Hello !
Chers amis, pour ce chapitre, une chose à dire: WOW! Vous voulez de l'intensité? Servez-vous !
Et bonne lecture!
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Hey !
Merci à tous pour les reviews du chapitre précédent !
Voici un chapitre que j'ai adoré écrire !
Bonne lecture et à la semaine prochaine !
Oscillation
Partir. Rester.
S'en aller. Oublier. Être lâche.
Rester. Affronter. Faire face.
Il hésitait. Il oscillait entre deux certitudes incompatibles. Il voulait les deux mais c'était impossible.
Des heures durant, il avait marché dans Washington. Il était passé devant des endroits significatifs pour lui, pour l'équipe, pour eux.
« Merci, Patron. » avait-il dit.
Pourquoi ? Il n'aurait pas du. Il leur donnait l'espoir qu'il pourrait revenir.
Mais il ne savait pas.
D'un pas lourd, il entra dans le Starbuck où, pendant des années, il était venu chercher des cafés.
Il resterait.
« Bonjour, que puis-je pour vous ? »
Une nouvelle tête. Un visage inconnu. Une moue polie. Fausse.
Tout avait changé. La ville l'avait oublié.
Il commanda distraitement un café.
Pourquoi revenir ? Plus rien n'était pareil.
Il s'en irait.
« Au revoir. » dit le serveur.
Tony ne répondit pas.
Dehors, la neige fondait doucement. Le soleil était revenu, brillant, chaud.
Son cœur était froid.
Autant partir maintenant.
Non. Il l'avait dit. Elle le savait.
« Tu étais en Italie.
- Oui. À Rome »
Il ne pouvait plus rentrer. Il ne pouvait pas rester.
Mais...
Et si Gibbs l'avait vraiment pardonné ? Et si l'équipe lui pardonnait ? Et si tout recommençait comme avant ?
Tullia... L'aimait-il ? Retournerait-il auprès d'elle ?
Il pensa à ses yeux bleus nuits. À ses sourires tendres. À leurs caresses. À leurs promenades le long des sites anciens. À leurs repas dans des restaurants intimistes mais animés. À sa manière de se mordiller la lèvre inférieure quand elle réfléchissait. Au son de son rire. À son léger accent napolitain. À son air autoritaire quand elle s'énervait et qui la rendait encore plus adorable. À ses moues enfantines. À son parfum entêtant.
Oui. Il l'aimait. Mais l'aimait-il assez ?
Assez pour tout abandonner, une fois pour toute ?
Tourner la page ? Ne jamais revenir ?
Partir.
Mais il y avait Ziva.
Ziva et ses répliques acides. Ziva et sa fragilité cachée. Ziva et ses yeux chocolats. Ziva et ses sourires pleins de sous-entendus. Ziva qui avait toujours été là pour lui. Ziva qui lui avait pardonné. Ziva blessée deux fois par sa faute. Ziva, ninja. Ziva, femme fatale. Ziva, femme merveilleuse. Ziva. Ziva... Toujours Ziva. Encore Ziva.
Ça avait toujours été Ziva. Le serait-ce encore maintenant ?
Pourraient-ils s'avouer enfin ce qu'ils savaient depuis toujours ?
Rester.
Et l'image de Hannah se mélangeait à celle des deux femmes.
Hannah. Elle l'avait ensorcelé dès le premier regard. La rencontre détonante qu'ils avaient eue. Ce baiser déjà délicieux et rempli de promesses. Cette baffe qui signifiait qu'elle ne se laissait pas faire. Cette relation tendue et pleine d'attirance. Et ce soir, cette unique nuit, où ils s'étaient aimés. Puis il était parti. Et revenu. Et elle avait dit qu'elle l'avait aimé.
Et lui ? L'aimait-il ?
Son regard l'avait troublé, c'était vrai.
Mais elle était fiancée. Ils n'avaient plus rien en commun. Leur relation s'était construite sur un mensonge, une fausse identité. Elle avait sûrement aimé Tony Kubrick et non Tony DiNozzo. N'est-ce pas ?
Et soudain, il réalisa. Tullia, la belle méditerranéenne, et Hannah, beauté pâle, se ressemblaient. Les mêmes cheveux sombres. Les mêmes yeux bleus. Était-ce un signe ? Avait-il réussi à oublier la scientifique ?
Tullia.
Ziva.
Hannah.
Trois femmes. Trois femmes qui l'aimaient. Trois femme qu'il aimait.
Oh, il ne savait plus ! Il n'arrivait plus à penser !
Rester ? Partir ?
Et si la solution était ailleurs ?
Et s'il n'avait pas à choisir ?
Et s'il s'enfuyait ? Ailleurs ? Ni à Rome, ni à Washington ?
Paris, Londres, Tokyo même ! Tout valait mieux que choisir !
Être lâche encore une fois. Être responsable du désespoir de quelqu'un, encore.
L'équipe. Hannah. Tullia.
Qui choisir ? Que choisir ?
Ou ne pas choisir ?
S'en aller. Changer d'identité.
Partir. Partir. Loin. Devenir quelqu'un d'autre. Oublier. La souffrance, la douleur. Les choix.
Partir.
Partir.
« Et le chef de l'organisation Tulipe Blanche, que beaucoup considèrent comme une secte, vient de quitter le pays après des démêles avec le NCIS. Pouvons-nous lier l'attentat contre l'agence fédérale – qui, rappelons-le, a reçu une tulipe blanche après l'explosion – à Dan Heaven ? De nombreux doutes pèsent sur... »
Tony n'écoutait plus. Il fixait la télévision. Quand était-il rentré chez Brad ? Cela n'avait aucune importance. Heaven, lâche comme il était, avait quitté les États-Unis.
Il ne voulait pas être comme lui.
Il prit son téléphone, composa un numéro.
« Tul ?
- Tony ! Ça fait si longtemps ! Je m'inquiétais tellement pour toi ! Est-ce que ça va ? demanda-t-elle avec toute sa verve italienne.
- Tul. J'ai pris une décision.
- Je... Je t'écoute, amore.
- Je ne peux pas... Ça serait lâche, je ne veux pas l'être encore une fois.
- Tu es en train de me dire que tu me quittes ?
- Tullia, comprends-moi ! Il s'est passé tellement de choses, je suis si proche de tout résoudre, enfin !
- Et moi dans tout ça ? Depuis que tu es retourné à Washington, je n'ai quasiment aucune nouvelle ! Comme si je n'avais jamais existé !
- Tu sais que c'est faux ! Ti amo ! »
Silence.
« Tu ne peux pas me balancer ça comme ça, Tony. Pas quand tu décides de me laisser comme ça.
- Tul, je ne peux pas être lâche encore une fois.
- Pourtant tu l'es avec moi !
- Non, j'affronte mes erreurs. Je dois arrêter d'être lâche.
- Adieu, Tony.
- Tullia, non, attends ! Je... »
Mais elle avait raccroché.
« Il vigliacco muore più volte al giorno, il coraggioso muore una volta sola. »
« Le lâche meurt plusieurs fois par jour, le courageux meurt seulement une fois. »
Giovanni Falcone
Il lui avait fallu tout son courage pour venir ici. Tout son courage pour sonner. Tout son courage pour ne pas s'enfuir.
La porte s'ouvrit.
« Bonjour, Gibbs. » dit Tony.
*sourire angélique*
