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NO TOUCHING !
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Hey !
Voici le nouveau chapitre.
Je sais, j'avais dit peut-être aux vacances d'avril, mais je vous assure que j'ai fait ce que j'ai pu ! J'essaie d'avoir toujours un peu d'avance et j'étais en galère total avec le chapitre suivant. Je le suis toujours un peu, mais je pense qu'après douze réécritures, j'en vois bientôt le bout.
J'ai quelques pistes pour le suivant et j'essaierai de mettre les vacances au profit de l'écriture. Mais pour être honnête, je n'ai aucune idée du temps que ça me prendra. Il arrivera un jour, c'est tout ce que je peux promettre.
A part ça, je remercie comme d'habitude mes reviewers, vous êtes un parfait moteur pour la motivation en cas de galère, et j'adore vous lire : CamGinny, Pingoupingouin , Sheena333, Annie Earnshaw, LM, Magicalien, Eaonya, Myriam-land, Oriiane1506. Les réponses aux reviews anonymes sont à la fin du chapitre.
Bonne lecture !
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(Souvenez-vous, James a "pensé à un truc" qu'il a ensuite murmuré à l'oreille de Lily.
Suspense, suspense...)
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Chapitre 26
L'ambiguité dans la subtilité
(Les conseils malins d'un taureau en rut.)
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29 avril
A peine ai-je mis un pied dans la grande salle que je sais. Je n'ai même pas besoin de les voir. Ils sont comme des lions en cage, prêts à sauter sur leur proie. Sirius mène la danse, se léchant les babines à l'avance. Ils nous jaugent, prêts à nous bombarder de questions et à nous regarder nous dépêtrer dans leurs filets.
Des amis ? Non, des charognards.
Je leur souris quand même.
- Salut les losers. Vous avez passé une bonne nuit ?
Black prend un air suggestif.
- Sûrement pas aussi bonne que la tienne...
J'ignore sa remarque. A côté, Mary fronce les sourcils. Apparemment, notre ami ne lui a encore rien raconté. Il nous attendait, j'imagine. Ca ne m'étonne pas. C'est un garçon tellement prévenant.
- Tu as fait quelque chose cette nuit ? interroge blondinette.
- La question n'est pas quoi mais avec qui. Mais maintenant que tu le dis, quoi est plutôt intéressant aussi.
- Trouve-toi une vie, Black, au lieu de fantasmer sur celle des autres.
Il porte la main à son coeur, faussement blessé par mes paroles. Mais c'est trop tard. La bombe est posée. Ma meilleure amie est aux abois.
Et Potter, lui, n'est toujours pas là. Nom d'un dragon palmé, s'il a choisi ce jour pour faire la grasse mat', je lui trouve un job en spéléologie rien pour lui abattre un rocher sur le coin de la gueule.
- Attends, Lily, murmure Mary. Tu as vraiment passé la nuit avec quelqu'un ? Ce n'est quand même pas...
Ses yeux s'ouvrent grands.
- Oh, Merlin...
- Ce n'est pas Merlin, dis-je. Si ça peut te rassurer.
La différence d'âge, pas trop mon délire.
- Est-ce que Potter te fait chanter ? demande Sirius.
- Non, pourquoi ?
- Ca expliquerait que tu l'accompagnes pour un si long rendez-vous nocturne.
- Oh, je suis sûr qu'on peut trouver d'autres raisons, s'amuse Remus.
Black prend un ton faussement innocent et croit bon d'ajouter un clin d'oeil à sa petite mise en scène.
Rien d'étonnant. Il n'a pas jamais été du genre subtil.
- Vraiment ? dit-il. Je ne vois pas du tout lesquelles.
- Y'a le filtre d'amour, propose Mary dans un haussement d'épaule.
- Ou les menaces de mort, ajoute Peter.
- Le sortilège d'imperium !
- Peut-être qu'il l'a juste eue avec une patacitrouille au bout d'un fil.
Je. Les. Déteste.
- Ou peut-être, termine Sirius. Peut-être que son charme a suffi...
- Oh ! comprend Mary. L'amour !
- L'amouuur ! C'est important ! L'amouuur ! C'est si puissant !
Ils éclatent de rire. Je tente de penser à quelque chose qui ne me donne pas envie de leur balancer mes céréales à la figure. Comme ma fourchette. Concentre-toi sur cette fourchette, Lily. Jolie petite fourchette toute choupinette.
- L'amour ! Ah, l'amour !
Fourchette. Fourchette. Fourchette.
- L'AMOUR !
- AÏE ! hurle Peter. Bordel tu me l'as plantée dans la main ! T'es complètement malade !
Oups. Heureusement, l'arrivée d'un garçon doté de cheveux hors du commun me sort de l'embarras. Sirius stoppe sa chanson insupportable et reporte son attention sur son meilleur ami, qui arrive au loin.
- Alors, on a passé une bonne nuit, hein ?
- Très bonne.
- J'espère que vous n'avez pas fait trop de bêtises, tous les deux...
