Le Projet A
Disclaimer : Voir prologue
Résumé : UA Big Four Poudlard. Raiponce, Harold, Mérida et Jack. Quatre ados qui ne se ressemblent en rien. Quatre ados qu'un livre écrit par les Maraudeurs va rassembler en un seul projet. Le Projet A.
Note : Cela risque d'être un peu moins rose que dans les films. Il va y avoir des morts, du sang, ect. En bref, tout ce qui justifie le rating T. Tout ce qui sera au-dessus de T (comme les lemons, par exemple), sera publié sur une fic à part. S'ils sont publiés…
Chapitre non-corrigé par Aangelik. Une petite pensée pour elle qui va devoir se passe d'internet durant le mois d'août.
Et maintenant, place à la fiction !
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Bonus n°3 : Drôles de fêtes
Tentant de se faire la plus discrète possible, une ombre ouvrit la porte avant de se faufiler à l'intérieur. Enfin, « se faufiler » était un grand mot : l'ombre, un homme relativement costaud que ce soit en hauteur, en largeur et même en épaisseur, avait apparemment sous-estimé la place qu'elle pouvait prendre. Ça plus un manque de délicatesse certain envoya la porte se cogner tout droit dans le mur.
Étouffant un grognement désappointé, Stoick sortit sa baguette et lança un « Lumos » histoire d'éclairer son chemin. Il aurait peut-être dû y penser avant, mais l'alcool ne l'aidait clairement pas à avoir les idées claires. Trois fûts de bière partagés avec Gueulfort. Snoggletog avait été terrible cette année.
S'éclairant à l'aide de la lueur magique, il distingua rapidement l'escalier. D'habitude, les bottes de son fils y reposaient, déposées là par l'adolescent quand il montait se coucher. C'était une règle instiguée par Val de son vivant et Harold mettait un point d'honneur à la respecter. En conclusion : pas de lumière, pas de bottes donc, pas d'Harold.
En lâchant un soupir, Stoick alluma la lumière d'un sortilège avant de s'asseoir. Si Harold n'était pas là alors que Mrs. Hofferson lui avait promis, comme chaque année, de le reconduire, cela ne pouvait vouloir dire qu'une chose : il était dans la forêt.
Même si son fils avait toujours cru qu'il n'était pas au courant, Stoick avait découvert ses sorties annuelles dès que l'adolescent, qui était à l'époque un enfant, s'y était mis. Mrs. Hofferson était peut-être une gentille femme au foyer, mais elle avait été une redoutable traqueuse et tueuse de dragon dans sa jeunesse. Il en fallait plus pour la berner que quelques lumières allumées pendant 10 minutes et une dose de discrétion.
Mais s'il avait su qu'Harold partait, il n'avait jamais cherché à savoir où. Le sort de pistage placé sur son fils ne lui avait jamais indiqué le moindre danger, donc il préférait ne pas s'en occuper. Peu importe ce que disait le jeune garçon, son père savait lui laisser un jardin secret.
Cependant, Stoick se doutait que cela avait un rapport avec les dryades. De son vivant, sa femme lui avait dit quelles étaient moins fortes, même si toujours invulnérables, durant les jours qui suivaient les solstices. Peut-être qu'Harold allait à leur rencontre. Était-ce une mauvaise chose ? Au travers du brouillard alcoolisé, Stoick peinait à se décider. Et comme à chaque fois qu'une telle situation se présentait, il attrapa le portrait de sa femme qui reposait sur la cheminée.
« - Que dois-je faire, Val ? »
Mais le portrait resta silencieux. Comme toujours. En soupirant, Stoick décida d'aller se coucher. Au moins laisserait-il à Harold l'illusion de ne pas avoir été découvert.
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Tatiana, installée entre son beau-père et Éric d'Arendelle, laissait son regard parcourir la grande salle.
Cette année, Noël se déroulait chez l'Héritière. Et on pouvait dire que les d'Arendelle avaient mis le paquet. Statues de glaces immenses, fleurs gelées, neige… Mais le plus impressionnant restait les automates glacés conçus par la jeune fille. Elle n'avait même pas à s'en préoccuper, vu qu'elle leur avait insufflé de la vie, une des capacités propres à l'Héritier des Frost.
