Auteure de Because Of A Boy : cutestkidsmom

Traductrice de la version française À cause d'un garçon : Milk40

Merci pour tous vos commentaires, et bonne lecture.

Chapitre Vingt-Six : Suivre le courant

Nous passons les semaines qui suivent Thanksgiving à réorganiser notre vie. Edward a sérieusement besoin de souffler, et ça ne me ferait pas de tort à moi non plus.

Sébastien est très excité de faire enlever son plâtre la semaine prochaine. Pendant une heure, il parle avec enthousiasme de toutes les choses qu'il veut faire. Il mentionne l'escalade, mais même avec un bras parfait, je ne lui donnerais pas le feu vert.

Nous envisageons de l'emmener au cinéma et au minigolf du nouveau complexe sportif intérieur qui vient d'ouvrir à quelques pâtés de maisons de chez nous.

Aujourd'hui, cependant, la journée est consacrée à sortir toutes les décorations de Noël de mon grenier et commencer à les installer.

Naturellement, Edward demande s'il peut aider, mais une partie de l'opération 'Donner une pause à Edward' est d'apprendre à dire merci, mais non merci. Nous espérons être en mesure de partir pendant une semaine après le Nouvel An. D'ici là, nous nous contentons de suivre le courant sans en rajouter dans nos assiettes.

« Pourquoi exactement as-tu une boîte entière dédiée aux cônes de pin ? » Demande mon père en déposant la boîte à côté du divan.

« Eh bien, l'an dernier Seb a eu cet engouement pour le plein air. Il voulait que la maison ait une ambiance de Noël inspirée de la nature. Alors un soir après le dîner, nous sommes allés nous promener dehors. » J'indique la boîte. « Voilà ce qu'il a récolté. »

« Où vas-tu mettre tout ça ? » Il regarde les pommes de pin comme si elles allaient sauter sur lui.

« Un peu partout. Sur les rebords des fenêtres, dans l'arbre, autour de la couronne. L'an dernier, j'ai trempé quelques cônes dans un liquide pot-pourri que j'avais concocté, et je les ai placés dans des bols autour de la maison, mélangés à des ornements trouvés au hasard. » Je hausse les épaules. « Je penserai à quelque chose pour cette année, » je dis en commençant à démêler les lumières.

« Tu es une véritable Martha Stewart. » Il glousse.

« Non, certainement pas. D'ailleurs, ça pourrait bien ne servir à rien. Connaissant Seb, il aura un autre thème pour Noël cette année. »

« J'espère que ça n'impliquera rien qui siffle, » plaisante-t-il.

« Après l'histoire de la salamandre, je ne céderai plus jamais à ses yeux de chien battu quand il est question de choses visqueuses. » Je frémis rien que d'y penser.

« Elle est où, cette chose, d'ailleurs ? » S'enquiert mon père en regardant à la ronde.

« Dans sa chambre. »

Il hoche la tête. « Je vois, et est-ce qu'il s'en occupe bien ? »

« Bien sûr. » Je souris en songeant aux histoires que Seb lit à sa salamandre avant de se coucher.

« Maman, maman, j'ai une idée. » Seb arrive dans le salon en courant.

« Ah ouais ? Raconte-nous ça. » Je laisse tomber les lumières emmêlées et je m'assois sur le canapé, accordant toute mon attention à Sébastien.

« Un Noël fait maison, » dit-il avec un immense sourire.

Je regarde Charlie et relève un sourcil de manière entendue. Il rit et hausse les épaules.

« Je suis preneuse, mais… c'est quoi au juste, un Noël fait maison ? »

« Eh bien, » commence-t-il en s'affalant à côté de moi, « au lieu d'acheter un arbre, et une couronne, et tous ces trucs, on pourrait les fabriquer ? » Il trépide d'excitation.

« Tu veux un arbre en papier construction vert ? » Je ne peux pas cacher la déception dans ma voix. Noël, c'est en partie le plaisir d'aller chercher un sapin, de le dresser dans la maison, et de vouloir y mettre le feu quand les guirlandes restent coincées autour de sa base.