Potter le regarde avec un calme olympien.
- Oh, rien d'indécent.
Sous le regard hébété de tout le monde (dont le mien) il s'approche de moi et dépose un doux baiser sur ma joue avant de s'asseoir à sa place habituelle, le sourire aux lèvres. Il me regarde.
- Pas vrai chérie ?
- Bien sûr mon canaillou.
En face, Black lâche sa tartine. Son pote le cerf n'y prête aucune attention.
- Tu sais, après, j'ai très bien dormi. Des rêves magnifiques...
- Tu étais dans les miens aussi, je chuchote.
- J'espère que j'étais à la hauteur.
- Ne t'en fais pas. Tu seras toujours à la hauteur.
Autour de nous, tout le monde semble au bord de la crise cardiaque. Je souris à nouveau à Potter.
- De la marmelade ?
- Oh oui, ma croquette, chuchote-t-il d'un air coquin. Tartine-moi un peu de ce fruit défendu en attendant d'en cueillir un autre...
Je désigne le pain sans le quitter des yeux.
- Tu en veux une ou deux miches ?
- Hum, donne-moi plutôt un biscuit. J'adorerais le tremper dans mon lait.
- Moi je prendrai cette banane, juste à côté de toi.
James me la donne et Sirius se tend encore un peu plus (si c'était seulement possible). La tête impassible de Cornedrue est géniale. Je ne sais pas comment il fait. Je n'en peux plus.
(Pense à la fourchette, Lily.)
- Tiens, my love, dit-il. Surtout ne t'étouffe pas avec.
Un bruit de dégoût retentit.
- Merlin, je vais vomir.
Sirius sort précipitamment de la table. Les autres nous fixent, perplexes et immobiles. James fronce les sourcils en toute innocence, j'essaie de cacher les convulsions qui s'empare de mon corps, avale une gorgée d'eau pour me donner contenance et...
Echec.
Je recrache cette foutue eau sur la table en me tenant le ventre, tuée, assassinée, littéralement morte de rire. De petits sursauts agitent les épaules de Potter. Lui aussi, je le savais. On se marre tous les deux comme des baleines, affalés sur la table, à peine capables de respirer.
OH MERLIN. C'est tellement bon.
- Tu crois qu'il nous pardonnera ? demande James entre deux secousses.
- J'espère que non !
Remus secoue la tête. Mary se mord la lèvre.
- Vous êtes vraiment cons, vous le savez ?
La question est rhétorique mais même si je le voulais, je ne pourrais pas répondre. Je suis trop occupée à décéder.
Merlin, Merlin, Merlin.
Est-ce que c'est possible de crever de rire pour de vrai ?
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Sur le banc, je me délecte des premiers jours de vrai soleil en compagnie de moi-même. J'aperçois les maraudeurs qui sortent par la grande porte. Si on en croit l'expression de son visage, Sirius est toujours en colère. Cela ne manque pas de me remonter le moral. Toujours saisir les pépites qu'offre la vie.
Potter me voit à son tour. Il adresse quelques mots à ses amis puis se dirige vers moi.
On ne peut plus méditer tranquille, dans ce pays !
- Tiens.
Potter me tend une feuille arrachée au passage.
- On en vient à aimer ça, si on en mange régulièrement.
- Va te faire voir, très cher cervidé.
Il hausse les épaules et l'avale d'un coup. Je ne peux m'empêcher de sourire. C'est un crétin, certes, mais un crétin divertissant. Je lui souris.
- Tu sais que cervidé ça commence comme cerveau et ça finit comme vidé ?
- Ta capacité d'observation m'étonnera toujours.
- Je me disais juste que la coïncidence était intéressante.
Il rit. Je jette un coup d'oeil sur les maraudeurs installés au bord de l'eau.
- Merci pour la marrade de ce matin, dis-je. Une fois n'est pas coutume, c'était une idée géniale.
- Tu vois, ça m'arrive.
- T'as tes moments, c'est vrai. Enfin, t'aurais quand même pu trouver autre chose que ma croquette. Tu m'as prise pour ton toutou ou quoi ?
Potter me regarde avec indignation.
- C'est toi qui dit ça ? Tu m'as appelé ton canaillou ! Canaillou ! On aurait dit ma grande-tante !
- Vraiment ?
Dans ses yeux brûle un douloureux traumatisme d'enfance. Il hoche la tête.
- Elle était bizarre.
- La consanguinité, sans doute. A force de vous reproduire entre cousins...
- Oh, je t'en prie ! Comme si ça n'existait pas chez les moldus !
- Seulement à la campagne.
Il éclate de rire.
- Tu sais qu'il hésite encore, Sirius ? Il ne sait toujours pas si on se fout de sa gueule ou non.
- Oh, ce n'était pas clair ?
- Ben, si, mais on pourrait se foutre de sa gueule et sortir ensemble.
- C'est vrai.
