Disclamer : Les personnages de NCIS appartiennent à leurs auteurs respectifs, je ne fais que les emprunter. Je ne fais aucun bénéfice en écrivant cette histoire.

Le retour de DiNozzo au bureau...

Encore un grand merci à Chtimigirl, ma bêta pour sa patience

Bonne lecture

Chapitre 25 – Nouvelle vie

Les premiers rayons du soleil réveillèrent l'ex marine. Il avait toujours DiNozzo dans ses bras, sa tête sur son torse. Il se surprit à trouver que c'était sa place. Il aimait l'avoir à l'œil et sous la main. Main qui vint caresser tendrement la chevelure soyeuse de son amant, humant son parfum. Ils restèrent ainsi un moment, Tony feignant de dormir pour apprécier cet instant et Gibbs savourant le calme de sa nouvelle vie.

Oui, nouvelle vie. Il n'avait jamais imaginé s'attacher aussi vite à son jeune compagnon. Il le connaissait depuis longtemps mais ne s'attendait pas à être pris dans ses filets et encore moins, faire ce qu'ils avaient fait. Le sexe avec un homme lui avait fait peur mais Tony avait su être parfait. Depuis, il ne se voyait plus faire l'amour avec une autre personne.

Certains auraient pu croire qu'ils étaient allés un peu vite, qu'il avait cédé trop rapidement pour un homme de sa trempe mais il tenait sincèrement à cet homme captivant, avec son côté enfantin, ses peurs, ses doutes et surtout ce masque qu'il avait laissé disparaître devant lui. Pourtant, il n'était pas encore prêt à lui dire qu'il l'aimait alors que Tony n'avait pas hésité. Il avait toujours été avare de mots et la seule personne à qui il avait avoué ses sentiments était morte depuis bien longtemps.

Bien sûr, il avait aimé d'autres femmes, en avait épousé trois mais son sale caractère et son impossibilité de dire ces mots les avaient fait fuir. Il n'était pas fait pour être en couple et encore moins avec un homme. Sa position l'en empêchait, surtout en tant que son supérieur, et le regard des autres le déstabilisait.

-Je ne te demande pas en mariage, ni de grandes déclarations, ni de vivre avec moi et encore moins de t'obliger à faire des choses contre ta volonté.

Tony scrutait son amant depuis un moment. Il avait vu le doute s'immiscer dans ses beaux yeux azurs. Il ne voulait pas le voir prendre peur que leur secret soit dévoilé. Il l'aimait et était prêt à accepter de n'être que le côté obscure dans sa vie. C'était pour ça qu'il avait dit ces mots, une façon comme une autre de lui faire comprendre qu'il n'avait pas besoin d'avoir peur.

« Gibbs a marqué mon esprit, ma raison et aujourd'hui mon corps. Lui seul a réussi à me percer à jour, à me faire redevenir moi-même. Ce que personne n'avait jamais réussi à faire jusqu'à ce jour. J'ai toujours été un pion entre les mains des autres. Mais pas avec lui. Depuis toujours, je ne pouvais pas garder un ami plus d'un an et un travail plus de deux. J'en changeais tout le temps. Pourquoi ? J'avais besoin de mouvements et de ne pas trop m'attacher. Peut-être parce que j'avais peur ? Plausible. Mais toujours est-il que je ne pouvais pas garder un travail pendant plus de deux années de suite, sans risquer de me dévoiler. Au final, je me retrouvais toujours seul. Mais aujourd'hui, tout est différent. Gibbs m'accepte comme je suis et je ne veux pas qu'il vive ce que j'ai vécu, d'être différent des autres. Je l'aime trop pour ça. J'avais appris à ne faire confiance à personne. Tout le monde finissait par me quitter un jour. Toujours la personne à qui j'avais décidé d'accorder ma confiance, qui me trahissait et me blessait toujours un peu plus que la précédente fois. Et j'ai pris l'habitude de mentir pour me protéger. Puis un jour, j'ai fait sa connaissance. J'ai été trop blessé par le passé pour accorder ma confiance à n'importe qui. Je pouvais me créer un masque derrière lequel je me cachais et donnais aux gens la vision qu'ils voulaient avoir de moi. Il est la seule personne à qui je veux donner ma confiance, sans peur et sans doute. Je l'aime. Alors je ne peux pas lui faire ça. »

Gibbs était sorti de ses pensées en entendant la voix de son ami. Dans une simple phrase, Tony avait mis le doigt sur le problème, son problème. Il se dégagea du jeune homme, s'asseyant et lui tournant le dos pour cacher son désarroi. Il ne voulait pas parler de ce qu'il ressentait, de ce qui se passait dans sa tête. Pas encore. Tant qu'il ne serait pas capable de mettre des mots précis sur ce qu'il devinait derrière les battements de son cœur et ce maelström qui vrombissait dans ses pensées.

