Chapitre 26 : Changement radical.
POV Willy
Je ne comprenais pas ce qui se passait. J'étais debout derrière Mammy quand soudain je me trouvais à voler a travers la pièce, pour atterrir contre le mur opposé. Le choc me fit perdre connaissance. Je ne sais pas ce qui se passa. Je sentis juste des bras froid me prendre, et m'amener à l'étage. J'entendais les voix, mais je ne les reconnaissais pas.
Carlisle, il faut le transformer. Il a perdu beaucoup de sang, son cœur bat trop faiblement. Il ne survivra pas.
Nous ne pouvons prendre cette décision nous même Emmett. C'est à Zabou et Ethan de décider. Alice, va les chercher, Willy a besoin de ses parents auprès de lui.
J'entendais les pas d'Alice descendre les escaliers. Mon oncle Emmett était toujours là, me serrant contre lui. Je pouvais sentir sa douleur. Quand soudain Alice revint avec ma mère.
Carlisle, dit-elle, tu dois le transformer. Nous l'avons promis à Maylis. Je ne peux le laisser partir. Je t'en supplie.
Elle sanglotait à présent, des larmes qui ne vendraient jamais. Elle souffrait de devoir me transformer. Je savais qu'elle ne souhaitait pas me transformer. Mais elle l'avait promis à mes parents, et moi, je ne voulais pas les laisser. Je voulais vivre, même vampire.
Emmett, réussis-je à articuler, je… je veux… vampire.
Chhhhhhhh, me dit-il, on sait bonhomme. Ne dit rien. Tout va bien se passer. Tu vas avoir très mal, mais je sais que tu seras fort. Tu me le promets ?
J'hochais la tête pour lui dire que j'avais compris.
Soudain, je sentis une piqure dans mon cœur. Puis d'autres dans tout le corps. Je ne sais combien de temps cela dura, mais je pouvais sentir le feu en moi. Il me consumait petit à petit. Tout mon corps s'embrasait. La douleur était atroce. Seules les mains de mon oncle Emmett m'aidèrent à m'apaiser. Ses mains fraiches me soulageaient. Il les avait posées sur mon cœur. Et les déplaçaient de temps en temps pour rafraichir d'autres parties de mon corps en feu.
Plusieurs jours durant, je sentais des mains se poser sur mon corps. Ma mère, mon père et mon oncle Emmett se relayaient à mon chevet pour m'aider à calmer la douleur. Mais les mains que je sentais le plus étaient celles de ma Nelly. Elle était restée à coté de moi. Ma main dans la sienne. Elle pleurait, je voulais lui dire que tout allait bien. Je voulais la consoler mais mon corps ne répondait plus. Je ne sais pas exactement combien de jours j'étais resté dans cette chambre. Mais d'un coup je sentis mon cœur se briser.
Cette douleur était encore plus fulgurante que toutes les autres. Mon cœur était sur le point de lâcher. Je le sentais s'accélérer avant de s'arrêter net. J'étais mort. La transformation a-t-elle échouée ? Est-ce normal ? Les voix que j'entendais se firent plus nettes. Je percevais très distinctement celle de ma mère de celle de ma tante. Nelly pleurait toujours à mes cotés. Je me forçais à la regarder.
Lorsque j'ouvris les yeux, je la vis. Elle était encore plus belle que dans mes souvenirs. Ses cheveux étaient plus soyeux, ses traits étaient beaucoup plus fins. Sa beauté était différente que ce que je pensais. Dans mes souvenirs elle était tres belle, mais quand je la vois maintenant, je m'aperçois qu'elle n'est pas seulement belle, elle est telle une statue d'Aphrodite taillée juste pour moi. Ses beaux yeux bleus se posent sur moi. Elle est heureuse, ses yeux sont certes rougis par les pleurs qu'elle seule peut verser, mais ils gardent cet éclat d'amour profond.
Je me réveille enfin. Ma mère me prend dans ses bras, sanglotant lentement. Mon père est à nos cotés. Il semble triste. Pourquoi ? Je suis sauvé à présent. Lorsque je me tourne vers lui, il détourne le regard. Je me lève alors et m'approche de lui.
Daddy ? je vais bien ! lui dis-je. Tu n'as plus à t'inquiéter.
Willy, me dit-il, tout cela est de ma faute. Je suis tellement désolé… et il s'effondra.
Je le pris dans mes bras. Je ne voulais pas le voir comme ça. Rien n'était de sa faute. Il avait voulu me protéger. Je me sentais étrange. Je n'avais pas vraiment soif, contrairement à ce que je m'attendais. J'étais surtout curieux. J'entendais des bruits au loin. Comme des murmures. Je savais que ma condition vampirique aurait accentué mon ouïe, mais ce que j'entendais était trop éloigné. Je me tournais vers Nelly, afin de voir si elle entendait aussi.
« Mon dieu il est encore plus beau en vampire. Si je pouvais, je lui arracherais ses vêtements sur place »
Ce que j'entendais me fit rire. M'ais j'étais surpris qu'elle le dise devant mes parents. Je me tournais alors vers ma mère pour voir sa réaction. Elle me regardait en souriant.
« Je sens qu'il va se passer quelque chose. Je n'ai aucune confiance en cette Séléné. Elle manigance quelque chose. Il va falloir la garder à l'œil. »
C'est alors que je compris. Je pouvais entendre ce qu'ils pensaient. Toutes les pensées résonnaient dans ma tête. Il fallait que je me calme.
Willy ? tout va bien mon chéri ? me demanda ma mère. Willy ?
Mammy, j'entends trop de choses. Ca me fait mal à la tête. Tout le monde parle trop fort.
En voyant son regard elle avait compris. Elle appela aussitôt Edward et Bella.
Ed, je crois que Willy partage ton don. Il faudrait que tu l'aides. Bella, peux tu le mettre sous ton bouclier histoire de lui laisser un peu de répits.
A ce moment j'entendis un immense silence. Je me tournais vers ma tante Bella, la remerciant de son aide. Je pouvais donc entendre les pensées des gens ? Cela pourrait être très utile. Soudain mon père entra dans la pièce.
Allez mon grand, me dit-il. Il est temps de te nourrir. Tu es encore trop faible pour chasser, mais Carlisle t'as préparé un bon gros bol de sang bien chaud. Descend à la cuisine, déguster ton premier repas.
Je descendais donc à la cuisine. Tout le monde était là. Je vis mon oncle Emmett, et instinctivement je me jetais dans ses bras.
Oulla !!! doucement Willy-Wonka !!! je te rappelle que tu es plus fort que moi pour le moment.
Il avait insisté sur « pour le moment » et tout le monde se mit à rire. Je me souvins que je devais me venger de sa surprise lors de notre première nuit avec Nelly. Je le défiais donc, non pas au bras de fer, trop simple. Mais au déracinement des arbres. Je sais que ma mère voulait en enlever certains dans le jardin qui gênaient la vue. Apres avoir bu le sang chaud que Carlisle me tendait, je l'amenais à l'extérieur et le mis au défis.
Je te paris que je peux déraciner cet arbre plus vite que toi celui-là. Lui dis-je un sourire en coin.
Mais c'est qu'il a gardé son humour le petit monstre ! ria-t-il a son tour. Défis accepté.
Je le battais haut la main. Ce qui le mit hors de lui. Il ne s'arrêterait pas là. Je savais qu'il manigançait sa revanche. Amis j'avais le temps. Il me promit de m'amener chasser dès que j'aurais assez de force. Pour le moment je profitais pleinement de ma nouvelle condition, savourant mes nouveaux sens beaucoup plus aigus.