Les deux restent plutôt drôles. Un étrange silence s'installe entre nous. Une idée me traverse l'esprit mais je la repousse. C'est typiquement l'illumination foireuse à la James Potter et personne n'a besoin de ça. Surtout pas moi. Même si... Bon, même si c'est tentant.
- Quoi ? demande-t-il.
- Rien du tout.
- Je te connais par coeur, Lily. Allez, lâche le morceau. Qu'est-ce que tu risques ?
J'hésite. Ce n'est pas comme les voeux. Si tu prononces une idée foireuse à voix haute, ça pourrait bien se réaliser. La question est : en ai-je vraiment envie ?
Quelque part dans mon inconscient, Max hausse les épaules.
Si c'est fun, let's go !
- On pourrait... garder l'ambiguité. Juste pour l'embrouiller encore un peu plus.
James ici-présent ouvre de grands yeux.
- Enfin, on n'est pas obligé. Vraiment pas.
- Lily, tu m'as déjà vu refuser quoi que soit sur terre qui puisse emmerder mon meilleur ami ?
- Euh, non.
C'est vrai que quand on y réfléchit, il est toujours en première ligne.
- Alors faisons-le.
- OK.
Il sourit.
- OK.
- OK.
Argh. Lily, ça suffit ! T'avais vraiment besoin d'en rajouter un ?
Sacré bip de OK de mes deux !
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1er mai
Jouer avec les suspicions de Black était drôle. Ca fait quelques jours maintenant, ça le rend fou de ne pas savoir si moi et Potter sommes vraiment ensemble. Je ne l'aurais pas cru si commère, mais soyons honnête, il ne peut pas avoir autant de défauts et nous reprocher de les exploiter.
Ce serait comme donner un poisson à pingouin et s'attendre à ce qu'il bouffe de la salade. Je ne connais pas particulièrement l'alimentation d'un pingouin, mais quand c'est bon, c'est quand même dommage de s'en priver.
A vrai dire, on joue tellement bien la comédie que parfois, je m'y perds un peu. Heureusement, il me suffit d'entendre James m'appeler sa coquillette, ou pire, sa mie, pour revenir sur terre. Quand il me sort « la forme, ma mie ? » j'ai l'impression d'avoir une cane, le cheveu filasse et un début d'arthrite. C'est sa blague préférée mais s'il continue, bouger son corps pourrait devenir très douloureux.
A part ça, vous savez quoi ?
Je vais vous annoncer la nouvelle : nous sommes en mai. A priori, rien d'extraordinaire, juste le temps qui passe. Mais ça veut dire que les ASPIC se rapprochent chaque jour un peu plus. Je ne suis pas prête. Pas prête du tout.
Je le sais, fin juin sera ma potence. Jamais je n'obtiendrai le O qui m'est dû.
Heureusement, il y a toujours moyen de s'amuser un peu en attendant. Avec l'ébouriffé, on a trouvé une chouette méthode pour réviser en se divertissant. On prend des tonnes de bouquins, quelques coussins qu'on empile dans une salle vide, on étudie gentiment... Et quand notre ami frappe à la porte pour demander un truc, on émet de petits bruits suggestifs jusqu'à ce qu'il s'enfuie en courant.
C'est cruel, me direz-vous. Je ne le nie pas.
Mais c'est tellement bon.
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2 mai
Après le cours de runes, je m'arrange pour semer ma meilleure amie et cours retrouver Potter à la lisière de la Forêt Interdite. Et même si, formulé de cette manière, on a l'impression qu'on s'en va faire des très trucs pas très catholiques dans la nature, on ne sort pas ensemble. On a juste une affaire à régler.
Une affaire qui s'appelle : j'ai pendu ma cape d'invisibilité à un arbre pour manger des feuilles et un demi-géant me l'a volée. Arrête la drogue, Lily. Ca ne te réussit pas.
- Salut, ma nymphe des forêts.
- Nom d'un faune en slip, on est juste tous les deux, tu peux m'appeler Lily !
L'ébouriffé grimace, appuyé à un arbre.
- Je sais, mais je ne me rappelais plus de ton nom.
Plutôt que de le frapper, je lui assène cette triste vérité :
- T'es un crétin.
- Je suis ton crétin d'amour.
- T'es un crétin très lourd.
Il m'adresse un clin d'oeil appuyé.
- Un crétin plein d'humour.
- Mais un crétin toujours...
Pourquoi faut-il que je renchérisse sur ses conneries ? Il s'apprête à ouvrir la bouche, prêt à prononcer une phrase avec troubadour ou topinambour dedans juste pour avoir le dernier mot. Je ne peux pas le laisser faire ça.
- Stop. Mieux vaut parler affaires. Au cas où tu l'aurais oublié, on a une mission à accomplir.
- Cheveufou est tout ouï, mamours.
Je le regarde, blasée.
Je ne sais plus quoi faire de lui. Est-ce qu'une fois qu'on aura récupéré sa cape d'invisibilité, je pourrais le fourrer dedans et l'enterrer quelque part ? C'est vraiment très tentant.
- Mon canard en sucre, je te conseille de fermer sa gueule si tu ne veux pas finir noyé dans un étang.
