Hello ! Voila la suite tant attendue !
Nini54 : L'arrivée d'Heidi perturbe tout le monde, tu n'es pas la seule ! Edward a fait preuve de courage en prennant les devants, mais le problème, c'est qu'il va vite reculer (il explique sa volte-face dans ce chapitre). Bella n'a pas un caractère très diplomate, donc, je peux t'annoncer par avance qu'elle na va pas très bien prendre le fait qu'Edward ait un enfant ! Esmée va expliquer ses doutes dans ce chapitre, doutes qui s'amplifieront au fur et à mesure. J'espère que tu as bien vécu ta semaine de torture, cette semaine, tu devrais pouvoir te reposer. Merci pour ta review ^^
Cassy-chou : Non, ne t'en fais pas, je n'ai aucune raison de t'en vouloir ! Tant que tu m'expliques calmement les raisons qui font que tu n'aimes pas la tournure que prend l'histoire, je n'ai aucune raison de m'énerver ! Peut etre qu'Heidi lui a menti, mais je ne peux pas te révéler la suite pour ne pas gacher le suspence ! Ce chapitre devrait te plaire, Laura n'a pas une grande place dans l'histoire. Gros bisous, merci pour ta review ^^
Anges0112 : Je suis contente que tu ais aimé ce chapitre ! Esmée va expliquer ces doutes dans ce chapitre, mais tout le monde est intrigué par le retour rapide d'Heidi. Carlisle va avoir une réaction assez inatendue par rapport aux révélations d'Esmée… Merci pour ta review ^^
Aussidagility : Gracias ! Tu n'es pas la seule à réclamer le test de paternité, Esmée aussi en prévoit un, mais sans prévenir Edward… Bisous copine, merci pour ta review ^^
Magali : C'est vrai qu'on pourrait penser qu'elle est revenu pour l'appat du gain, mais… La possibilité d'un test de paternité va etre evoqué par Esmée. Ce chapitre ne devrait pas t'aider à mettre le doigt sur le problème, mais dés que tu as une théorie, je te la confirmerais ou l'infirmerais ! Gros bisous, merci pour ta review ^^
Sans pseudo : A bientôt, merci pour ta review ^^
Johanna : Tu n'es pas la seule à ne pas porter Heidi dans ton cœur ! Edward va faire marche arrière et ne va rien dire à Bella. Il va expliquer son choix dans ce chapitre. Carlisle et Edward ne sont pas encore très proche, c'est plutôt Esmée et Carlisle qui vont agir. Il y a une échappatoire, je te rassure, puisque je l'ai trouvée ! Mais elle n'arrivera pas tout de suite. Merci pour ta review ^^
Carlisle POV
- Mais enfin, qu'est-ce que tu dis Esmée ? Je tentais de le prendre sur le ton de l'humour, mais quand je vis ses traits stressés et tendus, je compris que tout ça n'avait rien d'un jeu. Je caressais sa joue du plat de la main pour tenter de la calmer, sans succès apparent. J'essuyais chacune de ses larmes du bout des doigts.
- Edward a un enfant, répéta-t-elle calmement. La mère, une certaine Heidi, est venue nous voir hier. La petite va avoir deux ans, elle s'appelle Laura. Esmée continua de déverser sa peine sur mes épaules. Je ne pus qu'ouvrir les yeux sous la surprise. Et je me mis à penser à Isabella. A cette nouvelle épreuve que la vie va lui infliger. Pourra-t-elle la surmonter ? Elle a déjà survécu à l'abandon de sa mère. Mais je crains que l'abandon d'Edward ne soit trop pour elle et ses facultés.
- Et tu penses qu'Heidi veut nuire à Edward ?
- Je les ai entendus hier. Elle a eu un amant Carlisle. Et elle n'a fait aucun test de paternité, elle assure que l'enfant est d'Edward !
- Et tu as un doute… Soufflai-je.
- Comprends-moi ! Tu ne trouverais pas ça étrange qu'une nana se pointe ici au bout de deux ans de séparation et annonce la bouche en cœur : tu es l'heureux papa de mon enfant ! Edward est gentil, au point d'en être naïf. Alors oui, je veux préserver mon fils, et lui épargner de ruiner sa vie et celle de l'enfant qui vivra sur un mensonge !
- Comment veux-tu arriver à prouver qu'Edward n'est pas le père biologique de l'enfant ? Elle appuya son regard sur moi, me faisant comprendre où elle voulait en venir. Non. Non, non, non, non, non Esmée !
