Voici un chapitre assez comique ;)
Bonne lecture !
Chapitre 26 : Les humeurs d'une femme enceinte.
Le soir même du retour d'Amandine, celle-ci décida de passer la nuit dans sa chambre avec Thatch et Vista.
Étrangement c'était les deux hommes qui étaient plutôt gênés qu'elle :
- Écoutez, là ce soir, j'ai besoin de me sentir entouré, aimé, tout ce que je veux c'est vous avoir auprès de moi au moins ce soir. Pour que demain quand je me réveille, je n'éprouve pas un manque, un vide, j'ai... j'ai durant presque 3 mois était séparée d'êtres chers, dont toi Thatch, j'ai envie que demain, à mon réveil, te voir et me dire enfin c'est la fin du cauchemar. Et puis tes câlins m'ont manqués je l'admets, dit-elle en rougissant avant de baisser le regard quelques secondes après.
A force de dormir aux côtés de Vista, pour elle s'était devenu un besoin, après il n'y avait pas eut de rapport, Amandine ne se sentait pas encore prête.
De plus elle aurait attendu Thatch pour ça, elle l'aimait et même si ça la gênait, si elle devait avoir un rapport elle voulait que ses deux amants soient présents.
Elle ne voulait pas faire ça d'un côté avec l'un puis avec l'autre, elle aurait l'impression de les tromper et de faire un choix alors qu'elle les aimait autant.
Thatch la prit dans ses bras et caressa son ventre :
- Alors je vais devoir rattraper cette erreur, dit-il avec un sourire au coin.
- C'est moi qui vais après me sentir mal, j'avais pris l'habitude de l'avoir toujours collé à moi, nargua Vista.
Amandine roula des yeux quand cesseront-ils de se lancer des piques en sa présence, même si c'était pour s'amuser, alors elle tira à elle Vista :
- Oui bah moi mon câlin je vous veux tous les deux et maintenant, na ! Dit-elle en boudant d'attendre son câlin.
- Pardon princesse, rirent les deux hommes.
Thatch la souleva sans prévenir et s'avança vers le lit de sa dulcinée, très grand d'ailleurs.
Allez savoir pourquoi l'Empereur des mers avait trouvait judicieux de faire un lit capable d'accueillir 3 personnes.
- Faudra remercier père, susurra Thatch en l'allongeant, on aurait été bien à l'étroit sinon.
- De quoi ? Demanda Amandine.
- De la taille du lit, répondit le commandant.
- Oh, je me demandais aussi pourquoi il était aussi grand, fit innocemment la jeune femme.
- Menteuse, répliqua Thatch.
- C'est pas un matelas ça ! S'exclama Vista en tâtant le lit plus que moelleux.
- N'insultes pas mon matelas, coupa Amandine avec un grand sourire, je le trouve très bien moi.
- Je n'ai jamais dis qu'il ne me convenait pas, fit Vista d'une voix de velours faisant frissonner la belle.
L'épéiste l'embrassa avant de se séparer d'elle :
- Je ne suis pas prête, s'exclama précipitamment Amandine craignant un peu qu'ils veuillent aller plus loin que les simples caresses.
- Nous t'avons dis que nous t'attendrons, rassura Vista, et nous respecterons cette parole.
Amandine se dégagea quand même des bras de ses amants :
- Mais..., commença Thatch croyant l'avoir effrayé.
- Non c'est juste que... que je voulais me mettre en pyjama, dit-elle tout bas.
- Tu nous as fait peur, on a cru qu'on t'avait effrayé.
- Oui un peu, c'est vrai, confia t'elle avec une moue désolé, je reviens...
Elle prit ses affaires et se changea au plus vite dans sa salle de bain, elle ressortit le feu aux joues et reposa vite ses affaires.
Quand elle se retourna elle vit ses deux amants avec un rictus, Thatch montra l'objet du délit en l'agitant gaiment :
- Quoi ! S'étrangla Amandine.
- Allez si tu nous dis que tu n'aimes à cause de tes souvenirs, on fera rien, mais si ce n'est pas le cas..., lança Thatch.
- Mais vous n'êtes pas possible, vous avez rien d'autre à faire que chercher dans mon sac ma brosse !
- Alors princesse, pouvons nous espérer te coiffer ? Lança Thatch.
Elle resta figée quelques instants, puis au bout de quelques secondes s'avança bien trop timidement, pour récupérer sa brosse, sinon elle se serait avancée d'un pas sur et déterminé.
