Voici le deuxième! profitez-en on arrive au bout.....
bonne lecture
Le dîner allait être servi. John invita Blythe et Lisa à s'asseoir de part et d'autre de lui.
Lisa allait s'installer quand House lui fit un signe discret, désignant la sortie...
Cuddy : " Excusez-moi, j'ai les mains collantes... Je reviens dans un instant... "
House la suivit, sans un mot, abandonnant Rachel à sa mère.
Arrivés dans l'entrée, il ouvrit la première porte à sa portée, l'attrapa par le bras, la poussa à l'intérieur, et referma à clé...
Cuddy eut un rire étouffé en découvrant qu'ils se trouvaient à l'intérieur du placard des femmes de ménage. Il la déposa sur le meuble bas.
House était quant à lui très sérieux. Elle lui passa la main derrière le cou et l'attira vers sa bouche. Il fit semblant de résister un instant puis plongea. Ils échangèrent un long baiser très doux, les lèvres pulpeuses de Lisa contre celles plus dures de Greg. Elle s'abandonna contre lui, se moula sur son corps, toute en chaleur, en onctuosité...Il se détacha légèrement quelques temps plus tard...
House : " Dis donc beauté, je le sais, La danse, c'est du pelotage : tout ce qu'on fait avec les pieds est parfaitement secondaire. Tout le monde s'en fout, mais j'aimerais assez que tu dises à mon coureur de père que tes fesses, c'est à moi "
Cuddy, hilare: tu es jaloux! D'un homme de ... 70 ans?
Elle éclata de rire.
House prit un air vexé avant de répliquer :
" Je te rappelle tout de même que l'autre jour, nous regardions ce film avec Sean Connery, et tu m'as dit d'un air rêveur : " il serait dans mon lit, je n'irais pas dormir dans la baignoire! "... Or, il avait à peu près cet âge! Et John lui ressemble! En plus... "
Cuddy, d'un air gourmand : " Et c'était un agent secret aussi... Greg, tu te rends compte?... Mon beau-père est un espion... C'est terriblement excitant... "
Elle frétillait comme un gardon juste sorti de l'eau...
House s'écarta franchement : " Mais tu es vraiment excitée en plus, nan mais... Mais c'est pas vrai que ce vieux beau te... "
Il passa sa main sous la jupe d'un air déterminé et rencontra un sexe humide non protégé par un quelconque tissu...
Elle écarta les jambes avec un sourire coquin...
Cuddy : " Je suis tellement excitée depuis tout à l'heure... Le stress, sans doute... "
et elle lui fit un clin d'oeil en passant sa langue sur ses lèvres...
House : " C'est lui ou c'est moi? "
Cuddy : " C'est ton frère... " Et elle éclata de rire...
House : " Tu vas m'avouer qui t'excite, et Patrick est aussi sexy qu'une endive à l'eau... Déjà tout petit, nous allions tous lui confesser nos péchés, filles comprises... "
Il promenait son majeur le long du sillon de son sexe.
Elle avait fermé ses yeux et s'était appuyée contre lui...
Cuddy : " Encore... Fais-moi jouir... " Elle soupira en se calant dans son cou, le souffle lourd.
House, la voix douce : " Je vais caresser le crâne chauve du p'tit bonhomme dans son bateau "...
Cuddy : " moui... Comme ça...Oui... Comme ça..." Elle chercha sa bouche : " Je t'aime... "
La longue main de pianiste ne restait pas inactive pendant le baiser amoureux, le pouce tournant paresseusement tandis que les autres doigts lissaient langoureusement les plis humides de sa chatte, s'introduisant de plus en plus régulièrement dans l'antre brûlante et trempée pour caresser un point supposé apporter une délivrance rapide de la jeune femme. Celle-ci laissa échapper un cri, ses jambes se refermant compulsivement sur la main de son amant emprisonnée dans un carcan inondé agité de spasmes.
House murmura : " Tu es une cochonne... Tu es venue bien trop vite pour être honnête... "
Cuddy : " J'aime le sexe. "
House répéta : " Cochonne "... Avant d'éclater de rire...
" Dans le placard à balais, alors que tout le monde nous attend... Voyons, Mademoiselle Cuddy... Quelle moralité... "
Elle redescendit du meuble, avec son aide. Lissa sa jupe. Et demanda, légèrement anxieuse :
" Ça va, là? Je suis présentable? "
House : " Ouiiii! Tu as les joues rouges, la bouche gonflée, les yeux explosés et brillants, comme une femme qui vient d'avoir un orgasme! " répliqua-t-il avec un grand sourire.
Cuddy, inquiète : " Ça se voit tant que ça? " Elle se mordit les lèvres, nerveusement.
