Le Voyage

Nouveau chapitre avant que les cours ne reprennent, demain... Pas de Sam-Jack, pour les plus fidèles d'entre vous, mais ce n'est que partie remise, n'ayez crainte ! Pour ma part, j'étais toujours en attente d'un peu de shipping du côté de Trio, le dernier épisode d'Atlantis, et j'ai été un peu déçue... Je vais compenser dans mon prochain chapitre c'est promis !!! En attendant, voici le retour du major William Sheppard, qui semblait s'être volatilisé de mon histoire depuis quelques chapitres...


Une petite mission de reconnaissance avait été organisée sur la planète A-714. C'était une mission de routine, rien de bien compliqué, en fait. SG-E avait été pressentie pour se rendre sur cette planète qui semblait abriter des ruines intéressantes. Fatigués de passer leurs journées à s'apitoyer sur leur sort, Sheppard et Mitchell avaient offert d'accompagner l'équipe.

- Tant qu'à passer le reste de nos jours ici, avait dit Mitchell à Teyla en salle d'embarquement, aussi bien se rendre utile !

- Rodney trouvera une solution, lui avait répondu Teyla. Ne perdez pas espoir.

Sheppard prit une grande inspiration, juste avant que le vortex n'apparaisse dans la porte des étoiles. La voix de Daniel se fit entendre dans les haut parleurs de la grande salle : « SG-E, permission de quitter la base ! ». John jeta un dernier coup d'œil à Teyla qui lui fit un large sourire, puis il suivit Mitchell et SG-E à travers la porte des étoiles.

Une fois l'équipe partie, tout redevint calme dans la salle d'embarquement de la cité d'Atlantis. Tous les soldats avaient repris leurs postes, et les habitants avaient vogué à leurs différentes occupations. Dans la salle des commandes, Daniel faisait les dernières vérifications d'usage. Une fois qu'il fut certain que tout était en ordre, il remercia toute l'équipe qui s'y trouvait.

- Prochain contact avec SG-B dans trois heures, leur rappela-t-il alors qu'il s'apprêtait à quitter l'enceinte. N'oubliez pas de vérifier les paramètres de la porte de X-642 avant cet après-midi…

Mais au moment où il allait quitter la salle, la porte des étoiles s'activa.

- Activation extérieure non programmée ! s'exclama le jeune technicien en charge du DHD.

- Activez le bouclier ! lança Daniel en se retournant.

Mais le technicien avait été plus rapide que lui, et le bouclier était déjà apparu devant la porte. Puis, une autre technicienne annonça : « C'est le code de SG-D ! ».

- SG-D ? s'interrogea Daniel. Mais ils ne devaient pas rentrer avant la fin de la journée…

Puis une voix se fit entendre dans les haut-parleurs de la cité. C'était la voix du lieutenant Richards, membre de l'équipe SG-D, qui hurlait à s'en fendre l'âme.

- Baissez le bouclier ! criait-il à toute hâte. Nous sommes attaqués ! Baissez le bouclier !

Daniel tourna la tête vers la technicienne en charge, qui ne se fit pas prier pour s'exécuter. Le bouclier de la porte des étoiles disparut, et deux soldats, maculés de boue et trempés jusqu'aux os déboulèrent dans la cité. Le premier se mit à crier : « Fermez la porte ! Fermez la porte ! », ce que fit la technicienne. Le deuxième soldat semblait blessé assez gravement à une jambe, aussi Daniel appela-t-il une équipe médicale avant de courir en salle d'embarquement.

- Que s'est-il passé ? demanda-t-il au premier des deux soldats.