- S'il te plait Carlisle ! Elle se recula légèrement de moi et commença a déboutonner un à un les boutons de ma chemise qu'elle gardait quasi systématiquement pour dormir.
- Les tests de paternité ne sont pas pratiqués à l'hôpital. Ses mains arrivèrent au niveau du creux de ses seins. Elle en fit délicatement sortir un pour me tenter.
- Tu mens. Des échantillons de l'ADN d'Edward, il y en a partout. Et pour celui de Laura, je suis sure que dès que je la reverrais, je pourrais lui arracher délicatement un cheveu. Elle arrêta de se déshabiller pour redevenir terriblement sérieuse. Je ne te le demanderais pas si ce n'était pas important. S'il te plait. Pour moi et pour mon fils.
- Tu sais, l'échantillon doit être sain, sinon, le prélèvement de l'ADN sera impossible et la marge d'erreur n'en sera qu'… Elle me bâillonna avec la plus douce des matières : celles de ses lèvres lisses et roses. Elle retourna la situation pour que je me retrouve allongé sur le matelas, elle me surplombant.
- Moins de blabla, plus d'action monsieur le grand médecin ! Elle termina de se déshabiller face à moi et mes hormones masculines reprirent le dessus. Je la renversais et ma douce dut faire son possible pour ne pas gémir trop fortement.
Bella POV
- Pourquoi me cacher encore des choses ! Pourquoi ! Je ne pus m'empêcher de frapper la table du petit déjeuner. Charlie, pas tellement réveillé, me demanda d'y aller un peu plus calmement.
- Bella, je te conjure de te calmer, d'accord. On va tout t'expliquer, mais si tu n'arrêtes pas de t'énerver, je vais devoir t'attacher à ta chaise. Alors, tu respires un grand coup, et pour l'amour du ciel, tu te détends, commença à rager Emmett.
- On ne te l'a pas dit parce qu'on ne veut pas t'embrouiller l'esprit, entrepris d'expliquer Rosalie. Nous voulons que tu te concentres sur toi. Uniquement sur toi, et ton rétablissement, et non sur notre vie. Alors oui, nous ne t'avons pas parlé de notre futur mariage, mais c'est pour ton bien. Puis de toute façon, il est reporté à une date ultérieure que nous n'avons pas fixée. Rosalie alla se caler dans l'étreinte de mon frère qui est désormais son fiancé.
- Pourquoi ? Demandai-je tout en haussant les épaules.
- Bella, on veut attendre que tu sois totalement rétablie avant de nous marier. Nous ne voulons pas t'imposer une épreuve trop difficile pour toi. Tu te retrouverais au milieu d'une centaine de personnes qui te connaissent, qui détiennent une part de toi, mais dont tu ignores totalement l'existence !
- Et si je ne retrouve jamais la mémoire, hein ? Vous ne vous marierez jamais ? Vous allez gâcher votre vie et vos désirs pour moi ? Il faut arrêter le délire au bout d'un moment, et redescendre sur terre ! Je ne vais pas vous empêcher de vivre, je ne veux être un boulet pour personne ici !
- Bella, écoute-nous. On ne veut pas te traumatiser, d'accord ? Mais le faire maintenant, alors que tu serais incapable de retrouver la maison dans Forks, ce serait une grave erreur. Alors, oui, pour ton bien, on va décaler, et j'ai bien dis décaler la date. On ne l'annulera pas. Ça te convient mieux ? Je hochais la tête et ne pus désormais pas m'empêcher de regarder les deux anneaux brillants autour de leur doigt.
- Vous nous avez annoncé ça quand ? J'veux dire, par rapport à la date de mon accident.
- On te l'a annoncé deux mois avant. Tu avais même accepté d'être ma demoiselle d'honneur. Tu veux toujours l'être ou pas ? Pour répondre à ta question, la demoiselle d'honneur, c'est celle qui tient la longue traine de la robe de la mariée pour ne pas qu'elle se casse la figure le long de l'allée et tu es celle qui fleurit l'allée sur le passage de la mariée.
- Et accessoirement, tu portes une robe ignoble pour ne pas faire du tort à la mariée. J'eus un éclat de rire.
- Je n'ai pas besoin de robe ignoble. Tu es bien plus belle que moi, même si tu portais des vêtements déchirés ou sales. Elle sera les bras sur sa poitrine et me fit une moue désapprobatrice.
