Salut tout le monde !! Et oui je me suis dépêché de vous faire la suite surtout qu'on est bientôt à la fin de la fic car il ne manque que 6 chapitres après celui là donc je sais que c'est chiant d'attendre lol !! Mais bon en même temps j'ai été malade donc j'en ai profité pour avancer sur la fic !!! Donc là c'est un très long chap car il fait quand même 24 pages Word donc voilà je me suis bien amusé lol !! Je pense que vous allez l'apprécié et toujours un grand grand merci à ceux qui lisent et ceux qui laissent des reviews !! Bonne lecture !!
CHAPITRE 25 L'arrivée de la presse
Les préparatifs pour l'arrivée de la presse se prolongèrent aussi le lendemain et quand Harry et Draco s'en allèrent pour parler avec les Weasley ils laissèrent Narcissa et les autres régler les derniers détails. Ron et Hermione avaient déménagés avec leurs deux fils au Terrier pour être mieux protégé d'une possible attaque des mangemorts. Bill et Charlie avaient aussi ajourné leur retour en France et en Roumanie, où ils résidaient d'habitude, pour rester les aider.
Il était déjà quatre heures de l'après-midi, ils se trouvaient donc presque tous chez eux. Il manquait Fleur et Angelina Johnson, qui était la fiancée de George, qui avaient emmené à Londres tous les enfants de la famille. George, en plus, travaillait encore à son magasin. Percy, d'un autre côté, vivait dans sa propre maison depuis qu'il s'était marié avec Penelope Clearwater, ainsi ils n'eurent pas à se préoccuper de lui. Arthur utilisa le réseau de cheminette pour prévenir George et Remus Lupin et quinze minutes après ils étaient tous réunis dans la salle à manger.
Draco, qui se trouvait assez mal à l'aise dans un Terrier plein, sortit le souvenir de Snape de son récipient et leur fit voir. Quand il se termina, tous les Weasley étaient impressionnés; Remus, en plus, souriait.
-C'est fantastique. –Dit-il à Draco. –Tonks et moi avons trouvé des preuves qui appuient l'existence d'un deuxième espion, mais ça c'est irrémédiable.
Harry regarda Remus et Arthur avec une légère inquiétude.
-Ils ne le réfuteront pas ? Ils ne diront pas que c'est une falsification ?
-Oh, ils l'examineront à la loupe, bien sûr, mais il est authentique, donc il n'y a rien à craindre. –Dit Arthur. –Qu'est-ce que vous allez faire ? Parler à Scrimgeour ?
-Non, pas nous. –Harry leur raconta alors le plan de Draco, sans trop entrer dans les détails au sujet de à quel journaliste ils allaient le raconter et il leur dit qu'il avait besoin de tout le monde. –Si vous acceptez et que quelque chose va mal, vous deviendrez aussi des fugitifs.
Les Weasley se regardèrent les uns les autres.
-C'est un risque que nous devons courir, Harry.
George lâcha un petit rire ironique.
-Vous imaginez Percy s'il apprend que toute sa famille sera bientôt poursuivie par les aurors ?
Tous, excepté Draco, se mirent à rire.
-Espérons que nous n'arriverons pas à ce point. –Dit Remus. –Le fait que Robards n'ait pas mentionné Scrimgeour est assez encourageant; je ne crois pas qu'il soit impliqué. Et il ne semble pas que cette conspiration inclut un nombre important de membres du Magenmagot.
-Nous ne pouvons pas être sûrs. –Répliqua Draco. –En fin de compte, ce sont eux qui ont condamné Harry au baiser du détraqueur, non ?
-Non, je crois que si le plan de Robards avait compté plus d'appuie dans le ministère, ils l'auraient fait autrement. –Insista Lupin.
-Nous verrons bien comment il réagit. –Dit Harry. –Jusqu'alors, donnons-lui une chance.
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Le lendemain, à une heure de l'après-midi, Harry et Draco transplanèrent dans la Cabane Hurlante, à Pré-au-Lard. Quand ils entendirent des bruits de pas ils se couvrirent à toute vitesse avec la Cape d'Invisibilité et quelques secondes après ils virent rentrer Ron et Hermione avec Lavande Brown, une autre ancienne camarade de classe de Gryffondor. La jeune journaliste semblait assez intriguée.
-Bon, nous sommes arrivés. Qu'est-ce que vous vouliez me montrer ?
-Il s'agit de Gawain Robards. –Dit Ron. –Lavande, j'ai besoin que tu utilises la Légimencie avec moi.
Elle le regarda presque avec compassion.
-Tu es sûr ? Je ne suis pas très bonne.
-Je le supporterai. Allez, fais-le.
Lavande acquiesça, sortit sa baguette et commença le sort. Harry observa, presque sans respirer, ses yeux s'écarquiller de plus en plus à mesure qu'elle voyait la confession de Robards à travers les souvenirs de Ron. Quand elle rompit le sort, l'auror était pâle et un peu nauséeux et Lavande, sur le point de l'apoplexie à cause de l'émotion.
-Oh, Merlin... Oh, Merlin… Qu'est-ce que c'est tout ça?
-Pourquoi tu ne lui expliques pas toi même, Harry ?
Harry et Draco sortirent de sous la Cape d'Invisibilité, faisant peur à Lavande.
-Harry! Et…et Malfoy.
Draco leva un sourcil.
-J'adore comme leur sourire s'efface sur leur visage quand ils me voient.
Maintenant Lavande semblait se méfier un peu, comme si elle craignait que, malgré ce qu'elle avait vu, ils puissent lui tendre un piège.
-Que ... qu'est-ce qui se passe ici ?
-Nous avons besoin que tu voies autre chose.
Draco montra alors encore le souvenir conservé de Snape et après Hermione lui permis aussi qu'elle utilise la Légimencie sur elle pour qu'elle puisse voir les deux souvenirs qu'elle avait de la même conversation avec Harry. Quand ils eurent fini, Lavande était bouche bée.
-Je ne peux pas le croire... Tout ce temps ... –Marmonna-t-elle, en regardant Draco. –Ca va être la plus grande histoire depuis la deuxième chute de Voldemort. J'espère que vous me l'avez raconté pour que j'écrive la nouvelle, parce que franchement, je ne sais pas si je vais pouvoir me contrôler.
-C'est de ça qu'il s'agit, que tu l'écrives. –Lui assura Harry.
-Dit-moi, Brown. Tu aimerais voir de tes propres yeux la cachette des supposés Renégats ? –Lui demanda Draco, avec le même sourire que le serpent du Paradis aurait pu utiliser pour offrir la pomme.
-Tu le dis sérieusement ? –S'exclama Lavande.
-Complètement. La seule condition c'est que tu fasses un Serment Inviolable en promettant que tu n'écriras ni ne raconteras rien qui aiderait à nous retrouver.
Harry pensa que si Draco lui avait demandé la vie de son premier-né en échange, Lavande lui aurait donnée et il se rappela avoir lu quelque part qu'un bon journaliste donnait jusqu'à son âme pour une bonne exclusivité. Avant de s'en rendre compte il servait de Témoin et scellait de sa baguette le Serment que Lavande faisait à Draco.
-Quand vous voulez. –Dit-elle, en se mettant debout.
-Nous, nous y allons. –Prévint Ron.
Il restait seulement une chose à faire. Draco s'approcha de lui et lui murmura à l'oreille la localisation du monastère pour qu'il puisse s'y rendre s'il avait besoin d'une cachette. Après, les deux amis d'Harry s'en allèrent. Draco tint fermement le bras de Lavande et il transplana avec elle. Harry les suivis une seconde après.
