Titre : Bois des beignes
Disclaimer : je suis pas l'inventeur de l'univers du Disque-Monde, je fais pas ça pour la thune (mais pour la gloire et les filles faciles). Surtout, tout le mérite en revient à messire Terry Pratchett (gloire à lui) !
- Bonjour madame Péchon ! Toujours aussi beaux, vos melons !
- Rhooo ! Canaille, va ! Vas-t-y pas faire courir des bruits sur moi !
- Allons, il est de notoriété publique que vous avez les plus beaux melons de toutes les march...
- C'est bon, c'est bon ! Prends en deux et file sans plus rien dire !
- Les dieux vous les rendront madame Péchon ! Au plaisir de vous revoir? N'est-ce pas ?
- Mais tu vas arrêter, oui ?
Madame Péchon, marchande de fruits et légumes, et devenue par ailleurs précocement veuve, regarda le jeune étranger s'éloigner d'un air guilleret. La jeune femme qui l'aidait à tenir son étal se pencha pour suivre son regard.
- C'est vrai qu'il a un beau derrière.
- Oui, bon, c'est pas la peine de se disperser. Y a du boulot.
- Mmm. Et on en a pour son argent avec lui ?
- Thérine, ma fille, tu devrais tenir ta langue !
- Ta patronne a raison Thérine. Il suffit de la voir rayonner pour comprendre qu'il sait très bien se débrouiller.
- Antigonie Mesnil ! Occupe-toi de ton étal et ne pervertis pas les jeunes filles en fleur !
- Bien, bien.
Les marchandes continuèrent leur tâche, au grand soulagement de madame Péchon.
- Vous croyez que je pourrais me l'offrir avec mon salaire ?
- Oulà ! Il faut avoir des économies pour ça ! Il n'y a que les dames de la haute ou celles qui ont hérité qui peuvent se payer un voyage en manège avec ce gaillard là !
- Antigonie !
- En tous cas, moi je dis que tes petites "promenades au musée" te font un bien fou.
- Mais c'est fini oui ?
- Après tout, t'as bien le droit de te changer les idées après deux ans de veuvage.
- Non mais ho ! Occupe-toi de tes fesses, Antingonie !
- Et lui s'occupera des tiennes !
- Madame Péchon, est-ce que c'est vrai qu'il fait des trucs avec la l...
- LAITUES ! Qui veut des LAITUES ?
Pendant qu'une marchande braillait avec la figure toute rouge et que ses collègues éclataient de rire, Kituko revenait à petites foulées vers le foyer dirigé par Tantine. Cela faisait maintenant plusieurs mois qu'il travaillait pour elle et il avait commencé à amasser un petit pécule, bien qu'il ne soit pas sûr du sens du mot. Il était devenu en peu de temps la coqueluche des femmes fortunées et esseulées de la haute société. Malgré quelques couacs, il avait semble-t-il réussi à satisfaire sa clientèle. Il avait vite découvert que ses activités consistaient pour une bonne partie à savoir écouter et décrypter l'attitude de ses clientes pour comprendre leur état d'esprit et s'adapter en conséquences. Il avait déjà passé plusieurs après-midi à accompagner des femmes dans des sorties mondaines et à les rassurer sur leur capacités de séduction. L'autre partie... ne nécessitait guère que de la vigueur et de l'endurance (qui, malgré son jeune âge, lui avait parfois cruellement fait défaut*). Il devait dire qu'il appréciait assez son existence et le confort douillet du foyer, et ce d'autant plus qu'il ne pouvait que constater la vie difficile des filles. Toutes l'aimaient beaucoup, mais plusieurs s'agaçaient quelquefois de le voir profiter de son statut de poule de luxe chouchoutée alors qu'elles devaient s'occuper de clients ordinaires toute la journée.
