On toqua à la porte. De légers bruits de pas se firent entendre, et William, d'un pas rapide, déboucha dans le salon et alla ouvrir. Son visage se para d'un grand sourire au moment ou il ouvrit la porte :
-"Ray ! C'est cool ! Papa à dit que tu venais, mais j'avais peur de te rater..." Dit-il, avant d'ajouter tout bas :" Je dois rentrer chez maman, mais moi je veux voir ce que tu vas faire..."
Ray souria à l'enfant et lui passa affectueusement la main sur le haut du crâne. Il se pencha à la hauteur de William et chuchota :
-" Tu sais, je ne sais pas si je peux faire quelque chose..." Répondit il.
L'enfant fixa son interlocuteur. Un air de déception venait de chasser son sourire. Ray, l'ayant remarqué, se dépêcha d'ajouter :
-"Mais je vais tout faire pour !"
-"Promis ?"
-"Promis. Tu sais que je ne mens jamais, Will." Répondit Ray.
Sa réponse eut pour effet de rendre à William son sourire. Oliver entra au même moment dans le salon, suivi de Laurel. Il serra la main de son collaborateur et déposa un baiser sur les lèvres de Laurel. Tous deux avaient hésité un moment sur la conduite à tenir en public. Finalement, ils avaient convenu de garder une distance raisonnable au travail de Ray mais de ne rien cacher à leurs parents et amis. Néanmoins, Laurel avait averti Ray : Si Hellen devenait vraiment insistante, la règle de la distance au travail ne tenait plus. Elle était la petite amie de Ray et n'aurait aucun scrupule à le faire comprendre à une 'bougresse à talons'.
Oliver quand à lui, semblait prendre avec naturel ce nouveau couple auquel il n'aurait jamais pensé. Mais tous deux, il n'avait aucun mal à l'admettre, formaient un couple harmonieux et complémentaire. Même William, à dire vrai, ne semblait pas surpris, au contraire : il appréciait énormément Laurel et Ray.
Ray passa sa main autour de la taille de Laurel et se tourna vers Oliver :
-"J'ai pris connaissance des documents que tu m'as transmis hier... C'est incompréhensible. Personne n'aurait pu marcher avec de telles lésions à la colonne. Et ses fonctions vitales...C'est très mauvais, Oliver, très mauvais. Cette drogue...Elle devait vraiment avoir des propriétés phénoménales... J'ai demandé à Curtis de chercher des infos sur ce ...mirakuru..." Dit il.
A la dernière phrase de Ray, Oliver leva vivement la tête, inquiet. Ray se dépêcha de le rassurer :
-"Ne t'inquiètes pas, je lui ai dit de faire ça avec discrétion, hors de son temps de travail. Hellen ne sera pas au courant."
Laurel se hâta d'intervenir :
-"Je me suis permise de lui expliquer...certaines choses."
Oliver souria à Ray et saisit Laurel délicatement, mais vivement par le bras, tout en s'excusant auprès de Ray :
-"Pardonne moi, Ray, mais je dois parler seul à seul avec Laurel quelques minutes. Ça ne sera pas long."
Ray inclina la tête tandis qu'Oliver et Laurel s'éloignaient vers la cuisine. Ils y restèrent peu de temps en réalité : Oliver était inquiet de savoir quelles informations avaient été données à Ray par Laurel. Il fut vite rassuré par la jeune femme. Elle avait simplement dit à Ray qu'Hellen était une femme dangereuse et qu'elle était responsable de la disparition de Félicity. Elle lui avait expliqué qu'Hellen était à la tête d'une puissante organisation, qu'elle cherchait à mettre la main sur le savoir de Ray, et que c'était pour cela qu'elle cherchait à le séduire. Enfin, elle lui avait également révélé que Félicity n'avait pas réellement disparu, mais qu'elle était dans un sale état après s'être rebellée contre Hellen et son organisation. Sa survie durant les dernières années, elle le devait à une drogue qui quittait peu à peu son corps.
Oliver se sentit rassuré : Ray en savait suffisamment pour pouvoir aider Félicity, mais restait à l'écart de l'ordre. Il fit savoir à Laurel qu'elle avait bien fait de ne pas en divulguer plus et que les informations qu'elle avait choisi de donner à Ray avaient bien été filtrées.
Ils revinrent vers Ray, qui ne tarda pas à demander à voir Félicity.
Elle était installée dans la chambre qui était la sienne lorsqu'elle cohabitait avec Oliver. Il avait pris soin de replacer autour d'elle les objets de sa 'chambre' d'hôpital. Les photos, la figurine de danseuse, la peluche abîmée : Oliver avait tout replacé à l'identique. La seule différence avec sa 'bulle', hormis le cadre, était la présence d'un vase rempli de fleurs fraîches que William prenait soin à renouveler régulièrement.