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Il les avait vus cacher les plus beaux meubles que Narcissa avait sauvés de sa demeure puis elle et Draco avaient vérifié les vêtements et l'aspect de tous. Il les avait écoutés distribuer des instructions et répéter leurs phrases. Et même ainsi, Harry n'avait pas compris jusqu'à quel point il allait voir, ni plus ni moins, une pièce de théâtre.
"Jusqu'aux petits", pensa-t-il, halluciné. Draco emmena Lavande à la salle dans laquelle les cours étaient données et ils étaient tous là, assis à leurs places avec une expression de ne rien connaître de la vie, regardant Lavande avec des yeux écarquillés et effrayés. Il faillit lui-même y croire quand Altair, aussi angélique et doux que l'innocence même, demanda à Lavande avec sa meilleure voix Disney pourquoi tout le monde les haïssait. Les yeux de la pauvre journaliste se remplirent de larme et Harry dû se rappeler à plusieurs reprises qu'ils ne faisaient pas ça pour se moquer des gens.
-Je pensais que vous étiez seulement ... que vous avez fuit de Voldemort ce jour là.
-Non. Tout au long de ces neuf années nous avons offert une protection à tous les Serpentard qui en avaient besoin. –Draco ne cherchait pas à être trop sentimental; il parlait avec une pointe d'amertume comme il fallait. –Il y a des gens qui se sont échappé des orphelinats de l'après-guerre et d'autres qui se sont retrouvés pourchassés à cause de leurs parents.
Lavande parlait pratiquement avec tout le monde et les réfugiés racontaient leurs histoires en changeant leur ton impersonnel ou provocant avec lequel Harry les avait toujours entendu parler pour un registre beaucoup plus émotif. Ils étaient des Serpentard, et les Serpentard n'aimaient pas faire peine... si ça n'allait pas leur être utile; alors, il fallait le reconnaître, ils s'en sortaient franchement bien. La moitié des femmes pleurèrent devant Lavande; même Narcissa permit que ses yeux se remplissent de larmes en lui racontant combien elle avait souffert pendant les mois où Draco avait été à Azkaban ou pendant la récente maladie d'Altair. Mais le fait que ça faisaient neuf ans qu'ils étaient cachés là, harcelés par le ministère et par les mangemorts, le cœur de Gryffondor de Lavande Brown reconnu immédiatement l'injustice réelle que ça supposait.
-Les gens doivent le savoir. Après tout ce que vous avez subit, vous avez encore été capables d'aller aider Harry...
-Nous savions qu'il n'aurait jamais pu faire quelque chose d'aussi horrible. –Mentit Draco, avec une conviction absolue. –Dès que nous avons appris ce qu'il s'était passé nous avons compris qu'ils devaient lui avoir tendu un piège.
Elle regarda Harry.
-Pour toi aussi ça a dû être terrible. Je n'ai jamais cru tout à fait que c'était toi, tu sais ? Tu n'étais pas ce genre de personne.
-Ca a été dur, mais heureusement, Draco et les autres me sont venus en aide.
Les jumelles arrivèrent en courant dans le couloir.
-Draco, on va servir le dîner.
Il esquissa un sourire.
-D'accord, merci. –Il regarda Lavande avec l'expression qu'on attendrait exactement d'un Malfoy dans une circonstance ignominieuse. –Je crains que ce ne soit pas grand chose, mais nous adorerons partager notre dîner avec toi.
Lavande était loin de vouloir abandonner la meilleure histoire de sa vie seulement pour un dîner modeste et elle les accompagna à la salle à manger. Cette nuit, Harry devait s'asseoir à la place de Blaise, á côté de Draco, qui lui avait expliqué sans la moindre honte, que ça ferait meilleure impression que de le voir à sa place habituelle. Lavande occupa la chaise du coin, á côté de Daphné, donc Harry et Draco eurent enfin l'occasion de chuchoter en dehors de sa portée.
-Tu la connais mieux que moi. Tu crois que nous la gagnons ?
-Oui... Mais je ne sais pas comment je me suis prêté à ça. –Ajouta-t-il, un peu honteux. On n'était pas obligé de ne rien décorer, Draco.
-Sottises. Il faut savoir bien vendre les histoires, même celles qui sont vrai. –Il soupira en voyant apparaître le dîner dans les plats. –Si seulement nous aurions pu feindre que nous n'avons pas d'elfes domestiques... Ca aurait été vraiment émouvant.
-J'en doute. La plupart des gens n'ont pas d'elfes domestiques; je ne crois pas que ça leur aurait brisé le cœur.
Heureusement, Draco et Narcissa n'avaient pas osé en arriver aussi loin; ils pensaient que c'était un mensonge qui pouvait facilement être détecté et qui finirait par leur nuire. Mais oui ils avaient assez baissé la qualité du dîner. Bien sûr, ça voulait dire qu'au lieu de trois garnitures différentes il y en avait seulement une et que la quantité de saucisses était rationnée à trois par personne, mais cela suffit pour laisser le pauvre Vince, encore déprimé par ce qui était arrivé Greg, au bord des larmes. Harry lui-même dû admettre qu'il aurait mangé avec plaisir deux saucisses en plus et pourtant Draco lui passa l'une des siennes.
Après avoir dîné aussi austèrement, Harry observa Lavande et il ne vit aucun signe qu'elle soupçonnait que c'était une bouffonnerie authentique. Tout bien considéré, ça lui faisait se demander s'ils avaient fait la même chose avec lui à un moment. Mais non, il se consola, aucune pièce de théâtre comme celle-là ne pouvait durer trois mois et quelques.
La journaliste resta encore un moment de plus pour parler avec eux. Elle voulait recueillir les histoires personnelles de tout le monde. Celles des orphelins échappés l'émurent assez, mais comme elle avait toujours été romantique, elle fût spécialement émue quand elle écouta Erin, la fille de Serdaigle, défendre son fiancé et les gens du monastère.
-Tu crois que nous devrions lui dire que nous couchons ensemble ? –Dit Draco à Harry, sans quitter des yeux Lavande.
-Draco! ... –Protesta Harry, fâché.
-Quoi ?
-Tu le dis sérieusement ?
-Si ça nous aide...
-Va te faire foutre.
-Ce n'est pas comme si je couché avec toi pour gagner la faveur du public, ne le prends pas ainsi. –Il le regarda du coin de l'œil. –Tu penses garder le secret jusqu'à ce que nous attrapions tous les mangemorts du monde ? Parce que je n'aimerais pas devoir te laisser de nouveau te tourner en ridicule devant tout le monde pour te mettre un peu de bon sens dans la tête.
Harry lui sourit avec une fausse douceur.
-Est-ce que c'est ta manière de me dire que tu veux que nous le rendions public, mon amour ?
-Pfffff...
Il était presque onze heures de la nuit quand Lavande décida qu'elle devait rentrer chez elle et se mettre à écrire comme une folle. Harry lui demanda si elle était sûre qu'on lui permettrait de publier l'article dans le journal. En fin de compte, le Prophète était presque toujours au service du Ministère de la Magie.
-Ils le publieront même si je dois lancer l'Imperius au directeur pour le convaincre, ça je te l'assure. Je vous remercie beaucoup pour avoir pensé à moi pour raconter votre histoire, sérieusement.
-C'est à ça que servent les amis.