« Euh… » Il tortille ses doigts ensemble. « Peut-être que nous pourrions faire un com… un compromis ? » Il bégaye un peu.

« C'est un mot très savant, mon lapin, » je dis en souriant.

« Je l'ai appris de M. Emmett. » Il commence à frotter ses mains sur le devant de son pantalon.

« Cool. Alors, ce compromis ? » Je me penche plus près et j'écarte gentiment une mèche de cheveux de ses yeux, prenant note mentalement de l'emmener chez le coiffeur.

« Peut-être que nous pourrions acheter un arbre comme nous le faisons toujours, et, euh… peut-être que nous pourrions fabriquer toutes les décortions, » dit-il d'une voix tremblante.

« Décorations, pas décortions, mon lapin, et tu sais ce que je pense ? » Je regarde mon père qui observe la situation en train de se jouer devant lui.

Je reporte mon attention sur Seb, et il secoue la tête.

« Je pense que c'est une idée formidable, » je lui dis avec un grand sourire.

Il retourne immédiatement mon sourire et me fait un câlin. « Merci, maman. »

« Ça me fait plaisir. » J'embrasse ses cheveux et je le serre doucement avant de le relâcher.

« Bon, eh bien… » Mon père se tape les jambes. « Je suppose que nous devons aller chez Staples et acheter beaucoup de papier de construction. »

« Et si vous y alliez tous les deux pendant que je finis de démêler ces lumières ? » Je demande.

« Parfait, qu'en dis-tu, Seb ? » Bien entendu Seb accepte, et moins de cinq minutes plus tard, ils sortent de la maison, et je me retrouve sur le plancher, maudissant les lumières, et les guirlandes, et le clinquant… et adorant ça.

ooo

« Tu es excité, Seb ? » Demande Edward à un Sébastien qui ne tient plus en place alors que nous nous rendons chez le docteur pour faire enlever son plâtre.

« Super excité. Comme, un supra-méga-milliard de fois plus excité que quand tu m'as offert une étoile pour mon anniversaire. Et j'étais très très très excité cette fois-là, » gazouille-t-il joyeusement.

Edward et moi rions tous les deux.

« Tu vas devoir porter une attelle pendant un certain temps, mais ce sera du gâteau, » je lui dis, et il acquiesce et commence à se balancer contre le siège. Il est en train de se calmer tout seul, sans mon aide. Mon cœur se gonfle de fierté. Mon précieux garçon.

Nous nous garons chez le docteur, et Sébastien bondit pratiquement hors de la voiture.

« Attends, » dit Edward en le prenant dans ses bras. Je souris, les regardant tous les deux ensemble. Ils font vraiment la paire.

Je sais que Demetri voulait être là aujourd'hui, mais afin de ne pas avoir besoin d'aller en voyage d'affaires la semaine prochaine, il devait faire plusieurs conférences téléphoniques avec des consultants au Japon via Skype. La différence d'heure l'oblige à manquer le rendez-vous de son fils, mais ça va. Dem a fait des progrès remarquables dans sa relation avec Seb, et je ne pourrais pas être plus heureuse pour lui ou pour Seb.

Il y a de la musique apaisante et des murs colorés ornés d'aquariums dans le bureau du Dr Solis. On a l'impression d'être étreints par la sérénité. Ce n'est pas une chose facile à faire dans un cabinet de pédiatres, mais elle a parfaitement réussi ce tour de force.

« Hey, Sébastien, » dit l'infirmière avec un grand sourire.

« Hey. » Il se glisse plus près de moi et serre mon flanc.

« Es-tu prêt à te faire enlever ça ? » Elle indique son plâtre décoré artistiquement.

Il hoche la tête.

« Super. Dr Solis t'attend, viens lui dire bonjour. » Elle lui tend la main et attend.

Seb regarde sa main, puis il se tourne vers moi. Je lui fais signe d'y aller.

Il prend la main de l'infirmière, et tous les quatre nous longeons le couloir vers la salle qu'elle nous désigne. Chaque salle a un personnage de Sesame Street différent peint sur sa porte, et toutes les cinq minutes une locomotive passe en faisant teuf-teuf en haut du mur. C'est le cabinet de médecins le plus cool que j'ai jamais vu.