Il avait néanmoins trouvé l'automne et l'hiver particulièrement horribles. Toute cette pluie, ce froid ! La neige ! Comment avaient-ils pu prospérer dans des conditions pareilles ? Il avait eu froid, même à coté de la cheminée. Et le printemps était tout juste supportable. Mais alors que l'été s'annonçait, il pouvait au moins sortir avec une quantité normale de vêtements. Pendant ces longs mois, Pélagie et Ponette s'étaient évertués à lui enseigner certaines connaissances de base, avec plus ou moins de succès. La lecture était à peu près maitrisée, mais il lui fallait beaucoup de temps pour déchiffrer les symboles, et il se trompait encore. Les autres matières avaient eu encore moins de succès et étaient allées se saouler dans le troquet métaphorique que constituait son cerveau. Parfois, les soirs de beuveries, des dates historiques et des concepts politiques s'en échappaient accidentellement et lui donnaient la migraine. Il avait un peu plus de goût, à défaut de talent, pour la danse, mais les filles veillaient à modérer ses ardeurs pour protéger le mobilier et leurs orteils. Ponette lui avait même inculqué quelques éléments de bagarre morporkienne, que sa solide constitution et sa grande taille lui avaient permis de ne pas avoir à utiliser. Si quelqu'un lui avait demandé s'il suivait toujours sa liane, il aurait été très embarrassé et aurait dû reconnaitre qu'elle lui était presque entièrement sortie de la tête. Ankh-Morpork lui faisait tourner la tête. Et peut-être pas dans le bon sens.
Kituko accéléra le pas quand il sentit les premières gouttes tomber. Il faisait encore frais le matin, mais les après-midi commençaient à être chauds. La pluie était tiède et annonçait un orage. Les éclairs qui illuminèrent le ciel chargé le confirmèrent.
- Ah merde ! Je suis même pas à la moitié du chemin.
Une pluie intense se mit à tomber et les Morporkiens partirent s'abriter. Kituko continua à progresser en évitant les flaques. C'était un vrai déluge qui s'abattait désormais sur la ville, et les rares passants sursautaient à chaque coup de tonnerre. Kituko vit des éclairs toucher la tour de l'Art et le bâtiment de la poste. Il ne valait mieux pas trainer et risquer de se prendre une pierre sur le coin de la figure. Observant les nuages d'un air inquiet, Kituko traversa la rue en courant. Il eut à peine le temps de remarquer qu'une intense lumière l'entourait quand la foudre le frappa et le fit voler pour s'écraser dans une ruelle voisine.
Lorsqu'il revint à lui, Kituko crut qu'il était devenu aveugle. Une obscurité totale l'empêchait de distinguer quoi que ce soit et un silence total régnait. C'était inhabituel pour la saison et l'endroit. Il aurait au moins dû apercevoir le reflet de la lumière de la lune sur une lame de couteau, entendre quelques cris étouffés, voire des rires malsains. Rien de tout cela pour le moment, ce qui était très suspect. Kituko tenta de ramper pour trouver un mur et essayer de se redresser, mais tout son corps était engourdi et il ne sentait plus rien. Alors qu'il essayait d'avancer, quelqu'un vint s'asseoir sur son dos. Une personne de forte corpulence, à en juger par son poids. Voilà qui était plus en phase avec l'environnement local. Il bredouilla qu'il appartenait à la maison de madame de Pérambouin alias Tantine, mais une main velue se posa sur sa figure. Des doigts tout aussi velus se glissèrent dans ses narines et tirèrent sa tête en arrière. Il comprit qui s'était assis sur lui. Oh. Merde.
- Jeee ne te leeee faiiiis paaas diiiire.
Gagi, l'esprit de la sylve, était réputé chez les chasseurs pour être aussi imperturbable que les arbres sur lesquels il régnait. Il était aussi réputé pour vous tomber dessus aussi violemment qu'un vieil arbre, mais en beaucoup plus discret.
- Jeee vieeeens te voiiiir caaar nous nouuuus demaaaandions siiiii tuuuu ne t'étaiiiis paaaas un peuuu égaréééé.
