Note de l'auteur = Merci merci 1000 fois pour tous vos compliments, tous vos reviews... Vous ne pouvez même pas savoir quel point ça me fait plaisir ! Surtout en ce moment ^^

J'ai enfin classé le dossier Belahans Jiwa dans mon dossier de fics déjà finies... Et ça m'a fait tout drôle =S Je sais bien qu'il me reste quelques chapitres encore à poster, mais je ne sais pas vraiment quoi faire après... J'ai mes deux idées de fics, et celui de recueil d'OS, mais j'ai beaucoup de mal... aussi sans doute parce que j'crois que Belahan Jiwa est et restera ma meilleure fiction -d'ailleurs, je pense que tous ceux qui lisent toutes mes fics pensent aussi la même chose. Non ? Alors, je ne sais pas... Peut être que je vais complètement arrêter fanfic, ou recommencer sous un autre pseudo... abandonner la kittysee que j'étais à 15ans et me mettre à autre chose... J'aimerai écrire sur autre chose qu'Harry Potter aussi... BrefOuille, suis en pleine remise en question et je ne sais pas vraiment quOi faire... --' C'est peut être la nouvelle année qui me rend folle ?

Après tout ce blabla sans importance, j'vous dit simplement Bonne lecture ! [Les paroles sont celle Unintended de Muse ^^ juste... elle m'a fait pleurer la première fois que je l'ai entendu...]

Belahan Jiwa.

Partie 2. Chapitre 3.

"You could be my unintended choice
To live my life extended
You could be the one I'll always love
I'll be there as soon as I can
But i'm busy mending broken
Pieces of the life I had before..."

Layla détacha ses cheveux pour la dixième fois en une heure à peine, son souffle de plus en plus haché dans sa poitrine. Elle avait eu du mal à respirer toute la journée et ça ne s'arrangeait pas.

Gabriel contemplait sa grande sœur d'un air effaré, ne comprenant pas exactement pourquoi elle s'agitait comme ça.

« Lay ! » Brailla-t-il en tendant les mains vers elle depuis le sol, entouré de ses jouets.

Layla s'observait dans le miroir, ne s'étant jamais trouvé si peu attrayante. Une petite voix au fond de son crâne la taquina: « Mais pourquoi veux-tu l'être ? ». Sa conscience lui rappela qu'elle avait un merveilleux petit ami. La jeune fille se fusilla elle-même du regard dans le miroir, étant donné que personne n'était là pour le faire.

« Tu es une crétine, Layla Malefoy! » S'insulta-t-elle calmement.

Elle détourna le regard de son reflet et se dirigea vers son petit frère qui tapait une figurine parlante contre le coin de la table basse avec une incroyable violence.

« Ryry! » S'exclama-t-il en montrant le personnage.

Layla haussa un sourcil avant de s'asseoir en tailleur face à son imbécile de petit frère qui continuait à violenter le personnage en plastique qui répétait inlassablement :

« La violence ne résout rien ! La violence ne résout rien ! »

Layla, perdant patience, récupéra l'objet. Gabriel se mit à pleurer, et elle lui rendit, n'ayant pas le courage de se battre ce soir là.

« Gab ? Chuchota-t-elle au bambin qui releva la tête vers elle comme pour lui montrer qu'elle avait toute son attention. Je prie sérieusement pour que toi tu ne sois pas comme papi et mamie, maman et papa, et Jared et moi… Tu auras bien de la chance si tu ne vis pas ça…

- Vi ! » Acquiesça-t-il très sérieusement, ne comprenant sans doute pas un mot de ce qu'elle avait dit.

Layla appuya son visage dans sa paume en faisant la moue. Gabriel se leva sur ses petites jambes tremblotantes et se mit à jouer avec ses cheveux, y faisant pleins de nœuds. Elle s'empara du petit garçon et le hissa sur ses genoux en grimpant sur le canapé. Elle coiffa rapidement ses cheveux en deux longues tresses sous le regard de Gabriel qui enfourna son pouce dans sa bouche. Il appuya son petit visage contre sa poitrine et ferma les yeux doucement, bien calé comme contre un oreiller. Elle glissa ses doigts dans ses boucles brunes et les caressa doucement, le berçant contre son sein en chantonnant l'hymne de Poudlard. Le bambin s'endormit très rapidement. Elle se leva en tentant de secouer l'enfant le moins possible, et monta pour le mettre au lit.

