers lui. Il sortit dehors. Les trois mangemorts le suivirent. Il fut surpris que les mangemorts n'aient pas reconnus sa voix, ni lui-même. Il se retourna pour leur faire face.

- Alors, votre maître vous envoie tuer les gens pendant leur sommeil maintenant, dit Harry.

- Dis-nous qui tu es ! ordonna un autre mangemort.

- Moi ? Celui qui va vous vaincre. Faitas filis !

Un fin rayon bleu partit de la baguette de Harry. Le mangemort qui avait parlé, Gibbon, dévia le sort. Grave erreur. Le sort revint vers lui et lui entoura le cou pour l'étrangler. Il appela à l'aide. Dolohov et son complice attaquaient leur mystérieux adversaire. Celui-ci évitait facilement leurs attaques. Harry leur jeta un nouveau sort.

- Calice crisis !

Un rayon violet s'échappa de la baguette pour se diviser en deux. Les mangemorts n'avaient jamais vu un tel sort. Plutôt que de s'en protéger, ils jetèrent une nouvelle fois le sort de Mort. Les deux sorts rencontrèrent le sort de leur mystérieux adversaire. Ils s'annihilèrent en une gerbe d'étincelle. Harry en profita pour les prendre à revers avec son incroyable agilité. Il les paralysa à une vitesse fulgurante. Les deux mangemorts tombèrent au sol. Gibbon était enfin parvenu à se débarrasser du fil qui l'étranglait. Harry siffla dans les airs. Aussitôt, un énorme bruit éclata dans la nuit qui fit trembler le sol. Harry leva sa baguette pour faire apparaître son dragon qui rugit. Gibbon perdit ses moyens. Harry donna deux coups de pied aux corps qui se trouvaient à ses pieds. Ceux-ci glissèrent jusqu'aux pieds de Gibbon.

- Tu diras à l'autre face de serpent qu'il y a désormais un nouveau joueur sur l'échiquier, déclara Harry. Dégage de ma vue maintenant.

Le mangemort toucha ses deux acolytes et transplana. Le couple était descendu et avait assisté au départ du jeune homme. Il regardait avec effroi leur mystérieux sauveur. Celui-ci cajolait son dragon. Harry se retourna, leva sa main et grimpa sur sa monture. Ils s'envolèrent dans les airs. Harry se retourna pour voir les aurors qui arrivaient avec d'autres membres du Ministère. Le jeune sorcier filait dans le ciel.

Il atterrit dans sa propriété. Le dragon se posa avec douceur. Harry descendit et caressa le cou de son dragon. Le jeune homme s'était habitué assez facilement à ce nouveau compagnon. Et il voyait les différentes possibilités que celui-ci lui offrirait.

- Il est temps que je te trouve un nom. Attends que je réfléchisse … hum … non pas ça … je sais, Foudror. Nom plein de respect et de peur. Le dragon qui apporte la peur.

Par son esprit, le jeune sorcier indiqua son nom au dragon. Celui-ci releva la tête et cracha un long jet de flamme. Harry souriait. Maintenant il devait trouver un moyen de nourrir une telle bête. Il réfléchissait en se maudissant de ne pas avoir gardé les mangemorts. Foudror aurait adoré. Non, Harry devait lui trouver des moutons ou des chèvres. Il se rappela que près du Terrier, il y avait un près avec ce qu'il lui fallait. Il transplana et trouve ce qu'il cherchait. Il assomma cinq chèvres et disparut avec. Il les donna à son dragon qui les dévora. Ensuite celui-ci s'endormit. Harry regarda le ciel noir au-dessus de lui.

Soudain sa cicatrice lui fit mal. Et il assista une scène forte intéressante. Les trois mangemorts étaient rentrés et racontaient l'échec de leur mission à Voldemort. Le mage noir entre dans une rage folle. Les trois mangemorts subirent le châtiment en hurlant. Il ordonna aux mangemorts présents de trouver ce mystérieux sorcier. Harry sortit de la tête de son ennemi. Il rigolait. D'un coup, il se sentit nauséeux. Ses jambes tremblaient. Harry comprit qu'il lui fallait rentrer pour se reposer. Il avait épuisé son énergie. Contrôler un dragon n'était pas sans risques. Il appela Kreattur qui apparut. Le vieil elfe transplana avec son maître dans le dortoir secret.