Ces fameuses capacités que Jack enviait tant à sa cousine. Parfois, Tooth avait peur que la jalousie consume son fils. C'était déjà arrivé par le passé, des seconds qui jalousent les Héritiers. C'était même monnaie courante. Mais les rares qui osaient tenter un putsch l'avaient regretté. Tous seconds qu'ils soient, rien n'égalait la puissance d'un Héritier dont la vie était en danger. L'esprit de Jack Frost les protégeait sans états d'âme et le résultat n'était pas joli à voir.
Chassant ses sombres pensées, la jeune femme continua son tour de salle. On n'en était qu'à l'entrée, les invités n'étaient donc pas assez imbibés pour que l'ambiance se déride. Mais elle savait qu'après quelques bouteilles de vin, la bonne humeur de North deviendrait contagieuse et que même le sérieux Éric serait un peu plus expansif.
En attendant, les seuls bruits qui trahissait qu'aujourd'hui c'était Noël, une fête de famille joyeuse, provenaient de la table des enfants, table à laquelle s'était rapidement joint Jack, qui n'en pouvait plus des conversations guindées des adultes.
Donc, Jack entouré d'Emma, d'Anna et de Valéry, s'amusait à créer des formes rigolotes avec sa magie, avant de pousser l'autre jeune garçon à tenter de faire la même chose.
« Veilleuse », comme l'appelait Jack, ferma les yeux pour se concentrer avant de rouvrir les mains. Ce qui avait été un renne dans celles du plus âgé ressemblait davantage à un chat ayant survécu à un accident de voiture dans celle de l'enfant.
La jeune assemblée éclata de rire, avant que Jack ne se mette à expliquer à son « frère » comment faire. Tatiana était heureuse que la cohabitation se passe aussi bien, ses deux enfants ayant accepté sans problème le nouveau venu. Jack veillait sur le garçonnet comme sur un joyau, les rares moments où il était là.
« -Je propose, beugla presque North, qu'on chante un petit coup ! »
Vu comme les autres acquiesçaient à la proposition, ils étaient peut-être un peu plus avinés qu'elle ne l'avait pensé au début. Bon, la soirée commençait.
Elle jeta un dernier coup d'œil à la table des enfants, se faisant une dernière réflexion : il faudrait vraiment qu'elle achète un rasoir à Jack. Ce qu'il avait sous le nez finirait par ressembler à une chenille si elle n'y remédiait pas.
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Trois gouttes. Pas une de plus.
PLIC … PLIC … PLIC
La tension présente dans les épaules de Gothel se relâcha quand la potion prit une jolie couleur pourpre. L'ajout de l'essence de veracrasse à la base bézoard – bile de tatou était une opération dangereuse, du fait de l'instabilité du mélange. Mélange qui allait maintenant lui servir à créer une potion Wiggenweld, un excellent élixir de soin qui serait renforcé par les ondes positives de l'équinoxe d'Hiver.
Profitant du fait que la potion devait maintenant reposer trente-deux minutes vingt-sept secondes exactement, on ne devenait pas la meilleure de la profession avec des approximations, la sorcière enclencha sa clepsydre avant de s'asseoir dans le fauteuil qu'elle gardait dans l'atelier pour les potions qui demandaient une surveillance accrue. Bien installée dans le fauteuil confortable (mais pas trop histoire d'éviter de s'endormir), elle prit le temps de réfléchir à sa fille.
Depuis le début des vacances, elle n'avait cesse de tendre l'oreille pour essayer d'entendre les infructueuses tentatives musicales ou de humer l'air dans l'espoir de renifler des cookies tout chaud. Tout ce que sa tendre enfant faisait quand elle était à la maison. Gothel était donc parvenue à une conclusion : Raiponce lui manquait.
Bien sûr, on aurait pu croire qu'elle se serait faite à son absence durant l'année, mais le truc c'est que cela faisait près de 14 ans que sa fille était dans la maison en cette période. Et la potionniste détestait que l'on perturbe ses habitudes. Et même si sa fille était relativement silencieuse, c'était tout de même une présence dans la maison. De plus, quand elle était là, Gothel pouvait être sûre qu'elle était protégée, grâce aux multiples sorts posés sur la demeure. Alors que là-bas, dans un vieux château écossais, il pouvait lui arriver n'importe quoi.