-Je vous promets que je ne vous tromperai pas. Les gens doivent tout savoir : le double jeu de Robards, le danger de la Porte du Styx, le pacte de Fol-Œil et du professeur Snape... Tout.
Harry et Draco l'accompagnèrent jusqu'à l'extérieur et lui dirent au revoir. Harry pensait que Draco allait être euphorique, mais il comprit vite qu'il avait encore sous-estimé sa précaution. Même s'il était sûr d'avoir gagnée Lavande, il n'avait pas l'intention de chanter victoire avant un moment. Son discours triomphal devant les Serpentard était simplement politique.
-Mais nous sommes en bon chemin. -Insista Harry.
Draco lui adressa un petit bruit sceptique, mais il y avait un nouvel éclat dans ses yeux et il se montra beaucoup plus enthousiasme quand ils retournèrent à la salle à manger avec les autres. Dès que Narcissa fût assurée que Lavande était partie maintenant, elle appela les elfes et leur ordonna qu'ils servent du chocolat chaud et des tas de biscuits pour compenser le dîner. Ils avaient tous faim. Harry, exilé de nouveau dans son coin -et ça commençait à le gêner déjà un peu, même si c'était la faute de Narcissa et Blaise, pas de Draco- observa avec un air absorbé l'un des biscuits se ramollir dans son chocolat avant de le mettre dans sa bouche.
-Tu crois vraiment que sortir d'ici est une question de jours ? –Lui demanda Daphné.
-Je l'espère. –Elle resta silencieuse, comme si elle essayait de l'assimiler. –Ca doit être bizarre d'y penser, non ?
-Ca parait trop beau pour être vrai. –Elle fit un geste de peine- Je suis seulement désolé que Greg soit mort si près de la fin, tu comprends ce que je veux dire ?
-Bien-sûr.
Mais l'atmosphère qu'on respirée était assez festive. Les enfants qui étaient encore levés, presque tous excepté les bébés, étaient excités par les changements et les altérations de ce jour et, en plus, ils avaient suffisamment compris pour demander constamment s'ils allaient pouvoir aller vraiment partout quand ils le voudront. En parlant avec Altair, Harry se rendit compte qu'ils ne désiraient pas, en revanche, abandonner le monastère. C'était le seul foyer qu'ils avaient connu et ils ne voulaient pas entendre parler de ne plus vivre avec ses amis. Les adultes se montraient un peu plus modérés, mais Harry savait reconnaître l'espoir.
Il regarda Draco, qui bavardait avec Vince et Théo, et son cœur battit des ailes dans sa poitrine. Il se sentait comme s'il n'avait jamais été amoureux jusqu'à maintenant, comme si chaque millimètre qui le séparait de lui faisait mal. Et avant de s'en rendre compte il était déjà à ses côtés, lui passant amicalement le bras autour des épaules. Théo sourit en les voyants.
-Qu'est ce que nous allons rire quand tes fans apprendront que maintenant tu joues dans l'autre équipe.
-Ils le surpasseront. –Dit-il, en regardant Draco avec ce qu'il savait être des yeux de chien battu.
-Je suis irrésistible, qu'est-ce que je peux dire ? Ce n'est pas ma faute si je rends gays les Garçons-qui-ont-survécus.
-Tu ne m'as pas rendu gay, présomptueux. –Répliqua Harry, même si Draco le savait déjà.
Pour toute réponse, Draco lui attrapa le menton avec les doigts et l'attira vers lui pour l'embrasser, un geste qu'il n'avait pas l'habitude de faire devant les autres.
-Mais oui je suis irrésistible.
-Un peu. –Admit-il, en sentant une légère pression dans leurs pantalons.
Draco sourit et il regarda ses amis.
-Nous allons nous coucher. C'était un long jour et nous sommes si fatigués...
Théo sourit de la même façon.
-Oui, Daphné et moi sommes aussi très fatigués.
Cette soirée, Draco semblait avoir oublié ses doutes en se laissant voir dans une attitude affectueuse et Harry parcouru les derniers mètres qui les séparaient de leur chambre avec Draco à califourchon sur lui. Dès qu'il l'allongea sur le lit, il commença à le déshabiller avec rapidité, fruit de la pratique, désirant voir le plus vite possible sa peau crémeuse. Draco lui enlevait aussi ses vêtements, se frottant de cette manière qui rendait complètement fou Harry avant même d'être nus. Ils se sentaient tous les deux dominants cette nuit; Draco connaissait quelques trucs pour le réduire au désir pur, mais Harry les évita tous et utilisa sa force physique pour s'imposer.
-C'est mon tour, chéri. –Murmura-t-il, en glissant en lui deux doigts couverts de lubrifiant. Un gémissement de plaisir s'échappa des lèvres rouges de Draco. –En plus, tu le désires, n'est-ce pas ?
-Tu ... tu profites ... que tu sois ... plus fort. –Protesta Draco, comme il pu.
-C'est mon tour. –Répéta Harry, conscient que l'érection de Draco invalidait tout à fait ses protestations. –C'est mon tour de te baiser jusqu'à ce que tu ne puisses plus marcher droit.
-Tu es devenu ... un cochon ... –Dit-il, en réussissant à feindre un orgueil maternel au milieu de ses gémissements.
Mais les cochonneries d'Harry s'arrêtèrent quand il entra en lui, parce qu'il l'aimait, il l'aimait simplement, et il commença à lui murmurer à plusieurs reprises pendant qu'il l'embrassait sur la bouche, sur son front trempé de sueur, dans le cou. Draco ne dit rien excepté un "oui, oui", il frissonnait seulement et lâchait de petits cris sous ses coups. Ils jouirent tous les deux en même temps et Harry s'effondra dans ses bras. Ca ne lui importait pas d'avoir reçu le silence comme réponse. Il sentait la main de Draco caresser ses cheveux indomptables et son cœur battre aussi vite que le sien. Quand un léger courant d'air refroidi la sueur de son dos, lui causant un frisson, Draco le couvrit avec le drap et les couvertures. Ses silences, après tout, avaient toujours été très éloquents.
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Le lendemain, le monastère était plongé dans une atmosphère d'attente. Ils se demandaient tous si Lavande avait fini son article à temps pour être inclus dans l'exemplaire d'aujourd'hui et si l'éditeur du journal lui permettrait de le publier et, en plus, Draco les avait déjà prévenus que Ron Weasley pouvait apparaître à tout moment en demandant asile. Harry savait en plus qu'Arthur, Molly et McGonagall allaient essayer de parler à Scrimgeour dès que Lavande confirmerait que l'article était sur le point de sortir dans la rue; ils espéraient que leurs témoignages étaient suffisants pour corroborer l'information de la journaliste.
Tout ça voulait dire, en plus, que l'atmosphère était un peu crispée à cause des nerfs. Adrian et Connor se disputèrent, il y eu un accroissement de menaces de mort entre Pollux et Reuben Summers, Draco lui aboya dessus plusieurs fois, faisant disparaître momentanément toute la douceur du jour précédent, et Harry arriva à voir l'elfe des Nott se donner des coups de tête contre un mur, même s'il n'arriva pas à lui faire dire qui l'avait obligé à se punir. S'ils n'avaient pas bientôt de nouvelles, ils allaient éclater.
Harry était en train de pratiquer des sorts de Métamorphose avec Daphné quand il entendit un peu de boucan et ils s'approchèrent pour voir ce qu'il se passait. Il apprit tout de suite que Ron venait d'arriver. Quelqu'un était allé prévenir Draco, qui en ce moment donnait des cours de Potions, ainsi Harry alla directement chercher son ami. Ron s'approchait de l'édifice d'un pas rapide, accompagné par Vince, et portait un sac à dos sur l'épaule.