House, ironiquement : " C'est plutôt flatteur, je ne me plaindrai pas. Mon père sera fier de moi. Ma mère aussi. Mon frère pardonne tous mes péchés. Aïe! "
Elle venait de le frapper sur le bras...
House : " Pas de sado-masochisme entre nous, Mademoiselle Cuddy... Pas ici en tout cas... "
Elle, provocatrice, la voix rauque : " Tu vas voir ce soir, comment je vais te sauter dessus! Tu vas avoir intérêt à assurer! Sinon je vais voir ton père, l'espion du Chiffre! "
Et elle éclata de rire avant de réouvrir la porte, et de se précipiter vers les toilettes.
Il la rejoignit à table quelques minutes plus tard.
Les entrées étaient déjà en place. On n'attendait plus que lui. Il ne s'excusa pas et toisa sa mère qui lui adressait une mine désapprobatrice. Lisa discutait déjà avec John tandis que Patrick entretenait une discussion passionnante avec Rachel.
Blythe : " Gregory, nous t'attendions pour commencer le repas... "
House : " C'est l'avantage des entrées froides, ça ne refroidit pas... ", répondit-il sur un ton sarcastique...
Patrick : " Mais la mayonnaise n'apprécie pas la chaleur... Certes, tu me diras qu'il n'y a pas de mayonnaise... Mais c'est un détail... "
House : " Tu as avalé un clown toi aujourd'hui... "
Patrick : " Je suis d'un naturel heureux et dénué de pulsions sexuelles... Ceci explique peut-être cela, d'ailleurs... Tu te rends compte, prêtre, plutôt beau mec, et vierge à 45 ans! Même pas le début de commencement d'idée de tripoter un petit garçon pendant le catéchisme! Pour un prêtre catholique aux États-Unis de nos jours, tu avoueras que ça la fout mal! " Il sourit avant de reprendre, devant l'air figé de ses voisins de table et son frère hilare,
" Bon appétit, le whisky m'a donné une faim de loup! "
Seuls les deux frères mangeaient d'un bon appétit...
John : " Tu es donc médecin Grégory. Chef de service. Dans l'hôpital que Lisa dirige. J'ai bien compris? "
House : " Ouais, c'est ça . "
Les deux hommes se regardaient, se jaugeaient. L'ambiance se dégradait de seconde en seconde si bien que Lisa intervint, tout sourire.
Cuddy : "Oui, Grégory dirige le service des diagnostics dans mon Hôpital. Il est connu dans tout le pays et même internationalement! Et il enseigne aussi! Je suis très fière d'avoir su le convaincre de nous rejoindre!"
House : " Lisa, voyons... Ne te sens pas obligée de vendre ta marchandise... Mais tes compliments me vont droit au cœur, je saurais m'en souvenir la prochaine fois que tu me refuseras un examen indispensable! " dit-il en lui faisant un sourire rayonnant et ironique.
Blythe : " Grégory a plusieurs spécialités, il est néphrologue et spécialiste en maladies infectieuses; " Affirma-t-elle, fièrement.
John : " Je suis impressionné ".
Patrick : " Par toi-même sans doute... Tu as réussi la main parfaite... Un banquier, un avocat, un juge, un ingénieur, un prêtre, et maintenant un médecin... "
House, interrompant John : " C'est ça la descendance parfaite? Pas de musicien ou d'artiste? D'aventuriers? Intéressant... "
Patrick : " l'aventurier, c'est lui... "
Blythe, la voix glaciale : " Je vous prierais tous d'arrêter de prendre pour un fait acquis le fait que Grégory soit le fils de John. Il est le fils de mon défunt mari et c'est tout. "
Les trois hommes se tournèrent dans un bel ensemble vers elle.
John : " Vous voyez les enfants, Faire confiance aux honnêtes gens est le seul vrai risque des professions aventureuses. "
Blythe ouvrit la bouche et protesta : " C'est un peu facile de dire ça! Tu nous sors ton Bon Dieu, tu nous clame ta foi et ta droiture, et tu dragues et couches avec la femme d'un collègue! Alors que ta femme est elle-même enceinte de ton cinquième enfant! Alors franchement, niveau honnêteté, c'est l'hôpital qui se moque de la Charité! "
Lisa ne savait plus exactement où se mettre, ses yeux passant d'un visage à un autre.
House : " Embrouille chez les princes! J'adore ça... "
John : " Quand un homme a un bec de canard, des ailes de canard et des pattes de canards : c'est un canard. C'est vrai aussi pour les petits merdeux. " répliqua-t-il aussitôt en fusillant son fils du regard.
