We rise or fall

A votre intention : Couples divers et varies, donc slash mais pas le sujet principal. Sinon, il y aura des mots assez crus (surtout des insultes et des jurons), pas de description gore mais je traite de sujets pas joyeux. Mais avec humour…

Disclaimer : alors, les persos ne sont pas à moi (exception de Lisah, Noah, Elijah, Elyon, Vinyan, Duncan, Plume, Isarn et pleins d'autres), je ne touche aucunement de l'argent sur ce que j'écris. Pour les runes, j'utilise les signes et les noms de Alice 19th (Lotis et certains Maarams) donc propriété de Yuu Watase.

Nota : ah, je suis en retard ? Bon, déjà, j'ai eu un nouvel ordi qui a un clavier totalement différent… j'écris donc deux fois moins vite parce qu'il est plus petit. Ensuite, je n'ai pas eu le temps pour écrire. Entre mes vacances, les vacances de mes parents qui ont squatté chez moi (et j'habite dans 18m² !) et mon stage dans l'édition, c'est la première fois en quatre semaines que j'ai un jour à ne rien faire (à part aller chez le dentiste, en urgence). Ainsi, je suis navrée que vous ayez dû attendre et j'espère que cette suite me fera pardonner.

Alors, place au texte. Enjoy !

En gras et italique, se sont des flash back. En gras, de l'elfique.


Chapitre XIII suite :

Décembre 1976, partie 3.

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« L'ignorance mène à la peur, la peur mène à la haine et la haine conduit à la violence. Voilà l'équation. »

Michael Moore, cinéaste américain.

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« Les lâches meurent plusieurs fois avant leur mort ; le brave ne goûte jamais la mort qu'une fois. »

William Shakespeare, extrait de Jules César

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Melda ne leur avait pas dit que la Reine blanche allait affronter la Reine noire. Qu'elle avait vu une main découpée par terre, tenant une épée elfique. Elle ne leur avait pas dit que le Roi blanc allait affronter le Roi noir, dans un combat épique, d'égale puissance.

Elle ne leur avait pas dit que l'issue de ce combat était incertaine.

Elle ne leur avait pas dit qu'un Potter allait mourir d'ici la fin de l'année.

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-24 Décembre 1976, Manoir Potter dans le comté du Wiltshire, près d'Oxford, 21h-

La veillée était très traditionnelle dans la famille Potter : un repas léger et surtout, le silence. Nathaniel et Daphné avaient invité Henry et Spencer, ainsi que Lisah et Olorin. Henry s'ennuyait ferme et regrettait le repas de l'année dernière (et ses cris, et ses attentats à la pudeur, et ses tentatives d'assassinats…) au contraire de Spencer qui accueillit ce silence avec bonheur. Olorin somnolait dans les bras d'Henry et ne mangea que très peu. Quand à Lisah, elle essayait vainement de paraitre heureuse.

Vraiment, c'était chiant. James et Sirius s'entreregardèrent avant de souffler sans aucune discrétion. A son côté, Severus avait le dos bien droit et appréciait le silence. Des bandes vertes dépassaient de sa robe de sorcier, signe qu'il n'était pas encore guérit. Mais la cohabitation se passait bien : les deux parties s'ignoraient.

Heureusement, demain, le jour de Noël, le repas de midi se passera à Galaë's. Différent du style des Potter. Plus proche de celui des Morgan.

''C'est chiant, lâcha Lisah. Je crois que je vais même m'endormir ici et maintenant.

-Je suis d'accord, hocha Henry. Demain, vous allez avoir un choc. Et pas un petit, alors il faudrait peut être préparé le terrain aujourd'hui. Si on parlait un peu ?

-J'admet que c'est préférable pour vous, continua Spencer. Demain, ça sera la guerre.''

Alors, les Morgan (et Potter Morgan) se mirent à animer une conversation. Sirius et James s'y mirent aussi. Olorin itou, même si tout le monde ne pouvait pas le comprendre. Et la soirée se passa rapidement, si rapidement qu'il fut l'heure de se coucher.

Lisah accepta l'invitation d'Ethan de faire du sport de chambre mais alla demander à son père de garder un œil sur Olorin. Quand à Harry, il alla discuter un peu avec Severus, qu'il n'avait pas revu depuis son arrivée ici.

L'adolescent était en train de lire un livre épais et mystérieux sur les potions lorsque Henry ouvrit la porte. Severus leva la tête et lui sourit. D'un grand sourire plein d'espoir. Potter n'était pas stupide, il avait bien vu le comportement de Snape à son égard. Il en avait même discuté avec Spencer, qui avait trouvé cela très drôle.

''Alors Severus. Comment se passe la vie, ici ?

-Nathan me soigne. Les deux abrutis me laissent tranquille. Et Daphné veut absolument me faire parler. Comment Potter a-t-il pu si mal tourné avec des parents comme ça ? Moi, ça me dépasse !

-Eh bien, d'après ce que j'ai compris, James a été très attendu et à donc été très gâté. Comment vas-tu, Severus ?

-Ca peut aller. Je dors encore beaucoup et je lis tout autant. Il n'y a pas grand-chose à faire.

-Tu éludes la question, Sev…. Par Merlin, ton grand-père à bien faillit te tuer ! Ne me dit pas que tu ne ressens rien à cet égard ?''

L'adolescent retourna à la lecture de son livre pour éviter de regarder son fantasme sur patte. Si jamais Henry s'approchait de lui, il ne résisterait pas. Et, bien sûr, il fallait que ce soit ce qu'il se passe.