Il ouvrit un peu les yeux au fond de son 'berceau' alors qu'elle mettait une couverture sur son petit corps.

« Bonne nuit, Gabriel. »

L'enfant se retourna en souriant, et plongea dans un profond sommeil.

Elle redescendit au salon après avoir pris un livre dans sa chambre et s'installa sur le canapé. Elle n'arrivait pas à se concentrer sur sa lecture et commença à grignoter tout ce qu'il lui passait sous la main. Des chips, du jus de citrouille, des Chocogrenouilles, un reste de plat à emporter du midi-même et encore du jus de citrouille.

Elle se planta devant le frigo, dont les parois lui renvoyaient son reflet.

« Espèce d'andouille de boulimique! » S'insulta-t-elle en ayant l'impression d'être une parfaite idiote.

Elle sursauta en entendant le portail du jardin grincer, inspira profondément et se chuchota à elle-même - se demandant si elle ne devenait pas folle à force de parler toute seule.

« Respire un grand coup, tout va bien se passer. »

Elle ferma les yeux avant de se diriger d'un pas pressé vers la porte d'entrée, ne voulant pas que Jared sonne afin de ne pas réveiller Gabriel. Elle l'ouvrit à la volée et se retrouva face à Jared, qui le doigt sur la sonnette se figea. Elle articula rapidement.

« Gabriel dort. »

Il lui adressa un vague sourire, et enfonça ses mains - devenues moites - dans ses poches. Elle baissa les yeux :

« Hey…

- Bonsoir. » Sourit-il, apparemment plus détendu qu'elle.

Ils restèrent sans bouger pendant quelques minutes avant qu'il ne propose:

« Je pourrais peut-être rentrer ? »

Elle acquiesça sans dire un mot et s'effaça en trébuchant pour le laisser passer. Il la rattrapa in extremis en souriant.

« Tu devrais te détendre… »

Elle haleta alors que les mains de Jared se déplaçaient sur son dos, et l'aidaient à se remettre sur ses pieds. Elle esquissa un sourire en se raclant la gorge, gênée. Il entra et elle referma la porte derrière lui.

« Tu veux quelque chose à boire ?

- Tu me proposes quoi ? » Demanda-t-il en la scrutant de haut en bas, ayant très envie de l'avoir elle.

Elle s'empourpra, et se dirigea en courant presque vers la cuisine. Il la dévora littéralement du regard, admirant son t-shirt blanc remontant sur son dos alors qu'elle se penchait vers le bas du frigidaire qu'elle venait d'ouvrir. Elle portait une jupe fluide qui lui arrivait juste au-dessous des genoux et il ne put s'empêcher de la reluquer.
L'air se chargea violemment d'électricité et elle se releva d'un bond.

« Tu sens ça ?

- Il fallait bien que ça revienne… souffla-t-il.

- Mmh… » Émit-elle simplement en se penchant à nouveau vers les boissons.

Il s'approcha d'elle et elle sentit son souffle sur sa nuque, se raidit et siffla entre ses lèvres entrouvertes :

« Jared…

- Oui ? Demanda-t-il d'une voix trop innocente pour être honnête.

- Qu'est-ce que tu fais ?

- Je regarde l'intérieur du frigo… Je voudrais bien un whisky pur feu. » Minauda t-il, un sourire sur les lèvres.

Elle frémit alors que la voix rauque de Jared chuchotait ses mots à son oreille, s'empara de ce qu'il voulait, les doigts tremblants. Elle referma la porte du frigidaire avant de s'y adosser et de lui tendre la boisson. Il la prit en souriant alors qu'elle chuchotait :

« Ne fais pas ça.