- Ne dis pas de sottises enfin ! Tu es très belle Bella, et je ne veux jamais t'entendre dire le contraire ! En plus, la robe que je t'ai achetée est très jolie. Les deux amoureux s'assirent enfin et commencèrent à manger, tandis que mon père et moi, nous venions de terminer. Il commença à nettoyer la vaisselle. Je pris un torchon pour l'essuyer et la ranger au fur et à mesure.
- Elle ressemble à quoi ? Je me rassis en face d'eux et terminais mon verre de jus de fruit.
- Elle est dans notre chambre. Si tu veux, tu pourras l'essayer cette après-midi. Je voyais qu'elle en brulait d'envie, et je n'eus pas le cœur de lui dire non, pour ne pas la blesser.
Je hochais simplement la tête avant de remonter dans ma chambre pour m'habiller. En m'asseyant sur mon lit, je remarquais l'ordinateur posé sur mon bureau, avec un logo en forme de pomme.
Je m'assis sur la chaise face à mon bureau, et soulevais l'écran. Il était complétement noir. Je trouvais le bouton ON et appuyais dessus. Il m'afficha plusieurs fenêtres successives, modifiant parfois le contraste de l'écran avant de se stabiliser et d'afficher mon nom en majuscule.
ISABELLA SWAN
Juste au-dessus, il y avait une photo de moi, assise sur mon rocking chair en train de lire, totalement concentrée. Je restais là, sans savoir quoi faire. Il y avait une petite flèche sur l'écran, mais je ne savais pas comment la faire bouger. J'entendis Rosalie monter les escaliers et l'interpellais. Elle me rejoignit dans la pièce et fis glisser son doigt sur une zone près du clavier pour faire boucher la petite flèche. Elle cliqua et cette machine me demanda mon mot de passe.
- Mais pourquoi ai-je mis des mots de passe de partout ! M'énervai-je. L'ordinateur me proposa un indice, que je m'empressais d'accepter. Il écrivit seulement une phrase.
Mon personnage de roman/film préféré est :
- Dis-moi que tu sais qui il est, dis-moi que tu sais qui c'est ! Suppliai-je Rosalie.
- Bien évidemment. Elle posa ses doigts sur le clavier et écrivit rapidement.
Catherine Earnshaw.
Elle appuya sur ENTREE. L'écran devient noir d'un seul coup, avant d'afficher plein de petits icones et une grande photo de moi. C'était la même que tout à l'heure, sur le rocking chair en train de lire. Rosalie sortit de la pièce pour aller chercher une chaise dans la chambre voisine et se mit à mes côtés.
- Que veux-tu voir ? Cet engin détient une bonne partie de ta vie tu sais. Tu y a stocké plein de choses, comme des textes, des photos… Tu diffuses aussi des choses sur internet, via les réseaux sociaux. Elle contempla mon air effrayé. On va simplement commencer par les photos.
Elle cliqua sur un dossier intitulé sobrement Moi. Je vis plein de petites icones avec des noms différents, comme révisions, exposé, fiche de lecture, dissertation. Elle alla dans le dossier perso, qui ne contenait que des photos.
- Si tu nous les as caché, c'était parce que tu ne voulais pas qu'on les regarde. Je peux sortir si tu veux, et si tu as des questions, tu me demanderas plus tard, d'accord ? Elle passa sa main dans mes cheveux. Elle prit ma main et récupéra uniquement mon index. Je vais t'apprendre comment ça marche. Tu fais comme ça pour déplacer la souris. Pour ouvrir quelque chose, tu appuies ici, et ici. Elle ouvrit la première photo. Si tu veux changer de photo, tu appuies sur les flèches.
- Et pour supprimer une photo ? Demandai-je presque automatiquement. Celle qui était affiché à l'écran était un portrait en pied de Jacob, souriant.
- Tu appuies sur la corbeille, là-haut. On me demanda si j'étais sure de vouloir faire disparaitre Jacob de l'écran. Je fis comme Rosalie me l'avait montré et validais oui. Rosalie sortit de la pièce et me laissa seule avec cette machine de guerre.
Je la pris avec moi et allais sur mon lit pour être plus à l'aise. Je visionnais chaque photo, et en supprimais dès que je voyais ne serait-ce que Jacob à moitié dans le champ. Je découvris aussi pas mal de choses nouvelles.