''Sev. Tu ne pourras pas aller mieux si tu n'en parles pas, commença Henry avant de s'agenouiller pour se mettre à la hauteur de l'autre assis Je veux juste t'aider parce que je tiens beaucoup à toi et je pense sincèrement que tu mérites tout ce que tu veux. Alors …''

Henry avait été la deuxième personne gentille avec lui. La première s'appelait Lily. Lily qui l'avait laissé tomber. Après tout, avec tout ce qu'il lui avait fait, qui n'aurait pas réagit comme ça ? Mais les choses s'étaient arrangées ils se parlaient maintenant et il avait compris que sa jalousie contre James –qui est toujours là, il ne fallait pas exagérer non plus- n'avait aucun sens. Parce qu'il n'était pas amoureux de Lily. Lily avait été sa meilleure amie, presque comme une sœur.

Par contre, Henry… Henry, avec ses yeux verts, sa peau bronzé et son sourire avait réveillé en lui des choses… que tous adolescents avaient à cet âge. Tout en sachant pertinemment qu'il n'était qu'un fantasme. Un fantasme devant lui certes, mais un fantasme déjà pris, et par son professeur préféré en plus ! Spencer le poussait à réaliser ses rêves et c'était la troisième personne gentille avec lui. Il ne pouvait rien faire à l'encontre du professeur, même s'il mourrait d'envie d'embrasser Henry. Il pouvait juste dire ce qu'il ressentait.

''Je t'aime.''

Certes, Henry le savait –quoiqu'il pensait seulement que le jeune homme était attiré par lui- mais ça le pris par surprise. Il referma la bouche, se releva et reprit la parole.

''Ca, c'est faux, Severus.

-Mais si ! Je t'aime !

-Non. Tu aimes une illusion de moi. Je t'ai sauvé. Je t'es traité avec gentillesse, encouragé à poursuivre tes rêves. Tu es un adolescent, tu es attiré par moi. Mais tu ne m'aimes pas. Puisque tu ne me connais pas.

-Comment peux-tu savoir ce que je ressens ? Tu n'es pas en moi !

-Maintenant, je comprends les réticences de Spencer lorsque je me suis déclaré … ça va le faire rire. Sev. Je t'aime beaucoup, mais pas comme ça. Je pense que tu es trop jeune, que tu ne te connais pas suffisamment…

-Tu veux dire que je ne suis qu'un enfant, siffla le Slytherin.

-Non. Tu n'es plus un enfant depuis longtemps. Mais tu ne te connais pas. Tu ne connais pas ta force ni tes faiblesses. Tu ne connais pas tes qualités ni tes défauts…

-Je ne t'aime pas juste pour ton physique ! Ni pour ta gentillesse ! Tu es parfait, tu n'as aucune noirceur en toi, tu me contrebalance parfaitement !

-Severus, reprit Henry un peu plus durement. Rien que pour cette phrase, je peux t'affirmer que tu ne m'aimes pas. Je te souhaite une bonne nuit.''

Henry Potter prit ses jambes à son coup. Certes, Severus souffrait, mais c'était nécessaire. Il était … totalement détruit même s'il ne le montrait pas. On ne pouvait pas s'engager dans une histoire d'amour si on était dans cet état là. Surtout si on était dans cet état là. Il rejoignit rapidement sa chambre pour y voir Spencer en train de corriger des copies dans leur lit. Spence avait une passion pour le rouge, c'était tellement beau des copies, rédigées avec amour et courage, recouvertes de rouge sang.

''Henry ? Qu'est-ce qu'il y a ? Demanda le professeur, sans lever la tête du paquet de feuilles.

-Severus vient de se déclarer. Je suis… un peu choqué là.

-Tu le savais pourtant.

-Ouai… mais le vivre en direct… je n'étais pas prêt.

-Il s'en remettra, même si ça prendra du temps.

-Mouai. Bon, au dodo, je dois me lever tôt pour faire à manger. Et j'espère que cette fois, la nourriture restera sur la table.

-Tu dis ça, tu dis ça… mais tu as adoré.

-C'est bien vrai. Tu voir plonger dans ton verre de vin, regarder les disputes et les objets voler, la pâte à crêpe …

-Pose ta question, Trésor.

-Est-ce que … tu as déjà douté de mes sentiments ? Surtout au début.

-Oui. Bien sûr. Tu étais Henry Potter, bien sûr que j'ai douté.

-Parce que j'étais moi ou parce que je t'aimais toi ?

-Les deux, je pense. Pour moi, tu n'étais qu'un gamin. Mais je t'ai observé et j'ai vu que tu étais bien plus.

-Et le jour ou tu m'as accepté, pourquoi ?

-Tout le monde te voit comme l'homme le plus parfait, le plus lumineux. Tu m'as montré ta partie sombre, tes doutes et tes peurs. Je t'ai aimé le jour ou tu t'es montré entier.

-Je t'aime aussi. B'nuit.

-J'espère qu'il y a une bonne réserve d'alcool à la maison parce que…''

Henry était déjà dans les bras de Morphée. Ronflant sans retenue. Oui, pour tous les autres, Henry Potter était un saint. Mais pour lui, son fiancé, il lui avait montré sa part de noirceur lors du combat final. Ou ses doutes, juste avant. Et sa plus grande peur était de le perdre, lui. Oui, Henry Potter n'était pas parfait et c'était cela qui attirait le plus Spencer.

Quelqu'un frappa à la porte. Henry se retourna vers lui et manqua de renverser son encre. Le bras du plus jeune atterrit sur l'estomac du plus vieux. Spencer souffla et dit haut et fort un entrez tonitruant. Henry ayant retrouvé un sommeil profond, rien ne pouvait le réveiller. Un adolescent entra dans sa chambre, son élève préféré et il ne fallait pas penser aux paradoxes sinon, bonjour les maux de tête.

''Professeur Spencer, puis-je vous parler un moment ?

-Bien sûr, répondit-il en reprenant ses corrections.''

Severus Snape ne reprit pas la parole et regarda nerveusement le Potter endormi. Il attendit si longtemps que Spencer-Morgan relève les yeux et comprit vite le pourquoi de l'hésitation de son élève.