- Ne fais pas… quoi ? Grimaça-t-il en buvant à la bouteille.

- Tu es là pour qu'on parle. » Rappela-t-elle avec une moue sérieuse et innocente.

Il éclata de rire, et la regarda, un air attendri sur le visage.

« D'accord. Excuse-moi. Je voulais juste… »

Il haussa les épaules. L'électricité emplissait l'atmosphère, des petits courants traversant chaque particule d'air, les électrocutant tour à tour. Elle essaya de les oublier et marmonna :

« On va s'installer au salon ? »

Il acquiesça et la suivit, s'asseyant sur le canapé où elle avait bercé son petit frère un peu plus tôt. Il but son whisky et elle commença à parler.

« Je crois que… je te dois des excuses.

- J'ai déjà dit que je ne voulais pas en parler. Répliqua-t-il.

- Mais moi, je le veux. »

Il se tourna vers elle, son regard flamboyant de rage enflammant l'atmosphère, la brûlant au passage.

« J'ai dit que je ne voulais pas en parler, répéta-t-il.

- Mais…

- Il n'y a pas sujet à discuter, ok ?

- Bien sûr que si ! Riposta-t-elle en serrant les poings, la rage du jeune homme la mettant en colère elle aussi.

- Non. Alex t'a proposé de coucher avec lui, et tu n'as pas refusé, ignorant le fait que toi et moi sommes liés et que par conséquent ça me ferait du mal. Alors, non, je ne souhaite pas en parler parce que c'est sûrement la seule raison au monde qui me pousse à te détester autant. »

Elle se figea, et brusquement des larmes apparurent aux coins de ses paupières. Un vague éclat de surprise alluma les traits de Jared, de culpabilité aussi d'avoir dit ça avec autant de violence. Elle l'interrogea en un sanglot :

« Alors, tu me détestes ? »

Elle ne semblait pas vouloir y croire. Il baissa la tête vers le goulot de sa boisson et d'une voix rauque, démentit ce qu'il venait dire, reformulant une vérité dure à prononcer à haute voix.

« Non. Je me déteste.

- Quoi ? S'étonna-t-elle, une larme coulant sur sa joue rose.

- Je me déteste parce que… Je me déteste de t'aimer autant alors que tu n'es pas faite pour moi. Enfin si… tu es faite pour moi mais… Tu… ne m'aimes pas. »

Elle fronça les sourcils et le corrigea :

« Bien sûr que je t'aime.

- Pas comme tu aimes Alex.

- Non. Admit-elle. Je t'aime de toute mon âme. Lui, je l'aime avec le reste.

- C'est ton âme et le reste que je veux. »

Il se leva alors dans un geste d'une profonde lassitude, le cœur battant de plus en plus vite.

« Je ne vais pas rester si tu n'as plus rien à me dire. »

Elle chassa les larmes d'un geste rageur, avant de le supplier d'une voix frémissante :

« Reste. »

Il passa sa main sur sa nuque, sentant des frissons s'y former, alors qu'elle se levait à son tour. Il sembla réfléchir quelques instants et souffla :

« Tu… je serais mieux loin de toi. Du moins… Me retrouver seul avec toi est assez… douloureux.

- Ça l'est pour moi également. L'électricité, tout ça…

- Ce n'est pas à cause de l'électricité pour moi, Layla. » Riposta t-il.

Elle comprit où il voulait en venir. Il l'aimait. Être dans la même pièce qu'elle était douloureux physiquement comme mentalement. Elle le sentait. Une sorte de frustration s'emparait de son corps à elle aussi, et elle comprit que ça venait de lui, comme son inquiétude de la journée, comme son désir devant le réfrigérateur. Tout cela venait de lui. C'étaient ses émotions qu'il lui transmettait involontairement, et qui annihilaient ses pensées peu à peu… Les dissipant, et les remplaçant par les siennes. Elle s'approcha de lui, et s'empara de sa main.