-Il est temps de se préparer.

Il se leva sans plus de cérémonie et quitta la pièce, laissant un Tony à ses préparatifs.

Une demi-heure plus tard, Gibbs revint pour voir où en était son subalterne. Il le trouva en train de se débattre avec les boutons de sa chemise et de son pantalon.

-Attends, je vais t'aider.

Il se plaça devant lui et se chargea de finir de l'habiller. Il évitait son regard pour ne pas montrer son chamboulement. Tony le comprit. Il était temps de faire comprendre à son patron qu'il n'attendait aucune autre preuve d'amour que celle qu'il lui avait donné en restant à ses côtés.

-Patron ! Il est peut-être temps que je rentre chez moi.

-Pourquoi ?

-Je vais mieux et cela évitera les questions et les sous-entendus des autres.

-Je n'en ai rien à foutre de ce que pensent les autres. Tu resteras ici jusqu'à la fin de ta convalescence, comme je l'ai promis à ton médecin.

-Et pour les autres ?

-On n'en parle pas.

Gibbs ne voulait pas déjà le voir partir de chez lui. Il était perdu dans ses sentiments contradictoires et espérait que les semaines passées auprès de son amant l'aiderait à éclaircir ses émotions grandissantes pour le jeune homme.

Ils passèrent par la cuisine pour prendre un café et de quoi sustenter un DiNozzo vorace. Puis ils prirent la voiture pour rejoindre les bureaux du NCIS.

Kate et McGee se chamaillaient pour savoir qui prendrait la parole en premier sur l'enquête en cours et faire le rapport de la semaine passée sans leur patron. Ils ne virent pas leurs deux équipiers arriver par l'ascenseur.

-C'est moi la plus ancienne de l'équipe, donc c'est à moi de faire le rapport décréta l'Agent Todd.

-Oui, mais c'est moi qui ait trouvé le lien entre les voleurs répondit du tac au tac le bleu.

-Je suis l'Agent senior en l'absence de Tony et je vais montrer à Gibbs que je mérite ce titre plus que DiNozzo.

-Tony est là depuis plus longtemps que toi et je ne crois pas que Gibbs te laissera prendre sa place aussi facilement.

-Que tu crois, Tim ! DiNozzo n'est qu'un gamin puéril, un clown de service peu professionnel. Tout le contraire de moi railla t-elle.

Gibbs tout comme Tony avaient assisté à la conversation entre les deux plus jeunes de l'équipe. Le chef d'équipe sentit la colère monter en lui. Il n'arrivait pas à croire que la jeune femme soit capable de fusiller son agent senior dans le dos alors qu'il venait de démontrer ses plus grandes capacités dans leur dernière enquête et qu'il aurait pu y laisser la vie.

DiNozzo vit le changement sur le visage de son patron. Il se surprit à aimer ça. Le boss avait envie de se mêler de sa défense. Ça lui mit du baume au cœur.

-Pas de problème, patron. Je maitrise. Laisse-moi m'en occuper comme un grand.

-Tu es sûr ?

-Je suis le grand DiNozzo. Aie !

Gibbs venait de lui donner une petite tape derrière la tête mais beaucoup moins forte qu'à l'habitude. Il avait dit « Aie » uniquement pour la forme. Le sourire de son patron lui fit comprendre qu'il s'en sortirait bien tout seul.

-Et puis, nous avons six ou sept semaines pour prouver à Gibbs que nous valons mieux que ce sale môme et que nous n'avons pas besoin de lui continua la jeune femme.

-Tu ne te débarrasseras pas de moi aussi facilement, Katy.