''Henry est dans un profond sommeil fait de nuage rose de barbe à papa, d'arc-en-ciel et d'autres choses absolument dégoutantes. Tu peux tout dire, il n'entendra rien.

-Je… je voulais m'excuser pour…

-Avoir dit à mon fiancé que vous l'aimiez ? S'excuser pour cela est encore plus stupide, Monsieur Snape. Et je ne vous en tiendrai pas rigueur alors vous pouvez de nouveau respirer. Vous êtes doué, vous méritez de pouvoir exprimer votre don, vous méritez cette chance.

-Je vous en rem…

-Et je sais à quel point Henry peut sembler formidable. Beaucoup de personnes sont tombées sous son charme mais peu l'ont réellement aimé. Je pense que, bientôt, vous saurez faire la différence entre.

-Sauf votre respect, Monsieur, comment pouvez-vous savoir cela ?

-Vous l'appréciez parce qu'il vous a sauvé d'une mort certaine. Ca, je le comprends vu qu'il l'a fait pour moi. Que voulez vous, c'est un Potter. Mais êtes-vous prêt à découvrir toute sa noirceur et être prêt à continuer à l'aimer ?

-Pourquoi me dites-vous cela ?

-La personne que vous croyez aimer, l'homme incroyablement bon, gentil, aimable… Henry l'est, c'est vrai. Mais il n'est pas que ça. Lorsqu'il aime quelqu'un, il est prêt à tout faire pour le sauver.

-Comment ça ? Jamais Henry n'utiliserai la magie…

-Absolument tout faire, répéta Spencer en leva la tête pour regarder son élève. Je ne suis pas jaloux. J'ai su dès qu'on s'est engagé qu'il y aura d'autres personnes qui voudront me le prendre. Mais la beauté de notre relation c'est qu'on s'en fiche. Parce qu'il a tout fait pour me sauver et c'est cet acte qui m'a fait comprendre à quel point je l'aimais. Et qui m'a fait comprendre à quel point il était beau. ''

Severus Snape regarda fixement son professeur, installé dans le grand lit, un paquet de copies et une bouteille d'encre posée précairement sur ses genoux (et restant ainsi grâce à la magie), calme et posé avec ses lunettes discrètes. Et à côté de lui, il y avait Henry Potter, allongé sur le ventre, la bouche ouverte, un bras sur le bas ventre de son fiancé, heureux et paisible. C'était criant. Il formait un couple. Un couple qui pouvait tout traverser. Quel idiot il avait été. Comme si il avait eu la moindre chance. Alors, il remercia son professeur et sorti le plus rapidement possible de cette pièce. Parce que, malgré tout, ça faisait mal.

A cet âge là, un amour impossible faisait toujours mal. Severus pleura une bonne partie de la nuit. Pas seulement à cause de cela, mais aussi à cause de sa famille, de son avenir, de ses camarades. Il pleura enfin.

Maintenant, il pourra avancer. Il pourra devenir quelqu'un. Et, peut être même, trouver quelqu'un qui le regardera comme le professeur Spencer regardait Henry, et vice versa. Trouver un regard qui pourra lui faire faire n'importe quoi pour le protéger.

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-25 décembre 1976, Galaë's Manor, 13h21-

La salle avait été réorganisée pour la venue de la famille Potter (et de Sirius et de Severus). De même, une longue table digne des plus grands festins avait été installée par Mindie, l'elfe de maison de cette demeure. Dessus trainait des victuailles de toutes origines. Les Potter et compagnie étaient éblouis par cette profusion de nourriture. C'était sûr, les Morgan savaient recevoir. Pour le reste, c'était des rustres.

Lisah attira Ethan vers sa droite pour éviter qu'il ne reçoive une soucoupe volante. Pas un vaisseau spatial extraterrestre qu'on voit dans Doctor Who, mais une soucoupe, la pièce de vaisselle en argent, lancée par Vinyan en direction –ratée- d'Isarn. De l'autre côté, Drake brandit un couteau sous la gorge d'Eli parce que celui-ci avait osé mettre sa main gauche sur la cuisse de sa maintenant –enfin !- petite amie. La dite petite amie essayait vainement d'empêcher son frère ainé d'embrocher son maintenant petit ami. Alors, elle envoya la cruche d'eau sur le Blondinet. L'eau fut reçu par James et Sirius, qui en retour lancèrent des marrons à l'autre côté de la famille Potter, sous les jérémiades des parents.

Spencer se noya dans le vin à grande dose et se prit la tête dans les main. Henry, lui, diplomate qu'il était, essayait vraiment d'arrêter le massacre. Il demanda même l'aide de Noah, qui avait assez à faire avec son vampire, tous crocs dehors.

Afin d'éviter que son copain de lit ne soit décapitée par la chronique soupière volante, Lisah fit un geste malencontreux : elle appuya trop fort sur la tête d'Ethan qui plongea directement dans son assiette de nourriture. Inutile de dire que ce fut très drôle, même Olorin, qui ne comprenait pas tout, en rit.

Le repas continua comme ça, avec la guerre déclarée entre les deux branches des Potter, l'habituelle guerre entre Vinny, très en forme en ce qui concernait les insultes, et Isarn, très en forme tout court, l'autre qui concerne la chasteté de la dernière Potter, Herma et bien d'autre encore.

Spencer se descendit deux bouteilles de bordeaux ce jour là. Nathan et Daphné furent très rapides à rattraper sa descente. Finalement, lorsque le dessert arriva, les confiseries et autre gâteries se mangèrent dans un silence quasi religieux. Enfin, presque. Il suffit d'un seul mot pour que la paix ainsi établi par du pudding, tarte et autres chocolats éclata. Et la bourde de la journée fut lâché par un Blondie très en forme aujourd'hui !