J'étais amie avec pas mal de personnes au lycée, car sur la plupart des photos, j'étais entouré de personnes d'à peu près mon âge. Mais je n'avais pas qu'eux comme amis. J'avais aussi pas mal d'amis plus âgé, environ la vingtaine, assez baraqués, et mat, comme Jacob. Je les reconnus comme étant les Quileutes de La Push. Les photos n'étaient pas très nettes, puisque qu'elles étaient prises de nuit, avec pour seule lumière celle d'un feu de bois vacillant et la lune étincelante. Je les contemplais une à une, lentement, faisant attention à la moindre présence de Jacob pour pouvoir la supprimer illico presto. Ce fut la dernière photo du dossier qui me fit peur. Je faillis même lâcher mon ordi.
C'était Edward. Il était allongé sur le sable, dans un duvet, complétement endormi. Il avait un air serein peint sur son visage, roulé en boule. Le sable humide s'était agrippé partout sur lui, sur sa peau et même dans ses cheveux. Qu'est-ce que c'est que ce délire ?! Je connaissais Edward avant mon accident ? Vu la photo, oui, surement. Tremblante, je me tortillais pour attraper mon téléphone et cherchais la fonction appareil photo dessus. Je pris une photo de la photo, dont la qualité, je vous le reconnais, n'est pas top du tout ! Mais le principal, c'est qu'on reconnait Edward dessus. Je trouvais comment l'envoyer sur un texto et tapais un court message.
Peux-tu avoir l'amabilité de m'expliquer ceci, s'il te plait ? Je viens de le trouver dans mon ordinateur.
Le message mit un long moment à partir. Je reçus l'accusé de réception et de lecture quasiment en même temps. Ce n'est plus qu'une question de temps avant d'avoir la réponse d'Edward. Quand il vibra sur mon genou, je pris une longue respiration avant de déverrouiller l'engin pour y trouver la réponse d'Edward. Réponse qui fit battre mon cœur un peu plus rapidement.
Pour être honnête avec toi, j'en sais foutre rien.
- Regarde-moi, je suis affreuse ! Je pris le tissus dans mes mains et l'agitais.
- Mais non Bella, regarde toi, tu es sublime ! La robe est superbe, ce n'est qu'une histoire de retouche !
Rosalie avait pris les mensurations pour l'achat de la robe AVANT mon accident. Mais, avec mon entrée à l'hôpital, j'ai perdus plusieurs kilos (que je reprends petit à petit depuis mon retour chez mes parents et les manies de Rosalie de me faire découvrir toute la nourriture la plus grasse et la plus délicieuse possible). Sauf qu'il me manque un ou deux kilos, et qu'on les vois au niveau de la robe ! Le tissu flotte affreusement, surtout au niveau de les aisselles et du ventre.
- Mais ça va te couter une fortune ! Tu as vu tous le travail de couture que ça va nécessiter s'il faut tout reprendre ? Non, je vais continuer à manger, et, d'ici votre mariage, j'aurais repris la corpulence que j'avais avant l'accident, et ça nous ferra faire des économies !
- Ah, je retrouve une partie de toi qui ne m'avait pas manqué quand tu avais perdu la mémoire ! Celle qui veut toujours faire des petits économies, qui ne veut jamais qu'on dépense de l'argent pour elle ni qu'on lui offre des cadeaux. Laisse-toi vivre un peu ! Ma mère est très douée pour la couture, elle ferra des merveilles et tout cela pour zéro dollar. Donc, tu arrêtes de t'inquiéter, et tu la laisseras faire, c'est bien clair ? Mais sinon, la robe est belle ?
- Oui, Rosalie. Elle est magnifique. Et pour le coup, je le pense vraiment ! La robe est rose clair, avec de longues bretelles épaisses sur mes épaules, et retenant un tissus doux, comme de la soie. La robe découvrait toute ma gorge avant de cacher mes seins et de se resserrer juste en dessous, les faisant ressortir. Ensuite, la robe était lâche et descendait jusqu'à mes genoux.
- Si tu veux, je pourrais inviter ce cher Edward au mariage. Et, si tu reçois mon bouquet quand je le lance… Elle sourit à une blague qu'elle seule pouvait comprendre.
- Qu'est ce qui se passe alors ?
- Rien du tout ! Elle se glissa derrière moi et me retira ma robe trop grande. Je renfilais rapidement mes vêtements quand elle me proposa une balade en ville. J'acceptais volontiers, ne connaissant pas trop mon univers outre ma maison, l'hôpital, et le magasin Newton's que j'ai trouvé par pur hasard.