Tony était entré dans la conversation pendant que son supérieur montait au bureau du directeur Morrow. La jeune femme comme le bleu se retournèrent sur le nouvel arrivant.

-Tony ! dirent-ils d'une seule voix.

-Le seul et l'unique fanfaronna t-il. Je suis de retour et ma place n'est pas libre.

-Euh ! Mais, ce n'est pas ce que tu crois, Tony se défendit la jeune femme.

-Si j'ai bien compris, il y a compétition entre toi et le bleu pour prendre ma place. Pourtant, Kate, tu devrait savoir que je ne la laisserais pas aussi facilement.

Le bleu s'esquiva en se planquant derrière l'écran de son bureau. L'Agent Todd n'avait pas cette chance. DiNozzo était planté devant elle, bloquant toute possibilité de repli.

-Que fais-tu là ? demanda t-elle pour changer de sujet.

-Je viens faire mon rapport et accessoirement voir si vous n'avez pas trop foutu le bordel en l'absence du patron.

-Nous sommes des professionnels, nous dit-elle en devenant rouge de colère.

-Tout comme moi, Kate. Même si tu en doutes. Le patron te le dira, je suis irremplaçable.

-Arrête avec tes âneries, DiNozzo. Tu...

Elle se tut. Gibbs venait d'entrer dans son champ de vision, la stoppant net dans leur conversation. Tony le comprit mais continua à fanfaronner pour que leur patron le reprenne devant les autres, juste pour éviter les rumeurs qui ne manqueraient pas sûr eux.

-Mes âneries, Kate mais sans elles, je ne serais plus le grand DiNozzo. Le meilleur détective de ce côté de l'océan, le seul capable de résoudre une affaire avec un sourire tout en obtenant un numéro de téléphone pour passer une bonne soirée.

Son aplomb étonna tous les membres de l'équipe première.

-Gibbs est incapable de se passer de moi... Aie !

Ledit Gibbs avait décidé de mettre un terme à cette conversation. Il avait donné une tape derrière la tête de son subalterne pour lui faire comprendre que ça suffisait.

-Euh ! Boss. Je ne faisais que...

-Tu es attendu dans le bureau du directeur, DiNozzo. Alors dépêche-toi et je te ramène.

-Ok, patron.

Tony monta les marches menant au bureau de Morrow sous le regard protecteur de son supérieur. Gibbs s'installa sans un mot de plus à son bureau et commença à lire les rapports laissés par l'Agent Todd et l'Agent McGee.

Les deux autres restèrent à leur place, se demandant si Gibbs avait écouté leur conversation et s'il allait intervenir dans la bataille. Pourtant, il ne parla pas et resta concentré sur ses dossiers. Il attendait avec impatience le retour de son jeune protégé.

Le rapport fut rapide mais complet. Le directeur le remercia de son travail et lui souhaita bon rétablissement. Tony allait partir quand Morrow l'interrogea pour savoir s'il était au courant de la demande de son patron directe pour obtenir une médaille. DiNozzo était étonné. Gibbs ne lui en avait pas parlé.

-Non, Monsieur le directeur. Je n'étais pas au courant.

-Bien !

-Ne vous embêtez pas à remplir de la paperasse pour si peu.

-C'est à moi de décider. J'ai fini, vous pouvez rentrer.

-Merci, Monsieur.

Tony descendit rapidement et s'installa derrière son bureau, se posant des questions sur le pourquoi de cette demande de la part de Gibbs. Pourquoi faisait-il ça ?

Gibbs le vit arrivé et le trouva un peu trop pensif. Il se demandait si Morrow n'avait pas parlé de sa proposition de médaille au jeune homme. Il savait que Tony n'en avait rien à faire mais pour lui, c'était important surtout pour montrer au reste de l'équipe que son agent senior était le meilleur même s'il ne pouvait le claironner à voix haute.

« Tu le mérite, Tony. Je suis fier de toi et je veux que tout le monde se rende compte que tu es mon meilleur agent. Tu caches bien ton jeu mais il est temps de rabattre son caquet à chaque personne qui te considère comme un bouffon dans cette agence. Il y a tellement plus derrière ce masque. Tu es un homme formidable. Je ne peux pas te le dire devant tous mais je le pense. »

-Finis, DiNozzo ?