''Sale pervers, lâche tout de suite ma sœur ! Lança Drake en se levant, faisant trembler la table et renversant le vin des verres très remplis sur la nappe blanche –plus si blanche que cela-. Enlève ta main de sa cuisse, connard !

-Faudrait peut être lui dire, dit doucement Lisah à son petit frère.

-Mais, c'est plus drôle comme ça !

-Me dire quoi, merde !

-Ben, Eli est vierge ! Dirent Lisah, Noah, Henry mais aussi Spencer dans un soupir.

-Et surtout, il n'est pas vraiment attiré par le sexe, rajouta Isarn.''

Drake se figea, se rassit et accusa le choc. Jusqu'à ce que …

''Mon frère, vient dans mes bras ! Tu me jures de rester vierge jusqu'à la fin de ta…''

Le blond ne termina pas sa phrase. Sa sœur adorée lui envoya une tarte à la crème en pleine gueule, tout en rajoutant que ce soir, c'était le grand soir. Et que lui et sa moral à deux balles aillent se faire voir parce qu'elle allait prendre du bon temps, bénédiction ou pas. Surtout celle d'un connard à la noix qui fourrait sa bite dans tout ce qui était serré et vierge.

Tous furent choqués. La douce Herma, la bien élevée Herma parlait ainsi.

''Alléluia ! Enfin ! Hurla Lisah en levant son verre pour porter un toast. Mon enseignement à porté ses fruits ! ''

Après, tout reprit. La tentative d'étranglement de la part de Drake envers Eli et le combat improvisé aux couteaux de Vinyan et d'Isarn. Sous le glouglou du vin avalé par les plus vieux, les rires de Lisah, Sirius, James et d'Henry, et surtout, le sourire de Severus.

''Y'a pas à dire, c'est encore mieux que l'année dernière ! ''

Bien sûr qu'Henry avait adoré l'année dernière. Mais cette année, c'était encore plus barré. Vivement le nouvel an ! Au moins, cette fois ci, il y aura du feu. Prévoir un extincteur d'urgence, juste au cas où.

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-29 décembre 1976, Hogsmeade, 11h-

James attendait avec Sirius (et Severus, posé un peu plus loin) les Evans. En effet, au vu de l'annonce des fiançailles de la fille ainée, le futur Evans se devait de connaitre le monde de la cadette. Ainsi, James avait proposé aux deux squatteurs s'ils voulaient bien venir soutenir mentalement Lily. Bien évidemment, ils avaient tous les deux acceptés rapidement.

Et elle arriva. Son ange roux. Magnifique comme à son habitude. Elle se jeta dans les bras de Severus, vérifiant qu'il allait bien. James ravala sa fierté (et sa jalousie) et se força a sourire. Sirius eu le droit à une étreinte assez longue. Et lorsqu'enfin Lily le salua, elle lui fit la bise, bien sûr, mais s'attarda sur ses lèvres. Là, sa jalousie partit rapidement. Surtout que Lily lui prit la main et ne la lâcha pas.

''Ravi de vous revoir, Mr Potter, salua Mr Evans.

- Appelez-moi James. Voici Sirius, je pense que Lily à dû parler de lui…

-Jamesie, voyons, pas devant eux ! Lança Sirius. Mr Evans, un plaisir de faire enfin votre connaissance. Mrs Evans, vous êtes radieuse.

-Oh, comme vous êtes charmant. Voici ma fille ainée, Pétunia, et son fiancé Vernon. C'est leur première visite ici.

-Bienvenue dans la plus merveilleuse allée du monde ! Dit avec sa bonhomie habituelle Black.

-J'aurai dû mettre un calmant dans sa pâtée ce matin, plaisanta James. Désolé.

-Lisah ! Henry ! Olorin ! Cria Lily en faisant de grands signes.

-Les Evans ici. Qui l'eut cru, commença Henry, en posant Olorin par terre. Ravi de vous revoir.

-Pareil. Et voilà, je n'existe plus. C'est fou l'amour que me porte mon fils lorsqu'Henry ou Lily sont dans le coin. ''

Le petit garçon avait parfaitement compris ce que sa maman avait dit. Alors, il lira la langue et fit un gros bisou à Lily.

''Bon, on va peut être se séparer. J'ai une tonne de course à faire pour Spence et…

-Une minute Poussin. Tu m'as dit qu'on allait chercher du chocolat, pas des machins choses pour ses potions à la noix !

-Cela s'appelle mentir ma chère. Je pense que tu es accoutumée à ce genre de manipulation, dit doucement Henry en reprenant Olorin dans ses bras.

-Mais de ta part… c'est… c'est… je suis tellement fière de toi. Ton premier méfais ! Enfin, ton premier mensonge. Ton premier méfais a été fait il y a bien longtemps lorsque tu as…

-Chut ! Pas devant les autres ma puce. Ils vont se douter de quelque chose.

-Bien sûr, bien sûr.

-Et on passera chercher du chocolat pour le nouvel an. Mais après l'arrêt chez l'apothicaire.

-Tu es si ferme, complaisant et diplomate. Tu ferais un bien meilleur père que papa.

-Merci, je le sais déjà. Mais moi, je serai le papa cool, pas le papa effrayant !

-Je suppose que papa ne sait pas ce que tu as prévu, n'est-ce pas ? Demanda Lisah en remettant le bonnet de laine à Olorin.

-Bien sûr que non. Tu me prends pour qui ? Bonne promenade les Evans et compagnie. Profitez bien de cette magnifique journée !''

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Le département des Mystères du Ministère de la Magie était connu de tous. Enfin, de nom parce que seuls quelques initiés savaient ce qu'il y avait dans cet étage du centre névralgique de la communauté des sorciers. Daphné Potter, née Harrison, dirigeait ce département depuis quatre ans maintenant. A la naissance de son fils, elle avait décidé de ne plus aller sur le terrain et au bout de quelques années, elle était arrivée à commander le département le plus secret de tous.

