Chapitre XXVI: Le passé sombre de Jonathan.

En descendant doucement les escaliers pour atteindre le Salon, Aleksandre détourna les yeux en croisant le regard soucieux de son Père. Il continua à compter le nombre de marches qu'il descendait sans relever la tête. Trois jours s'étaient passés depuis sa crise. Dès le lendemain, il était retourné à l'Hôpital pour discuter avec Ivan même s'il était resté dans un mutisme plus ou moins prolongé, répondant uniquement par des monosyllabes. Ivan ne s'en était pas formalisé et s'était contenté de parler d'une voix rassurante de cet événement regrettable.

Son psychiatre lui avait alors gentiment rappelé qu'il était disponible à tout moment de la journée. Aleksandre avait sentit ses yeux se remplirent de larmes à cette phrase, conscient de l'importance qu'Ivan lui portait. C'était tellement réjouissant de savoir qu'il avait de l'importance pour quelqu'un d'autre que son Père. Quoiqu'il s'était montré un peu plus sévère en évoquant les différentes égratignures sur ses bras. Mais malgré son silence, écouter l'homme l'avait soulagé.

-Viens voir Aleksandre! L'appela Sirius d'une voix guillerette. Combien je t'ai dis qu'il y avait de cartes dans le tarot sorcier?
Le garçon fouilla dans sa mémoire, un air très concentré affiché sur le visage puis un large sourire pétillant apparut.
-62! Répondit joyeusement l'enfant. Moins que les Moldus, hein ?
-Ah, ah! Tu vois Elena, j'avais raison! S'écria triomphalement Sirius.
-D'accord, d'accord, capitula la jeune femme en haussant les épaules. Ce n'est pas pour autant que cela me prouve que tu me battrais.

Sirius fronça les sourcils et commença à distribuer les cartes magiques à son interlocutrice qui se frotta les mains d'un air plein de défi. Les chamailleries entre Elena et Sirius duraient depuis une dizaine de minutes dans le Salon. Les adolescents planchaient sur leurs devoirs sur ordre de leurs parents. Seule Hermione semblait satisfaite de se plonger dans d'épais livres et elle était la seule à gratter sa plume sur son parchemin à toute vitesse. Molly jeta un regard courroucé aux deux adultes qui se chicanaient, dérangeant la concentration des étudiants. Cependant, elle ne voulait pas qu'ils s'éloignent de son attention. Elle connaissait trop bien les adolescents qui en profiteraient pour ranger livres et parchemins avant de commencer à jouer.

Severus observait d'un air ennuyé sa sœur et Sirius entamer le jeu de carte. Une potion bouillonnait dans son laboratoire et il devait la laisser reposer durant deux longues heures. Il aurait pu mettre ce temps à profit pour se reposer car l'épuisement commençait à peser sur ses épaules mais il savait que s'il venait à s'endormir, il ne se réveillerait pas avant de longues heures. Il avait inventé comme excuse au Seigneur des Ténèbres que Dumbledore l'obligeait à rester au Manoir avec son fils pour prouver sa joie d'avoir un enfant. Par conséquent, se déplacer la journée était devenu risqué. Évidemment, Voldemort n'avait guère apprécié mais il avait accepté de le laisser libre pour être près de son fils. De toute manière, l'homme avait récupéré sa très chère et importante fidèle: Bellatrix, sœur de Narcissa.

Timidement, Aleksandre prit place à côté de Hermione puisque c'était la seule chaise libre et il n'avait aucune envie d'aller sur les fauteuils occupés par Fol Œil, bien trop effrayant avec son œil tournant dans tous les sens, et Kingsley, qui restait d'une carrure impressionnante. La jeune femme releva un instant la tête vers lui, sourit puis retourna à son devoir.

-Tu n'as pas de devoir? Demanda Ginny.
-Non, répondit Aleksandre avec un grand sourire. Juste un truc de… métamorphose mais c'est tout petit. Alors… le ferais plus tard.
-La chance, commenta Jonathan avec envie. Tu vois à Poudlard, il y a des professeurs tyranniques qui adorent nous donner des exercices pendant les vacances, ajouta t-il en jetant un regard appuyé à son oncle qui se contenta de hausser un sourcil.
-Ça permet de te mettre un peu de plomb dans la cervelle, expliqua ironiquement Elena.

L'adolescent jeta un regard furieux à sa mère sans pour autant oser répliquer de vive voix. Il donna un coup de pied sous la table à Drago qui affichait un sourire en coin, amusé par la réponse d'Elena. Le blond lui renvoya un regard noir mais s'abstint de lui balancer un coup de pied en traître, son attention détournée par la porte qui s'ouvrait. Sa mère, Narcissa, pénétra dans le Salon, un doux sourire sur les lèvres.

-Bonjour tout le monde, salua-t-elle. Lucius n'est pas ici?
-Non, il est chez sa belle-sœur, répondit Severus avec un sourire en coin.