Du coin de l'œil, elle vit qu'il lui restait 17 minutes 16 secondes avant de devoir reprendre la préparation. Une autre partie de son cerveau lui fit remarquer qu'il serait bientôt minuit. Une troisième, peu sollicitée ces temps-ci, tenta de faire lui parvenir qu'en plus, on était le 31 décembre. Dans quelques minutes, ce serait le 1er janvier, premier jour de l'année.
Dans un geste automatique, la sorcière tendit le bras pour attraper la coupe de champagne non-alcoolisé à ouverture sans risque que sa fille débouchait chaque année. Quand sa main ne rencontra que le vide, ses sourcils se froncèrent. Définitivement, Raiponce allait devoir revenir l'année prochaine, histoire que tout redevienne comme avant.
« Quoique… », se dit-elle en avisant son étagère couverte de potions de soin toutes neuves, « Cela mérite peut-être réflexion. »
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Découpant délicatement sa viande, Élinor réfléchissait elle aussi. Ces vacances de Noël avaient été spéciales. Pas désagréables mais plutôt inhabituelles.
Déjà, elle avait dû se préparer psychologiquement à l'arrivée de sa fille. Pas qu'elle la redoutait, non, mais Mérida était relativement lunatique et était parfaitement capable de lui en vouloir pour cette histoire de fiançailles, alors même qu'Élinor avait reconnu ses erreurs avant qu'elle ne parte à Poudlard. Elle acceptait volontiers de devoir attendre un ou deux ans avant d'officialiser l'union. Enfin, bref, elle devait se préparer à accueillir une Mérida de mauvais poil.
Ensuite, il y avait cette histoire d'amie. Mérida n'avait jamais réellement eu d'amis, surtout des connaissances tels les fils des trois clans voisins ou les Weasley. Mais jamais de vrais amis qu'elle voulait amener à la maison pour Noël. Et encore moins des amiEs. Alors Élinor ne savait pas trop comment elle allait devoir agir avec cette « Raiponce Tower ». Qu'attendait-on de la mère d'une meilleure amie ? De la gentillesse ? De la froideur ? Ou simplement de la neutralité ?
Ses réflexions furent coupées par l'arrivée du carrosse, qui lui réservait deux bonnes surprises. Tout d'abord, sa fille lui semblait être d'une relative bonne humeur. Et ensuite, son amie semblait être la parfaite petite fille que Élinor aurait voulu que Mérida soit. Elle était tranquille, polie et elle aimait l'histoire et la musique, au point que la Lady Dunbroch commença à lui donner des cours de piano, des leçons qu'elle suivait avec application.
La première semaine et Noël furent sans encombres, les deux jeunes filles passant beaucoup de temps ensemble et Raiponce venant rejoindre la mère de son amie quand celle-ci avait des cours de tir à l'arc. Le troisième jour après son arrivée, la demoiselle blonde avait même réussi à calmer les terribles triplets.
Au début de la seconde semaine de vacances, se disant que son entente avec la jeune fille était une opportunité, elle se décida à qui demander d'être son intermédiaire entre elle et sa fille, histoire de mettre sur le tapis cette histoire de Nouvel An, auquel étaient invités non seulement les Seigneurs, mais aussi leurs fils, contrairement aux années précédentes.
« Finalement » se disait-elle en finissant son assiette, « cela ne s'est pas si mal fini que ça. » Effectivement, si sa fille tirait la tête, elle était au moins venue, correctement habillée et ne semblait pas tenir rigueur à son amie d'avoir été l'intermédiaire. Peut-être y avait-il de l'espoir pour ces fameuses fiançailles.
Ou peut-être pas, vu comment Mérida venait de littéralement grogner sur le fils McGuffin.
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Et voilà le bonus trois. Au fond, il ne sert quasiment à rien (comme les n°1 et 2) mais je trouvais chouette de voir un peu les parents de nos héros.
Pour le chapitre 21, j'ai pris mon mardi pour réfléchir tranquillement et mettre mes idées à plat. Ce qui fait qu'à l'heure où je vous parle, le chapitre est à moitié écrit. Je vous remercie pour vos encouragements et vos conseils. Et espérant que ça ne m'arrivera plus.
A lundi !
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