Aujourd'hui était une mauvaise journée. Parce qu'elle avait découvert qu'il y avait un espion à la solde de Voldemort dans son département. Un jeune qu'elle avait elle-même embauchée, qui avait des recommandations parfaites. Un jeune au dessous de tout soupçon. Un jeune qui avait un frère professeur à Hogwart où son fils, son fils, était sensé être en sécurité. Aujourd'hui, elle n'était plus seulement le chef du département des Mystères, elle était surtout une mère inquiète et en colère. Et il n'y avait pas pire que cela.

Le petit Teilo allait croupir en prison sans que personne ne le sache. Les joies du secret. Mais Daphné était prête à mettre sa main à couper que le frère était aussi mêlé à cela. Alors elle retourna au plus vite à son bureau pour en informer sa hiérarchie et, avant tout, à son vieil ami Albus.

Elle ouvrit bruyamment les doubles portes qui menaient à son bureau. Toutes les pièces à convictions étaient là, prêtes à être envoyées. La plupart des langues de plombs étaient en vacances et aujourd'hui, elle était la seule présente. C'était pourquoi elle était pressée. Elle ne pouvait pas passer par des voix officielles comme le réseau de cheminette qui était facile à corrompre. Elle rassembla toutes ses preuves dans une enveloppe de parchemin lorsqu'elle eut un mauvais pressentiment.

Un de ses sortilèges de protection s'était allumé. Quelqu'un était présent, ce qui était impossible. Quelqu'un était là pour elle. Pour le prisonnier.

Elle n'avait pas le temps d'expliquer comment décrypter ses notes.

''Fawkes ! Fawkes, petit, vient vite ! Cyran ?''

Non, Cyran était trop petit. Plume ne vint pas non plus. Tout comme Erèbe. Daphné les avaient vu une seule fois. Et elle se rappela qu'il y en avait un autre. Qui répondait facilement aux sucreries et autres douceurs.

''Duncan ! Vient petit, j'ai du chocolat pour toi ! ''

Bizarrement, le volatile se matérialisa rapidement. Le beau phénix au plumage bleuté et au regard perçant.

''Ecoute petit. J'ai besoin que tu transmettes ça à Albus. Ou Henry. Ou mon mari. Même à Lisah s'il le faut, mais c'est urgent. Voici une friandise, tu peux me le promettre ?''

Le phénix est un animal –compagnon- d'une intelligence rare. Lié à un humain, il l'était encore plus. Celui-ci était très lié à Lisah, alors, il prit la friandise, l'avala rapidement, prit le paquet de parchemin et s'en alla.

Daphné se retourna. Un homme masqué était là. Un Deatheater. Mais maintenant, elle pouvait combattre sans crainte. Son fils était en sécurité, si jamais il lui arrivait quoique ce soit.

''Lothar Teilo. Pas besoin de vous cachez, je sais que c'est vous, commença doucement Daphné en brandissant sa baguette.

-Quel pouvoir de déduction. Dommage que votre fils soit si bête, vous devez être déçu de lui, lança le mage noir en enlevant son masque.

-Mon fils est ma fierté. Rien de ce que vous direz ne m'enlèvera cela.

-Je vu beaucoup de gens mourir et tous m'ont supplié. Est-ce qu'une Harrison fera la même chose que le commun des mortels ? J'en doute.

-Qui êtes-vous ? Pour Voldemort, qui êtes-vous ?

-Voldemort est un vieil ami de mon père. Il a fait de moi son bras droit. C'est pourquoi j'ai l'immense honneur de vous tuer, aujourd'hui même, Mrs Potter. Et après, d'ici la fin de l'année, je tuerai votre fils. Et Henry Potter parce qu'il a osé m'insulter. Voir même Spencer, parce qu'il ignore mes avances. Votre mari aussi… peut être même tombera-t-il en protégeant son hôpital adoré. Votre neveu aussi…

-Pourquoi cette haine à notre égard, Lothar ?

-Cette fille nous l'a dit. L'elfe. Elle a des pouvoirs de prémonitions. Elle nous a affirmé que les Potter nous vaincraient. Nous allons lui prouver le contraire. Et puis, j'ai une sacrée rancœur contre vous, les Potter. Si lumineux, si purs, si connus ! Cette famille a tué mon père il me semble juste que je me venge. Corpus Stupefix !''

Le sort rata Daphné d'un bon mètre, se réfracta sur un miroir et la toucha en plein dos. Elle pouvait sentir son corps mais pas le bouger.

''Je vous ai réservé une mort assez spéciale. D'habitude, je ne veux pas me salir et j'utilise ma baguette. Mais pour vous, je vais utiliser les mains. Et je veux que vous sentiez. Lorsque votre vie va vous quitter. Et que vous allez me supplier. C'est pour cela que j'aime ce sort, il permet à mes victimes de me supplier et il n'y a rien de plus jouissif que cela.''

Il s'approcha d'elle, l'allongea et se mit à serrer sa gorge. Doucement, doucement, le plus doucement possible pour que son désir malsain soit là le plus longtemps possible.

''Oh, si, vous allez me supplier. Tous l'ont fait, de mon premier à mes seize ans, cadeau de mon père adoré jusqu'à aujourd'hui. Vous allez me supplier. Lorsque je pense à votre fils, en train de se balader innocemment à Hogsmeade, avec ses amis et la famille de sa petite amie. Imaginez le bien, parce qu'aujourd'hui, il va mourir, comme ceux qui se trouve là bas. Aujourd'hui, Voldemort va imposer son règne de terreur. Et lorsque votre mari arrivera, comme un saint pour soigner les blessés, lui aussi mourra. Comme votre neveu qui viend combattre, me combattre je l'espère… imaginez, la terreur, la peine, la douleur que votre famille va endurer. Je suis gentil au fond, vous partez la première, vous n'aurez pas à subir ça… ''

Daphné regarda fixement son meurtrier, sans le lâcher du regard. Elle ne dit plus un mot mais pensa à sa vie. Sa rencontre avec Nathaniel. Son fils, sa fierté. Ses combats, elle qui se targuait d'être si forte. Tout ce qu'elle avait accomplit. Oui, elle allait mourir aujourd'hui. Elle laissait son mari, son neveu et ses fils seuls.