- Ca se noie, un canard ?
- Tu veux qu'on vérifie ?
- Non. Je te crois sur parole.
Bien. C'est une bonne chose de faite, on peut avancer.
- On va la jouer subtile, ok ? On frappe à la porte d'Hagrid parce qu'on veut un conseil sur comment nourrir une licorne, un crabe de feu ou un bébé dragon - peu importe. Une fois là-bas, on boit son thé infâme et si on n'est pas décédé entre temps, on jette un coup d'oeil dans la cabane si y'a pas un bout de cape qui dépasse. James, qu'est-ce que tu... Attends, ça te fait marrer ?
A moitié mort de rire, il lève les mains en signe de paix.
- Désolé. Mais c'est juste que tu as dit le mot subtil et...
- Quoi ?
Le maraudeur grimace.
- Ben, ma douce, à part un rhinocéros myope en rut, j'ai du mal à imaginer moins subtil que toi.
Ca, c'est drôle. Je m'approche de lui, pleine d'ironie dans la voix.
- Tu veux qu'on discute de tes techniques de drague ?
- Hum, je vois où tu veux en venir.
- Yep. Parce que je peux t'en citer un paquet qui ne font pas dans la finesse.
A ma grande satisfaction, Potter s'incline. Bon, c'est pas tout mais puisque clairement, la subtilité n'est le point fort ni de l'un, ni de l'autre, une conclusion s'impose : on est grave dans la bouse.
Enfin, si la mixture à la sueur de rat de notre garde-chasse qu'il appelle thé ne nous tue pas avant, bien sûr.
On s'avance tous les deux jusqu'à la cabane du garde-chasse. Je retiens mon souffle et frappe plusieurs coups à la porte. Une poignée de secondes plus tard et celle-ci s'ouvre grand sur Rubeus Hagrid, apparemment ravi de nous voir.
- Tiens, ça faisait longtemps ! Entrez !
Il désigne la table en bois grossier, au milieu de ce qu'il appelle sans doute son salon, à savoir une pièce minuscule, dans un désordre improbable, et dans laquelle règne une chouette odeur de cheval. On pourrait presque le croire en collocation avec un centaure.
Ceci dit, si mon colloc' était moitié cheval, jamais je ne l'autoriserais à déféquer ailleurs que dans le jardin. Ils devraient vraiment revoir leurs règles de cohabitation. Ou embaucher Rusard pour passer un coup de plumeau.
- Tous les deux en même temps, c'est rare, remarque Hagrid. Qu'est-ce qui vous amène ?
Sans vraiment attendre la réponse, il se dirige vers la cuisine (là encore, lieu soumis à interprétation) pour attraper trois tasses et une théière. Il dépose le tout sur la table, accompagné de sa spécialité culinaire, les rochers, entièrement fabriqués en granit alimentaire.
Si si, je vous jure.
Je soupçonne l'existence d'un livre de recette sur son étagère : Comment cuisiner les cailloux.
- On avait une question, répond James.
- Ah oui ? Laquelle ?
Hagrid lui tend le plateau de rochers. L'ébouriffé en saisit le moins gros d'entre eux, les dents serrées.
- Du thé, Lily ?
- Bien sûr.
Dans la vie, il faut savoir faire des sacrifices. J'espère que sa foutue cape est dans le coin, sinon je pourrais bien être un peu en colère.
- Alors, James... cette question ?
- Euh...
Ce crétin ne l'a pas préparée à l'avance. Ca se voit à des kilomètres. Je lui écrase le pied sous la table mais tout ce qu'il me renvoie, c'est un sourire gêné.
- Dites, quand on verse de l'eau sur un crabe de feu, est-ce qu'il meurt ?
Ah, les questions existentielles de James Potter.
(Ne jamais tout miser sur l'improvisation.)
- Non, répond notre demi-géant.
- Oh, d'accord. Ca semblait pourtant logique.
Hagrid sourit.
- C'est l'Ecosse, James. Il pleut souvent. Les crabes de feu s'adaptent. C'était tout ?
- Je crois, oui. Sauf si Lily a autre chose à demander ?
Il m'adresse un regard suppliant. C'est encore à moi de sauver la situation. Parce que bien sûr, notre bon garde-chasse ne va jamais croire qu'on a débarqué ici juste pour lui poser la question la plus nulle du monde. Ou peut-être que si. Il connaît James depuis sept ans, non ? Il doit bien avoir une idée de ses limites intellectuelles.
Hum. Aucune excuse à ma présence ici, toutefois.
- La licorne peut-elle utiliser sa corne pour faire des griller des brochettes ?
Hagrid ouvre de grands yeux. A côté de moi, Potter est mort de rire. On trouve ce qu'on peut ! Ma tentative d'improvisation vaut largement la sienne !
Je finis par faire machine arrière, un peu honteuse.
- En fait, on était juste venu dire bonjour. Et boire un peu de thé en votre compagnie.