« Je t'en prie, Jared. Reste… Reste encore un peu. »

Elle serra sa main plus fort, l'entraînant à l'étage sans qu'il n'ait aucune réaction. Il ne voulait pas la repousser. Il savait que ça la ferait souffrir et malgré tout, se refusait à lui faire du mal. Elle poussa la porte d'une pièce de l'étage et y pénétra après avoir allumé la lumière, qui éclaira à moitié la pièce.

« Mon refuge. » Murmura-t-elle.

Ils se trouvaient dans la bibliothèque. Emplie de livres jusqu'aux plafond, elle semblait recueillir des dizaines d'œuvres, moldus et sorcières. Il esquissa un sourire, et oublia pendant un instant où il se trouvait et avec qui même si l'électricité ne les quittait pas.

Elle s'approcha d'une étagère et lui tendit un livre.

« L'attrape cœur. Chuchota-t-elle en souriant.

- J'ai dû le relire une bonne centaine de fois. Confia-t-il. En fait, c'est l'un des seuls livres que je n'ai jamais lu de ma vie… »

Elle soupira, l'air faussement exaspérée et sentit un énième frisson la parcourir alors qu'il se rapprochait d'elle. Elle recula brusquement jusqu'à se retrouver le dos plaqué contre une des bibliothèque de bois.

Il se figea. Les rayons de la lampe accrochée au plafond éclairaient parfaitement le visage de Layla, le parant de milles éclats. Il détailla sa peau pâle et laiteuse quelque peu dorée par le soleil du printemps, et la rougeur contraire de ses joues qui sous la honte ou l'angoisse se coloraient irrémédiablement. Elle replaça une de des tresses derrière son épaule et brusquement l'air se chargea d'une toute nouvelle chaleur.

Plus pressante, plus dérangeante, plus électrique encore que tout ce qu'ils avaient connu auparavant. Plus lourde, plus tentatrice, plus séduisante, plus attractive… Plus incontrôlable.

Les mains de Jared se posèrent avec douceur sur ses épaules nues et elle cessa de respirer. Son visage se rapprochait inexorablement du sien et elle ne fit rien pour l'en empêcher.

Elle n'en était tout simplement pas capable. Son âme toute entière criait sa victoire au plus profond d'elle-même et elle se sentit aussi heureuse qu'elle lorsque les lèvres de Jared se posèrent sur les siennes. Il était plus hésitant qu'autrefois.

Il se détacha d'elle un millième de seconde pour jauger de sa réaction mais elle semblait figée. Le souffle de Jared contre sa peau la rendait folle, tout simplement. C'était un besoin animal, irrépressible, incontrôlable… Sa conscience lui souffla qu'elle voulait juste se trouver une raison valable pour obéir à un besoin.

Il l'embrassa à nouveau, plus sûr de lui cette fois, prenant cette absence de réaction comme un accord silencieux pour qu'il continue. Il s'empara de sa lèvre inférieure, la suçotant sensuellement alors qu'un gémissement s'échappait des lèvres de la jeune fille.

L'électricité se renforça dans l'air, les faisant frémir tous les deux, presque douloureusement, comme s'ils étaient soudainement malades, et alités par la fièvre. Des sueurs froides parcouraient leurs corps tout entier, et il glissa ses mains le long de ses bras.

Le gémissement qu'elle avait poussé quelques secondes plus tôt était avide, et le rendit avide à son tour. Il la plaqua plus violemment contre la bibliothèque et renforça son étreinte. La poitrine de Layla se soulevait alors que, haletante, elle semblait au bord de l'évanouissement. Ses doigts - jusque là restés inactifs - se levèrent, se posant sur le visage de Jared qui frémit. Prodigieux qu'un tel geste ait pu lui procurer pareilles sensations : il eut l'impression d'être traversé de haut en bas par des milliers de petites fibres électromagnétiques.

Alors c'était ça ? L'amour des Belahans Jiwa ? Il eut l'impression de renaître alors qu'elle passait ses doigts sur sa nuque, enfonçant ses ongles dans la chair, sous ses cheveux d'un noir d'ébène.

Alors qu'il l'embrassait plus fort, elle mordilla sa lèvre, pas vraiment par jeu, profitant de chaque parcelle de peau qu'il lui offrait alors qu'elle s'amusait avec les boutons de sa chemise.