- Viens là princesse, tapota Vista sur le lit pour qu'elle les rejoigne.
Ce qu'elle fit, le rouge aux joues quand elle s'assit :
- Commences, lança l'épéiste.
Le 4ème commandant ne se fit pas prier et pendant qu'il coiffa la jeune femme, lui s'occupa de l'embrasser parcourant les épaules dénudées de la demoiselle du bout des doigts.
Puis ce fut le cou, le visage, la nuque, le haut du dos, une douce chaleur s'empara d'Amandine, elle aimait cette sensation de bien être.
Bien moins hésitante, elle plongea ses mains dans les cheveux de l'épéiste les détachant, ses mains hésitaient moins à se balader sur le corps de Vista.
A force de dormir tous les jours pendants plus de 3 mois, il ne pouvait y avoir que des améliorations.
Vista sans prévenir mit une main sur le bas du dos de la jeune femme, l'autre sur la nuque et la pencha pour embrasser la base de son cou.
Amandine poussa un petit cri en se sentant basculer, elle stoppa sa chute en plaçant ses deux mains sur le matelas.
Elle se retrouva ainsi penchée, Thatch s'était calé pour réceptionner contre son torse.
- Prémédité, expliqua Thatch en embrassant à son tour le cou découvert de la jeune femme.
La respiration de cette dernière s'accéléra, le 4ème commandant qui avait abandonné la brosse dirigea ses mains avec précaution vers la poitrine de la demoiselle.
Sa respiration de cette dernière se bloqua quand elle sentit sur ses seins les mains de Thatch :
- Je...
Elle n'eut le temps de protester, quand avec douceur il lui pinça les pointes à travers son pyjama et les titilla lentement ne voulant pas trop s'engager :
- J'arrête ? Demanda Thatch qui s'arrêta momentanément.
- Tu aurais dû me prévenir, répliqua Amandine perturbée.
- Je sais, mais tu ne te serais pas laisser faire, ne rien savoir et te faire découvrir permet que tu constates par toi même que ce n'est pas si horrible, expliqua t'il. Alors je continue ?
- Oui, supplia Amandine qui devint rouge pivoine de supplier son amant de recommencer.
L'homme sourit discrètement et continua avec grand plaisir, pendant que Vista continuait de dévorer le cou de la belle.
Il entendait le cœur de celle-ci battre à vive allure, quand il leva ses yeux vers son visage rouge, il remonta lentement le cou de sa dame avant de se redresser et de la regarder :
- Tu aimes vraiment ce que tu ressens ? Demanda Vista.
- Oui, murmura-t-elle de plaisir non contenu.
- Et maintenant ?
Amandine hoqueta de surprise, quand il caressa la zone sensible de son dos que Thatch avait repéré.
Il baisa son cou et son visage évitant volontairement les lèvres de la jeune femme :
- Je t'en pris embrasses-moi, supplia t'elle.
Vista planta ses lèvres sur celle de sa tendresse qui gémit de satisfaction.
Elle ne sut trop comment, mais elle n'était plus penchée, mais bien contre Thatch pendant que Vista lui s'occupait toujours de ses lèvres.
Ainsi elle reposait son dos, qui souffrait de sa grossesse, et dans cette position, Thatch put ainsi se pencher et coller son souffle contre l'oreille de la jeune femme :
- Moui, pars princesse, laisses-toi aller, susurra le 4ème commandant qui la voyait se retenir avec beaucoup de difficulté.
En l'entendant ce fut le frisson de plaisir de trop qui la fit partir, quand elle reprit connaissance des tas de petites étoiles orangés lui brouillèrent la vue.
Et ils continuèrent leurs caresses même quand elle n'était pas conscience, à chaque fois elle était surprise par le flot de frissons et n'arrivait jamais à retenir les premiers cris.
Cette fois ce fut Thatch qui l'embrassa et étouffa ses cris, elle se détacha d'un mouvement de tête des lèvres de ce dernier :
- Je vous en pris c'est insupportable, dit-elle lentement en gémissant de plaisir.
- Tu veux qu'on arrête ? Demandèrent les deux hommes en même temps.
- Non, dit-elle le souffle coupé, c'est juste que c'est trop de sensation d'un coup.
Avec de tels encouragements les deux hommes accentuèrent leurs caresses et baisers pour faire languir encore plus leur partenaire.
Elle se retient de justesse de leur dire qu'elle voulait qu'ils lui fassent l'amour :
« Je suis à ce point excitée, pensa t'elle surprise et surtout horrifiée d'avoir si vite ces pensées ».