''Tu as perdu… dit-elle doucement.''

Mais elle avait gagné. Contre lui. Bientôt, il tombera. Lui, son frère, son soi-disant ami. Oui, ils tomberont tous. Parce qu'il avait raison sur un point.

Les Potter leur apporteront leur défaite.

Et lorsque la vie la quitta, doucement, Lothar la regarda. Elle n'avait rien dit, à part cette phrase. Courageuse jusqu'à la fin. La première qui ne pleure pas, ne gémit pas. C'était rafraichissant. Les autres seront-ils du même acabit ? Les autres lui donneront aussi une si belle érection ?

''Non, vieille folle. J'ai gagné. Et aujourd'hui va être un beau massacre.''

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''Je trouve cela répugnant, dit doucement Pétunia à son fiancé.

-Je sais, Pétu chérie. Ils méritent l'enfer pour de tels sacrilèges, rajouta Vernon.''

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''T'es sûr d'aller bien Severus ? Tu sais que tu peux rester à la maison quand tu veux ?

-Je vais bien Lily. Ne t'inquiète pas. Et je ne veux pas déranger, dit doucement l'adolescent.''

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''Jamesie chéri ! Reviens sur terre ! Allo !

-Elle m'a embrassée, elle m'a embrassée, répéta inlassablement James.''

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''Ne trouves-tu pas cela… magique, ma chérie ?

-Mais oui, mais oui. Mais je suis sûre que cela passera Lily.''

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''… et du crin de licorne, de la bave de sombral et …

-Vous êtes sûr de ne pas vouloir de ces larmes de phénix ? Il y a un prix spécial aujourd'hui.

-Sans vouloir vous vexez Monsieur, on a de quoi faire en phénix à la maison, lança Lisah en courant après Olorin qui avait découvert que faire tomber des choses, c'était marrant.

-Elle a raison. Une vraie cacophonie. Heu, je crois que c'est tout. Est-il possible de faire livrer cela ?

-C'est préférable avec toute votre commande, Mr …

-Potter. Henry Potter. C'est pour le professeur de Potion de Hogwart.

-Ah, dans ce cas là, je vous fais un prix ! Lança le commerçant.

-Dépêchez-vous à la fin ! Le chocolat n'attend pas ! Non, Olorin, ne fais pas ça !''

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''Regarder qui voilà ! Les Evans et compagnie ! Dit Henry en souriant.

-Je ne vais jamais avoir mes chocolats… Olorin, ne coure pas, il y a du verglas !

-Salut cousin ! T'as fini tes courses ? Demanda James.

-Oui.

-Enfin tu veux dire ! Ca nous as prit des heures. Bon, mais tu restes avec Lily. Tu promets ?

-Oui maman ! Dit Olorin, tout sourire et absolument adorable avec son bonnet, ses joues rouge et ses yeux brillants.

-Alors, le monde sorcier vous plait ? S'efforça de demander Henry à Pétunia et Vernon.

-C'est… étonnant, répondit prudemment la femme.

-C'est dégoutant, renchérit Vernon.

-Vous êtes un homme exquis, Vernon…

-Va te faire voir, pédale !

-Absolument charmant mais veuillez modérer votre langage, il y a un enfant dans les parages.''

Cela commença par un bruit sourd. Celui du Leaky Caldron qui explosa. Puis par l'arrivée des Dementors, des Banshees et des Deatheaters. Sans oublier leur maître à tous. Voldemort. Humain, puissant, majestueux. C'était la première fois qu'Henry le recroisait.

Vinyan apparut rapidement et invoqua un bouclier. Vinyan Wen, chef de la garde d'élite, premier élève d'Aria était le meilleur en ce qui concernait les boucliers. Il n'y en avait pas plus puissants que les siens. Drake aussi arriva rapidement, suivit d'Elijah et d'Herma, qui se baladait un peu plus loin. Elijah alla se mettre au travail, soit prendre le contrôle des Banshees alors qu'Herma et Drake s'occupèrent des Dementors, tout en restant dans le bouclier.

Sirius et James brandirent leurs baguettes et d'apprêtèrent à sortir du bouclier. Ce qui était impossible.

''Muggles et adolescents, vous restez dans la zone délimitez pas le bouclier, indiqua doucement Vinyan, les bras tendus.

-Mais, enfin …

-C'est un ordre de son altesse. Henry, soit prudent. Ne fait pas comme…

-Je sais. Je me contrôlerai. Protège-les, s'il te plait, dit doucement Henry, en changeant ses vêtements pour des plus confortables et résistants. Et toi, Lisah, reste en vie !

-Je sais bien que je ne peux pas te promettre cela, Poussin. Vinny, ceci n'est pas ton combat. Alors, tu restes là. Et si Papa arrive, qu'il reste aussi là, indiqua Lisah en enlevant sa robe pour révélé sa tenue de combat. ''

Drake murmura quelque chose et les longs cheveux du chef des armées furent attachés en un chignon. Elle brandit ses épées et se jeta dans la mêlée. Cherchant son ennemi. Anduril. Brillant d'arrogance, elle était entourée de Lar et de quelques renégats. Elena serra les dents et les poings et s'élança tête baissée dans ce combat. D'égal à égal.

Anduril envoya une boule de feu à son ennemie, qui l'évita facilement. Entre les incantations, les sortilèges interdits et les malédictions qu'elle connaissait sur le bout des ongles, Anduril avait un point faible. Le combat mano a mano. Surtout celui à l'épée. Là où Elena excellait. Alors, Lisah attaquait, attaquait et attaquait sans relâche jusqu'à ce que la traitresse prit son épée et oublia tout ce qu'elle savait. Un combat de Reines.