-Euh ! Je peux passer voir Abby et Ducky, boss ?

-Le temps que l'Agent Todd et l'Agent McGee me fassent un condensé de leur semaine de tire au flanc et je te raccompagne.

-Merci, patron.

Tony sortit de l'Open-Space, en pensant à la dernière phrase de son supérieur pendant que Gibbs demandait à ses deux agents restants de faire leur rapport, sans ménagement.

Dès les portes de l'ascenseur ouvertes, Tony fut enveloppé par la musique assourdissante venant du laboratoire de sa gothique préférée. Elle se déhanchait devant l'écran de ses ordinateurs, concentrait sur ses recherches. Le jeune homme sourit. Il aimait la voir ainsi. Il s'avança vers la sono qu'il arrêta.

-Hé ! Personne n'a le droit de faire ça à part Gibbs dit-elle en se tournant vers l'intrus.

-Et le magnifique DiNozzo répondit-il de son plus beau sourire.

-Tonyyyyyyyyy ! fit-elle en se jetant dans ses bras.

-Abby ! Comme je suis heureux de te voir.

-Et moi donc. Tu reprends déjà demanda t-elle, étonnée de le voir au NCIS.

-Non, malheureusement, pas avant une semaine et seulement pour des activités de bureau dit-il avec une grimace.

Ils commencèrent à papoter de tout et de rien, évitant le sujet de sa relation avec Gibbs. Ils avaient passé un accord tous les quatre pour garder le secret des deux hommes. Ducky, ayant appris que DiNozzo était dans les murs de l'agence fédérale, vint prendre de ses nouvelles dans l'antre de la gothique où il était sûr de le trouver.

-Comment te sens-tu, Anthony ?

-Bien, doc.

-Ton épaule, toujours aussi douloureuse ?

-C'est plus de la gêne que de la douleur mais si je vais doucement, j'arrive presque à tout faire par moi-même.

Tous trois discutèrent encore un moment attendant que Gibbs donne le signal du retour pour le convalescent.

Pendant ce temps, Gibbs remettait de l'ordre dans son équipe, surtout après les rapports désastreux qu'ils lui firent. Pourtant, ils paraissaient fiers d'eux.

-Vous appelez ça du travail ? C'est bâclé et encore, je suis gentil dit-il en aboyant. Même un gamin ferait mieux que vous.

-Tu es injuste, Gibbs déclara la jeune femme, outrée par sa façon de leur parler. Nous n'étions que deux et toutes les recherches ont été faites avec le plus grand des professionnalismes. Tu t'en prends à nous parce que vivre avec DiNozzo te tape sur les nerfs, c'est ton problème. Tu as fait ton choix en l'accueillant comme ça.

-Suffit, Agent Todd. C'est de l'insubordination. Je vous interdis à l'un comme à l'autre de mêler DiNozzo à notre conversation.

-Mais je n'ai rien dit, patron.

Gibbs ferma les yeux et prit une grande inspiration pour se calmer. Il devait faire comprendre à ces deux là que le rôle de Tony au sein de son équipe était importante.

-McGee, je veux que vous me trouviez un ordinateur portable avec une liaison internet et une webvidéo pour Tony.

-Une webcam, boss.

-Oui, enfin quelque chose qui permette à mon agent senior de rester en contact avec nous pendant sa convalescence.

-Pardon, tu ne peux pas faire ça dit Kate, excessivement agacée.

-Kate, McGee, je ne peux pas me passer de mon agent senior pendant aussi longtemps. Je ne veux pas que cette équipe sombre parce que vous ne serez pas à la hauteur.

« Hou là ! Mieux vaut faire profil bas » se dirent en même temps les deux subordonnés.

-Je m'y mets de suite, patron.

Et le bleu partit en courant pour trouver de quoi calmer son supérieur. Kate resta abasourdie devant Gibbs, ne comprenant toujours pas sa réaction.

-Un problème avec ça, Agent Todd ?

-Non, c'est toi le patron.

-Oui, Kate. C'est moi le patron et primo, je te demanderais de t'en souvenir. Et secondo, sache que Tony reste mon bras droit aussi longtemps qu'il le voudra. Maintenant, mets-toi au boulot, je veux tous les renseignements possibles concernant le Lieutenant-colonel Andrews. Quand j'aurais ramené Tony, j'espère avoir toutes les réponses que je pourrais me poser.