- Gargl. Pas du tout votre célestitude. Je pense tous les jours à ma mission. J'ai besoin de temps.
- Tu en as eu plein du temps, pauvre nazzze !
Kituko sentit quelque chose s'enrouler autour de sa jambe et remonter progressivement. Nyoka était donc aussi venu le voir.
- Peeendaaant que tuuu t'amuuuuses, la fooorêêêt se réduiiit ! De nouveauuuux chaaantiers s'ouuuvrent chaaaque jouuur. Siii tuuu ne réagiiis paaas, nouuus désignerooons un auuuutre pour régleeer le problèèème.
- M... mais j...
- Sssi tu te bouges pas le cul, on sssupprime tes pouvoirs, sssale petit mkware ! Sss'est le ssseul avertisssement que tu auras !
Avant que Kituko ait pu répondre quoi que ce soit, Gagi l'assomma d'un seul coup. Lorsqu'il se réveilla, il entendit des voix autour de lui.
- ... l'charbonneux de chez Tantine, non ?
- Le gigolo ? C'est lui qui va divertir les dames de la haute ?
- Y parait. 'Fin bon, y a pas trente-six mecs avec une tronche comme la sienne, dans le coin.
- Pas faux. Tu crois qu'il f... Ah, il se réveille !
Lorsque Kituko ouvrit les yeux, il fut empli de terreur. Ainsi, ce n'était pas seulement Gagi et Nyoka qui s'étaient déplacés, mais aussi Gwanda-la-Malice, esprit de l'ivresse et des farces stupides ! Il correspondait parfaitement à la description qu'on en faisait : une figure grimaçante, une haleine abominable, des doigts crochus et jaunes et surtout, d'innombrables boutons et furoncles qui donnaient chaque soir naissance à une nouvelle lune après que la précédente ait été nettoyée par l'esprit du soleil. Avec Gwanda, il n'y avait aucune certitude, alors mieux valait adopter un profil bas. Kituko se mit péniblement à genoux puis entreprit de se prosterner.
- Gloire à vous, puissante divinité ! Que les étoiles résonnent de vos chants festifs ! Que les nymphes remplissent éternellement vos outres de nectar divin. Puissiez-vous nous régaler éternellement de votre humour... euh... sans pareil !
- ... Merde. Fred, ce type me prend pour un dieu ! Légalement, j'ai droit de prélever une dîme ou quelque chose comme ça, non ?
- Je suis pas sûr qu'il soit bien réveillé. N'importe comment, ça m'étonnerait que les capitaines soient d'accord.
- En effet. Mais en tant qu'agent assermenté du Guet, le caporal Chicard sait résister à l'appât du gain pour venir au secours de ses concitoyens, n'est-ce pas ?
- Capitaine Carotte ! Vous n'étiez pas au Palais ?
- Si, mais Angua a dû courir après un fugitif, alors je suis revenu à pied. Dites-moi, Chicard, puisque ce jeune homme n'est manifestement pas mort, vous pouvez peut-être remettre sa bourse dans sa poche ? Et puisqu'elle a l'air pleine, j'imagine qu'on ne peut pas la considérer comme une pièce à conviction, même si vous êtes convaincu qu'elle vous serait très utile.
- Nan mais, c'est qu'elle est tombée, alors moi je l'ai vue et j'me suis dit : "Tiens, vu qu'il est comme qui dirait presque clamsé, mieux vaut mettre ses biens de coté. Pour sa veuve."
- Je m'en doute. Mais rendez-la lui, voulez-vous ?
Celui que Kituko avait pris pour une divinité mais qui tout compte fait n'était qu'un être vivant mal identifié, lui rendit son bien. Kituko tenta de se redresser mais sa tête lui fit atrocement mal. Il vacilla et fut rattrapé in extremis par le nouvel arrivant. Un homme presque aussi grand et musclé que lui, et qui sentait le savon.