Lucius et Bellatrix se détestaient depuis des années. Ce fait était connu de tout le monde dans le cercle intime du Seigneur des Ténèbres. Bien sur, lorsqu'il le fallait, ils s'associaient sans discuter et sans se tuer mais une flamme haineuse persistait entre eux. Face à face, ils devaient faire preuve d'une grande maîtrise pour se retenir de se jeter l'un sur l'autre et de tout simplement s'entretuer. Après tout, Bellatrix était aussi coriace qu'un homme alors affronter le blond relevait de son gabarit. Cela faisait seulement quelques jours que Bellatrix avait déserté Azkaban mais une dizaine de joutes verbales avaient déjà eu lieu entre eux. Cette inimité datait de longtemps. Peut-être depuis cette histoire de mariage…

Levant les yeux au ciel, Narcissa fit apparaître une chaise puis s'installa à côté de Molly qui lui servit une tasse de thé. Elle était restée très discrète concernant l'évasion de sa sœur de la forteresse d'Azkaban. Honnêtement, elle n'avait jamais pensé que Bella quitterait un jour sa cellule et les Détraqueurs. Elle avait tout été simplement stupide de penser ainsi. Évidemment que le Lord allait tout mettre en œuvre pour libérer les Lestrange. Bella était sa plus fervente supportrice. Malgré tout, Bellatrix restait de sa famille. Folle certes mais elle était sa sœur avec qui elle avait tant partagé, tant vécu. Narcissa ne souhaitait pas la voir morte, non vraiment pas. Mais qu'elle soit en liberté la dérangeait aussi. Azkaban était un bon endroit pour Bellatrix finalement. Ni morte, ni libre.

-Hé bien, je vois que certain ne font rien du tout, commenta Narcissa en regardant Aleksandre, un sourire retroussant ses lèvres. Tu t'ennuies mon chéri?
-Ça va, répondit Aleksandre en haussant vaguement les épaules. Y'a rien du tout de bien à la télévision alors je l'ai éteinte. Pis j'ai même pas de devoir.

À l'autre bout de la longue table, Severus observa Aleksandre. Le garçon était penché vers Hermione et lisait ce qu'elle écrivait rapidement. À en juger son nez plissé et ses sourcils froncés de concentration, il ne comprenait pas grand chose au devoir de la jeune femme. Cette dernière gloussa puis bougea son bras afin qu'Aleksandre puisse lire plus facilement.

A l'observé ainsi, Aleksandre paraissait serein, calme avec son sourire. Mais Severus avait assez espionné de gens autour de lui pour remarquer les moindres petits signes révélant un mal-être, une angoisse ou encore un doute. Il s'aperçut rapidement que son fils bougeait frénétiquement une de ses jambes en dessous de la table et ses deux mains étaient crispées nerveusement. Ses dents mordillaient le côté droit de sa lèvre inférieure et il était incapable de rester complètement immobile. Severus remarqua aussi qu'il avait un bref sursaut ou alors une crispation de tout son corps à chaque bruit trop fort ou une parole bruyante.

Un sentiment d'impuissance engloutissait chaque jour Severus. Plus il s'avançait, plus son fils reculait. Pour tout dire, Aleksandre et lui ne s'étaient pratiquement pas retrouvés seuls tous les deux depuis cette journée orageuse. L'enfant s'était montré étonnamment ingénieux pour ne pas avoir à le regarder dans les yeux ou encore à se retrouver avec lui dans une pièce. Seuls. Il était toujours difficile de donner un âge concret à Aleksandre. Il avait certes neuf ans d'âge mental la plupart du temps, voire parfois seulement six ans. Mais il avait également la conscience d'avoir en réalité le même nombre que la plupart des adolescents présents au Manoir.

-Ah Lucius! S'exclama Elena en voyant l'homme rentrer discrètement dans le Salon. Oh là, tu as l'air d'une excellente humeur.
-Vraiment? Ironisa Lucius en gardant un visage impassible. Que puis-je faire lorsque ma belle-sœur est une traînée?
-Lucius! S'exclama Narcissa.
-Par Merlin Lucius! Surveillez-votre langage devant ces enfants! Protesta Molly.
-T'as raison Lucius, approuva Sirius avec un large sourire. C'est bien une traî…
-Tais-toi! Coupèrent Severus et Remus d'une même voix glaciale.

Sirius haussa les épaules en signe d'innocence et retourna à son affrontement contre Elena en marmonnant que tous les enfants connaissaient la signification de ce mot. Remus lui jeta un regard sévère en désignant les adolescents qui dissimulaient tant bien que mal leurs sourires en coin. Sauf Aleksandre qui paraissait un peu perdu. Il était plutôt centré sur Lucius qui visiblement était furieux. Bien que son visage soit totalement impassible, des éclairs de colère dansaient dans ses yeux bleus.