-Harry! Harry, nous devons parler.
Quelque chose devait s'être mal déroulé, il suffisait de regarder son visage. Harry sentit un petit poids dans l'estomac et il vit Vince, Daphné et d'autres personnes qui étaient aussi allées accueillir Ron adoptaient des expressions inquiètes.
-Allez, allons chercher Draco et les autres. –Dit-il, en le tenant par le bras.
Dix minutes après, Ron était dans le bureau de Draco avec celui-ci, Blaise, Narcissa et Harry et leur racontait ce qu'il venait de se passer.
-Les mangemorts ont attaqué hier soir un hôpital moldu et ils ont tué quinze personnes avant que les aurors arrivent.
-Quoi ? –S'exclama Harry, consterné. –Pourquoi ? Quand ?
-Vers les trois heures du matin. Tout a été très rapide. Shacklebolt faisait partie du groupe; quand ils sont arrivés, les mangemorts étaient déjà partis et la police moldu était là. Le ministère a dû envoyer un bataillon entier d'experts d'effaceur de mémoires et ils disent que Scrimgeour s'est entretenu trois heures avec le Premier ministre moldu.
-Mais... Pourquoi ? –Répéta Harry. –Qu'est-ce qui pouvait les intéresser dans cet hôpital ?
-Ne sois pas bête, Harry. –S'exclama Narcissa, impatiente.
Draco jetait des étincelles par les yeux.
-Il doit y avoir une relation. Comment ils ont pu le savoir ? Vous croyez qu'ils ont quelqu'un d'infiltré là-bas ?
Harry échangea un regard avec Ron et ça le consola presque de voir que son ami n'apprenait pas la conversation.
-Draco, qu'est-ce qu'il se passe ?
-Ca ne peut pas être une coïncidence. Les mangemorts savaient probablement que cet article allait sortir et ils ont fait ce massacre pour l'empêcher. Weasley, qu'est-ce qu'il y avait aujourd'hui dans Le Prophète ? Pourquoi tu es ici ? Qu'est-ce qu'il s'est passé avec Lavande ? Tu as parlé avec elle ?
Ron acquiesça.
-Le chef de Lavande allait publier l'article, mais il l'a jeté quand on l'a prévenu de ce qu'il s'était passé à l'hôpital. Il lui a dit qu'elle devait raconter à Scrimgeour tout ce qu'elle savait sur vous. Lavande a refusé et son chef y est allé lui-même. Grâce à Merlin, Shacklebolt était l'un des aurors qui a écouté son témoignage; il m'a prévenu et nous avons pu nous enfuir. Lavande, Hermione et les enfants sont en ce moment à Poudlard, avec McGonagall. Je sais que mes parents ont encore l'intention de parler à Scrimgeour, mais pour le moment le ministère a les quatre fers en l'air et je ne sais pas s'ils auront l'occasion de le faire avant qu'on envoie les aurors les chercher.
-Qui est le chef des aurors maintenant ?
-Ils ont nommé Dawlish.
Harry fit mauvais mine. Dawlish était un bon agent, mais trop expéditif, de ceux qui tiré d'abord et se posé des questions après. Sa loyauté envers Scrimgeour était indubitable; le ministre devait savoir maintenant, sans l'ombre d'un doute, qu'il ne pouvait pas avoir confiance en tous ses aurors.
-Les choses ne vont pas comme nous l'espérions, mais tout n'est pas perdu. –Dit Draco, en parlant lentement, comme s'il méditait sur ce qu'il disait. –Scrimgeour connaît déjà notre version des faits et les témoignages de Lavande et des Weasley peuvent seulement le confirmer. Et quand les gens sauront que les Weasley défendent Harry, après ce qu'il s'est passé avec sa femme, ils commenceront à douter.
-Nous devons parler à Pansy et aux autres pour qu'ils commencent à lancer des rumeurs sur l'article de Lavande Brown. –Dit Narcissa.
-Oui, bien sûr.
-Qu'est-ce qui se passe avec Remus et Tonks ? –Demanda Harry à Ron. –Tu sais quelque chose sur eux ?
-Non, mais c'est probable qu'ils veuillent aussi les interroger. Si les choses tournent mal, ils iront à Poudlard.
-McGonagall devrait essayer de convoquer le Magenmagot pour examiner la possible menace de la Porte du Styx. –Dit Draco. –Scrimgeour peut penser que l'histoire de Lavande est une invention, mais ils ne peuvent pas faire l'oreille sourde face à une menace comme la Porte, au moins, pas sans une réunion. Nous devrions aller à Poudlard parler avec elle.
-D'accord. –Acquiesça Harry.
Si Draco avait seulement inclus Ron dans le sort Fidelius c'était parce que, dans le plan original, il était supposé être le seul qui pourrait avoir de graves problèmes avec les aurors à cause de sa participation à la séquestration de Robards, qu'Hermione serait appelée à témoigner par un Scrimgeour beaucoup plus réceptif à la vérité. Mais comme les choses allaient, il était possible qu'Hermione coure le même danger que Ron, et celui-ci dit à Draco qu'il voulait qu'elle et les enfants se cachent aussi au monastère. Draco acquiesça et il appela son elfe pour qu'elle commence à préparer deux chambres.
-Dipsy obéit toujours à la famille, mais il n'y a seulement qu'une chambre de libre, maître.
-Ce n'est pas grave. –Dit Ron. –Nous nous arrangerons.
Harry vit parfaitement les yeux de Draco étinceler d'une vieille méchanceté, comment il regardait Ron, comment il le regarda ensuite et comment il se mordit la langue avec décision -et chagrin- pour ne pas lâcher la pique qui s'était automatiquement présentée à son imagination.
Mais ce fût égal; Narcissa n'avait pas ces doutes.
-Quelle chance que les Weasley soient habitués à s'entasser.
Tandis que Ron rougissait par l'insulte, Blaise lâcha un petit essoufflement moqueur et Draco devint presque aussi rouge que Ron en évitant de rire.
-Mère, sois courtoise avec nos invités. –Dit-il, comme il pu. –Harry, tu pourrais leur laisser ta chambre quelques jours, si tu veux.
Harry acquiesça sèchement tandis qu'il lançait un regard de contrariété à Narcissa, mais Ron, qui était toujours fâché, fit un mouvement négatif de la tête.
-Je crois que je préfère aller à Poudlard.
-Ron, n'y fait pas attention. Ici vous êtes plus en sécurité.
-Non. –Dit-il, entêté. –En plus, si nous restons dans ta chambre, où vas-tu dormir ?
-Avec son fiancé. –Lâcha immédiatement Blaise.
Ron fit une grimace d'étonnement.
-Quoi ?
-Va te faire foutre, Blaise. –Dirent en chœur Harry et Draco.
-Quoi ? –S'exclama de nouveau Ron, en les regardant tous les deux.
Harry poussa un soupir.
-Nous irons à Poudlard après le déjeuner, d'accord ? –Dit-il, en s'adressant à Draco. Après il se tourna vers Ron, qui était encore bouche bée et, pire encore, avait une pointe accusatrice dans les yeux. –Toi et moi nous allons faire un tour.
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Quelques minutes plus tard, Harry avait emmené Ron dans sa chambre, l'avait assit sur son lit et il lui avait fait un résumé rapide de la situation.