Quand elle sentit chaque fibre de son corps toucher encore la douceur de l'extase, elle se sentit frustrée, mais ne le montra pas.
Elle sentit ses deux amants continuer à la torturer, mais elle n'en pouvait plus, si elle montait au 7ème ciel une 3ème fois, elle était sûre d'être plus que frustrée :
- Stop, fit Amandine les coupant dans leurs élans.
Elle constata qu'ils s'arrêtèrent effectivement quand elle demandait :
- D'accord, hochèrent Vista et Thatch qui ne demandaient pas plus d'explication.
Vista écarta les mèches de cheveux du visage en sueur d'Amandine qui reprenait son souffle :
- Je veux dormir, murmura t'elle d'une voix ensommeillée.
- On va dormir, susurra Thatch.
Il la ceintura avant de s'allonger, Amandine eut juste le temps de voir avant de s'endormir, Vista en faire de même, heureuse d'être dans les bras de ses hommes.
Le lendemain matin, les lèves tôt eurent la désagréable surprise de voir le réfectoire fermé.
- Thatch, grogna Ace qui était affamé.
C'est donc un Ace grognon qui frappa à la cabine du 4ème commandant, détenteur des clés du réfectoire et des cuisines !
Or comme Thatch se levait toujours avant tout le monde, il n'y avait jamais eu à attendre son arrivé.
- Thatch, s'exclama Ace en frappant la porte avant de l'ouvrir, hein mais où est-ce qu'il est ?
Le commandant retourna devant le réfectoire dont les fichus portes étaient en granit marin, à cause de ça il pouvait plus venir manger la nuit :
- Thatch est pas là ? Demanda Ace qui s'impatientait.
- Non, bougonna Haruta dans le même état que lui.
- Pff pourquoi c'est que lui qui a les clés, marmonna le fils de Roger.
Le temps passa, car il aurait pu démolir les portes à main nues, mais l'équipage avait déjà du tort avec Amandine, pas question d'en rajouter en détruisant la moitié du bateau.
Donc ils firent profils bas, quand Marco arriva il était perdu :
- C'est quoi cet attroupement ?
- Thatch est introuvable, répliquèrent les hommes.
- Ah..., répliqua Marco qui lui avait une petite idée.
Il constata que Vista manquait à l'appel alors qu'il était du genre matinal, comme hier c'était la soirée des retrouvailles, il parierait cher que les 2 commandants étaient avec Amandine.
Il devait se l'avouer, sa chambre étant contre celle de la jeune femme, il avait entendu parler de brosse...
Les murs étaient blindés il n'avait entendu que ça car Amandine avait élevé un peu la voix, d'ailleurs heureusement, il préféra éviter de penser à la suite de la soirée.
Donc prit d'un gros doute, il retourna sur ses pas en direction de la chambre non pas d'Amandine, mais de son père.
S'il avait raison, il se voyait mal entrer, tandis que leur capitaine c'était différent, c'était sa fille et ses 2 fils donc ça poserait moins de problème.
Seulement quand il partit, il ne fallut pas longtemps pour certains à remarquer l'absence d'un certain épéiste et de le dire à haute voix.
Et certains curieux et indiscrets eurent la bien mauvaise idée d'aller vérifier l'absence des deux commandants dans leurs cabines pour aller voir après celle d'Amandine.
Barbe Blanche les arrêta du regard quand il allait entrer dans la chambre de sa fille :
- Marco, occupes-toi de ces impolis.
Ils ne se firent pas prier et retournèrent d'eux même sur leurs pas.
Quand l'Empereur entra, il vit sa fille et ses fils endormis se tenant les un contre les autres.
Le seul fait que sa fille porte toujours son pyjama le laissa penser qu'il ne s'était rien passé encore entre ces 3 là.
Il plissa les yeux en voyant que ses fils étaient encore habillés, si quelqu'un d'autre avaient du entrer, il se dit qu'il aurait été cruellement déçu.
L'Empereur dut couper court au sommeil de Thatch et le réveiller pour lui demander cette fichue clé, qui avait sauvé les provisions certes, mais qui l'avait amené à être réveillé.
Le commandant sursauta en apercevant son capitaine et vira au rouge :
- Heu... bonjour père, balbutia Thatch.
- Bonjour à toi mon fils, sourit malicieusement Barbe Blanche de trouver son fils dans une position confortablement (à cause de la jeune femme dans ses bras) inconfortable. Tes frères veulent la clé du réfectoire et des cuisines, sinon ils risquent de se manifester ici, ce qui a d'ailleurs faillit arriver.