'Décidément, le Manoir est un vrai moulin' songea Aleksandre en regardant la porte s'ouvrir à nouveau-. C'était une expression que Stella avait utilisée à plusieurs reprises et dont il n'avait pas saisi le sens jusqu'à ce qu'il demande à la jeune femme ce qu'elle voulait dire. Dumbledore apparut, souriant comme à son habitude même si un regard farouche de la part de Lucius lui répondit. Il devait être très en colère!

-Bonjour tout le monde! Claironna t-il de son habituel ton guilleret. Ah, je vois que nos chers étudiants étudient!
-Décidément, c'est la remarque que tout le monde nous fait, grommela Ronald, agacé.
-Monsieur! Monsieur! L'appela Aleksandre.

Sa voix résonna dans le Salon puisque tous restèrent stupéfaits. En effet, il était très rare qu'Aleksandre adresse la parole au vieil homme auquel il tenait malgré tout une rancœur pour son refus de l'accepter à Poudlard. Bien qu'il ne l'ait confié à personne. Severus haussa un sourcil surpris.

-Oui Aleksandre? Demanda Albus, un large sourire sur les lèvres.
-Monsieur, c'est Lucius qui l'a dit mais c'est quoi une traînée?

La surprise se peignit sur tous les visages puis Sirius éclata de rire suivi de Jonathan. Le sourire du Professeur Dumbledore se fana et ses traits se colorèrent d'embarras. Il lança un regard significatif à Severus qui fixait son fils avec ébahissement. Elena s'autorisa un petit sourire car le ton innocent employé par son neveu était véritablement… attendrissant. Severus se tourna d'un air furibond vers son meilleur ami qui afficha un regard contrit avec un haussement d'épaules hésitant, sous les rires benêts et persistants de Sirius et de Jonathan. Heureusement, Drago avait préféré ne pas laisser libre cours à son amusement. Molly et Remus eurent exactement la même réaction que le Maître des Potions, leurs regards se fixant sur Lucius.

-C'est un méchant mot, se rattrapa Lucius. Il ne faut jamais le dire.
-Oui mais c'est quoi une traînée? Et toi tu l'as dis! Insista Aleksandre, avide d'en apprendre plus.
-Bravo Lucius. Vraiment! grogna Severus avant de se tourner vers son fils. Lucius a raison, Aleksandre. C'est une insulte contre les femmes et il ne faut jamais le dire. Lucius était en colère mais il n'avait pas à dire un tel mot. D'accord?
-Bien, bien, intervint Albus en se frottant les mains, peu à l'aise. La réunion peut commencer si les questions sont finies. Nous allons dans la salle?

En quelques minutes, le Salon fut vide. Sirius prit le temps de rire une nouvelle fois malgré le regard furieux de Severus. Le silence s'installa progressivement à mesure que les bruits de pas s'éteignaient à l'étage supérieur. Il ne restait plus que les adolescents qui écoutèrent les menaces de Mrs Weasley sans broncher mais dès que la porte fut refermée, tous reposèrent leurs plumes en lâchant un profond soupir de soulagement.

-Vous devriez continuer, gronda Hermione, les sourcils froncés de désapprobation.
-Oh ça va Granger, grommela Jonathan en s'étirant. T'as qu'à continuer toi.
-Si tu finis tes devoirs, tu se…
-Ouais, ouais. T'as raison, snoba Drago. Alors Aleksandre, tu veux qu'on t'apprenne d'autres mots comme celui que mon Père a prononcé?
-Y'en a d'autres? demanda Aleksandre, impressionné.

Un léger rire lui répondit et le blond s'installa au creux de la banquette en cuir bien plus confortable que les chaises en bois. Jonathan le rejoignit mais lui interdit de continuer dans sa lancée de la mauvaise éducation de son cousin. Si Severus entendait Aleksandre lancer des insultes, les doutes se tourneraient immédiatement vers lui et il n'avait aucune envie d'affronter son Oncle en colère. Drago capitula avec un petit sourire en coin et invita Aleksandre à s'installer près d'eux. Comme toujours, le garçon eut un mouvement hésitant avant de s'installer entre les deux, embarrassé.

Aleksandre rougit mais se sentit bêtement heureux en se retrouvant ainsi entre Jonathan et Drago. Il était pressé de raconter tout cela à Ivan. Le rapprochement inattendu avec son cousin l'enchantait totalement et il était certain qu'il en serait de même pour son psychiatre. En jouant distraitement avec ses doigts, Aleksandre songea qu'il avait aussi une envie pressante d'être serré contre son Père. Il ne comprenait même plus pourquoi il avait tant souhaité s'éloigner de l'homme. La peur de l'avoir déçu l'opprimait et le bloquait lorsqu'il devait le regarder. Mais à présent… à présent, c'était stupide. Il voulait juste son Père.