Nous installons Sébastien sur la table d'examen et répondons aux quelques questions que pose l'infirmière.

« T'es-tu déjà cassé quelque chose ? » Demande Seb à Edward.

« Je me suis cassé le nez, une jambe, ces trois doigts… » Il lève l'index, le majeur et l'annulaire de sa main droite.

« Wow, » dit Seb.

« Ouais, mais ça va maintenant. » Il sourit.

« Est-ce que ça t'a fait mal quand tu t'es fait enlever le plâtre ? » Je peux voir combien Seb est nerveux, alors je saute à côté de lui et j'enroule mon bras autour de lui.

« Non, ça chatouillait, à vrai dire. Ça vibre, et c'est ce qui fait que ça chatouille. J'ai beaucoup ri. Mon docteur a été obligé d'arrêter à quelques reprises parce que je riais trop fort, » lui raconte Edward, et il se détend rapidement.

« Toc, toc, » dit le Dr Solis avec un sourire éclatant en entrant dans la pièce.

« Hey Doc, » je réponds, et Seb agite la main.

« Bonjour, Sébastien, comment te sens-tu ? » Elle s'assoit sur un tabouret à roulettes et s'approche de lui.

« Ça va, je veux juste qu'on l'enlève. » Il lève son bras.

« J'imagine, alors c'est ce qu'on va faire, d'accord ? » Elle sourit, et il hoche la tête.

« Comment est la douleur ? » Demande-t-elle en commençant à palper ses doigts.

« Ça ne fait plus mal, » répond Seb.

« Super, vraiment, Seb, c'est fantastique. Tope là ! » Elle tape dans sa bonne main.

Quelques minutes plus tard, une infirmière roule une petite machine dans la salle. Je vois Seb agrandir les yeux.

« Est-ce… est-ce que c'est une scie ? » S'enquiert-il nerveusement.

« Oui, mais tu n'as rien à craindre car son seul usage est d'enlever les plâtres. Et elle fait très bien son travail. » Elle regarde le visage de Seb, et je sais qu'elle peut voir son appréhension.

« Veux-tu la tenir ? » Lui demande-t-elle.

« Je peux ? »

Elle acquiesce. « Bien sûr, mais fais attention, c'est mon amie. »

Seb prend la scie dans ses mains. « Elle est votre amie ? Mais elle n'est pas réelle. »

Elle hausse les épaules. « Je sais, mais elle ne me laisse jamais tomber. Je lui ai donné un nom. »

« Ah bon ? » Seb ne peut s'empêcher de glousser.

« Elle s'appelle Edwardine. »

Seb et moi éclatons de rire.

« Merveilleux, » lance Edward, se mettant à rire lui aussi.

« Qu'est-ce qui est si drôle ? » Questionne le Dr Solis avec un sourire jovial.

« Il s'appelle Edward, » j'explique.

Les joues de la pédiatre rosissent légèrement. « Vraiment ? »

Il opine. « Ouais. »

« Eh bien, Edward, si la scie partage ton nom, en quelque sorte, elle ne peut pas être si mauvaise, » déclare Seb en redonnant l'instrument au docteur.

Je tiens sa main pendant qu'Edward fait de son mieux pour le distraire avec des tours de magie impliquant des pièces de monnaie. Ça ne prend pas longtemps, et quand le Dr Solis a terminé, Seb a un bras poussiéreux et un plâtre en souvenir. Ensuite elle lui met l'attelle et l'ajuste à son bras.

« Voilà, ce n'était pas si terrible, n'est-ce pas ? » Demande-t-elle.

« Non. » Seb examine son bras et tripote le Velcro.

« Maintenant il y a le suivi, mais il faut aussi que Seb aille en physiothérapie afin de mettre toutes les chances de son côté. Il faut que son bras regagne sa force. Pour s'assurer de le faire de la bonne façon, il doit aller voir les bonnes personnes, » nous dit le Dr Solis.

Sébastien hausse les épaules. « Ok, je suppose. » Je sais qu'il entend ce que la pédiatre nous dit, mais il est trop occupé à passer un doigt à travers le petit trou dans l'attelle.