Elle me guida jusqu'à un jardin d'enfant, où je vis une toute petite fille faire de la balançoire face à deux autres personnes. Je les regardais avec attention, imaginant un couple parfait et heureux regardant leur petite fille jouer. Je reconnus avec un temps de retard Edward, assise avec une femme a côté de lui. Il avait les traits tendus, comme jamais je ne les avais vus. Je me dirigeais vers le petit portillon, décidé à aller lui parler, mais Rosalie m'attrapa le bras et m'en empêcha.
- Laisse, il doit surement régler des problèmes personnels. S'il t'aime, il te dira tout, ne t'en fais pas. Continuons notre balade. Elle glissa son bras autour de mes reins et m'entraina plus loin, dans une rue adjacente. Je ne le quittais pas des yeux jusqu'à ce qu'il disparaisse de mon champ de vision.
Décidément, j'ai l'impression qu'Edward me cache beaucoup de choses !
Edward POV
Je la regardais monter la petite échelle du toboggan avant de glisser jusqu'en bas et de recommencer inlassablement. J'ai encore du mal à réaliser que c'est vraiment mon enfant. Ma fille à moi. Je m'imaginais avoir des enfants, bien évidemment ! Mais pas avant plusieurs années, et avec une femme que j'aime, non une de mes ex-petite amie !
- Tiens. C'est pour son anniversaire. J'ai pensé que ça lui ferait plaisir, mais vu que je m'y connais pas trop, si ce n'est pas bon, tu iras le changer. J'ai gardé le ticket de caisse. Je lui tendis la boite emballé dans du papier cadeau rose argenté. Et aussi, j'aimerais lui donner ça. Je sortis une enveloppe plié dans ma poche et la lui tendis. Il y a 500 dollars, tu les mettras sur son compte en banque.
- Edward, non. Nous n'avons pas besoin d'argent, tu sais très bien que ma famille est suffisamment riche pour pouvoir assurer la santé et le développement de Laura. Garde ton argent, s'il te plait.
- Je suis son père. Il est normal que je participe aussi. Alors tu prends ça, et on en parle plus. J'ouvris son sac à main et y glissais l'enveloppe à l'intérieur. Elle n'eut pas le courage de riposter. On fait comment, on organise un droit de visite, une garde partagé ? Demandai-je un peu bêtement.
- Ce n'est pas contre toi, mais Laura ne te connait pas encore. J'ai pensé qu'on pourrait se voir tous les trois, qu'elle ait confiance en toi, avant de te la laisser un week-end sur deux. Ça te conviendrait ?
- Bien sûr. Je la fixais à nouveau pendant plusieurs minutes monté sur ce toboggan. Elle arrêta pour aller monter sur la balançoire. Elle n'y resta pas longtemps dessus, et préféra repartir sur le petit toboggan.
- Alors, tu as refait ta vie ? Elle s'appelle comment ? Ah, Heidi la commère est de retour !
- Isabella. Elle a 18 ans, et je ne tiens pas à ce qu'elle soit au courant, c'est clair ? J'ai pris cette décision hier soir. Je ne veux pas perturber Bella plus qu'elle ne l'est. Déjà qu'hier, elle a failli tourner de l'œil, autant la ménager le plus possible.
- Tu as honte de nous ?
- Non. Mais Isabella est une de mes anciennes patientes souffrant d'amnésie, et je ne veux pas la perturber dans son processus de guérison. J'espère que tu peux le comprendre. Elle hocha la tête avant qu'on entende quelqu'un tomber dans les graviers. Je me retournais pour voir Laura à terre. Je fus plus rapide qu'Heidi pour aller la récupérer.
D'instinct, je la portais dans mes bras pour la ramener sur notre banc. Je l'entendais pleurer à chaudes larmes. Elle s'était râpée les mains qui saignaient légèrement, tout comme son genou droit. Je tentais d'essuyer l'eau salé sous ses yeux, pendant qu'Heidi cherchait dans son sac des mouchoirs ainsi qu'un spray désinfectant.
- Shtt ma poupée, shtt, susurrai-je d'instinct. Heidi attrapa les membres écorchés et les nettoya rapidement, avant de poser un pansement sur chaque blessure. Pour ma part, je m'efforçais de calmer la chair de ma chair, qui pleurait tout ce qu'elle pouvait. Heidi embrassa chaque pansement pour la calmer et la rassurer. Ce qui me surprit, c'est quand elle se tourna vers moi pour que j'en fasse de même.