House : " Oh, qu'on ait 20 ans, qu'on soit grand-père, quand on est con, on est con... "
Un serveur passa et leur proposa un autre vin rouge pour accompagner leur pièce de viande rouge. Tout le monde acquiesça et vida son verre rapidement.
Patrick : " On comprend mieux certaines familles désunies qui ne se voient qu'aux enterrements... Mais je vais être positif, je suis très heureux, moi, que Greg et moi soyons frères... Il a été mon seul copain une grande partie de mon enfance... "
Il se tourna vers lui " Tu te souviens qu'on nous appelait 'frères de conneries, les inséparables ' ? Et maman pestait contre toi car tu me dévergondais... Dès le départ elle m'a élevé comme un futur prêtre. Dieu ait son âme... "
Il soupira : " Elle était gentille Maman, et elle avait tout compris, elle n'était ni dupe ni idiote " Continua-t-il en toisant son père.
John : " Ta mère était une sainte et elle avait bien compris que les excès de passion sont toujours regrettables, c'est le contraire de l'intelligence. "
Blythe : " Et puis tout le monde le sait, un amant exceptionnel ne peut faire qu'un mauvais mari... "
Ils se tournèrent tous vers elle, estomaqués.
John : " Merci... Je suis touché... "
Patrick : " C'est étonnant tout de même comme vous les hommes sexuellement actifs pouvez ne retenir que le compliment dans une phrase comme celle-ci... C'est fou... Le fait d'être un amant exceptionnel éclipse le fait que Blythe vienne de constater qu'en tant que mari, tu étais de l'ordre du lamentable! J'espère au moins que ma mère a pu bénéficier de tes talents exceptionnels entre les grossesses, les allaitements et la ménopause ! "
John : " Ta mère aurait préféré tout simplement rentrer dans un couvent. La seule chose qui l'intéressait dans le mariage était d'avoir des enfants, le confort suffisant pour que ces enfants vivent bien. Nous avons eu un mariage exemplaire. Je lui ai fait les enfants, je l'ai laissée vous élever à son idée, je me suis contenté de subvenir à vos besoins et d'aller satisfaire les miens ailleurs. Si tous les mariages étaient aussi harmonieux, il y aurait bien moins de divorces! Et tu devrais me comprendre, puisque tu as hérité de son absence totale de pulsion sexuelle... C'est visiblement Grégory qui a tout pris pour lui... "
House, hilare : " Et je ne vais pas m'en plaindre... Et toi non plus, ma chérie ? "
Cuddy : " Tu as hérité de la goujaterie aussi, on dirait... "
Patrick et Blythe s'esclaffèrent...
Le reste du repas se déroula sur un ton plus léger, moins agressif... Ils dansèrent encore un peu...
House monopolisa deux slows avec Cuddy pour ne pas laisser trop de latitude à son père biologique qui sembla faire la paix avec Blythe...
Rachel commençant à être assez grognon, Cuddy donna le signal de départ...
Ils se séparèrent sur les formules d'usage. House et Patrick avaient déjà prévus de se revoir en début de semaine pour une sortie entre frères.
Arrivés chez Blythe, Cuddy alla coucher Rachel qui s'était endormie dans le siège auto et ne s'était pas réveillée quand sa mère l'en avait extirpée...
Blythe : " Tu vois Grégory, nous ne sommes peut-être pas si mauvais que tu as pu l'imaginer, ni les uns, ni les autres... "
House, pensif : " Finalement, le plus pur de vous tous, c'était certainement Papa... Il était plus pur que moi aussi... "
Blythe : " Non, tu es comme lui. Tu es un doux mélange de nos qualités et de nos défauts à tous les trois. Tu es pur, intègre, et tordu... "
Elle lui ouvrit les bras et il alla s'y réfugier.
Quand Cuddy redescendit quelques minutes plus tard. Ils étaient toujours enlacés, House embrassant sa mère dans les cheveux...
House, relevant la tête : " Nous avons fait la paix... "
Blythe soupira longuement : " Oui... je suis soulagée, je peux partir en paix ... "
House : " Ça va, je ne suis pas pressé! "
Cuddy s'esclaffa : " Quelle soirée... J'ai du mal à imaginer le jour où nous serons tous autour de la table, tes cinq frères, ton père et nous! On va mettre des semaines à s'en remettre s'ils sont tous pareils! "
House : " T'inquiète pas, on les prendra un par un, et on les matera, notre équipe de choc a amadoué les deux plus coriaces et intelligents! Bon, je ne veux pas vous contrarier, mais il faut que j'aille dormir, j'ai l'impression d'être passé dans une lessiveuse... "