Leur baiser devint plus dévorant, et il s'inclina légèrement pour baiser sa gorge, la renversant proprement. Elle appuya sur sa nuque, le forçant à se courber d'avantage pour atteindre sa poitrine. Il comprit et obéit avec joie. Il passa ses mains sur sa taille, et se saisit du tissu qui recouvrait le haut du corps de la jeune fille, l'aidant à le passer par-dessus sa tête. La poitrine nue devant lui, elle parut hésitante un instant mais il l'implora du regard et elle ferma les yeux, ses doigts passant et repassant inlassablement dans les cheveux du jeune homme après être remontés de long de son torse. Il sourit et dans la semi-obscurité s'empara de la pointe de son sein, l'entourant de sa bouche. Elle se courba et il suçota avec passion ce petit bout de chair tendu. Les bras de Layla passèrent autour de sa nuque. Il se redressa en souriant, alors qu'elle était parcourut d'un frisson. Elle avait les larmes aux yeux et il fronça les sourcils.

« Ce… ce n'est pas bien… » Réussit-elle à articuler.

Il se figea. Les bras de Layla ne le lâchaient pas, et elle ne s'éloignait pas de lui. Elle attendait simplement qu'il dise quelque chose. Il comprit qu'elle souhaitait qu'il la rassure. Il ne s'en sentit pas capable. Car elle avait raison, ce qu'ils faisaient était mal. Mais quoi que ce fût, quel que soit de degré d'immoralité de ce qu'ils vivaient, il ne désirait pas arrêter. Il s'inclina à nouveau, posant ses lèvres sur les siennes dans un baiser salé. Les larmes de Layla avaient fini par lui échapper.

Il quémanda, sa voix suppliante.

« Ne me repousse pas. »

L'électricité était toujours là. Impatiente. Frémissante. Elle déformait toutes pensées cohérentes, ne séparant plus le bien du mal, l'amour de la colère ou de la rancœur.

Ils restèrent sans bouger, puis avec une soudaine violence, le visage de Layla s'éclaira et elle s'acharna presque sur sa chemise. Un bouton se cassa et rebondit sur le sol, ce qui les fit rire. Il fit glisser le tissu qui s'écroula par terre tel un morceau de chiffon - coûtant tout de même une fortune bien qu'il ne s'en préoccupa guère en cet instant. Elle câlina son torse, s'attardant sur ses contours bien dessinés, apprenant par cœur chaque petit dessin formant les muscles de son buste athlétique. Il avait l'étrange impression de brûler sous cette caresse, ce dont il ne se serait sans doute pas rendu compte en vérité tant il était obsédé par le visage lui faisant face.

De toute sa hauteur, il eut l'impression étrange de la dominer, et se baissa un peu pour planter son regard dans le sien. Il se pencha vers son cou, y enfouissant le visage, mordilla son lobe d'oreille, sachant par instinct qu'elle aimerait ça. Le gémissement rauque qui lui échappa confirma cette hypothèse, et il se sentit un peu fier de lui. Ces morsures les stimulaient tous les deux et elle ne riposta même pas quand les mains de Jared glissèrent sur ses cuisses, remontant le tissu léger de sa jupe. Son souffle se fit seulement plus désordonné et elle l'appuya contre son corps. Elle le sentait, et ne s'échappa pas. Chaque parcelle de peau flamboyait. Son âme - si tant est qu'elle existât réellement quelque part dans son corps - semblait avoir pris possession d'elle-même.

Elle cessa de respirer en entendant le bruit d'une fermeture d'éclair qu'on ouvre. Mais ce ne fut pas de crainte, mais d'impatience. Elle voulait s'offrir réellement à lui comme elle aurait dû le faire depuis le début. Il passa ses mains sous ses fesses et la souleva comme si elle ne pesait que quelques kilos. Ses mains tâtonnaient sous sa jupe, et elle retint un gémissement quand il passa ses doigts sur son sous-vêtement. Elle s'enflammait. L'air aurait été irrespirable pour toute personne extérieure, mais le souffle haletant, ils s'en moquaient. Le monde autour semblait avoir disparu et c'est avec plaisir qu'elle sentit le supplice se terminer.