Toujours autour de la table, une dispute commença à pointer dangereusement le bout de son nez entre Ronald et Hermione. Visiblement, le jeune homme était exaspéré par les remontrances de son amie. Ginny souffla, agacée par leurs perpétuelles chamailleries. Elle prit place dans un fauteuil près des deux Serpentards et d'Aleksandre, malgré le regard méprisant des deux premiers. Fred et Georges étaient bien trop obnubilés par leurs projets mystérieux pour prêter attention à leur frère et à Hermione.

-Dis voir Aleksandre, où as-tu eu ça? Demanda Jonathan en posant un doigt sur le bandage entourant le bras gauche du garçon.
-Je sais pas, répondit précipitamment Aleksandre en ramenant ses bras contre lui.
Il ne vit pas le regard qu'échangèrent les deux Serpentards.
-Oh. Tu ne sais pas? Insista Drago. Il y a bien dû se passer quelque chose pour que…
-Non! Cria Aleksandre en se levant d'un bond. Arrêtez!
-OH FERME LA!

Le rugissement soudain de Ronald laissa planer un grand silence dans le Salon. Tous s'étaient tournés avec surprise vers lui. Aleksandre recula instinctivement d'un pas bien qu'il soit loin de portée du rouquin. En remarquant le geste de recul de son cousin, Jonathan fronça les sourcils et fusilla du regard Ronald en se levant. Drago esquissa le même geste mais il s'arrêta en apercevant la flamme de colère dans les yeux de son meilleur ami.

À Dumstrang, Jonathan était connu pour son impulsivité et sa manière de réagir toujours très violemment. D'ailleurs, il enchaînait les heures de retenues et les avertissements à cause de cela mais Jonathan semblait tout bonnement incapable de se contrôler. C'était comme une vague de colère destructrice qui l'envahissait. Et il lui était impossible d'en stopper l'avancement. Les bagarres, les sortilèges, les mots blessants. Jonathan usait tout ce dont il pouvait lorsqu'il était furieux. Un jour, Drago avait entendu Elena et Narcissa parler de ce comportement. Sa Mère avait suggéré à Elena qu'il souffrait d'un mal-être incontrôlable vis à vis de l'absence de son Père. Et Jonathan n'avait pratiquement aucune maîtrise de sa magie. Non pas qu'il était un sorcier médiocre, bien au contraire, mais sa magie était bien trop bouillonnante dans ses veines. La puissance qu'il avait le faisait réagir ainsi malgré les nombreux essais de Lucius et de Severus pour en calmer les ardeurs.

-C'est toi qui va te taire, siffla t-il. Tu vas arrêter immédiatement de t'adresser à mon cousin ainsi sinon je t'explose la tête!
-Jon, murmura Drago qui commençait à voir la colère prendre le contrôle sur la présence d'esprit de son ami.
-Et qu'est ce que tu vas me faire? Se moqua Ronald en se levant à son tour, contournant la table. Tout le monde dit que t'es venu à Poudlard parce qu'aucune autre école t'acceptait étant donné que tu utilise les sortilèges des Mangemorts.
-Ron! Cesse ça! Sermonna Hermione, inquiète. Ça ne sert à rien de vous disputer.

Stupéfait, Aleksandre fixa Jonathan qui faisait à présent face au rouquin. La tension dans le Salon était parfaitement palpable. Ramenant ses bras autour de son estomac comme pour se protéger, Aleksandre eut envie d'intervenir et de leur crier de cesser de faire tomber une atmosphère aussi glaciale dans la pièce. Mais la seule chose qu'il fit, fut de reculer à nouveau. Les deux garçons faisaient pratiquement la même taille. Se tournant vers Drago, Aleksandre s'aperçut que celui-ci semblait soucieux et qu'il hésitait visiblement à intervenir.

-Sortilèges des Mangemorts? Répéta Jonathan d'une voix méprisante. Vraiment? Quelle rumeur!
-Jonathan, Ronald! Vous êtes idiots! Vous disputer ne sert à rien et ça ne fera qu'accentuer les conf…
-Ouais! Il semblerait même que tu t'en sers pour te venger de ton Père qui t'a abandonné.

La suite se déroula en seulement quelques secondes. Drago s'avança d'un bond dans l'intention de se précipiter sur Jonathan pour le retenir, comme s'il avait déjà deviné quelle serait sa réaction face à la réplique de Weasley. Mais il avait déjà fondu sur son adversaire, lui décrochant un violent coup de poing. Aleksandre poussa un cri terrifié et il se recula à nouveau en butant contre la table basse. Ginny cria à son tour en voyant son frère tomber au sol, écrasé par le poids du Serpentard et le cri d'Hermione se répercuta dans toute la maison lorsque du sang s'échappa du nez de son ami. Ronald ne se laissait pas faire puisqu'il n'hésitait pas à marteler le corps de Jonathan de coup de poing et de pieds. George et Ginny quittèrent précipitamment la pièce pour aller chercher les adultes.

-ARRÊTEZ! Ordonna Fred d'une voix étonnamment sévère.
-T'ES VRAIMENT QU'UN SALE SERPENT!! Hurla Ronald.
-Arrête Weasley, cria Drago en lui balançant un coup de pied à l'aveuglette.