Ha, ha, ha. Je suis une comédienne merveilleuse.
- C'est vrai ? Ca me touche, Lily. Pour la peine, je te ressers un peu.
Non, non, NON.
J'avais bu deux gorgées, nom d'une feuille moisie ! DEUX GORGEES ! Tous ces efforts réduits à néant !
James pose la main sur la mienne, compatissant.
- Comment vous allez, Hagrid ?
- Bien, et vous ? Vous avez l'air réconciliés.
Il sourit. Je mets deux secondes à me rendre que ce qu'il regarde, c'est la main de l'ébouriffé sur la mienne. Oh non, non, je la retire immédiatement, à moitié écarlate.
- Ce n'est pas ce que vous croyez !
- Mais je ne crois rien.
Si on en juge à son sourire amusé, c'est tout le contraire. Je ne peux pas lui en vouloir. Ce n'est pas ce que vous croyez. Les menteurs se sont accaparés de cette phrase innocente et lui ont ôté toute crédibilité.
- Enfin, Lily, c'est bon..., croit nécessaire d'ajouter le chevelu à mes côtés. On est grillé, on est grillé.
Je vais le tuer.
Et il ose se retenir de rire à côté de moi. Il ne sait pas à qui il s'adresse.
Je saisis ma tasse de thé et la verse allègrement sur sa main criminelle. Hop ! Une pierre deux coups ! Ne suis-je pas un génie ?
- Aïe, mais c'est brûlant !
Y'a probablement un jeu de mot à faire avec grillé mais je ne m'y abaisserai pas. A la place, j'adresse au garde-chasse un large sourire.
- Qu'est-ce que vous disiez à propos de notre réconciliation déjà ?
- Elle est loin de se laisser faire, hein ? s'amuse Hagrid. Ca va, ta main ?
- Non, râle-t-il.
Puis Potter se tourne vers moi, narquois.
- Je te ressers du thé, Lily. Car il semble que tu en aies perdu dans cette mésaventure.
- Oh, c'est très gentil à toi.
Sois maudit sur sept générations, espèce de crétin des collines.
- Bon, ce n'est pas tout mais... et si vous me disiez la vraie raison de votre présence ici ? Rien à voir avec une cape, trouvée l'autre jour accrochée à un arbre ?
J'échange un regard avec Cheveufou. Pour être grillé, on est grillé. On réduit souvent Hagrid à sa barbe immense, mais il possède une capacité de déduction étonnante - sans doute liée par ailleurs à notre subtilité proche de zéro. James grimace.
- Si on vous disait oui, est-ce qu'on aurait des problèmes ?
Hagrid avale d'un coup le reste de son thé, comme si c'était vraiment des feuilles et de l'eau, et non de la boue liquide avec un soupçon de crottin de centaure. Il sourit.
- Est-ce que grand-mère a mal on la pousse dans les orties ?
- Je...
- C'était une question rhétorique.
- Hagrid...
Je tente mon regard de chaton, mais je ne réussis qu'à l'inquiéter.
- Ca va, Lily ? Le thé est mal passé ?
- Y'a moyen de récupérer cette cape ou non ?
- Bien sûr. Il faut juste que vous voyiez cela avec Dumbledore. Je n'étais pas certain que ce ne soit pas de la magie noire, donc je lui ai demandé son expertise. Il a préféré la garder dans son bureau.
Triple bouse.
Ca, c'est une mauvaise nouvelle.
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4 mai
La procrastination c'est - dixit Sirius avec ses airs de grand penseur - l'art de ne pas remettre au lendemain ce qu'on peut ne pas faire du tout.
Ce concept m'était étranger, avant.
Comme l'idée de monter sur un balai volant pour le plaisir. Se balader la nuit dans le château. Sourire à James Potter en me levant le matin. Se dire que l'avoir traité de troll attardé pendant toutes ses années était un peu exagéré. Comme beaucoup de choses, à vrai dire.
Ah, nostalgie, quand tu nous tiens !
A l'époque, ma vie, c'était clair comme de l'eau de roche au petit matin, évident comme un troll dans la Grande Salle, facile comme une blague de James Potter ! Mais ça, c'était avant.
Depuis, tout va de travers. L'autre jour, Potter m'a gentiment proposé d'aller avec lui supplier Dumbledore de lui rendre sa cape. Or, je n'aime pas beaucoup le directeur - il me fait peur. En toute logique, j'aurais dû l'envoyer balader. Ce n'est pas faute d'avoir essayé.
- Allez, mon coucher de soleil adoré...
- Non.
- S'il te plait...
- James, je ne mettrai pas un pied dans l'antre du vieux fumeux, c'est clair ?
- Je ne veux pas y aller sans toi, Lily. On est une équipe, non ?
- Je... Bon, d'accord.
On a rendez-vous demain pour une petite visite dans son bureau. J'ai été faible. Je me demande si j'ai encore le temps de feindre une terrible maladie, de me casser une jambe ou de me jeter de la tour d'astronomie. Comme dirait la tortue de Lafontaine à son pote le lapin, il n'est jamais trop tard.