Bella POV
Par pur hasard, en me servant de mon ordinateur, j'ai cliqué sur un logo et je suis arrivé sur une page par erreur. Elle est bleue, et elle porte mon nom. J'ai dû appeler Rosalie pour tout piger, parce que franchement, je suis perdue !
- Comment tu es arrivé sur Facebook ?
- J'en sais rien, mais en tout cas, si tu pouvais m'expliquer comment ça fonctionne, ce serait sympa.
Il y avait pleins de chiffres de partout, des messages dont je comprenais à peine le sens, des gens que je ne connaissais même pas qui écrivent des choses… Bref, un véritable enfer ! Rosalie s'installa à côté de moi sur le lit et prit le temps de m'expliquer.
- Là, tu vois toutes tes demandes d'amis en attente. Tu en as pas mal, mais je te conseille de les refuser. Elles datent d'après ton accident, à mon avis, ce ne sont pas des gens très intentionnés à ton égard. Ensuite, là, ce sont tes messages privés. Tu en as reçu pas mal, mais on regardera ça plus tard. Ici, tu as toutes tes notifications.
- 237 notifications ?! Mais c'est quoi ce délire !
- C'est tout et n'importe quoi les notifications ! Regarde, là, c'est tous tes amis qui te souhaitent un joyeux anniversaire. Puis là, c'est pour dire qu'on t'a tagué sur une photo.
- Tagué sur une photo ? Mais ça veut dire quoi ?
- Qu'on t'a reconnue et identifiée.
- Mais il va falloir que je réponde à toutes ses personnes ? Je commençais à m'inquiéter. Si je dois remercier plus d'une cinquantaine de personnes pour mon anniversaire, j'en ai pour la nuit !
- Bien évidemment que non. La plupart du temps, quand on te souhaite joyeux anniversaire sur Facebook, c'est plus par convenance. Regarde, on va voir ce qui se dit sur toi en ce moment. Elle ferma la petite fenêtre des notifications et fit coulisser la page. Je lui demandais d'arrêter dans je reconnus le prénom d'Angela.
Bella va revenir en cours dans plusieurs jours. Alice et moi, on espère qu'on peut compter sur votre soutien pour ne pas qu'elle se sente perdue. Ceci va être une étape très difficile pour elle, et j'espère qu'on pourra compter sur un maximum de personnes.
Ce témoignage d'amitié me fit chaud au cœur. Je vis qu'une centaine de personnes avaient ressentis la même chose que moi, puisqu'ils avaient mis j'aime. Je regardais les réponses en dessous.
Eric Yorkie : Vu qu'elle est amnésique, j'aurais enfin une chance de pouvoir la séduire !
Angela Weber : Approche là à moins de 10 mètres Yorkie, et ton orthodontiste pourra se payer de magnifiques vacances à Hawaï vu la rénovation qu'il y aura à faire dans ta bouche !
Angela Weber, Alice Hale et Jessica Stanley aiment ça.
Jessica Stanley : Tu me dégoutes Eric, tu manques franchement de morale !
- Qui est Jessica Stanley ?
- Elle fait partie de votre groupe d'amis. Tu l'aimes bien, même si parfois, comme tu le dis, elle te casse franchement les pieds.
- Est-ce que je peux leur écrire ? Elle remonta la page et cliqua à un endroit. Une petite fenêtre s'ouvrit, et elle remit l'appareil sur mes cuisses. Lentement, je tapais un message, lettre par lettre, signe de ponctuation par signe de ponctuation. Rosalie m'apprit à mettre les majuscules.
Merci à toutes et à tous pour votre soutien, en particulier à Alice et Angela. Je sais que je vais être un poids pour vous pendant un temps indéterminé, mais je compte vraiment sur vous pour que vous me guidiez à travers ce monde qui m'est encore inconnus. J'espère que vous serez tous entièrement honnêtes envers moi. N'essayez pas de me faire croire que nous sommes amis si nous ne nous aimions pas avant mon accident. Ca ne pourra être que destructeur pour ma mémoire défaillante.
A très vite au lycée !
Je tiens à remercier deux personnes qui m'ont aidé à la rédaction de ce chapitre : Nikkiheat666 et SV_Kuroneko_95 (je crois que j'ai écorché ton pseudo, mais tu te reconnaitras !)
La suite sera en ligne dés dimanche prochain !
Bisous ^^