- Une agression qui a... pas trop mal tourné ?
- Quoi ?
- Vous vous êtes fait agresser ?
- Non. Non, je... j'ai été frappé par la foudre. Je crois.
- Mmm. Je vois. C'est vrai qu'on a eu un magnifique orage. C'est bien la première fois qu'on verrait la foudre tomber au fond d'une ruelle, ceci dit. Mais admettons. Est-ce que vous pouvez marcher ?
Kituko fit quelques pas en titubant. Il manquait de stabilité, mais il pouvait revenir jusqu'à la mais... jusqu'à chez Tantine.
- Je crois que ça va aller. Plus de peur que de mal.
- À la bonne heure. Nous ne manquerons pas de noter qu'un de nos concitoyens ne s'est pas fait agresser. Avez-vous bien récupéré votre bourse ? Rien n'y manque ?
- Je... non.
- Parfait. Messieurs, je crois que je vais vous accompagner pendant la fin de votre ronde.
Les trois hommes repartirent, en soupirant pour au moins l'un d'entre eux. Kituko fit de même, mais bien moins rapidement, se tenant aux murs et surveillant les ruelles au cas où de vrais agresseurs le repéreraient. Il avait été particulièrement secoué et devait s'arrêter régulièrement. Il n'aurait jamais cru que les Esprits seraient venus en personne le rappeler à l'ordre. Il était clair que son existence tranquille chez Tantine allait prendre fin. Alors qu'il rentrait péniblement, Kituko se creusa la tête pour trouver un moyen d'accomplir sa mission. Et à force de se la creuser, il aurait logiquement dû être passé au travers plusieurs fois. Regardant autour de lui, il vit qu'il avait marché dans la mauvaise direction et était arrivé sur les quais. Au moins, il ne manquait pas de caisses où il pourrait s'asseoir pour reprendre un peu de vigueur. Et puis c'était le seul endroit où on pouvait sentir un léger air frais repousser avec difficulté l'odeur abominable de la ville. Il y resta presque une heure, continuant à réfléchir à la liane qu'il avait délaissée si longtemps. Au bout d'un moment il finit par remarquer ce qui semblait être des pleurs provenant d'un des bateaux. Tournant la tête, il vit deux petites silhouettes courir à toute vitesse dans sa direction. Mais avant qu'elles n'atteignent son niveau, deux marins portant des turbans bondirent devant et derrière elles et s'en saisirent brutalement. Il se rendit alors compte qu'il s'agissait d'enfants. Et à la couleur de leur peau, il était clair qu'il venait de son pays. Les enfants hurlaient et se débattaient, mais les marins les trainaient sans ménagement. Kituko se leva et se planta en travers de leur chemin.
- Ben ? D'où y sort celui-là ? Il était pas dans la cargaison, si ?
- Chaipas. T'a qu'à l'y refoutre aussi. De toute façon, un singe en plus ou en moins, ça changera pas grand chose.
- Ce sont des esclaves ?
- À ton avis, qu'est-ce qu'ils pourraient être d'autre ? T'es un comique, toi, t'auras vingt coups de fouet. Allez, remonte ou je te surines sur le champ !
- Je ne pense pas. Par contre, je vous permet de me laisser les emmener sans vous faire de mal.
- Oh, j'en ai ma claque de ces charbonneux insolents ! Plante-le et balance-le à la flotte, Wazid !
Lorsqu'un des marins sortit quelque chose quelque chose à mi-chemin entre le couteau de boucher et l'épée courte, Kituko sut qu'il allait devoir utiliser la magie. Et puis il en avait marre, celui-là allait payer pour les Esprits. Il se concentra et toisa le marin.
- Ces enfants sont nés libres. Vous n'avez pas le droit de les enlever à leur famille. Relâchez-les ou...