Au même instant, la porte s'ouvrit à la volée pour laisser place aux adultes qui avaient été alertés à la fois par les cris mais aussi par Ginny et George. Tous se figèrent en regardant Jonathan et Ronald rouler au sol en se balançant des coups aveuglément.

-Stop!! Cria Elena en tirant sa baguette magique.
-NON MAIS ÇA VA PAS? Hurla Mrs Weasley. ARRÊTEZ ÇA IMMÉDIATEMENT!

Cependant, Severus fut plus rapide que sa sœur et plus efficace que Mrs Weasley et d'un sortilège informulé, les deux garçons furent séparés. D'un bond, ils se relevèrent, près à se lancer à nouveau dans la bagarre. Sirius se précipita sur Ron qui allait se jeter à nouveau sur Jonathan tandis que celui-ci était difficilement retenu par Remus. Lucius attrapa soudainement Jonathan par les épaules et l'éloigna du Loup-garou en remarquant que ce dernier manqua de se prendre un bras que le gamin agitait furieusement pour se dégager.

-Espèce de… rugit Ron, hors de lui.
-DE QUOI? DE MANGEMORT? Cria Jonathan à présent retenu par les bras puissants de Lucius. BAH OUAIS, T'AS RAISON J'AI UTILISÉ DES SORTILÈGES IMPARDONNABLES SUR UN SANG DE BOURBE, ES…
-JONATHAN! Tonna Elena. Ça suffit!! Arrête-toi! Maintenant!
-C'EST BON TOI! LÂCHES-MOI!

D'un coup sec de l'épaule, Jonathan réussit à se dégager de la poigne de Lucius qui se retint de pousser un juron. Il poussa sans ménagement son Oncle pour passer, évitant ainsi habillement la tentative de celui-ci de l'attraper par le bras. L'adolescent monta à toute vitesse dans sa chambre. Un instant plus tard, la porte de sa Chambre claqua fortement.

Le silence dans le Salon était pesant, seulement brisé par la respiration rapide et douloureuse de Ronald. Elena avait blêmit et elle fixait l'endroit où son fils venait de disparaître. Aleksandre tremblait de tout son corps face à cet excès de violence et il eut à nouveau un mouvement de recul en déglutissant. Il sentit son cœur se gonfler douloureusement dans sa poitrine et il ferma les yeux pour éloigner les images de l'Oncle Vernon le frappant pareillement que Jonathan et Ronald s'étaient frappés.

-Que s'est-il passé? Interrogea froidement Mrs Weasley. Ronald? Puisque tu sembles être au centre de tout cela.
-Ce n'est pas de ma faute! Se défendit immédiatement le rouquin, une main posée sur une côté apparemment douloureuse.
-La vérité, Weasley! Exigea Severus en avançant d'un pas vers le garçon.
-Vous l'avez entendu? Il a insulté les nés de Moldus! Il a même avoué en avoir torturé un et…

Ce fut à ce moment là qu'Aleksandre éclata en sanglot, paniqué par le sang qu'il voyait continuer à couler du nez de Ron ainsi que par ses propos. Il sentit plus qu'il ne vit tous les regards se tourner vers lui alors il enfouit son visage dans ses mains. Près de lui, Drago s'agita nerveusement et il fit un pas dans sa direction mais Severus fut à nouveau plus rapide. En quelques enjambées, il fut près de son fils. Sans se soucier de la présence des autres membres de l'Ordre et de ses étudiants autour de lui, il l'attira contre lui. Aleksandre se blottit précipitamment et enfouit son visage dans les robes épaisses de son Père.

-Aleksandre, il n'y a rien de grave, murmura t-il à son oreille. Ce n'est qu'une bagarre entre deux garçons.
-Y'a du sang, balbutia l'enfant en tremblant. Plein de sang.

Jetant un regard furieux à Ronald qui eut la décence de rougir et de baisser les yeux en direction du sol, Severus se pencha et prit son fils dans ses bras. Ce dernier entoura machinalement la taille de son Père avec ses jambes puis cala sa tête dans le creux de son épaule. Drago en profita pour esquisser un geste afin de rejoindre son meilleur ami dans sa chambre mais son Père lui interdit d'un simple regard et d'un haussement de sourcil.

En quelques minutes, Aleksandre fut dans sa Chambre et loin de la scène de combat où l'ambiance ne s'était toujours pas allégée. Bien au contraire puisqu'il avait eu le temps d'entendre les éclats des voix de Mrs et Mr Weasley, de Ronald, d'Hermione mais aussi de Elena alors que son Père gravissait les marches de l'escalier. Contre son Père, le garçon renifla en sentant la crise de larmes bientôt s'achever. Il avait bêtement paniqué.