-D'accord… D'accord, j'ai besoin d'un moment. -Harry arqua les sourcils, mais il le lui accorda. –Non, j'aurais besoin de plusieurs années pour l'assimiler.
-Ron, ne sois pas con...
-Putain, Harry, mets-toi à ma place. Comment peux-tu sortir avec lui ?
-Draco maintenant...
-Je ne peux même pas croire que tu veuilles le toucher. Ai-je besoin de te rappeler toutes les choses qu'il nous a fait ?
-Tu peux faire la liste, si tu en as envie. N'oublie pas d'ajouter à la fin qu'il a évité que les détraqueurs me transforment en sac de viande vide ou qu'il a travaillé pour l'Ordre ou, simplement, qu'il m'aime aussi.
-Oh, il t'aime. –Dit-il, sarcastique. –Je parie que oui.
Après avoir appris le massacre de l'hôpital, après avoir su que le plan n'allait pas comme ils voulaient et après avoir enduré Narcissa, Harry n'était réellement pas de très bonne humeur et il lâcha la première chose qui lui passa par la tête.
-Le fait que ta sœur ne m'aimait pas ne signifie pas que personne peut m'aimer.
Dès qu'il eut dit ça, il s'en repenti. C'était un sujet qui allait faire mal pendant longtemps et en faire mention au milieu d'une bagarre n'aiderait pas à ce que les blessures cicatrisent.
-Je ne le disais pas pour ça. –Bredouilla Ron, encore une fois coloré.
Harry ferma un moment les yeux.
-Je le sais. J'ai dit une stupidité, je suis désolé.
-Je sais qu'elle n'aurait pas dû...
Il resta silencieux, comme si continuer lui faisait honte.
-Ron, je n'accuse pas Ginny d'avoir eu un amant. Ce n'est pas que je suis content, mais je n'étais pas non plus amoureux d'elle, ainsi que... Bien, comparé à tout ce qu'il s'est passé après, ce fut pire. Et tu ne devrais pas te sentir responsable de ce que ta sœur a fait. C'est seulement que ... nous sommes tous un peu nerveux et ça n'aide pas que tu parles ainsi de Draco. Je l'aime, Ron, je le dis sérieusement. Il compte beaucoup pour moi.
Ron secoua négativement la tête, mais ensuite il soupira comme s'il faisait un effort surhumain pour être raisonnable.
-C'est bon... Tu as raison, je n'aurais pas dû réagir ainsi. Ca m'a prit au dépourvu. Mais, comment tu sais que... que tu ne confonds pas les choses ? Pense-y, il t'a sauvé, et ici je suppose que tu ne dois pas choisir et...
-Ce n'est pas de la reconnaissance. –Lui assura-t-il, en se rappelant que Remus lui avait dit quelque chose de semblable. –Et ce n'est pas que je n'ai pas à choisir. C'est que je veux être avec lui. Ron, Draco n'est pas comme tu crois qu'il est. Je ne sais pas, peut-être que maintenant que vous êtes ici vous pourrez vous rendre compte de comment il est réellement et ... et vous le comprendrez.
Ron poussa un autre soupir.
-C'est bon. –Accepta-t-il, en étant sincère. –Ce ne serait pas juste de ne pas lui donner une chance.
Harry sourit.
-Merci.
-Au moins je peux toujours avoir en grippe sa mère, non ? Dis-moi qu'elle n'est pas devenu la mère que tu n'as jamais eu ou quelque chose d'ainsi et qu'en réalité c'est une très belle personne.
Harry fit une grimace.
-Non, non. Je ne saurais pas quoi te dire sur Narcissa. Mais si tu veux un conseil, ne fais pas attention si elle devient emmerdante. Ni à elle ni à personne. Ce qui fonctionne le mieux avec eux c'est d'avoir un visage ennuyé et de les envoyer se faire foutre.
Ron acquiesça et il regarda Harry avec curiosité.
-Qu'est-ce qu'elle en pense que tu couches avec son cher fils?
Harry haussa des épaules.
-Ca ne semble pas trop la gêner. Elle et moi ... nous ne nous entendons pas très bien, mais nous ne nous haïssons pas non plus. Et elle ne s'en mêle pas. Si elle a dit quelque chose à Draco, et je suppose qu'elle l'a fait à un moment, je n'en ai pas entendu parler.
Ron resta pensif.
-Lucius Malfoy doit se retourner dans sa tombe.
Harry sourit.
-Oui. Ce n'est pas génial ?
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Harry ne revit pas Draco jusqu'au moment d'aller à Poudlard.
-Comment va ton ami Ron ? Il a survécu ?
-Plus ou moins. Maintenant il sait ce qu'il en est. Et en parlant d'ami, ton ami Blaise...
-Mon ami Blaise s'est profondément repenti de tout ce qu'il a fait et dit ces dernières semaines, tu peux me croire.
Draco avait un éclat machiavélique dans les yeux qu'Harry connaissait bien.
-Qu'est-ce que tu lui as fait ?
-Blaise a besoin d'apprendre à être plus sensible, plus... attentionné, tu ne crois pas ? J'ai pensé qu'il devait se mettre en contact avec son côté féminin et chercher en lui la...
-Qu'est-ce que tu lui as fait ? –Insista Harry.
Draco sourit férocement.
-Je lui ai mis des nichons. Une taille cent au moins.
-Quoi ? –Harry éclata de rire. –On ne peut pas! Ce sort n'existe pas!
-Ta méfiance me fait profondément mal. Tu te rappelles la fille de Serpentard qui n'avait même pas un tour de poitrine acceptable ? C'est presque le meilleur sort de Pansy.
Harry regarda vers le monastère, regrettant de ne pas pouvoir revenir et essayer de le voir de ses propres yeux, mais Draco lui dit qu'il s'était enfermé dans sa chambre et qu'il devait probablement être comme fou en essayant de défaire le sort. Il en riait encore quand ils transplanèrent à Pré-au-Lard, près du passage secret qui emmenait au collège. Ils utilisèrent la même méthode que la dernière fois et ils réussirent à entrer avec la même facilité. Cette après-midi il y avait plus de mouvement dans les couloirs, mais ils restèrent bien cachés sous la Cape et ils trouvèrent rapidement le professeur McGonagall grâce à la Carte du Maraudeur. Ils allèrent après avec elle chercher Hermione et ses deux fils, qui étaient logés, curieusement, dans l'une des deux chambres réservées aux préfets de Serpentard. Lavande occupait l'autre, mais en ce moment ils l'a trouvèrent aussi là. Si Draco fut gêné de voir deux Gryffondor ici, il n'en dit rien, mais Harry se rendit compte de comment il regardait autour de lui. Pour ne pas avoir été pour Voldemort, ça avait probablement été sa chambre en septième.
McGonagall leur avait déjà donné quelques informations. Cette après-midi elle allait voir Scrimgeour et Lavande allait venir avec elle. Les Weasley étaient temporairement cachés dans une maison des Longdubat, même si Molly et Arthur étaient prêts à aussi accompagner McGonagall. Remus et Tonks avaient parlé aux journalistes du Le Pointilleux et du Cœur de Sorcière, les deux autres médias de communication magiques, et ils leur avaient raconté tout ce qu'ils savaient sur Harry, Draco, les vrais Renégats et la Porte du Styx; après ils s'étaient assis en attendant tranquillement que les aurores les arrêtent.
-Pourquoi ont-ils fait ça ? –S'exclama Harry, inquiet.
-Pour raconter cette histoire aux aurors aussi. –Répondit Hermione.