Elle glousse. « D'accord, que dirais-tu que je donne toute l'information à ta maman ? »

Il acquiesce et saute en bas de la table.

Edward l'emmène voir les aquariums pendant que le Dr Solis passe en revue les soins à lui donner avec moi, et je prends rendez-vous avec le physiothérapeute qui fait partie du personnel de son cabinet.

Elle donne une sucette à Seb, qu'il s'empresse de prendre et de fourrer dans sa bouche.

« On va voir un film ? » Demande Edward, et bien entendu Seb saute de joie.

ooo

Le cinéma n'est pas très bondé. Nous y entrons, et Edward glisse sa carte dans la billetterie automatique et prend nos billets.

« Alors, Les Mondes de Ralph, hein ? » Je demande.

« Ça va être super, maman. »

« Ok, allons chercher du pop corn, des hotdogs, et tout le tralala, » dit Edward alors que nous nous mettons en ligne.

Après avoir payé un montant ridicule pour notre nourriture, nous nous dirigeons vers la salle où le film est présenté.

Sébastien a cette manie de vouloir trouver le siège parfait. J'attrape Edward par le bras pour le retenir. « Attends, » je murmure à son oreille.

Nous regardons Seb monter quelques marches puis se retourner. Il secoue la tête et monte encore un peu. Il secoue de nouveau la tête et continue de monter. Il hoche la tête et avance dans la rangée.

« Maintenant ? » S'enquiert Edward.

« Non, » je réponds en riant.

Seb passe devant quatre sièges avant d'être satisfait.

« Ok, maintenant nous pouvons y aller, » je dis, et nous montons le rejoindre.

Tous les trois, nous parlons de sa salamandre et de la couronne de Noël qu'il a fabriquée lui-même. Edward et Seb sont intarissables au sujet du café, évidemment. Je me cale dans mon fauteuil et je déguste ma root beer et mon cheese dog.

« Ça va ? » Murmure Edward à mon oreille.

« Mmmhmm. » Je souris quand il embrasse doucement ma joue.

Les lumières baissent lentement, et bientôt nous sommes dans l'obscurité. Je garde un œil sur Seb quand l'écran s'anime et que le son emplit la salle.

Il est excité, mais je peux le voir grimacer à l'intensité du bruit. Je me penche vers Edward.

« Je vais aller m'asseoir de l'autre côté de Seb, » je lui dis, et il acquiesce.

Je change de siège en vitesse. Aussitôt que mes fesses entrent en contact avec le coussin du siège, Seb saisit mon bras et le serre presque douloureusement contre lui.

Nous passons toute la durée du film dans cette position. Mon autre main alterne entre les bouchées de hotdog et les gorgées de racinette.

À la fin du film, mon bras est endolori, mais le sourire de Seb en vaut amplement la peine.

« As-tu aimé le film ? » Demande Edward à Seb.

« Oui, c'était époustouflant ! Et toi, Edward, ça t'a plu ? »

« Oui, c'était très cool. »

Nous jetons nos déchets et retournons à la voiture.

ooo

Lorsque nous arrivons au complexe d'activités sportives, je me raidis en voyant combien de gens s'y trouvent. Le cinéma c'est une chose, mais Sébastien risque l'hyperstimulation ici au milieu de cette foule.

« Edward, il y a beaucoup trop de monde ici, » je murmure à son oreille.

Il m'adresse un sourire radieux, et je vois une expression malicieuse dans ses yeux.

« Toi, tu mijotes quelque chose, » je dis, et il se contente de hausser les épaules.

Nous suivons l'employée jusqu'à l'aire de location, où nous obtenons trois bâtons et trois balles de golf. Puis elle nous dit de nous amuser et s'en va.

Quand nous entrons dans le minigolf, il est complètement vide.

« Où est tout le monde ? »

« Eh bien, j'ai pensé que la foule serait trop agressante, alors j'ai loué la salle intérieure, » explique Edward. Il hausse les épaules. « Je leur ai dit que c'était pour un anniversaire. »

Je sais qu'il doit avoir payé une petite fortune pour ça, mais je sais aussi qu'il ne le voit pas comme ça. Il veut faciliter les choses pour Seb. Sa récompense ? Le bonheur de Seb.