- Des Wraiths ! Encore des Wraiths…

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Alors qu'il marchait vers le gymnase, le major Sawyer vit une silhouette sur le balcon du deuxième étage. Assise sur la rampe de sécurité, Mac regardait l'infini de l'océan. Il stoppa dans l'embrasure de la porte, encore incertain du geste à poser. Ils ne s'étaient pas parlé depuis qu'il lui avait permis de prendre sur lui les années dont elle avait eu besoin pour survivre. Elle n'avait pas voulu le voir. Il s'était dit qu'il lui donnerait tout le temps dont elle aurait besoin. Mais le temps passait, et elle n'était toujours pas venue le voir. Ce n'était pas la Mac qu'il connaissait. La Mac qu'il avait toujours connue était une battante, une fonceuse ! Elle n'était surtout pas le genre de femme à se laisser abattre. Rester assise à regarder l'horizon ? L'ancienne Mac ne savait pas ce que voulait dire « s'asseoir »… Et pourtant elle était là, pensive et silencieuse, à observer le mouvement des vagues. Il allait faire un pas dans sa direction lorsque la jeune femme l'interrompit.

- Va t'en, lui dit-elle sans même se retourner.

C'était le major en elle qui avait parlé, et le ton ressemblait beaucoup plus à un ordre qu'à une demande.

- On a le même grade, j'te rappelle, lui répondit William. Alors je ne partirai pas.

- William, ne me laisse pas te le demander deux fois…

Mais au lieu de l'écouter, il se rapprocha d'elle. Il était maintenant tout près, directement dans son dos, et elle ne bougeait toujours pas.

- Faudra bien que tu me regarde un jour, lui dit-il. Aussi bien déchirer la plaie avant qu'elle ne se referme.

- Va t'en !

Le ton avait monté. Elle était au bord du cri.

- Non.

Il lui avait répondu comme il ne l'avait jamais fait. Il ne partirait pas. Pas cette fois.

- Je ne partirai pas d'ici avant que tu te sois retournée, continua-t-il.

Elle ne répondit pas. Elle pivota simplement sur elle-même et déposa ses pieds sur le sol du balcon, tête baissée. Elle passa à côté de Sawyer tout en tournant la tête dans la direction opposée, et ne le regarda jamais.

- J'me fous d'avoir à passer la journée ici. Atlantis est une grande cité, mais tu ne pourras pas me fuir éternellement !

Elle faisait maintenant face à la porte, toujours dos à lui.

- Mets-moi au défi…

William explosa :

- Veux-tu cesser tes conneries ? C'est pas toi, tout ça !

- Justement ! lâcha-t-elle sans même lui faire face. Je ne suis plus moi-même ! Est-ce si dur à comprendre ?

Il secoua la tête.

- T'es qu'une stupide bornée ! Sache que le monde ne tourne pas autour de toi, Mac Emmagan. Alors arrête moi ces enfantillages et grandis un peu, bon sang !

Cette fois il avait crié. Mais il avait réussi à faire sortir Mac de ses gonds.

- Tu n'as aucune idée de tout ce que je peux vivre présentement. En fait, tu n'as aucune idée de ce que j'ai pu vivre toute ma vie ! Tu prétends me connaître par cœur, mais tu ne sais rien, William, rien ! Et puis c'est pas parce que tu as maintenant vingt-cinq ans de plus que moi que ça va changer quoi que ce soit ! T'es toujours le même, le gars râleur qui semble toujours si… si… si sûr de lui ! Si arrogant !

- Arrogant ? Parce que MOI je suis arrogant ? C'est pas moi n'ose pas me retourner en ce moment ! Ce n'est pas moi qui fuis la réalité !

- T'as aucune idée, William ! Aucune foutue idée de ce que je peux traverser en ce moment ! Tu ne me connais pas !

- Pardon ? Je ne sais rien de toi ? Excuse-moi, je sais que Teyla n'est pas ta véritable mère, mais je sais qu'elle compte pour toi plus que n'importe qui au monde. Je sais que Teal'c est la seule personne avec qui tu est complètement honnête et je sais que tu as toujours comblé tes besoins de materner quelqu'un en suivant Tyler à la trace. Je sais que malgré tout ce que tu veux nous faire croire, t'as encore sacrément la trouille du tonnerre, mais je sais aussi que le noir t'effraie plus encore que n'importe quoi. Je sais que tu n'es pas capable de dormir tant que tu n'es pas certaine que tout le monde autour de toi dorme aussi. Je sais que tu détestes ne pas avoir le contrôle, peu importe la situation. Je sais que t'es toujours frigorifiée lorsque tu te couches le soir, et ce même s'il fait cinquante degrés à l'ombre. Je sais que tu adores le bruit du vent qui fait bouger les feuilles des arbres, et que c'est probablement une des seules choses au monde qui te permet de te relaxer complètement. Je sais exactement le nombre de grains de beauté qui recouvrent la surface de ta peau même s'il y en a un nombre apparemment infini. Et je sais qu'il se passe « je sais pas trop quoi » avec cette colonel Samantha Carter parce que quand elle est dans les parages, le rythme de ta respiration change. Alors fous-moi la paix avec tes idées de grande individualiste, et bon sang retourne-toi !