-La seule façon pour que ça aille mieux c'est qu'il est impossible d'ignorer notre histoire. –Ajouta Draco.
-Ne t'inquiètes pas, Harry, ils ne resteront pas là-bas longtemps.
Harry était encore inquiet de la chance de ses amis, mais il ne pouvait rien faire pour les aider jusqu'à ce qu'approche le moment pour lui et Draco de faire une déclaration devant le Magenmagot. Essayant de l'occulter de sa tête, il observa Draco donnait à Hermione et à ses enfants la direction exacte du monastère. Les deux enfants étaient trop petits pour comprendre ce qu'il leur disait -le plus grand, qui s'appelait Harry, comme son oncle, avait seulement deux ans et demi; l'autre, Brian, à peine dix mois-, mais le geste de Draco suffisait pour que le sort Fidelius n'exerce plus de pouvoir sur eux. Maintenant ils pourraient être emmenés au monastère.
-Quand j'aurais terminé la réunion avec Scrimgeour je vous enverrai une chouette. –Dit la directrice. –Elle portera un ruban rouge sur l'une des pattes, pour que vous sachiez qu'elle vient de Poudlard.
-D'accord. Bonne chance avec Scrimgeour.
Ils transplanèrent tous les cinq.
-C'est un monastère! –S'exclama Hermione, maintenant qu'elle le voyait sans le Confundus de Draco.
Ils étaient à peine entrés qu'ils virent Ruben Summers et Draco le chargea de prévenir sa mère et Ron. Ensuite il appela Dipsy et lui donna les sacs.
-Montre à madame Weasley leurs chambres et aide-les à s'installer.
-Oui, maître.
-Attends, je vous accompagne. –Se proposa Harry. –Parle-toi avec Blaise et ta mère.
Draco fronça légèrement les sourcils, mais il ne dit rien et il s'en alla. Harry se mit à marcher avec Hermione, qui n'arrêtait pas de regarder autour d'elle, en essayant de confronter ce qu'elle voyait avec ce qu'elle se rappelait.
-Cet endroit ressemble un peu à Poudlard, avec ces murs de pierre et ces couloirs.
Il avait la tête autre part.
-Hermione... il y a quelque chose que tu dois savoir. Ron le sait déjà et... Remus dit que tu le soupçonnes. –Elle le regarda avec curiosité. –C'est sur Draco et moi.
Hermione s'arrêta, beaucoup moins surprise que Ron.
-Ah... Allez, je me demandais si je commençais à devenir folle.
Harry, qui avait l'espoir que la première réaction d'Hermione soit meilleure que celle de Ron, sourit un peu.
-Non.
Elle ne lui rendit pas son sourire, même si elle ne semblait pas fâchée, seulement pensive.
-Je ne sais pas ce que tu lui trouves. –Dit-elle à la fin. –Il ne me semble pas être la personne dont tu as besoin... Mais si tu me dis que tu es à l'aise avec lui...
-Je suis mieux que ça.
-Alors ... bon, je suis contente pour toi.
Son ton ne montrait pas trop d'enthousiasme.
-Tu n'as pas l'air très sincère.
-C'est parce que je ne le comprends pas, Harry. Mais cela ne signifie pas que je ne vais pas t'appuyer; je t'ai déjà laissé tomber une fois et je ne veux pas recommencer.
Même en sachant qu'elle voulait le tranquilliser, Harry fut triste que l'épisode d'Azkaban soit remit sur le tapis.
-Hermione ... nous devons laisser ça derrière. Tous. Si une fois vous pensez que je suis un idiot ou que je fais une gaffe, je veux que vous me le disiez, non que vous vous taisiez en pensant que vous me le devez ou quelque chose d'ainsi.
-Avec le temps. –Promit-elle-. –Tu sais déjà que j'adore me mêler de la vie des gens.
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Si les circonstances avaient été autres, Harry aurait passé un bon moment en voyant ses amis faires leurs premiers pas dans cette communauté de Serpentard. Quand ils virent leurs ex-camarades de classe ils restèrent instinctivement éloignés d'eux et collés à Harry; c'était ce qu'ils étaient habitués à faire, ce qu'ils avaient toujours fait à Poudlard. Les Serpentard restèrent aussi à l'écart, mais Pollux alla saluer Hermione dès qu'il l'a vit et les enfants les observaient de loin avec une curiosité mal dissimulée.
-Lavande m'a dit qu'Altair Malfoy est le frère de Draco, pas son fils.
-Ca aurait été un peu difficile, en sachant maintenant ce que nous savons de Draco. –Répliqua Ron, sans l'ombre d'une moquerie.
-Oui, c'est son frère. Lucius a mit enceinte Narcissa quand il s'est échappé de la prison et a rejoint les mangemorts.
-Eh bien pour baiser au quartier des mangemorts il faut avoir envie de baiser. –Dit Ron, presque avec admiration.
-Ronald, ne parle pas ainsi devant les enfants. –Protesta Hermione.
Au bout d'un moment, Draco entra dans la salle à manger avec Daphné et Théo et ils s'approchèrent tous les trois d'Harry, Ron et Hermione. Draco leur demanda poliment s'ils avaient pu s'installer à leur aise et il permit ensuite à la sociable et bavarde Daphné de construire un pont entre Serpentard et Gryffondor.
-Tu as parlé à ta mère et Blaise ? –Demanda Harry à Draco, à voix basse.
-J'ai parlé à ma mère. Blaise est encore enfermé dans sa chambre.
Harry lâcha un petit rire.
-Il a encore ... ? -Il fit un geste avec les mains.
-Les plus jolies du monastère. –Assura-t-il, avec un sourire moqueur.
-Qu'est-ce qu'a dit ta mère ?
- Oh, elle pense sûrement que les siens sont mieux.
Harry recommença à rire.
-Je ne parlais pas de ça.
-Ah ... –Il haussa les épaules. –Nous ne pouvons pas faire grand-chose jusqu'à ce que McGonagall nous raconte ce qu'il s'est passé avec Scrimgeour ou que Pansy arrive avec des nouvelles.
-C'est nul d'attendre. –Détermina Harry, avec un soupir.
L'heure du dîner leur fournit une certaine distraction. Blaise apparu enfin, á côté de Narcissa et Victor, et Draco dit tout bas à Harry que sa mère devait l'avoir aidé à défaire le sort pour ne pas inquiéter le petit, parce que les enfants étaient un peu nerveux depuis l'arrivée de Lavande. Harry s'assit à sa place á côté de Daphné en pensant que c'était une idiotie : s'il n'allait pas pouvoir parler à Draco pendant le dîner, il préférait être assis avec Ron et Hermione qu'ils avaient installés à l'une des tables latérales. Même s'ils étaient près de Pollux et de sa mère, ils semblaient un peu perdus et regardaient fréquemment dans sa direction. Harry se dit qu'il parlerait à Draco et qu'il s'assiérait avec eux tant qu'ils seraient là.
Ils étaient sur le point de prendre le dessert quand les personnes qui se trouvaient le plus près de la table semblèrent entendre quelque chose qui les rendit nerveux et l'un d'eux se leva pour aller parler rapidement à Draco. Harry pencha la tête pour voir ce qu'il se passait et il vit Draco le regardait avec une expression impatiente avant de se mettre debout.
-Ouvrez la porte. –Dit-il, à haute voix.