Les amis du jeune sorcier se précipitèrent. Le vieil elfe déposa Harry sur le canapé. Il était endormi. En le voyant ainsi, Ginny ne put se retenir. Elle lui donna une claque retentissante et le secoua. Harry ouvrit à peine les yeux.

- Dormir … dormir, articula un Harry fatigué.

- Dormir ! Tu te fous de moi, le secoua Ginny. J'étais morte d'inquiétude.

Hermione se précipita vers son amie pour la prendre dans ses bras. La jeune sorcière rousse pleurait. Hermione lui caressait les cheveux. Ron s'approcha de son ami allongé et vérifia que celui-ci n'était pas blessé. Il le signala à ses amies. Dobby souleva le corps de son maître pour le coucher dans sa chambre. La nuit avait été particulièrement longue. Elfiraes voleta jusqu'à la chambre du jeune sorcier. Minuit était passé.

Le lendemain, Harry se leva à son heure habituelle. Il se sentait encore un peu faible, mais reposé. Pour une fois, il décida de ne pas s'entraîner. Il devait absolument parler à Hagrid. Les elfes l'attendaient déjà.

- Pas ce matin mes amis. Je dois parler à Hagrid.

Les elfes comprirent. Harry prit une douche et s'habilla. Il sortit de son dortoir pour le tableau exposé dans le dortoir des gryffondors. Il enleva son double de son lit. Ensuite il descendit sur la pointe des pieds. Il consulta la carte des maraudeurs dans la salle commune. Pour le moment, les patrouilles se trouvaient dans les étages inférieurs. Harry sortit et se précipita. Il avait emmené sa cape d'invisibilité. Il traversa les couloirs comme une flèche. Il s'arrêtait de temps en temps pour regarder la carte. Il parvint sans encombre à sortir du château. Il traversa le parc et se dirigea vers la maison du garde-chasse. Hagrid était levé depuis un moment. Crockdur aboyait joyeusement. Il inspectait toujours les créatures qu'il montrait aux élèves. Harry frappa à sa porte. Le demi-géant s'approcha pesamment.

- Harry ! Mais que fais-tu ici de bon matin ?

- Bonjour Hagrid ! Content de vous revoir aussi, le salua le jeune sorcier.

- Ah oui, bonjour à toi aussi, répondit le demi-géant gêné.

- Puis-je ?

Harry entra dans le logement du garde-chasse sans attendre. Hagrid soupira avant de refermer derrière. Crockdur lécha copieusement le jeune sorcier qui s'était assis sur une chaise. Hagrid s'installa en face de lui.

- Puis-je t'offrir quelque chose ?

- Non merci, refusa poliment le jeune homme, j'ai mangé avant de venir.

- Dis-moi ce que tu me veux.

- Je suis venu pour prendre de vos nouvelles. Depuis la rentrée, nous n'avons pas eu beaucoup l'occasion de nous parler.

- D'après ce que j'ai entendu dire, tu t'es fait pas mal remarquer.

- Bah, ce ne sont que des fadaises, objecta gentiment Harry.

- Des fadaises ! s'exclama avec un large sourire Hagrid. Vaincre Remus et Maugrey comme tu l'as fait, je n'appelle pas ça des fadaises. Et tu impressionnes beaucoup le professeur Slughorn. Il ne tarit pas d'éloges sur ton compte.

- C'est que je travaille très dur pour … vaincre Voldemort, dit timidement Harry.

Le demi-géant ne put s'empêcher de frissonner en entendant le nom du mage noir.

- Oui, oui … si tu le dis. Maintenant, dis-moi ce qui t'amène.

- J'aurais une question à vous poser pour un devoir de potion. Voilà, le professeur Slughorn nous demande quel dragon contiendrait le meilleur sang pour réussir une potion de Force Instantanée. Je connais les ingrédients de la potion de Force commune, mais j'avoue que je suis perplexe.

- Harry, Harry, c'est une potion difficile. Mais je vais te donner un premier indice. Tu as affronté ce dragon.

- J'ai … bien sûr, le Magyar à Pointes, dit Harry en se frappant le front.