-Ça va mieux mon cœur? S'inquiéta l'homme en le déposant sur son lit, s'agenouillant face à lui.
-Jon… Jonathan est très en colère, pleura t-il. C'est… c'est à cause de… de moi!
-Comment ça? Tu veux bien m'expliquer se qu'il s'est passé?
-je… j'ai cri… crié, expliqua Aleksandre en serrant contre lui son doudou. Et Ron a dit de…de… FERME-LA! Et Jonathan s'est mis en colère!! Et … Ron a dit des choses du père de… Jonathan. Et il … a répondu des choses méchantes. Et…Sang de bourbe.

L'explication de Aleksandre était décousue et hésitante mais lorsqu'il se tut au bout de quelques minutes, Severus avait saisi l'essentiel de l'origine de cette violente bagarre. Severus hocha la tête en se promettant de massacrer Weasley avec un scalpel pour toujours s'en prendre à son fils. Ce dernier était bien trop faible pour se défendre seul.

La bagarre semblait s'être déroulée ainsi: le cri d'Aleksandre ayant suscité l'agacement et la violence de Weasley, Jonathan avait défendu son cousin. Et un Gryffondor et un Serpentard face à face menait toujours à la même chose: les cris, les coups et les injures. Weasley avait visiblement attaqué Jonathan sur le sujet sensible qu'est le Père de ce dernier. Jonathan n'était déjà pas quelqu'un de très calme, alors l'attaquer sur celui-ci était une stupide et très mauvaise idée. Cependant, Weasley l'avait bien cherché.

Mais au final, il y avait beaucoup de choses que tous ignoraient au sujet de son neveu. Et à présent, l'adolescent allait être mal perçu par ses condisciples mais aussi par les autres membres de l'Ordre qui inévitablement auront vent de l'histoire. Les points négatifs étaient l'insulte pour les nés de Moldus et l'aveu d'avoir jeté des sortilèges compromettants à un de ceux-là, à l'origine de son renvoi à Dumstrang. Inévitablement, tout ceci allait créer un mur de suspicion entre Jonathan et les autres. Il n'avait aucune haine envers les nés Moldus mais ses fréquentations à Dumstrang laissaient à désirer et… oh Merlin, comme s'il n'y avait pas déjà assez de choses difficiles en ce moment pour rajouter cela.

-Tu sais Aleksandre, il ne faut pas avoir peur de Jonathan. Il est… très impulsif. Cela veut dire qu'il agit rapidement sans penser aux conséquences de ses actes. Tu comprends?
-Je… je crois.
-Que dirais-tu de te reposer un petit peu avant le dîner? Proposa Severus d'une voix incroyablement douce.

Aleksandre accepta tandis qu'il séchait les dernières larmes glissant sur son visage. Il s'allongea sur le lit et ferma doucement les yeux, le pouce dans la bouche et son doudou entre ses bras. Quelques secondes plus tard, Severus quittait la chambre de son fils, prêt à affronter la tempête qui éclatait dans la Cuisine. Il jeta un regard pensif à la porte close de la chambre de son neveu mais se refusa d'y aller maintenant.

Couché en chien de fusil sur son lit, Aleksandre hésita, quelques minutes plus tard, à se rendre dans la chambre de son cousin. Il se redressa doucement en considérant l'idée. Il avait très envie d'aller le voir mais… mais celui-ci l'avait véritablement effrayé en frappant Ron aussi violemment. Et il y avait tant de méchanceté dans sa voix, dans ses actes mais … Jonathan n'était pas… n'est pas méchant! Même son Père venait de lui dire qu'il ne devait pas le craindre. Mais alors, celui-ci avait été renvoyé de Dumstrang pour des mauvais sorts?

Un moment plus tard, Aleksandre était debout, figé devant la porte de Chambre de Jonathan. Il jeta un regard nerveux autour de lui, la main sur la poignée froide, prêt à la pousser. Le couloir autour de lui était silencieux. Il entendait seulement du bruit provenant de la chambre que partageaient les jumeaux mais cela était courant depuis leur retour au Manoir pour les vacances. Ils avaient même demandé des ingrédients au Maître des Potions qui, étrangement, leur avait donnés. Il y avait aussi de faibles voix provenant du poste de télévision dans la Salle de Jeux du Troisième Étage.

-Jonathan? Appela t-il à voix basse en faisant un pas tremblant dans la pièce.

Aleksandre referma courageusement la porte derrière lui en se félicitant intérieurement pour sa vaillance à toute épreuve. Néanmoins, il étrangla pratiquement son serpent tant il le serrait fort au niveau du cou, inquiet. Tu sais Aleksandre, il ne faut pas avoir peur de Jonathan. C'étaient les mots de son Père et son Père ne se trompait jamais. Il s'appuya contre la cloison en bois, la respiration rapide en attendant une réaction de son cousin. Ce dernier était allongé sur son lit, un énorme coussin blanc posé sur son visage. Aleksandre pouvait voir qu'il tremblait légèrement.