Après une seconde d'hésitation, Ruben Summers se mit debout et fit ce que Draco demandait. Rien de plus qu'une chouette entra en volant dans la salle à manger. Les gens observèrent son vol avec une expression tendue et Harry se rendit compte que la majorité des enfants se collaient à leurs mères. Mais la chouette se dirigea directement vers lui et elle portait un ruban rouge sur la patte.
-Harry, non ... –Dit Daphné, dans un filet de voix.
Il se rappela que son père avait assassiné sa mère à travers une lettre.
-Ne t'inquiète pas, Daphné. Tu vois le ruban ? C'est du professeur McGonagall.
Draco ne voulait pas lire la lettre au milieu de la salle à manger. Narcissa, Blaise, Ron et Hermione allèrent avec eux au bureau de Draco, et une fois là-bas, Harry l'ouvrit et il commença à la lire à voix haute.
"Harry,
J'ai eu quelques problèmes avec Scrimgeour. Je dois reconnaître qu'il ne s'est pas montré disposé à écouter ce que j'avais à lui dire, spécialement après s'être rendu compte que j'appuyais l'histoire de mademoiselle Brown. Je crains que l'assassinat de Robards et le massacre de l'hôpital l'ait rendu totalement irraisonnable. Mais tout n'est pas perdu. J'ai parlé aux Longdubat, à Griselda Marchbanks, à Tiberius Ogden, à Amelia Bones et à d'autres membres du Magenmagot et j'ai réussis à les convaincre qu'une réunion d'urgence était vitale pour parler de la menace de la Porte du Styx. Le Tribunal se réunit demain à deux heures de l'après-midi et j'ai confiance en qu'alors nous pourrons raconter toute notre histoire. Molly, Arthur et la jeune Lavande viendront aussi, mais mon conseil c'est que vous restiez cachés jusqu'à ce que nous soyons sûrs qu'ils vont réellement nous écouter.
Je vous enverrai une chouette quand la séance du Magenmagot sera finie marquée de la même façon.
Avec mes meilleurs vœux pour tous
Minerva McGonagall "
Harry termina et il regarda les autres. Ils étaient un peu déçus, mais c'était plus pour le nouveau retard que parce que c'était une nouvelle réellement mauvaise. Scrimgeour serait à cette réunion avec le Magenmagot, et ça voulait dire, en tout cas, qu'il y aurait encore plus de témoin de la déclaration de McGonagall, de Lavande et des Weasley.
-Alors nous attendrons jusqu'au lendemain. –Dit Narcissa, à contrecœur.
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Au milieu de la nuit, quand tout le monde dormait, Pansy arriva. Elle était pâle, fatiguée et très affamée, et cette fois la réunion se déroula dans la vaste cuisine, où elle mangea une part de tourte au poulet avant d'être capable de commencer à parler. Blaise, assit á côté d'elle, l'observait avec un tel soulagement qu'Harry lui pardonna tout.
-Ils m'ont retenu toute la journée dans leurs bureaux. –Dit-elle à la fin. –Je crois que le ministère n'était pas aussi troublé depuis la deuxième chute de Voldemort.
-Qu'est-ce qu'ils t'ont demandé ?
- Les mêmes choses que d'habitudes et d'autres. Merlin, j'ai pris tellement de véritaserum que je ne vais pas pouvoir dire de mensonge jusqu'en 2050. Ils voulaient savoir si je savais où vous étiez, si j'avais parlé avec vous, aux Weasley, au professeur Lupin et à ta cousine ou à McGonagall, si j'avais participé à l'assassinat de Robards, si je savais que vous alliez l'assassiner, si je savais qui allait être votre prochaine victime, si j'avais entendu parler de la Porte du Styx...
Draco sourit après avoir entendu la dernière phrase et Harry su ensuite pourquoi : leur version circulait déjà dans le ministère.
-Ils ont pu te soutirer quelque chose sur le monastère ?
Elle fit une grimace.
-Rien.
-Alors c'est vrai ? –Intervint Ron, surpris. Lui et Hermione avaient aussi été réveillés pour apprendre les derniers évènements. –Tu peux aussi résister au veritaserum ?
-Ce n'est pas ton problème, Weasley. –Répondit Pansy, sèchement, en commençant à attaquer un plat de soupe que l'elfe des McAllistair lui avait mis devant.
-Comment vont les rumeurs ? –Demanda Narcissa. –Tu as pu découvrir quelque chose ?
-J'ai seulement pu parler à madame Flint et à la sœur de Pritchard, mais ils m'ont dit qu'ils ont tout entendu. La conférence de presse du professeur Lupin et de ta nièce a assez aidé à compenser le témoignage de la femme de Robards et le massacre de l'hôpital, qui vous est aussi attribué évidemment. Je dirais que les gens sont très confus, même si ceux qui croient que vous êtes coupables gagnent encore. En fait, il y en a qui sont sûr qu'Harry est devenu un Seigneur des Ténèbres.
Harry fit une grimace de douleur. Le Seigneur des Ténèbres ? Ils le croyaient vraiment capable de devenir ce qu'il détestait le plus ?
-Mais beaucoup plus beau que Voldemort, Harry, ne t'inquiètes pas. –Dit Draco, comme s'il avait lu ses pensées et qu'il voulait étouffer le mal dans l'œuf. –Bon, ça s'approche déjà plus de ce que nous espérions obtenir. Si Rodolphus et ses chiens réussissent à rester un petit peu silencieux quelques jours et à ne nous accuser d'aucune mort en plus, peut-être que nous réussirons à bien nous en sortir.
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Le lendemain, Harry s'assis pour prendre son petit déjeuner avec Ron, Hermione et les deux enfants.
-On mange mieux que Lavande m'avait raconté. –Dit-elle, en terminant son dernier toast.
-Hum ... –Harry se sentait encore un peu mal à l'aise avec ce sujet. –Disons que ... nous présentons tout sous la pire lumière possible.
Ses amis le regardèrent avec étonnement.
-Vous avez feint avoir faim ?
-Pour faire peine ? –Ajouta Ron.
-Draco pensait que ça aiderait.
Hermione secoua la tête.
-Crois-moi, Harry, eux ils ne manquent pas de décorations. C'est dégoûtant. C'est dégoûtant et c'est mal et nous devrons protester quand tout sera passé.
-Nous ne pouvions pas savoir que Malfoy avait fait un pacte avec Fol-Œil. –Dit Ron, sur un ton qui fit qu'Harry soupçonna qu'ils avaient déjà parlé de ça.
-Non, mais oui nous avions l'obligation de savoir que les purges étaient mal. Il y a tant de précédents dans le monde moldu... C'est une chose de condamner à se cacher qui le mérite et c'est une autre chose ça. La justice magique est une honte, Ron. Pense à Sirius, à Hagrid, à Harry lui-même. Et pense à tous les gens qui ont esquivé des condamnations méritées, comme Lucius Malfoy pendant la première guerre ou Dolores Ombrage, pour envoyer aux détraqueurs Harry cet été.
Le bouleversement avait dominé Harry pendant ses premières semaines au monastère et il n'était plus surpris qu'on le considère comme une injustice, mais il avait toujours pensé à ce qu'il avait fait lui pendant les purges. La réponse, bien sûr, c'était rien. Le héros avait disparu après la guerre, laissant un vétéran fatigué qui voulait avoir sa propre vie aussi normale que celle d'un garçon de son âge. Et même si une partie de lui n'avait pas été d'accord avec les actions du ministère, d'un autre côté, la partie de lui blessée par la guerre, s'était dit qu'arracher la mauvaise herbe était une bonne idée.