« Edward, tu n'aurais vraiment pas dû, » j'halète.

« Ouais, eh bien, je déteste attendre derrière d'autres personnes de toute manière. Elles prennent trop de temps. » Et juste comme ça, la conversation prend fin et nous nous dirigeons vers la première piste.

Sébastien joue comme le font typiquement les enfants de sept ans. Il manque le trou à chaque fois. Il est distrait par les obstacles, et à un moment donné, Edward doit grimper sur un gros ouaouaron pour aller à sa rescousse.

Dans l'ensemble, nous avons beaucoup de plaisir.

Lorsque nous avons fini de jouer, je ris alors que trois pizzas et un énorme gâteau d'anniversaire nous sont livrés. Edward hausse les épaules.

« Ça faisait partie du forfait. »

Après la pizza, Edward plante des bougies dans le gâteau et les allume.

« Tu n'as pas à… » Je débute, mais il m'interrompt.

« Oh, mais si. » Il sourit et pousse le gâteau devant Seb et moi. Je lis ce qui est écrit dessus. Et je sens les larmes piquer mes yeux.

« Aux anniversaires manqués et aux os réparés. »

« Oh, Edward, » je murmure.

« Je sais, je me suis surpassé. » Il glousse.

Sébastien est extatique, et nous soufflons les bougies tous ensemble. Nous passons encore une demi-heure sur les lieux, à manger notre gâteau et à rire.

Le trajet de retour est calme et paisible. Sébastien s'endort sur les genoux d'Edward, et leur vue me remplit de contentement.

Je sens les yeux d'Edward posés sur moi, et mon regard va de mon fils à l'homme à qui mon cœur appartient.

Il sourit et articule « Je t'aime. »

Je rougis. Je ne peux pas m'en empêcher. Cet homme est la plus belle chose qui me soit jamais arrivée après Sébastien.

« Je sais, et je t'aime tellement, » je murmure en retour.

Il opine et appuie sa tête sur le dossier.

Quand Felix se gare dans mon allée, je tapote doucement Edward, et il lève les yeux.

« Nous sommes à la maison ? »

« Oui, laisse-moi prendre Seb, » je dis, mais il proteste.

« Non, va ouvrir la porte, je vais le porter à l'intérieur. »

Edward porte Seb dans la maison. Je décide de faire une entorse à la routine quotidienne, et ensemble nous bordons Sébastien dans son lit.

Quand nous fermons la porte, Edward se tourne vers moi. Il ne dit rien, il prend simplement mes mains et embrasse mes paumes ouvertes.

« Reste pour la nuit ? » Je lui demande. Il me regarde, et son sourire répond à ma question.

Pendant qu'il descend prévenir Felix qu'il peut partir sans lui, je vais dans ma chambre pour me rafraîchir. Tandis que je nettoie mon visage, je vois le reflet d'Edward dans le miroir.

« Alors, » dit-il en déboutonnant lentement sa chemise. Je me tourne vers lui, mais mes yeux ne regardent que ses mains.

« Ouais ? » Je dis dans un souffle.

« Veux-tu prendre une douche avec moi ? » Demande-t-il, et son offre à elle seule me fait frissonner d'anticipation.

« Oui. »

« Bien, » dit-il en retirant sa chemise, puis il se dirige vers la douche et ouvre le robinet.

Lorsqu'il est satisfait de la température de l'eau, il revient vers moi et me dépouille prestement de mes propres vêtements. Après avoir enlevé le reste de ses vêtements, il prend ma main, et nous entrons dans la cabine de douche ensemble. Il me lave comme si j'étais une fleur délicate, et à ma grande surprise, je tombe encore plus profondément amoureuse de lui.

Cette nuit-là nous nous endormons repus et infiniment amoureux l'un de l'autre. Je ne rêve pas quand Edward est avec moi, parce qu'il est mon rêve devenu réalité. Toute autre chose serait une insulte. Alors je dors, mes bras et mes jambes enchevêtrés aux siens, mon dos contre sa poitrine. Paisible, heureuse, aimée.

Passez un très bon week-end.

Milk