-Quoi? Lui répondit une voix abrupte une poignée de secondes plus tard. Qu'est ce que tu veux?
-Je… je… bégaya Aleksandre, reculant vers la porte, la gorge soudainement serrée par l'appréhension. Je…
-Reste ici, invita Jonathan en poussant un soupir.
-Jonathan… le… le coussin, il parle!!

Et parce que toute la peur que contenait la voix de son cousin était vraiment hilarante, Jonathan laissa échapper un rire à travers ses sanglots mais il se retint tout de même d'éclater de rire. Mince, comment Aleksandre pouvait croire que c'était le coussin posé sur tête qui parlait à sa place? C'était tellement… innocent et enfantin. Il entendit un halètement anxieux provenant de son cousin lorsque son rire étouffé par le coussin atteignit ses oreilles. Alors Jonathan repoussa l'oreiller plus loin en veillant à dissimuler ses yeux rouges et son visage pâle. Il ne désirait pas vraiment qu'Aleksandre se mette à hurler, persuadé que le coussin était vivant.

-C'est moi Aleksandre, pas le coussin. C'est juste parce que je l'avais sur le visage que tu as eu l'impression qu'il parlait.
-Oh… j'ai cru… j'ai cru il parlait, avoua Aleksandre en jetant un regard anxieux à l'inoffensif oreiller. Il m'a fait peur!
-Je vois ça, ironisa doucement Jonathan avant de s'admonester. Qu'est-ce que tu voulais?
-J'peux venir près de toi?

À nouveau, Aleksandre sentit un froid glacial l'envahir face à sa propre demande. Il eut un mouvement de recul qui le fit buter contre la porte. Son souffle se coupa un instant dans sa gorge. Comment avait-il osé demander de lui-même une telle chose? Aleksandre avait l'impression de faire plein de nouvelles choses effrayantes ces derniers temps. Il osait. Il risquait. Il demandait. Et en contrepartie, son Père et Ivan souriaient face à cela et aucun coups ni cris lui retombait dessus. C'était tellement bon mais perturbant. Tout changeait trop vite: l'école avec des nouveaux amis, les crises et les cauchemars douloureux, Lucius qui n'était pas un impitoyable Mangemort et qui jouait l'espion avec Père. Père… tout changeait trop vite, trop rapidement.

Jonathan releva vivement la tête vers lui avec surprise et Aleksandre ne put ignorer les yeux rouges et gonflés de son cousin. Ce dernier sembla lire la panique dans les yeux de Aleksandre parce qu'il poussa un long et profond soupir en lui faisant un signe de la main pour qu'il le rejoigne à côté de lui dans le grand lit. À présent qu'il avait l'autorisation de venir se blottir près de Serpentard -dont il ne faut pas avoir peur-, il hésita, effrayé par le soudain contact qui allait s'établir entre eux. Oui, il appréciait beaucoup avoir de nouveaux amis, un Parrain et Tante Elena qui étaient décidément très gentils avec lui, et Narcissa aussi mais, Aleksandre craignait toujours les contacts physiques autres que ceux de son Père et de Ivan.

En frissonnant, il avança d'un pas puis d'un autre et enfin, il sauta rapidement sur le lit de son cousin pour se serrer contre lui. Ses bras plus minces et petits que ceux de Jonathan s'enroulèrent autour de la taille de celui-ci et il posa sa tête contre son torse, les yeux fermés. Le silence régna dans la pièce. Les yeux de Jonathan s'arrondirent légèrement sous la surprise et l'embarras puis il tapota doucement le dos de son cousin pour le…rassurer ? Tous deux se couchèrent sur le lit mais Aleksandre resta agrippé au corps de son cousin, le serpent-peluche entre eux deux.

-Faut pas être triste, chuchota soudainement Aleksandre. Moi quand je suis triste, je… je ferme les yeux et je le serre dans mes bras.
-Je n'ai pas de doudou à serrer moi, rit doucement Jonathan en fermant néanmoins les yeux.
-Je suis là!

La protestation de Aleksandre fit à nouveau rire Jonathan d'une voix rauque. Puis il fondit soudainement en larmes, refermant ses bras autour d'Aleksandre. Ce dernier fronça les sourcils puis entreprit de réconforter Jonathan de la même manière que son Père le faisait. Il lui caressait le dos pour le rassurer mais comme son cousin était allongé sur le dos, il caressa son torse, près de l'endroit où il avait posé sa tête et il murmura des mots réconfortants. -'C'est un réconfort maladroit venant d'un enfant mais c'est foutrement agréable', songea Jon-

-Je suis désolé, murmura Jonathan, honteux, à travers ses sanglots. Je ne, je ne voulais pas te faire peur, Aleksandre. Tu sais… je ne suis pas méchant habituellement. C'est juste que… je ne sais pas me contrôler. Je m'aperçois de ce que j'ai fais plus tard. Ce n'est pas moi qui fais ça…
-C'est peut-être une possessiassion, suggéra très sérieusement Aleksandre, la tête bercée par la respiration rapide du Serpentard.
-Hum, ce mot n'existe pas. Et je ne pense pas non plus être possédé par le diable ou je ne sais qui d'autre. C'est moi, je suis juste horrible.
-Mais non, t'sais… tu es pas méchant. Moi aussi je fais des choses pas bien. Et pas gentilles. Mais Papa… je crois que Papa n'est plus furieux. J'avais peur qu'il soit en colère contre moi mais… à l'école, Ivan a dit que je devais arrêter.
-Qui est Ivan?
-Mon psychiatre.