-Bien !

-Parfait ! Alors au travail.

Puis il quitta le centre de la base, direction l'ascenseur.

Comme il le pensait, Gibbs trouva Tony avec Abby et Ducky dans le laboratoire de la jeune femme. Il resta quelques secondes en retrait, les regardant discuter et même rire. Il aimait les entendre rire, cela lui réchauffa le cœur. Il avait devant lui sa famille et il en était fier.

-Alors, prêt à rentrer, DiNozzo ? demanda Gibbs en entrant.

Les trois complices se retournèrent vers le chef d'équipe.

-Tu joues les rabat-joie, là, Gibbs répondit le jeune homme avec un sourire.

-Il me semblait avoir été clair, DiNozzo. Tu as besoin de te reposer, sinon je demande au docteur d'oublier ma demande de reprise anticipée.

-Non ! On peut y aller.

Tony n'avait pas envie de rester encore à la maison mais une semaine, c'était si vite passé. Gibbs avait dit ça pour plaisanter mais son subalterne avait tout de suite tiqué et ne tenait pas à prendre ce risque. La grimace, affichée sur les trois visages en face de lui, lui fit comprendre son erreur.

-Je plaisantais se défendit-il.

-Ce n'est pas marrant, Gibbs dit la jeune femme en mettant ses mains sur ses hanches.

-C'est rien, Abby. Le patron a raison, il est temps que je rentre.

Il s'approcha de la laborantine et l'embrassa sur la joue puis donna une poignée de main au médecin légiste pour prendre congé. Gibbs et lui se dirigèrent vers l'ascenseur quand McGee arriva.

-Je l'ai, boss dit-il en lui tendant l'ordinateur portable. Il y a une borne internet près de chez vous et j'ai enregistré les paramètres pour qu'il se connecte instantanément au réseau dès son ouverture.

-C'est bien, McGee. Tiens, Tony, c'est pour toi.

-Pour quoi faire ?

-Tu ne comptais pas rester à tirer au flanc. J'ai besoin de mon agent senior et de sa capacité de déduction d'enquêteur, même si tu restes à la maison.

Tony sourit en prenant le portable des mains du bleu. Gibbs avait tout prévu pour qu'il ne voit pas passer son arrêt de travail.

-Merci, patron.

-Je ne le fais pas pour toi mais pour éviter à mon équipe première de sombrer en ton absence. Je pense même que tu vas me détester...

Il fallait que Tony trouve quelque chose à dire pour éviter que McGee se doute qu'il y avait plus entre les deux hommes.

-Je savais que tu ne pouvais pas te passer de mes innombrables talents dit-il avec un clin d'œil, de ma magnifique capacité d'analyse, sans compter de mon sourire ravageur et... Aie !

Gibbs avait bien compris son manège et c'était pourquoi il lui avait donné une claque derrière la tête. Il y était allé doucement mais DiNozzo joua le jeu, en exagérant sa douleur. Il se massait l'arrière du crâne faisant sourire son aîné.

-Je suis encore en convalescence, Gibbs.

-Dans tes rêves, DiNozzo. Une fois à la maison, tu t'installes derrière l'ordinateur et Abby fera le lien avec toi et le reste de l'équipe.

-Je... Ok, boss.

-En route, mauvaise graine.

McGee laissa apparaître un sourire. Gibbs l'avait sermonné comme Kate mais Tony aussi avait eu droit à sa petite remontrance. Il les regarda quitter les lieux. Ils prirent l'ascenseur pour gagner la voiture puis la maison.

Après un baiser rapide, Gibbs était reparti au bureau. Tony s'installa devant l'ordinateur et contacta Abby. La jeune femme sourit en le voyant sur son écran. Ils discutèrent des enquêtes en cours où l'agent senior proposa plusieurs pistes. La laborantine était excitée de travailler avec lui et DiNozzo était heureux de se sentir utile, même enfermé chez son patron.

Pour des raisons de service, la gothique coupa à plusieurs reprises la communication. Tony en profita pour faire des recherches personnelles, enfin pour tenir une promesse qu'il s'était faite lors de sa conversation musclée avec Cock. Il avait déjà un plan en tête.