Le commandant déglutit et donna en vitesse cette maudite clé et détourna le regard, c'est avec un petit rire que l'Empereur partit et que Thatch se jeta sur la porte pour la fermer à triple tour :
- Merde, je pensais qu'on l'avait fermé..., j'en connais une qui ne va pas aimer ça, soupira Thatch en se glissant aux côtés de la jeune femme.
Si Amandine ne s'était pas réveillée, Vista si, aussi il releva la tête attendant des explications :
- Pourquoi père était là ?
- Parce que je crains avoir dormit trop longtemps et que j'ai fait patienter tout le navire pour le petit déj.
Vista fronça les sourcils avant de comprendre au bout de quelques secondes :
- Ah oui, c'est vrai... tu devrais faire le double des clés, bailla t'il.
- Oui bha en attendant, père est venu chercher les clés et à dit que nos frangins ont faillit venir ici...
- Tu crois qu'ils ont compris qu'on était là ? Demanda Vista un peu inquiet.
- C'est fort probable, de toute façon on le saura vite en se levant, à la façon dont ils nous regarderont...
- Je vois, bon en attendant, moi je ne sais pas toi, mais j'ai très envie de contempler cet ange endormi, continua le 5ème commandant en désignant du doigt le dit ange.
- Je ne sais pas pourquoi j'avais la même envie que toi, lança Thatch avec un sourire au coin.
Amandine dormait sur le dos, ses jolis cheveux encadrèrent son beau visage encore plongé dans le pays des songes.
Les deux hommes se mirent sur le côté s'appuyant sur un bras pour contempler leur bel ange.
Thatch caressa d'un doigt l'intérieur de la main de la jeune femme qui était près de son oreille et la regarda. Il avait une envie pas possible de goûter les lèvres de sa dulcinée.
Vista lui s'occupait soit en s'amusant un peu avec les cheveux de la demoiselle, soit en embrassant le dos de la main droite de cette dernière.
Amandine bougea un peu et se mit sur le côté tournant le dos à Thatch qui la ceintura et se plaquant contre elle.
Il plongea son nez dans la chevelure de cette dernière et enregistra le doux parfum de fleur qui en émanait.
Vista prit le bras gauche de sa princesse, il commença par embrasser sa main avant de continuer en remontant lentement.
- Humm, gémit Amandine encore endormie mais sur le point de se réveiller.
Les deux hommes sourirent aussi ils la parsemèrent de doux petit baiser :
- Hum réveilles-toi ma petite princesse, ronronna Thatch contre l'oreille d'Amandine sachant qu'elle aurait cette sensation d'effleurement dès qu'il lui parlerait ainsi.
- Humm, protesta Amandine qui avait décidé de dormir encore un peu.
- Bon on va augmenter d'un cran, sourit narquoisement Thatch.
Vista le regarda attendant qu'il passe à l'action ce qu'il fit, il inséra sa langue dans le lobe d'oreille de la jeune femme, lui mordillant gentiment.
- Hum tu es délicieuse, continua le cuisinier avec gourmandise.
- Thatch, se plaignit Amandine qui ne voulait pas ouvrir les yeux et qui essaya de le repousser avec ses faibles forces pour dormir en paix.
- Aides-moi à la convaincre, souffla Thatch à son collègue qui regardait.
Vista eut un fou rire en voyant sa pauvre princesse qui était bien décidé de faire la grasse matinée.
Aussi il entreprit de réveiller la belle enfant, il tient fermement, mais pas trop les poignets de celle-ci contre le lit d'une main, pour ne pas qu'elle n'oppose de résistance.
Vista embrassa le cou d'Amandine et le respira délibérément pour qu'elle frissonne en sentant son souffle caresser sa peau.
Il longea le cou et caressa avec sa main de libre sa mâchoire avant de bloquer gentiment le visage de la jeune femme pour l'embrasser du bout des lèvres.
Amandine ouvrit péniblement un œil et sentit qu'elle avait les poignets bloqués, elle était à leurs merci !
Son sang ne fit qu'un tour, elle n'aimait aucunement être en position de faiblesse, son cœur battait à tout rompre, cherchant un moyen de se libérer.
Elle remarqua que même si elle n'avait plus ses bras, ni sa voix car on l'embrassait, elle avait encore ses jambes.
Alors elle donna un coup vigoureux dans celles de Vista qui étira ses lèvres durant le baiser qu'il échangeait avec elle, apparemment il n'avait pas eut bien mal.