- Exactement. Le sang du magyar a différentes propriétés. Mais dans la composition d'une potion de Force Instantanée, il prend toute sa valeur. Grâce à ce sang, le sorcier qui boirait une telle potion verrait pendant une demi-heure ses forces croître et se sentirait invulnérable. Les adversaires du sorcier en question n'auraient aucune chance.

- Mais c'est génial. Pourquoi personne ne l'utilise ? Surtout contre les mangemorts ?

- Car chaque potion a son revers. Pendant une demi-heure, tu sembles invincible, mais si ton adversaire te tient, tu perds toutes tes forces. L'autre effet néfaste de cette potion est l'accoutumance. Le sorcier se sent tellement grisé par sa force qu'il finit par en redemander. La composition de cette potion est d'ailleurs très surveillée par le ministère.

- Je comprends. Je voudrais approfondir. Comment se fait-il que le sang d'un magyar soit aussi indispensable ? Est-ce que cela vient de son régime alimentaire ? Ou est-ce parce que le magyar est un dragon belliqueux ?

- La réponse se trouve dans tes deux questions. Le caractère de chaque créature magique est essentiel dans toute composition de potion, de même que leur mode de nutrition.

- Je comprends. Et quelle est la meilleure nourriture pour un magyar ?

- Tu te rappelles du magyar que tu as affronté ? Pour l'amener jusqu'en Angleterre, les sorciers ont dû s'y mettre à plusieurs, surtout qu'il s'agissait d'une femelle. Pour la capturer, Charlie m'a expliqué qu'ils avaient trouvé un couple de craquivoles.

- De craquivoles ?

- Tu ne connais pas ? Il s'agit d'un bouc et d'une chèvre des plaines du nord de la Mongolie. Ce sont des créatures magiques qui permettent d'obtenir rapidement un troupeau de chèvres. Leur réglementation est très stricte car si on ne les surveille pas, leur population grandirait trop rapidement. En deux jours, en s'accouplant, ils donnent naissance à une vingtaine de progénitures. Donc tu vois l'intérêt pour les éleveurs de dragons. De plus, le lait de la chèvre est un très bon remède contre les différents types de brûlure de dragon.

- Je comprends. Je vous remercie pour tous ses précieux renseignements.

- A ton service Harry. Et n'hésite pas à repasser à l'occasion.

- Je n'y manquerais pas. Et comment se porte Graup ?

- Il fait beaucoup de progrès. J'espère que vous passerez le voir.

- Ne vous inquiétez. Bon je dois rentrer. A bientôt Hagrid.

Harry se leva et quitta la cabane du géant. Harry en avait appris assez pour qu'une idée germe dans sa tête. Il lui fallait obtenir rapidement un couple de ses animaux. Et surtout il devait trouver un endroit pour cacher son dragon. Il sut à qui demander ce petit service.

En rentrant au château, il consulta sa carte. Il découvrit rapidement la personne qu'il cherchait. Elle se trouvait dans sa salle de cours en ce moment. Harry s'y rendit. Il frappa à la porte de la salle de potions. Le professeur Slughorn lui ouvrit précipitamment.

- Oh Harry ! Tu m'as surpris. Mais que fais-tu debout à cette heure ? Ce n'est pas encore l'heure du repas.

- Mes respects professeur. J'espère ne pas vous déranger une nouvelle fois.

- Non, non, entre mon jeune ami, dit rapidement le professeur.

- Merci.

Harry entra posément dans la salle de cours pour prendre le temps d'identifier ce que manigançait son professeur. Plusieurs potions chauffaient. Harry renifla pour en reconnaître quelques unes. Il sentit une odeur particulière.

- Professeur, prépareriez-vous pas hasard une potion de semi-conscience ? Je croyais que seuls les aurors avaient le droit d'en préparer dans le cadre d'opérations spécifiques.

Le professeur fut surpris par la question du jeune sorcier qui se dirigeait vers la potion citée.

- Harry, Harry, quelles idées vous vous faîtes !

- Je reconnais parfaitement la couleur. Vous n'en êtes qu'à la moitié de sa concoction.

- Harry, vous connaissances en potion sont … dangereuses, essaya de le prévenir le professeur.