William vit les épaules de Mac s'affaisser. Il était allé trop loin. C'était bien la première fois de sa vie qu'il criait autant sur quelqu'un, et il fallait que ça tombe sur elle. Elle cacha son visage de ses mains, et c'est comme ça qu'il sut qu'elle pleurait. Il fit un pas vers elle mais fut interrompu par un geste qu'il n'attendait pas : elle pivota et lui fit enfin face.

Il ne l'avait jamais vue ainsi: son visage était maculé de pleurs. Ces larmes n'avaient rien à voir avec celles qu'elle avait versées dans les derniers jours, rien à voir avec celle qu'il avait vu sur son visage lorsqu'elle lui avait volé vingt-cinq ans de sa vie… Ces larmes étaient différentes. Pleines de peur et d'angoisse, elles représentaient une détresse qu'il n'avait jamais vue chez Mac. Elle leva la tête et le regarda dans les yeux, et leurs deux regards d'accrochèrent l'un à l'autre. Elle se mit à pleurer de plus belle. Il rétrécit l'espace qui les séparait et s'approcha d'elle, jusqu'à ce qu'il n'ait plus d'autre choix que de la prendre dans ses bras. Il la sentit au même moment s'effondrer contre lui. Il ignorait ce qui l'avait traumatisée autant, mais il savait que ce n'était pas uniquement l'épisode de sa transformation qui l'avait laissée ainsi. Il la laissa pleurer ainsi un long moment, puis elle se recula un peu.

- Raconte-moi, lui dit-il simplement.

Elle lui prit la main, puis le guida jusqu'à la rampe de sécurité. Faisant tous les deux face à la mer, elle commença son histoire :

- Tout a commencé le jour où les quatre voyageurs du temps sont arrivés dans la cité…

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Dans la salle de contrôle, les techniciens vaquaient à leurs occupations habituelles. Teyla était en poste, et attendait une communication de SG-B, qui devait se faire dans sous peu. Lorsque la porte s'activa, Teyla fut tout de même surprise.

- Ils ont une bonne demi-heure d'avance, s'étonna un des techniciens.

- Non, fit une autre technicienne, c'est le code d'identification de SG-E…

- SG-E ? l'interrogea Teyla. Déjà ?

Elle n'eut pas le temps d'ajouter quoi que ce soit, que la voix de Sheppard criait dans les haut-parleurs.

- Baissez le bouclier ! Nous sommes attaqués, baissez le bouclier !

Teyla ne se fit pas prier et obéit à John qui arriva en trombe à travers la porte, suivi de près par Mitchell et de deux autres soldats. La porte se referma derrière eux. Arrivant au pas de course dans la salle d'embarquement, Teyla se dirigea directement vers Sheppard.

- John ! s'exclama-t-elle. Mais que s'est-il passé ? Où est le reste de l'équipe ?

Les quatre arrivants étaient exténués. Ce fut Mitchell qui réussit finalement à articuler les mots que tous redoutaient :

- Des Wraiths… Encore une fois… Et quelque chose me dit que toutes ces attaques ne sont pas le fruit du hasard.


Bon, maintenant que l'histoire de Mac et William est réglée, on va pouvoir se concentrer sur les choses sérieuses (donc, les shippeurs qui tout comme moi se meurent d'envie de voir Sam et Jack ensemble dans "Continuum", ne vous inquiétez pas, ça viendra !). Je sais que ce petit chapitre peut paraitre insignifiant, mais il a son importance, vous allez voir ! J'attend toujours vos reviews, vos commentaires et vos idées, c'est toujours une vraie fête quand je vous lis !!!