Félicity était allongée dans son lit, l'air paisible. On aurait pu penser qu'elle dormait s'il n'y avait eu toutes ces machines autour d'elle qui la maintenaient en vie. La jeune femme ne respirait pas seule : on lui avait installé un système pour empêcher l'asphyxie. Son rythme cardiaque était également surveillé, tout comme sa tension. Ray ne put s'empêcher de frissonner... La jeune femme était certes bien installée, elle n'en était pas moins dans le coma... Certes, il savait à quoi s'attendre, grâce au rapport médical de la personne qui suivait Félicity, mais le voir, c'était autre chose. Il se sentit immédiatement peiné. Peiné pour la jeune femme, mais également peiné pour Oliver. Bien que Laurel ne lui ai rien dit sur la relation qui liait son partenaire à la jeune femme, il comprit de suite qu'elle en était la nature. Il suffisait d'observer la façon dont Oliver regardait Félicity, la façon dont il remontait doucement la couverture sur elle, dont il vérifiait les équipements... Peut être que Laurel ne le savait pas... Cela expliquerait la raison pour laquelle elle ne lui avait rien dit. Mais là, l'attitude d'Oliver, pour qui le connaissait, était parlante. Si Laurel ignorait auparavant les sentiments du jeune homme pour Oliver, ce n'était plus le cas à présent.
Ce fut Oliver qui mit fin aux réflexions de Ray :
-"Ray... Tu nous as parlé de Curtis, qui effectuait des recherches... Mais toi, quel est ton avis ? As tu eu le temps de te pencher sur ses analyses, ses résultats ?" Demanda t il.
Ray prit une profonde inspiration, puis demanda à Oliver de s'asseoir. Ce qu'il avait à lui dire n'était pas facile...
Deux jours plus tard ...Oliver tournait en rond... Il patrouillait, mais la soirée était calme. Et surtout, il était préoccupé. La santé de Félicity ne s'ameliorait pas, bien au contraire : il fallait maintenant la dialyser. Chaque jour qui passait lui donnait l'impression de voir la vie de Félicity filer entre ses doigts. Les propos de Ray, l'avant-veille, n'étaient pas faits pour le rassurer... De son propre aveu, Ray ne voyait pas comment sauver Félicity. Si la drogue avait eu un effet aussi miraculeux et inexpliquable sur l'organisme de la jeune femme, il n'en était pas moins temporaire. La seule solution à court terme pour lui était une seconde injection de Mirakuru. Mais cette solution posait plusieurs problèmes : il fallait remettre la main sur du Mirakuru, de même souche, ensuite, il fallait que cette injection aie un effet similaire à la précédente... Et surtout, ce n'était qu'une situation temporaire. Deux ans, trois ans après, peut être moins... Il faudrait recommencer à nouveau.
Il avait appelé Milton, puis Edmund. Il leur restait bien quelques caisses de Mirakuru, mais Edmund, tout comme Ray, était sceptique quand à la réussite d'une seconde injection. Pour eux deux, un élément qui leur échappait avait favorisé cette réaction de la drogue sur l'organisme de la jeune femme. La jeune femme avait peut être bu un alcool particulier, pris un médicament ou peut être était elle malade, et ses défenses immunitaires différentes... Quoiqu'il en soit, ils étaient formels : l'organisme de Félicity avait absorbé la drogue. Il s'était habitué. Les chances d'obtenir un résultat identique était, d'après eux, quasi impossible.
Oliver se prit la tête dans les mains... Il se sentait dépassé, vidé. Il patienta encore un peu, puis, devant le calme de la soirée, se décida à rentrer au QG.
Il était à peine rentré que John lui sauta dessus :
-"Oliver ! Ou etais tu ? Je cherche à te joindre depuis dix minutes !"
Sa réaction affola Oliver : Que se passait il ? Était il arrivé quelque chose à Félicity ? A sa soeur ? A Laurel ? Il se rendit compte que son oreillette était tombé dans un pan de sa capuche. Il était tellement absorbé par ses pensées qu'il n'avait pas fait attention à celle ci.
Voyant l'état fébrile d'Oliver, John se hâta de le rassurer :
-" Il n'y à rien de grave, rassures toi. Il ne s'agit pas de Félicity, du moins, son état n'a pas évolué. "
Oliver leva la tête vers son compagnon, tout en rangeant son arme dans leur étui. Il était Intrigué :
-"Ray à appelé ? Il à trouvé quelque chose ?" Demanda t il. Il savait que Ray ne lâchait pas le morceau. Cela inquiétait d'ailleurs Laurel : Ray ne dormait quasiment plus et passait ses journées et ses nuits à compluser des documents et à faire des recherches sur le mirakuru. Il s'investissait d'une telle façon qu'Oliver en était impressionné.
-"Non, pas Ray. Sara..."
C'est tout pour ce soir ! A votre avis, que va donc annoncer Sara ? Merci encore pour les reviews, c'est très agréable pour moi de les lire, et ca motive à se décarcasser pour écrire la suite :)