Mais j'ai promis, alors bon.
Potter m'a déjà pardonné une fois, autant ne pas trop le tester.
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5 mai
Le moment fatidique arrive à grands pas. Pourquoi, mais pourquoi demain finit toujours par devenir aujourd'hui ?
Je sens une boule d'angoisse se former dans mon ventre. Merlin. Je ne veux pas y aller. A côté, Mary me sourit d'un air malicieux. En ce moment, elle tourne sur une idée fixe assez pénible. Elle n'a pas eu l'air de me croire, tout à l'heure, quand je lui ai expliqué qu'il y a autant d'amour entre James et moi qu'entre une marmotte et un réveil-matin.
- Vous sortez ensemble, dit-elle en souriant. Ca crève les yeux.
- Je t'ai déjà dit que...
Mais non, elle ne me laisse pas m'exprimer.
- Vous êtes les seuls à ne pas être au courant, c'est tout.
- Mais bien sûr. Selon toi, je sortirais avec James Potter sans le savoir ?
- Exactement.
- Tu ne saisis pas du tout l'absence de logique dans tout ça ?
Blondinette ne se laisse pas démonter.
- Si t'étais une fille logique, ma Lily, ça se saurait.
Ca, c'est la meilleure ! Ma meilleure amie est impliquée romantiquement avec un loup-garou et c'est moi qui suis illogique ? Certes, il y a de l'ambiguité entre moi l'ébouriffé. Je ne le nie pas. Mais de l'amour ? Ha, ha, ha.
- N'importe quoi, je proteste.
- Très bien.
- Ah ?
Ce n'est pourtant pas son genre de capituler si vite.
Puis je vois son sourire ; je n'aurais pas dû me réjouir. Il y a un mais.
- Mais ne pas sortir avec quelqu'un ne signifie pas que tu n'en a pas envie. T'en as envie, Lily ?
C'est vraiment curieux qu'elle ne me fasse pas payer pour les séances de psychanalyse.
Je jette un coup d'oeil à ma montre qui n'existe pas.
- Oh, c'est l'heure !
- L'heure de quoi ? s'étonne ma meilleure amie.
Aucune idée, mais ça doit bien être l'heure de quelque chose.
Ah si, l'heure de retrouver Potter. Plus ou moins.
- A plus tard ! je crie sans lui répondre.
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Curieusement, Potter est déjà là. Il m'attend patiemment devant le bureau de Dumbledore. Il sourit en me voyant, s'ébouriffe les cheveux pour la trentième fois de la journée. A force, ça ne m'agace même plus. Je suppose que ça fait partie de son charme.
Euh, son charme ?
Vraiment ?
La voix de blondinette retentit dans ma tête comme une nuisance sonore.
- Salut, dit-il.
Je ne peux pas m'empêcher de remarquer que je n'ai pas eu le droit au surnom affectueux, cette fois-ci. Très bien, s'il veut se la jouer comme ça...
- Bonjour.
Ha, ha. Prends ça dans la gueule !
- Tu es prête ? demande-t-il sans s'indigner de la terrible offense que je viens de lui faire.
- Je ne serai jamais prête. Autant en finir au plus vite.
Il hoche la tête.
- Mes parents me tueront si je ne récupère pas cette cape.
- Oh.
Voilà qui règlerait un certain nombre de problèmes dans ma vie.
Je sais, je sais. J'ai promis.
- Tout va bien se passer, dis-je.
Etrangement, il semble me croire. Il s'avance vers la gargouille et cette fois, frappe quelques coups à la porte - car nous apprenons tous de nos erreurs passées. Devant nous, l'escalier se met en mouvement.
- Viens, Lily !
Il me tend la main et je ne l'attrape que de justesse. Nous sommes transportés jusqu'en haut, là où vit la version du père noël qui a réussi son régime. La porte s'ouvre et le coeur battant, nous pénétrons dans la pièce.
- Ah, je vous attendais.
(Non, le directeur n'est pas devin. McGonagall l'avait simplement prévenu de notre venue. Je précise parce que certains sont facilement impressionnables.)
- Minerva m'a dit que vous avez des revendications ?
Il sourit, et tourne vers James un regard faussement perplexe.
- N'aviez-vous pourtant perdu les élections du syndicat ?
- Ce n'est pas de ce type de revendication dont il s'agit, répond celui-ci, un peu vexé.
- Dans ce cas, je vous écoute.
Potter prend une grande inspiration.
- Eh bien, il se trouve que la nuit je suis somnambule et...
Ha, ha, ha. Vient-il vraiment de sortir cette excuse pour justifier sa balade en pleine nuit dans la Forêt Interdite ? Ce mec est fantastique.
- Je comprends, répond le directeur avec le plus grand sérieux. Le somnambulisme peut gâcher une vie. Mon frère en souffrait aussi quand il était plus jeune : il allait s'amuser avec les chèvres en pleine nuit sans même s'en rendre compte !