Il n'eut pas le temps de finir sa phrase car le marin bondit et tenta de lui asséner un coup de couteau, qu'il évita de justesse. Un des enfants, une petite fille, cria, mais l'autre gardien lui flanqua un monumental coup de poing pour l'assommer. La barbe. En voyant une pierre tomber du quai et faire des ronds dans l'eau, il sut comment se débarrasser de son adversaire et respira un grand coup. Ce dernier se précipita rageusement vers lui, mais alors que la lame allait entrer en Kituko, une puissante onde de choc le fit voler dans un tas de corde et fit tomber son comparse. Kituko se précipita vers celui-ci et l'assomma avec une planche qui trainait par terre. Il se tourna vers le marin dans les cordes, mais lui aussi avait été assommé. Il fallait qu'il évacue les enfants avant que d'autres marins n'arrivent à la rescousse.
- Vous allez bien ? Ils ne vous ont pas fait mal ?
- T'es qui ? Tu viens de chez nous ? On t'a pas vu sur le bateau !
- Pas grave. Y en a d'autres à bord ?
- Oui, plein ! On a trop chaud et pis on est malade passque ça bouge !
- Vos parents sont avec vous ?
À la façon dont ils baissèrent la tête d'un air triste, il sut que ce n'était plus le cas.
- Je vais vous emmener à l'abri, vous aurez à manger !
- Hé ! Qu'est-ce que vous foutez dehors, vous ?
Crotte. Des marins les avaient repérés.
- Ils ont assommé Wazid et Qannat ! Attrapez-les !
Kituko prit un gamin sous chaque bras et se carapata en espérant être plus rapide que ses poursuivants.
- Ne les perdez sous aucun prétexte où vous serez vendus à leur place !
Merde. Il était trop loin de chez Tantine, pas du bon coté de la rivière et trop loin du pont de l'Ankh. Il allait falloir improviser. Et vite parce qu'il découvrait avec horreur que des enfants pouvaient être lourds à porter. Là, ces fleurs moches ! Il était dans la rue Latrempe ! Est-ce qu'il y avait eu des clientes ? Ah oui ! Madame... euh... Bergeron ? Sans doute. Oui ! Il reconnut le petit cabanon de jardin où elle lui avait demandé de... peu importe. Sans ralentir, Kituko pénétra dans la propriété (jamais deux sans trois, ne put-il s'empêcher de penser) et s'engouffra dans la maison cossue dont il referma la porte à clé. Il entendit ses poursuivants parler à l'extérieur. Ils hésitaient sur la marche à suivre. Après tout, ils n'étaient pas non plus dans leur pays. Kituko soupira profondément.
- Tiens. Monsieur Kituko. Quelle surprise.
La propriétaire des lieux se trouvait devant lui et était accompagnée d'un petit homme frêle.
- Tu connais cet... individu, Glaudelle ?
- Oui. C'est... un ouvrier. Il est venu faire quelques réparations. Un tuyau à boucher, il y a quelques mois. Du bon travail.
- Ah. Et... que pouvons-nous faire pour nous, monsieur Kituko ?
Pfff. Kituko était trop fatigué pour chercher une explication.
- J'ai sauvé ces enfants. Ils viennent de mon pays, et ils se sont enfuis d'un bateau esclavagiste sur le port. J'étais là au bon moment. Mais les marins nous ont poursuivis. Si vous pouviez accepter de leur venir en aide, je vous en serais particulièrement reconnaissant.
- Vous savez, Ankh-Morpork respecte la liberté d'entrepr...
- OOOOOH, mais qu'est-ce qu'ils sont chous ! BIEN ENTENDUUU, nous allons vous aider. Si nous avions eu des enfants malgré les perpétuelles absences de mon mari, nous aurions souhaité que d'autres les protègent en notre absence. N'est-ce pas, Abélard ?
La dernière phrase avait la douceur d'un couperet de guillotine.
- ... Absolument, ma chérie.
* Mais de toute façon Tantine l'approvisionnait désormais en baume "La banane" pour les moments de faiblesse.