Il lui fit l'amour avec une toute nouvelle passion qui lui était inconnue. Pourquoi ne lui avait-on pas dit que c'était si bon ? Il avait l'impression d'être à des milliers de kilomètres du sol et elle chuchota son prénom une multitude de fois. L'électricité semblait palpable. Ils auraient sans doute pu la toucher, mais ils ne se rendaient plus compte de rien.

Seuls eux comptaient. Leurs peaux, l'étoffe de leurs vêtements… Tout se frôlait en un interminable va-et-vient et leurs langues se mêlaient comme le reste de leur corps.

Le monde sembla exploser autour d'eux alors que l'électricité semblait faire disparaître l'atmosphère. Elle atteignit son point culminant en même temps qu'eux. Ils n'étaient plus Layla Malefoy et Jared Nott. Ni deux corps séparés. Mais pour la première fois, ils furent étrangement complets. Ce furent non seulement leurs âmes mais leurs corps qui semblèrent satisfaits.

Ils s'écroulèrent côte à côte, leurs doigts emmêlés contre le parquet de la bibliothèque. Leurs souffles étaient brusques et confondus.

L'électricité disparut. Et ils émergèrent. Leurs corps humides entrelacés, aucun d'eux ne semblait disposé à bouger. Ils en étaient incapables. Toutes leurs forces étaient épuisées et pendant de longues minutes, ils restèrent fixés l'un à l'autre dans la même position, leurs corps tremblant, envahis par la fièvre.

O0°0O

Elle s'était évanouie. Tout simplement évanouie. Il la regarda pendant de longues minutes avant de passer sa main sous son front. C'était une simple petite perte de connaissance mais ça l'inquiétait un peu. Avec quelques clignements d'yeux, elle grommela quelque chose et il répliqua simplement d'une voix rauque.

« Tu te sens bien ? »

La voix de Jared ramena Layla à la réalité. La réalité de ce qu'elle avait fait. Et avec qui. Mécaniquement, ses jambes se resserrèrent une dernière fois autour de la taille du jeune homme avant de se décontracter complètement. Il la sentit bouger, et ne fit rien pour l'en empêcher. Au contraire, il se décala lui aussi pour la laisser s'éloigner. Le bruit de l'étoffe de la jupe de Layla lui procura une foule de frissons sans qu'il ne détermine pourquoi. Il eut l'impression que c'était un bruissement très désagréable, comme celui d'une craie sur un tableau noir. Elle se releva sans le regarder une seule fois. Son débardeur traînait par terre et elle le récupéra, ses gestes si lents, si mesurés, qu'il eut envie qu'elle parle, crie, hurle, mais bouge plus rapidement, ait une réaction… Une vraie réaction même si elle devait le détruire pour de bon.

Il se demanda comment les choses avaient pu être si parfaites quelques minutes plus tôt et si lourdes à cet instant. Il avait atteint le septième ciel pour la première fois de sa vie… Mais la chute était si brutale qu'il s'inquiéta de savoir s'il pourrait se relever un jour. Layla enfila son vêtement et baissa enfin les yeux vers lui. Des yeux trempés de larmes.

« Je… je ne sais pas ce qu'il nous a pris. Mais, nous n'aurions pas dû… » bredouilla-t-elle d'une voix faiblarde, alors qu'il se relevait à son tour, le visage dénué de toute expression.

Elle fut heureuse que l'électricité ait disparu, car il lui aurait impossible de le repousser dans le cas contraire.
Il reboutonna sa chemise, oubliant le bouton cassé par terre, et referma sa braguette d'un geste brusque.

« Je savais que tu dirais ça… Marmonna-t-il. Alex… »

Elle sentait les larmes couler sur ses joues et ne fit rien pour les arrêter. D'une voix subitement très aiguë elle annonça:

« Je l'aime. Vraiment.