En pleine réflexion, le vieux laisse transparaître une grimace.
- Pauvres chèvres.
Merlin, qu'est-ce qu'il leur a fait ?
Stop. Non, finalement, je ne veux pas savoir. Cerveau, arrête de m'envoyer des images mentales ! S'il te plait !
- Enfin bref, reprend Potter avec prudence. J'ai attaché ma... cape à un arbre et apparemment, vous... vous l'auriez en votre possession et comme c'est un objet... important, euh, est-ce que... ?
- Oui ?
- Vous pourriez peut-être, éventuellement, me la rendre ? Si vous êtes d'accord ?
- Hypothétiquement, bien sûr, je chuchote pour l'embêter.
Potter attend la réponse. Il regarde Dumbledore comme s'il allait se faire fouetter. Ou pire, subir le sort de ces pauvres chèvres innocentes.
- C'est un objet fascinant, commente le vieux fumeux. Comment l'avez-vous eu ?
- Mon père me l'a donné.
- Une cape d'invisibilité, hein ? Pour sûr, on ne voit pas ça tous les jours.
Sans blague. Est-ce qu'il n'y prendrait pas un peu son pied, notre noble directeur ?
- Vous en avez besoin, là maintenant ? demande-t-il.
- Euh... pas vraiment.
En même temps, qu'est-ce qu'il pourrait répondre ? « Bien sûr que j'en ai besoin, vieillard, comment tu crois que j'arrive à faire autant de conneries sans me faire pincer ? » Nope, mauvaise idée.
- Dans ce cas, puis-je la garder encore un peu ? J'aimerais vraiment l'examiner de façon plus poussée...
- Je suppose que oui.
- Si tes parents le demandent, je leur expliquerai.
- OK.
Mais je vois bien qu'il n'est pas « OK ».
- Merci Monsieur.
- Passez une bonne journée, tous les deux. Et n'oubliez pas de réviser vos ASPIC. Ca arrive vite, vous savez !
- C'est ça. Au revoir.
Et à jamais. Pitié-pitié-pitié.
Nous sortons du bureau en silence, nous éloignons un peu de l'antre du vieux fou, puis je me tourne vers James.
- Pourquoi tu lui as dit merci ? Il vient d'user de son autorité pour voler ta cape d'invisibilité !
- C'était un réflexe...
Il me regardé, dépité.
- Bon, ça s'est mal passé, hein ?
- Ca pourrait être pire.
Il lève un sourcil pour marquer son désaccord.
- Pense aux chèvres, James. Pense aux chèvres.
- On va faire un pacte : ne parlons plus jamais des chèvres.
Mais trop tard, sur ses lèvres s'est dessiné un léger sourire.
- De toute façon, dis-je, une cape d'invisibilité, c'était beaucoup trop facile.
- Enfin quand même, c'était pratique.
- Hé mec, où est passé ton goût pour le challenge ?
Son sourire s'élargit encore.
- Je rêves ou tu essaies de me remonter le moral ?
- Mais non, pas du tout. Je...
Il pose sa main sur mon bras, ce qui a le bon goût d'interrompre mes divagations.
- Merci.
Mot qui me coupe le sifflet. Définitivement.
- C'était chouette que tu sois là, déclare-t-il.
- Arrête de dire des trucs gentils, je vais finir par m'y habituer !
- Ne me confonds pas avec Sirius : moi je suis le gars sympa.
- Et moi la méchante sorcière, je sais.
Il secoue la tête.
- Mais non. Tu es...
Silence.
- Oh super ! je m'exclame. Ecoute, on a qu'à se séparer, on se retrouve dans deux heures quand t'auras trouvé un compliment, d'accord ?
- Ca dérange si on dit plutôt trois ?
Pour la peine, je le pousse contre le mur. Il éclate de rire.
- Je plaisantais !
Il se recoiffe un peu devant une vitre, puis accélère le pas pour me rattraper.
- Tu es indéfinissable, Lily.
- Ce n'est pas quelque chose qu'on dit quand on ne sait pas quoi dire ? Du genre : « Oh, lui ? Il est... gentil. »
- Au contraire, j'aurais beaucoup trop à dire.
Je me tourne pour le regarder dans les yeux. Le couloir est vide. On se tient l'un devant l'autre, comme si quelque chose s'était arrêté. Le temps, peut-être. Mes neurones, sans doute.
Parce que Merlin, il est beau.
C'est la seule chose à laquelle je peux penser.
JAMES POTTER EST BEAU. Mais c'est sans doute la faute à la lumière. Il y a un beau soleil dehors, quelques ombres sur les murs, je suppose que je me tiens dans l'angle où il se trouve être à son avantage.
Dernièrement, je suis beaucoup dans cet angle. Trop.
Ses fossettes et ses yeux marrons, son expression légère et profonde à la fois.
Arrête ça, Lily. Je déteste mes hormones.
- Beaucoup trop, je répète pour me donner une contenance. Tu veux dire névrosée, cinglée, détraquée, misanthrope, violente, froide, odieuse et...