Premièrement, prendre contact avec l'Ambassade Américaine au Salvador et leur demander de retrouver Lucia Perez et son fils John.

Deuxièmement, voir avec les services d'immigration pour connaître les modalités et les papiers à remplir pour amener la jeune femme et son fils aux États Unit d'Amérique.

Troisièmement, contacter la famille du soldat Swanson et voir s'ils voulaient l'accueillir chez eux. Il ne doutait pas que les proches du jeune homme voudraient connaître cette femme et leur petit fils. S'ils ne voulaient pas, il aviserait à ce moment là.

Quatrièmement, aller les chercher s'il le fallait.

Il se mit immédiatement au travail. Il avait envie de réussir cette promesse qu'il renouvellerait à Lucia Perez et au petit John Swanson.

Vers seize heures, Gibbs vint chercher son ami pour l'amener jusque chez le kinésithérapeute et le laissa le temps de la séance comme chaque jour. Puis une heure plus tard, il revint le prendre pour rentrer à la maison.

-Alors, comment s'est passé ta journée, Tony.

-Bien. je suis content que tu es pensé à me fournir cet ordinateur. Ça m'a paru moins long.

-Je l'ai fait autant pour toi que pour l'équipe.

DiNozzo et Gibbs discutèrent un moment du travail puis l'aîné alla préparer le repas pendant que son agent senior lisait les dossiers en cours. Tony ne désirait pas encore lui parler de ce qu'il comptait faire pour la compagne de Swanson. Il avait peur qu'il réagisse mal.

-Allez, mon grand, à table.

Gibbs l'avait tiré de ses pensées. Le repas fut rapide car les deux protagonistes étaient fatigués par leur journée. Ils terminèrent au lit et s'endormirent après un petit câlin tendre.

La semaine passa vite pour tous. Tony n'eut pas le temps de s'ennuyer entre le travail, sa rééducation et ses recherches concernant Perez. Gibbs se montra aux petits soins pour lui, l'aidant de son mieux et montrant son intérêt sur ses capacités dans les enquêtes au grand dam de l'Agent Todd et de l'Agent McGee. Les félicitations pour le jeune homme pleuvaient de la part de leur boss et ses autres subalternes ne comprenaient pas ce changement.

Puis il y eut la reprise à mi-temps. DiNozzo était heureux de se retrouver à sa place. Il rendait service à son équipe pendant la matinée, même s'il ne pouvait pas aller sur le terrain. Dans l'après-midi, il continuait ses recherches personnelles et le soir, Gibbs et lui partaient à la découverte de l'autre. Une routine s'engagea entre travail, rééducation et vie à deux. L'ex marine n'était pas encore prêt à avouer ses sentiments à son amant mais il devait s'avouer qu'il tenait vraiment à lui.

Pendant sa convalescence, Tony se tint à carreau au bureau, montrant une nouvelle facette de son masque. Il donnait l'impression d'être plus mature, plus professionnel que jamais. Kate et McGee se montrèrent plus aigris que jamais, lançant pique sur pique à celui qui restait cantonné au bureau pendant qu'eux allaient sur le terrain.

Au grand étonnement de Gibbs, son agent senior ne répondait pas, lui demandant même de ne pas s'en mêler. Il réglerait cela en temps et en heure quand il pourrait revenir à temps plein, ce qui ne tarderait pas.

DiNozzo avait d'autre chose à régler et de sûrement plus important que ces chamailleries jalouses de ses collègues. Il avait réussi à trouver la trace de Lucia Perez et son fils et avait pris contact avec la jeune mère. Elle avait cru que John Swanson ne voulait plus d'elle et de son bébé. Tony avait été obligé de lui annoncer la mort du père de son enfant. Il l'avait entendu pleurer et aurait aimé être à ses côtés dans ce moment difficile.

Il lui avait demandé si elle voulait venir aux USA. Elle avait tant espéré que son fils grandisse dans le pays de son père et pas au Salvador, où l'insécurité était présente à chaque coin de rue. Il lui expliqua qu'il avait encore plusieurs papiers à régler pour les faire venir ici mais que bientôt, elle pourrait poser le pied aux États-Unis avec son bébé...

A suivre...