- Je sais que tu l'aimes vraiment. Lui répliqua-t-il sur un ton de reproche.

- Je n'y peux rien. Souffla-t-elle. Ce serait vraiment plus simple si ce n'était pas le cas. Mais… c'est comme ça. Ne m'en veux pas.

- Au moins, j'aurai… profité une fois. Sourit il. C'était… incroyable. »

Elle s'empourpra, et d'une voix de plus en plus aiguë, acquiesça.

« Le mot est faible. C'était unique… je n'avais jamais ressenti ça.

- Je croyais que ça se passait bien avec Alex. Lui rappela-t-il, un rictus moqueur sur les lèvres.

- Pas aussi bien. Murmura-t-elle, plus calme. Mais… c'est l'électricité je suppose.

- Je ne sais pas si je dois bien le prendre… maugréa-t-il, de mauvaise humeur, légèrement vexé.

- Je suis certaine que tu es aussi parfait sans l'électricité. » Coupa-t-elle avec un sourire d'excuse.

Il soupira, et finit par sourire en la dévorant du regard, comme s'il lui disait au revoir. Une pointe de mélancolie pointait dans son regard orageux et elle s'enquit, la voix tremblante :

« Tu n'en parleras à personne, n'est-ce pas ? »

Il ferma les yeux pour ne pas la voir pendant quelques secondes, se demandant comment il pouvait résister à l'envie de la frapper.

« Non, je n'en parlerai à personne, acquiesça-t-il, ne desserrant pas les dents.

- Merci, Jared… »

Il haussa distraitement les épaules et rouvrit les yeux :

« Je vais y aller.

- D'accord. »

Il s'approcha d'elle et elle recula. Il esquissa un sourire.

« Je veux juste te dire au revoir, Layla.

- Au revoir. » Bredouilla-t-elle.

Il se pencha vers elle, et ne lui laissant pas le temps de se défiler posa une dernière fois ses lèvres contre les siennes, avec une effroyable douceur. Elle ferma mécaniquement les yeux et le temps qu'elle comprenne que ses lèvres ne touchaient plus les siennes, il avait disparu.

O0°0O

Jared croisa ses bras sur la rambarde du balcon de sa chambre d'hôtel. Une main tenait sa cigarette, l'autre un verre de vodka moldue. Un mal de tête insurmontable le tiraillait depuis près d'une heure.

L'odeur de Layla lui collait à la peau, mais l'idée même de s'en débarrasser en prenant une douche lui provoqua un intense pincement de cœur. Une partie de lui se moqua en persiflant qu'il devrait bien se laver un jour.

Il but sa boisson d'une traite et jeta sa cigarette qui s'éteignit avec la force du vent avant de rentrer dans sa chambre. Il se faufila dans la salle de bain, et se dévêtit.

Sa peau était étrangement rose, contrairement à d'habitude, comme avec des brûlures. Layla lui avait laissé un suçon sur la nuque et des griffures dans le cou. Il n'avait même pas remarqué pendant qu'ils faisaient l'amour qu'elle était si passionnée, mais elle avait laissé des marques.

Il se faufila dans sa douche, l'eau bouillante engourdissant ses muscles endoloris. La vapeur l'enivrait doucement et il s'appuya contre la paroi, le cœur battant douloureusement contre ses côtes. Une veine palpitait dangereusement sur sa tempe et il tenta d'occulter les dernières heures qui venaient de se dérouler. Il ne voulait pas se rappeler de l'effet de la peau de Layla contre la sienne…

Rien que le souvenir de ces instants lui provoqua une foule de frisson et il dut se cramponner au pommeau de douche pour ne pas s'écrouler. Doucement, il se laissa glisser contre la paroi glacée et humide et enfouit son visage entre ses paumes, tremblant de tout son corps.

Sans qu'il ne puisse se contrôler, des larmes dégringolèrent sur ses joues. Plus de rage que de tristesse, il se mit à pleurer - chose qu'il n'avait pas faite depuis deux ans, deux mois et vingt huit jours… Il se rendit compte qu'une fois encore, Layla était la cause de ses larmes.