Il sourit toujours, pose un doigt sur mes lèvres et je me tais. D'autres doigts effleurent ma joue - les siens - et je vois son visage qui s'approche. Mon cerveau est toujours en black-out total. Ses lèvres. Elles sont là, tout près. Droit devant, en direction des miennes.
- OH MERLIN C'EST PAS VRAI Y'A... UN RAT DANS LE CHÂTEAU ! je hurle.
Potter fait un bond en arrière et je me mets à courir comme une dératée. Je l'entends qui s'élance à ma suite et je continue de voler à travers les couloirs, traquant comme si ma vie en dépendait un rat imaginaire.
- LILY ! crie-t-il.
- Il était là..., je murmure, essoufflée. Il a dû partir... Je... je déteste les rats.
(Je n'ai vraiment rien contre les rats.)
- D'accord.
Je remarque qu'il garde ses distances, cette fois. Le moment est passé. Mon coeur bat encore à cent à l'heure.
- Désolée de t'avoir fait peur.
- Ce n'est pas grave.
On marche jusqu'à la salle commune en silence.
Un rat.
...
Non mais quelle idiote.
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8 mai
- Miss Evans, pouvez-vous me rappeler les propriétés de la ciguë ?
Je sursaute. Slughorn est penché vers moi, les bras croisés. Cet homme a la masse corporelle d'un hippopotame et je ne l'ai pas du tout entendu arriver. Ca en dit long sur ma concentration.
C'était quoi la question déjà ?
- Euh... Tuer des gens ?
- Bien. Ca n'explique pas pourquoi vous venez d'en verser un flacon dans un élixir de longue vie...
Je grimace devant la bouteille que je tiens effectivement à la main.
- Longue vie ? Vous êtes sûr ? C'était pas « longue agonie » ?
Il sourit.
- J'apprécie votre sens de l'humour, Miss Evans. En revanche, je doute que votre examinateur y goûte pendant l'épreuve des ASPIC.
Yep, ce moment arrivé, la « longue agonie » sera mienne.
- Je vous conseille de recommencer avant que votre mixture n'explose.
- Tout de suite, monsieur.
- Tachez de vous concentrer, d'accord ? Un élixir de longue vie devrait être un jeu d'enfant pour vous.
J'aime le fait qu'il prenne soin de mon ego.
Mais voilà, je n'y peux rien. J'ai la tête ailleurs, dans un autre univers. Je n'arrive pas à focaliser mon attention sur mes études. D'un coup de baguette, je fais disparaître la potion ratée. Peut-être n'est-il encore trop tard pour réparer les dégâts. Je fouille dans mon matériel.
Et zut.
- Dis, James, tu n'aurais pas une queue de rat ?
- Non, désolé. C'était ma dernière.
Il ne me dit pas d'aller voir dans les couloirs - apparemment ils aiment bien traîner dans le château à cette période de l'année. Je lui suis reconnaissante pour ça. Mais je vois dans ses yeux qu'il y pense très fort. A bien y réfléchir, c'est presque pire.
Il n'a pas retenté l'expérience depuis la dernière fois. Sans doute la crainte de se faire crier dessus par une folle qui court après les rats. Peut-on vraiment l'en blâmer ?
J'ai failli l'embrasser, nom d'une pendule à roulette. J'étais à deux doigts.
Je le regarde avec méfiance.
Quand a-t-il mis du filtre d'amour dans mon thé, ce crétin des Alpes ?
...
Oubliez ça. Si c'était le cas, ça voudrait dire que je suis amoureuse. Or je suis juste hormonalement perturbée. Pense à ses cheveux, Lily. Pense à quel point ils sont agaçants, à quel point tu voulais les lui raser dès que tu en aurais l'occasion.
(A bien y penser, Potter ressemble à petit porc-épic, avec ses cheveux en bataille. C'est chou, un porc-épic.)
Ou pense à ta potion ! Pense à réussir tes études, ta vie ! A devenir une femme accomplie !
...
Je me demande s'il embrasse bien.
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Réponses aux reviews anonymes
Pingoupingouin - Merci pour ta review ! Je suis ravie que tu aimes le caractère de Lily. J'admet volontiers qu'au début de la fic James n'était pas trop à son avantage. Après il ne faut jamais oublier non plus que c'est le point de vue de Lily, donc totalement subjectif :P J'espère que la suite te plaira !
LM - Hé hé, peut-être qu'elle est vraiment comme ça, qui sait ? Souvent les gens ont tendance à idéaliser les morts ;) En tout cas, merci d'avoir laissé un p'tit mot !
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Note d'auteur - Comme je le disais, je ne sais pas quand la suite arrivera. Mais comme ça fait longtemps, je tenais à poster ce chapitre quand même. J'espère que le plaisir est toujours là. Il l'est en ce qui me concerne :) Comme d'hab', j'ai hâte de savoir ce que vous en avez pensé.
Je vous dis donc à très bientôt ! Et bon courage si vos exams sont à venir ! :)
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