- Comme je vous l'ai dit professeur, je sais garder un secret. Et nous avons un arrangement tous les deux. Je viens vous voir justement pour notre arrangement.

Des gouttes de sueur perlèrent du front du professeur. Harry avait un franc sourire.

- Professeur, pourriez-vous m'obtenir un couple de craquivole ?

La question surprit le professeur qui ne put s'empêcher de rire doucement.

- Harry, comptez-vous élever des dragons ?

Devant le visage impassible du jeune homme, le professeur de potions cessa de rire.

- Non, je vous rassure. Mais j'aimerais obtenir un tel couple pour la concoction de mes propres potions. Vous connaissez les propriétés du lait de chèvre. Et donc j'aimerais en posséder une. Evidemment, je suis prêt à payer. Et vous toucherez une petite commission au passage.

- Pourquoi moi ? Vous pourriez exercer votre influence avec les gobelins ?

- Mes affaires avec les gobelins ne concernent que certaines choses. Et cette demande ne rentre pas dans leurs prérogatives. Voilà pourquoi je m'adresse à vous.

- Harry, c'est très dangereux, contra le professeur.

- Moins dangereux, j'en suis sûr, que de marchander avec des vampires. Et je suis prêt à payer le prix sans rechigner. Le prix de vos acheteurs sera le mien. L'affaire me paraît honnête. Et j'en aurais besoin pour ce soir.

- Pour ce soir ! Vous me prenez de court ! se défendit le professeur.

- Allons professeur, j'ai toute confiance en vous. Je vais de ce pas écrire à Gringotts pour qu'il m'envoie de l'argent. D'après vous, combien ?

- Je ne sais pas … environ trente mille gallions le couple. Mais …

- Vous aurez l'argent ce soir, et je vous donnerais trois mille gallions pour votre participation.

La lueur de malice s'était allumée dans les yeux du professeur. Il ne put s'empêcher de se frotter les mains. Ces simples signes suffirent à convaincre Harry que le professeur avait accepté.

- Je vous remercie de votre aide. Je vous retrouverais ce soir dans la volière. Bonne journée professeur.

Sur ces paroles, et avant que le professeur n'ait pu protester, Harry sortit de la salle de cours. Il se dirigea vers une salle vide et appela Bladeck. Il sortit un bout de parchemin de la poche de son pantalon et écrivit un message. Il le donna à son phénix qui disparut. Il appela Dobby qui apparut. Il retourna dans son dortoir. Ils apparurent au moment où Ron sortait de la chambre de Hermione pour rejoindre sa propre chambre. Il sursauta en les voyants.

- Harry ? Tu n'es pas à ton entraînement ?

- Comme tu peux le voir. Pourquoi cette tête apeurée ? On jurerait que tu viens de voir un fantôme ? Ou alors que tu as été pris en faute ?

- Qu'est-ce que tu racontes ? demanda Ron tout blême.

Harry ne voulait pas continuer cet interrogatoire et s'infiltra dans la tête de son ami pour trouver des réponses. Ce qu'il y vit le laissa pantois. Il sortit rapidement de l'esprit de son ami. Un sourire dubitatif se dessina sur ses lèvres.

- Tu sais quoi, tu devrais mieux travailler tes défenses mentales ! lui lança de façon goguenarde Harry.

Ron devint cramoisi. Il avait compris que son ami avait osé fouiller dans son esprit.

- Plutôt que de vous amuser à changer de chambre, vous n'avez qu'à prendre une seule chambre, au moins vous éviterez deux fois plus de ménages aux elfes. Et une dernière chose, vous avez intérêt à faire en sorte que vos petites galipettes nocturnes ne vous détournent pas de votre entraînement.

- Oh ça va, Monsieur le rabat-joie. Que je sache, nous travaillons d'arrache-pied. Donc tes commentaires, tu peux te les carrer là où je pense.

- Tiens, je croyais que c'était Hermione qui appréciait ce côté, rigola Harry.

Ron avait maintenant une superbe couleur rouge. Heureusement pour lui, Bladeck apparut. Harry se désintéressa de son ami pour lire la réponse qu'il attendait.

- Bladeck, conduis-moi.

Et le jeune sorcier disparut, laissant son ami en plan.