Ouvrant brusquement les yeux, Jonathan baissa le regard sur la silhouette fine de son cousin. Drago et lui avaient décidés qu'ils allaient mettre à profit ces vacances pour non seulement en apprendre plus sur les différentes et nombreuses réunions de l'Ordre du Phénix, mais aussi sur Aleksandre et sa mystérieuse école psychiatrique. Le blond ne s'était pas trompé: Aleksandre bénéficiait bien de l'aide d'un psychiatre. En tout cas, Severus et sa Mère avaient bien gardé sous silence qu'il n'était pas dans un simple hôpital spécialisé pour enfants malades. D'un côté, Jonathan comprenait leur réserve vis à vis des autres, à l'esprit souvent trop étroit. Mais il semblerait que certaines personnes comme Remus et très évidemment Lucius et Narcissa, savaient qu'Aleksandre était suivi étroitement par un psychiatre. Mais aujourd'hui, il n'avait pas envie de fouiner.

Une dizaine de minutes plus tard, il sentit la respiration d'Aleksandre s'apaiser et ses mains qui serraient son tee-shirt se détendre. Il eut un faible sourire en constatant que le garçon s'était endormi. Son sourire se transforma en une grimace en le voyant ramener inconsciemment une de ses mains près de sa bouche et commencer à en sucer le pouce. C'était assez gênant de voir son cousin du même âge que lui -quinze ans!- sucer son pouce mais après tout… ce n'était pas de sa faute. À son tour, sa tête dodelina de fatigue et il se laissa sombrer dans la chaleur réconfortante du sommeil.

Ce fut seulement une heure plus tard que la porte fut entrouverte et que Severus se glissa dans la pièce. Le soulagement s'inscrivit sur son visage en apercevant Aleksandre, qui avait déserté sa chambre, blotti dans les bras de son cousin. En s'approchant du lit où les deux garçons dormaient, étroitement serrés, il remarqua les yeux rouges et bouffis de Jonathan. Un soupir las traversa ses lèvres et il passa une main fatiguée sur son visage. Molly avait hurlé pendant longtemps sur son fils et Severus en avait rajouté jusqu'à ce que le garçon soit à la limite des larmes, en le menaçant plusieurs fois de ne plus s'adresser à son fils.

-Les garçons, murmura-t-il en secouant doucement Jonathan. Les garçons, réveillez-vous.
-Mais… protesta Aleksandre sans se réveiller.
-Il est l'heure de dîner, déclara Severus d'une voix plus forte sans réussir à cacher son attendrissement face aux petits baragouinages d'Aleksandre. Le repas vous attend. … D'accord, personne ne m'écoute. Aleksandre! Jonathan!
-Papa?
-Sev'? s'exclama Jonathan en se redressant brusquement dans le lit, manquant de faire tomber Aleksandre qui était à moitié couché sur lui.
-Le repas est prêt! Répéta le Maître des Potions en ignorant le fait que son neveu détournait misérablement les yeux. Maintenant.
-…Dodo.

Et sur ce mot, Aleksandre se retourna à nouveau dans le lit, le pouce dans la bouche et se rendormit profondément, ne laissant même pas le temps à son Père de prononcer un mot. Jonathan se laissa à son tour tomber sur son matelas confortable murmurant qu'il voulait lui aussi dormir et qu'il n'avait pas faim. Les yeux écarquillés, Severus regarda les deux garçons qui se fichaient éperdument de sa présence. Oh, après tout, s'ils voulaient dormir, il n'allait pas les en empêcher.


Bonjour à tous, je tiens à m'excuser pour tout ceux auxquelles je n'ai pas répondus aux reviews mais suite à une hospitalisation inattendue, je n'ai pas trouvé le temps. J'espère que vous ne m'en voulez pas et que cela ne va pas vous décourager pour poster d'autres reviews!! Je vous remercie d'ailleurs pour le nombre exceptionnel que j'en ai (689 pour 25 Chapitres!!).
Ensuite, pour revenir à ce chapitre, vous as-t'il plus? Nous découvrons enfin un côté plus sombre, pratiquement incontrolable chez Jonathan! Un rapprochement encore entre les deux cousins et les questions
innocentes de Aleks à Dumbledore ^^

Merci à Mounette pour son merveilleux travail et allez voir sa fic En toute simplicité, vous n'allez pas être déçu!

A mercredi prochain!