Un peu honteux de lui, il observa Draco, qui était aussi en train de prendre son petit déjeuner. C'était le mal qu'il avait été content de voir arraché. Et si on n'était pas venu le chercher, la majorité des personnes qui étaient là avec eux seraient mortes ou elles ne seraient pas nées; les Serpentard avaient dû recourir à leurs propres héros parce que personne n'était plus sorti pour leur défense.
Mais une brûlure sur sa hanche interrompit ses pensées. Harry mit sa main sur la zone et il palpa la pièce de monnaie enchantée par le Proteus. Il la sortit rapidement de sa poche et lu qu'on leur donnait rendez-vous cette après-midi à deux heures à la Cabale Hurlante.
-Ca doit être Remus. –Dit Harry, encouragé. –Ca signifie qu'ils l'ont relâché.
Draco avait reçu le même avertissement et il le considéra aussi comme un bon signe, même s'il n'écartait pas la possibilité que Remus, et peut-être Tonks, avait fui de la surveillance des aurors et cherchaient refuge au monastère.
-Nous allons devoir ouvrir une chaîne de cachettes, si ça continue ainsi. –Commenta-t-il à Harry, avant d'aller dans la salle de classe pour le cours de Potions.
Hermione avait aussi des choses à faire, puisque les mères du monastère avaient décidé que la méfiance qu'elles ressentaient envers les inconnus ne devait pas leur faire oublier qu'elles pouvaient disposer des services d'une médicomage professionnelle, ainsi elle était à l'infirmerie pour s'occuper de symptômes insignifiants : les potions de Draco et de Narcissa maintenaient les gens en bonne santé. Ron et Harry passèrent la matinée à prendre soin des enfants et à bavarder sur leurs collègues de travail, en essayant de deviner qui pouvait les croire et qui non.
Après le déjeuner, Harry et Draco se préparent pour aller au rendez-vous de Lupin. Même s'ils transplanèrent directement dans la Cabane Hurlante, Harry avait la Cape d'Invisibilité sur lui au cas où quelqu'un qui n'était pas Lupin sentait soudainement le désir irrépressible de s'approcher. Comme il était un peu tôt, ils s'assirent pour l'attendre. Ils avaient tous les deux leurs baguettes à la main, mais ils étaient assez tranquilles, tellement qu'après quelques minutes, Draco se leva de sa chaise et s'assit à califourchon sur les genoux d'Harry, dont le corps s'embrasa face à sa proximité.
-Maintenant tes amis ne font plus attention à moi. –Protesta-t-il.
C'était seulement une excuse et ils le savaient tous les deux, Harry sourit alors comme s'il le regrettait.
- Oh, pauvre petit... Permets-moi de te dédommager.
Il mit alors sa main sur sa nuque et il le rapprocha de lui pour l'embrasser lentement, en prenant son temps. Embrasser Draco était une expérience qui devait être savourée sans hâte. Il avait des petites lèvres pleines et insolentes qui requéraient une demi-douzaine de petites morsures et cette langue diabolique à gâter... Quand il s'arrêta, il le fit parce qu'il était sur le point de commencer à lui enlever ses vêtements et il n'était pas question de causer un traumatisme à Remus. Draco lui caressa les cheveux.
- Si je te dis une chose, tu promets de ne pas rire ?
-Promit.
-Je regrette tes horribles lunettes.
Harry ne se mit pas à rire, mais il sourit d'une oreille à l'autre.
-Vraiment ? Je croyais que tu les détestais.
-C'est ce que je pensais. Mais ... je ne sais pas ... tu semblais tellement sérieux avec...
-En avril je dois renouveler le sort ou je devrai les reporter. –Lui expliqua-t-il, en se disant sérieusement de faire la deuxième en vue de cette information.
-Si à la fin tout se finit bien, tu redeviendras auror ?
-Je n'y ai pas pensé. –Dit-il, en considérant l'idée. –J'aime être auror, mais ça me fait un peu bizarre l'idée de recommencer à travailler avec ceux qui m'ont frit en exhortations quand ce qui est arrivé à Ginny s'est passé. Et toi, qu'est-ce que t'aimerais faire ?
Draco haussa des épaules et retourna sur sa chaise.
-Je n'ai pas besoin de travailler, j'ai assez d'argent. Mais ce que je ferais, bien sûr, ce serait de passer mes ASPIC. Je ne veux pas être le premier Malfoy de la génération qui n'ait pas encore terminé ses études sans une mort prématurée comme excuse.
-Je ne crois pas que tu vas avoir beaucoup de problèmes avec DCFM ou Potions. Et de toute façon, que tu n'aies pas besoin de travailler ne veut pas dire que tu n'aies pas envie de faire quelque chose bien que ce soit seulement pour t'amuser, non ?
-Oh, bien... Je pense que j'aurai à réparer le manoir et à m'occuper de la fortune handicapée de la famille. Ces enfoirés du ministère nous ont laissé pelés comme We ... des rats.
L'impair ne passa pas inaperçu à Harry, mais il laissa courir.
-Quinze millions de galions ce n'est pas être pelé comme des rats. –Dit-il, puisqu'il savait de combien d'argent ils disposaient.
-Pour les standards des Malfoy, c'est pratiquement l'indigence.
Ca semblait être une plaisanterie et Harry était sur le point de le suivre et de l'appeler bon chic bon genre et le taquiner sur les " standards des Malfoy", mais il y pensa; tout bien considéré, ça ne le faisait pas rire.
-Remus est en retard.
Draco tourna son poignet pour voir sa montre.
-Il est seulement deux heures dix. –Dit-il, sans y porter trop d'importance.
-J'espère qu'il ne lui est rien arrivé.
Mais les minutes continuaient de passer et il n'y avait aucun signe de Lupin. Harry commença à s'inquiéter; ce retard pouvait seulement signifier que quelque chose retenait son ami et ce quelque chose ne pouvait pas être bon.
-L'un de nous devrait retourner au monastère et voir s'ils ont des nouvelles de Lupin.
-Comment pourraient-ils en avoir ? –Dit Draco.
-Je ne le sais pas, peut-être que la chouette de Minerva est arrivée et qu'elle parle de Remus.
Draco y pensa quelques secondes et acquiesça.
-C'est bon, j'irai. –Il lui donna un baiser rapide sur les lèvres. –Je ne tarderai pas.
Harry le regarda tandis qu'il se préparait à transplaner, mais Draco resta là une seconde, deux secondes... Et ses yeux gris se tinrent d'angoisse.
-Qu'est-ce qui se passe ? –Demanda Harry.
- Je ne peux pas transplaner. Harry, vite, essaie-toi.
Il essaya, mais il ne pu pas. Son cœur commença à battre fortement.
-C'est un sort anti-transplanage. Tu crois que c'est les aurors ?
Mais il ne dit rien d'autre, il savait que ce n'était pas possible. Les aurors auraient déjà essayés de les capturer.
-Oh, Merlin ... –Dit Draco, en écarquillant les yeux. –C'est un piège, Harry. Nous devons retourner au monastère!
A suivre…
Ouf, oui vous êtes arrivé au bout et moi en une semaine lol !! J'espère que vous l'avez apprécié et je ne doute pas que vous êtes déjà impatient de lire la suite !!! J'espère juste pour vous qu'elle arrivera vite lol !! Normalement elle devrais arriver à la fin de mes vacances normalement c'est-à-dire le 3 mars car je vais passer mon permis donc voilà !! Gros bisous tout le monde et je vous dis à la prochaine !!!!