Il se sentait ridicule à pleurer comme ça au fond de sa douche, l'eau se mêlant à ses larmes… Mais étrangement, il ne fit rien pour les arrêter. À quoi bon ? Personne n'était là pour le regarder…

O0°0O

Layla s'étala de tout son long avec un reste de pizza. Il était prêt de trois heures du matin mais impossible de trouver le sommeil. Après s'être douchée quatre fois, l'odeur de Jared semblait toujours lui coller à la peau. Elle appuya furieusement sur la télécommande et fut étrangement heureuse que sa mère soit une Née-Moldue connaissant la télévision. Elle zappa plusieurs fois avant de se caler devant un film idiot où une femme se mariait à plusieurs hommes différents pour les tuer et récupérer leur argent. Comme si un homme ne suffisait pas…

Layla engouffra sans y penser une deuxième part de pizza, et ouvrit une bouteille de soda qu'elle avala d'une traite. Si elle continuait comme ça, même l'amour d'Alex ne serait plus aveugle…

Brusquement, une tête brune apparut à ses cotés et elle sursauta

« Gabriel ! » Hurla-t-elle alors que le bambin lui lançait un sourire innocent.

Elle regarda tout autour d'elle, essayant de comprendre comment un enfant mesurant soixante-quinze centimètres avait pu quitter son lit, ouvrir la porte de sa chambre et descendre les escaliers sans qu'elle ne l'entende. Il tendit les bras vers elle et Layla s'exclama.

« Mon dieu, Gabriel ! Comment es-tu arrivé là ? »

Le bambin haussa les épaules et babillant inlassablement « Lay, Lay, Lay ! » jusqu'à ce qu'elle finisse par le prendre dans ses bras. Comment avait-elle pu ne pas l'entendre ? Elle le dévisagea alors qu'il tentait de mettre son poing dans sa bouche. Elle réfléchit quelques minutes avant de sourire.

« Dis, mon ange… tu n'aurais pas transplaner, par hasard ? »

Le petit Gabriel ne lui accordait plus aucune attention. Elle passa sa main dans ses cheveux et commença à se lever pour aller le remettre au lit. Il se mit à pleurer et elle s'assit à nouveau. Il lui adressa un éblouissant sourire et elle eut l'étrange impression de se faire mener par le bout du nez. Elle éteignit la télé, et s'allongea en s'emparant d'une petite couverture de laine qu'elle avait apporté. Elle installa Gabriel à coté d'elle, et il s'étala de tout son long, se calant contre sa poitrine.

Il mit son pouce dans sa bouche et elle l'encercla de ses bras, formant une sorte de barrière de protection pour qu'il ne tombe pas. En quelques minutes à peine, il plongea dans un profond sommeil. Le ronronnement régulier de sa respiration berça Layla qui le suivit de peu dans le royaume des rêves. Des rêves électriques qui se transformèrent rapidement en cauchemar. Ce n'est qu'à six heures du matin qu'elle s'endormit réellement, dans une sorte de sommeil comateux.

Note de l'auteur: Voili voulOu, j'espère que ce chapitre vous aura plu ^^ Et plus particulièrement la scène M parce que je crois que c'est la première fois que je passe autant de temps sur ce genre de scène xD J'voulais juste qu'elle soit parfaite... Et j'crois que j'ai fait mon maximum ^^' J'espère donc que ça vous a plu, et que vous ne vous êtes pas trop imaginer à la place de Layla xD

Si d'autres membres du CSANJ ont des petites histoires à proposer... Et toujours pas de CSANA [Alex !] ? nOn ? Ptites joueuses! suis sure qu'il y en a qui l'aiment mais qui ne veulent pas encOr' le dire ?

Merci encOr' pour tout vos reviews ! Je vous adOre ^^

BisOus bisOus, Reviews, Reviews !

Kit'

[Et aussi, Bonne année à tous -dieu que je déteste dire ça --' ! Bref, j'espère que vous serez heureux et puis voilà ^^']