''Abandonner tout espoir vous qui entrer ! Je vois que vous avez enfin compris, votre altesse !

-Et je vois que tu as enfin compris que tu ne fais pas le poids, connasse. Je suppose que c'est ton œuvre !

-Tom est si facile à manipuler ! Même si le charme m'empêche de dire tout ce que je sais, je peux l'inciter à agir comme je l'entends. Voyez comme cela marche bien ! Aujourd'hui est le jour de votre défaite, le vôtre et celui de l'invincible Potter.

-Vois-tu, sale garce, je n'en serai pas si sûre si j'étais toi. ''

Attaque, attaque, défense. Attaque, attaque, défense. Inlassablement les mêmes mouvements. D'égale à égale. De temps en temps, du feu, de l'eau ou de l'air pour déstabiliser. Des malédictions, spécialités de la famille Wirilome. Des coups de poing, de pieds, de tête même. Et une volonté de battre, de frapper, de faire mal. Comment arrivé à une telle haine ?

.

De l'autre côté de la place se tenait Voldemort. C'était le seul des sorciers à ne pas être masqué. A quoi bon ? Tout le monde le connaissait maintenant. Il observa le merveilleux massacre qui se déroulait sous ses yeux. Lothar était revenu avec de bonnes nouvelles, son frère toujours en place et une Potter morte. D'ailleurs, son bras droit s'avança vers un combattant que le mage noir de connaissait pas. Le pauvre petit Potter n'avait aucune chance.

Henry s'avança vers la plaie de son existence d'un pas décidé. Plusieurs Deatheaters essayèrent de l'en empêcher mais il les envoya balader d'un geste négligeant de la main. Un autre arriva, bien plus fort. Il lui fallut deux sorts pour le jeter ailleurs. Seul lui l'intéressait. Tom. Jeune. Beau. Pas aussi puissant qu'avant mais pas aussi timbré qu'avant. Ce qui le rendait moins dangereux. Mais moins dangereux ne voulait pas dire inoffensifs.

Et l'autre qui revenait à l'attaque. Henry s'approcha suffisamment près de lui pour lui envoyer un bon coup de pied dans l'entrejambe. Il avait autre chose à faire que de combattre des sous-fifres.

''Nous nous rencontrons enfin, Henry Potter.

-Enfin n'est pas le mot que je désignerai, Tom. Je me serai passé de tout cela. Invitation au thé, vous connaissez ?

-Un marrant. Anduril m'avait prévenu.

-D'après ce que j'ai saisi que votre micmac à la con, les elfes et vous ça ne devrait pas être le grand amour, non ?

-Anduril me donne des informations… intéressantes. Et elle sait où est sa place.

-C'est bien de croire aux contes de fée. Bon, pour les adultes, c'est un peu pathétique mais bon…

-Endoloris !

-Quel manque d'imagination ! J'ai connu bien mieux ! ''

Le combat fut impressionnant. Pourquoi ? Parce que c'était la première fois que quelqu'un s'opposait au nouveau mage noir. Et que ce quelqu'un n'était pas une légende comme Albus Dumbledore ou Daphné Harrison. Non, c'était un jeune adulte, un Potter certes, mais un jeune inconnu. Et pourtant, leur combat était d'égal à égal. Roi contre Roi. Reine contre Reine.

Lorsque Spencer arriva, appelé par son fils Noah, il atterrit dans la bulle de protection et ne put en sortir.

''Vinyan, laissez-moi passer. Tout de suite.

-C'est un ordre de son altesse, Spencer.

-C'est ma fille, elle doit m'obéir. Mais pourquoi est-ce qu'elle n'a aucune défense ?

-Et également celui du lieutenant Wen. Vous vous souvenez de ce qu'il s'est passé la dernière fois, non ?

-Oui, je le sais très bien, tout comme je sais ce qu'il va se passer si je reste ici, Vinyan.

-Henry est suffisamment fort pour…

-Henry est certes suffisamment fort pour le battre. Mais il n'est pas suffisamment stable pour ne pas refaire les mêmes bêtises.

-LENA !''

Elena venait d'atterrir sur le bouclier, la main d'Anduril entourant sa gorge et serrant, serrant si fort. Lisah tendit sa main armée d'une épée, ferma les yeux et trancha. Quoi au juste, elle n'en savait rien mais la pression sur sa gorge s'arrêta. Anduril recula, tenant son bras droit, le dominant, contre sa poitrine. Sa main manquait, par terre tenant une épée elfique. Elle hurla de rage et de douleur et disparut rapidement.

Lisah ramassa la main, la regarda bizarrement et se retourna. Elle sourit largement devant les humains protégés par le bouclier de Vinny, leva la main coupée et lança.

''Qui veut m'en taper cinq ?

-HENRY ! Hurla son père, traversant le bouclier et s'élançant vers son fiancé.''

Non, il n'était pas mal au point. A vrai dire, il s'en sortait bien dans son combat. Tom était en difficulté, attaquait de plus en plus en laissant de côté sa défense. Henry était dans une rage du vainqueur, connu aussi sous le nom de Berserk. Et le seul qui pouvait l'arrête avant qu'il ne fasse quelque chose de répréhensible, c'était Spencer.

''Henry… il va falloir qu'il le sache un jour, dit doucement Drake.

-Qu'il est un Berserk ? Je crois qu'une partie de lui le sait déjà. Avec ce qu'il s'est passé…

-Zane l'a bien mérité.

-Zane est mort, renchéri Vinyan.

-Henry n'était pas d'accord, rajouta Herma.

-Ma Reine était en danger. Je me devais de le faire.

-STOP ! Lança James. Explications. Maintenant.

-Zane a tué papa. Kidnappé Spence, deux fois. La deuxième fois… disons qu'Henry a fait des choses répréhensibles. Il l'a fait emprisonné, on est arrivé ici un an plus tard à cause de la pression médiatique. Fin de l'histoire.

-Monstres ! Monstres ! Hurla Vernon.

-Oh, toi, la ferme, rajouta Severus en envoyant un coup de poing au pachyderme.

-Merci Snape.

-De rien, Potter.

-C'était pas le bon jour pour la visite en famille, plaisanta Lisah, toujours la main coupée de levé. Allez quoi, un petit tape m'en cinq ! Personne ?

-T'es vraiment cinglée, lâcha Sirius.

-C'est pas trop tôt. T'aurais dû me voir avec une tête coupée c'était trop…

-Et j'ai envie de vomir maintenant, murmura Drake.

-Ma parole, qu'est-ce que Henry vient de faire là ?

-Il vient de planter son épée dans le ventre d'un mage noir, commenta Lisah.

-La routine quoi, renchéri Eli, heureux comme tout après un massacre. ''

Henry regarda Tom, le responsable de sa vie de merde, regarder son ventre se recouvrir de sang. Potter baignait dans une paix. Ni les cris, ni les larmes ne pouvait l'empêcher de combattre. Cet état de transe était pour le moins dérangeant.

Deux yeux noirs l'empêchèrent d'aller plus loin. Spencer. Spencer. Spencer. Tom s'en alla et avec lui ses sous-fifres. Henry lâcha son épée, tendit ses mains pour prendre le visage de son fiancé et le regarder dans les yeux.

''Spencer.

-Oui, Henry. Revient. Tu as bien combattu. Tu as sauvé beaucoup de personnes. Maintenant, revient.

-Sauver. Oui, mon choix. Sauver des vies.

-Et ils vont avoir besoin de toi. Henry, tu m'entends ?

-Je suis de retour. Soigner. Rapporte le plus de potions possibles. Est-ce quelqu'un à prévenu St Mungo ? Où sont les Aurors ? Herma, aide et organise ! Lisah, lâche cette main tout de suite et va aider à soigner ! Drake, tu ramènes les Evans et compagnie chez eux, tout de suite ! Vinyan, sécurise le tout.''

Henry Potter était de retour. Henry Potter.

Dans peu de temps, tout le monde connaitra ce nom. Et pas forcément en tant que héros.

.

James raccompagna les muggles et Lily chez eux, à Leeds. Ils étaient tous choqués et Pétunia et son fiancé étaient vindicatifs à son égard. Mais Lily l'embrassa, encore une fois, et alla s'occuper de ses parents, choqués par ce qu'il s'était passé. Malgré tout cela, c'était le plus beau jour de vie !

.

Lorsqu'il arriva chez lui, son père n'était pas là. Rien d'étonnant, il avait beaucoup de travail à faire. Sa mère aussi. Mais son cousin était là, dans ses habits d'auror alors qu'il était en congé sabbatique. Et il pleurait. Ethan Potter n'avait jamais pleuré devant son cousin. Mais là, il ne pouvait pas. Daphné, morte. Suicidée. C'était impossible. Et maintenant, il devait l'apprendre à son cousin, celui qu'il a vu grandir comme son petit frère. Non, James était son petit frère.

Il accusa le coup. Nia. Refusa l'évidence. L'accusa de mentir. Cria. Pleura.

Et plus rien ne fut jamais pareil chez les Potter.

.

-01 janvier 1977, cimetière de Godric Hollow, 11h-

Il n'y avait que du beau monde. Du Ministre de la Magie en passant par tous les pontes du ministère. Albus Dumbledore, son frère Abelforth. Tous les Potter. Lily, tenant la main de James, ne la lâchant pas, ne la lâchant plus. Ethan, s'appuyant sur Lisah. Nathan, impassible sinon les larmes qui coulaient sans cesse depuis des jours. Henry et Spencer. Drake, soutenant sa sœur qui tenait la main d'Eli. Sirius, la main sur l'épaule de son meilleur ami. Severus juste derrière eux.

Un suicide. Voici l'excuse donnée. Personne n'y croyait. Surtout pas sa famille. C'était un meurtre. Une attaque à l'encontre de la famille Potter.

Cette famille était maintenant en colère. Mais elle ne criait pas vengeance, non. Ce n'était pas leur genre.

Elle demandait justice.

Mais, pour le moment, elle demandait juste un temps pour pleurer.


Yoru : je suis, encore une fois désolée du retard. Le peu d'énergie qu'il me restait a servit à régler un problème d'ordre sentimental. Le prochain chapitre arrivera dans trois semaines. Et cette fois ci, je pourrai tenir le rythme, j'aurai une semaine à ne rien faire.

"Abandonner tout espoir, vous qui entrez ici" est la devise gravée sur la porte des Enfers de la mythologie greco-romaine. Le tape m'en cinq, aussi connu sous le nom de High five est une blague récurente de How I met your mother. Je crois que tout est dit sur les références.

La prochaine fois ? James. Henry. Le deuil. Une surprise pour Remus. Le retour de célébrité. Lothar.


Mel : merci, merci, merci et merci. Pour les compliments et le mot et tout et tout. Bisous, j'espère que celui-ci aussi te plaira et à bientôt !

Soooo : Merci pour ton mot. C'est un peu plus complexe que cela, au niveau de la souffrance de Lisah. Bien sur, il y a l'extérieur mais il y aussi le fait qu'elle veuille souffrir. Mais bon, elle ne sera pas toujours comme ça. J'espère que la suite te plaira aussi ! Bisous et à la prochaine.

Merci à crountie, Darkas Lyx et lilou5701 pour leurs mots, ainsi que pour les mises en favoris ou en alerte.


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Je vous remercie de votre attention !

Bisous à tous !