- Vous êtes méchant, marmonna Amandine quand elle put enfin parler, j'ai encore envie de dormir et relâches-moi Vista je n'aime pas qu'on me tienne de cette manière.
L'épéiste libéra les poignets de la jeune femme, qui se calma quand elle eut ses mouvements de libre.
- On sait, mais on a une petite mauvaise nouvelle à annoncer, répliqua Vista en guise de bonjour.
- Quelqu'un est mort ? Demanda-t-elle les yeux fermés et la voix endormie.
- Non, répliqua Thatch.
- Quelqu'un est blessé ?
- Non, répondit Vista.
- Bon bah ça attendra, souffla Amandine en tirant à elle avec ses jambes la couverture pour se recouvrir, je suis enceinte et claquée, donc vous me laissez dormir.
- Mais...
- J'ai dis que je dormais, grimaça Amandine agacée d'entendre Thatch.
- ... il est po...
- LA FERME JE VEUX DORMIR ! DEHORS ! Tonna Amandine.
Ils l'avaient mit de mauvaise humeur donc ils partirent sans demander leurs restes.
Aussi ils furent accueillit par des éclats de rire quand ils entrèrent au réfectoire, avec les hurlements qu'elle avait poussée, tout le navire avait dû entendre, voir même tout Grandline.
- Mais vous lui avez fait quoi ? S'esclaffa Marco mort de rire.
- Rien, répliquèrent les deux commandants.
- Menteurs, gronda Amandine qui apparut.
Le regard qu'elle jeta à ses deux amants était chargé de colère aussi elle poursuivit :
- Ils m'ont réveillés, pour je ne sais quelles raisons, raisons que je ne veux pas savoir, je suis fatiguée, et même si je dors quasiment la journée entière au réveil j'ai l'impression de n'avoir rien récupéré. Donc navré si j'ai qu'une envie c'est de dormir ! A aussi pas de commentaire, dit-elle en se tournant à toute l'assemblée.
Sa voix et son regard faisaient clairement comprendre qu'elle était de très, très mauvaise humeur et qu'il était vivement déconseillé sauf aux suicidaires de la déranger.
- Pourquoi tu ne t'ai pas rendormit ? Demanda Ace qui avait apparemment des tendances suicidaires.
Il fut accueillit par un regard noir de la part de son interlocutrice :
- Parce qu'une fois réveillée, j'ai des difficultés à me rendormir, surtout après avoir hurler comme je l'ai fait, répondit-elle en étant le moins froide possible.
Malgré tout Ace déglutit et hocha la tête pour dire qu'il avait comprit que de prononcer un mot de plus.
Amandine mangea sous un silence de plomb, même son père préféra ne rien dire.
Il ne fallait jamais mettre en colère une femme et encore moins quand elle est enceinte, c'est pire encore.
Quand elle eut terminée elle retourna dans sa chambre qu'elle verrouilla, avant de s'effondrer dans son lit pour retrouver son sommeil.
Elle s'endormit quelques secondes plus tard.
- Ça lui arrive souvent ces sauts d'humeur ? Demanda Ace quand Amandine eut quitté la pièce.
- Non c'est bien la première fois, répondit Vista qui avait eut la chance de l'avoir avec lui durant ces derniers mois.
- Zut, c'est même pas un saut d'humeur, marmonna Thatch.
- Mais pourquoi l'avoir réveillée ? Renouvela Marco qui voulait avoir le fin mot de l'histoire.
- Rien, nièrent les deux amants.
- Hé oh, je vous signale que si on se la coltine comme ça toute la journée c'est un peu à cause de vous, pourquoi ? C'est un ordre de votre commandant, haussa Marco cette fois avec un regard dur et menaçant.
- Thatch, Vista, une réponse, exigea Barbe Blanche, ce n'est pas une option c'est un ordre.
- C'est Thatch qui répond puisque c'est à la base à cause de lui, répliqua Vista agacé.
- Thatch ? Coupa le Paternel.
- C'est à cause de cette fichue clé, marmonna le commandant, comme j'ai cru comprendre qu'ils, dit-il en désignant du menton ses frères, avaient faillit venir dans sa chambre, nous avons eut la mauvaise idée de vouloir la prévenir. Puisque le risque qu'on nous fasse une remarque à notre apparition était comment dire, de 100 % !
- Ouais bah maintenant voila une raison valable pour que tu ne sois pas l'unique propriétaire de ces maudites clés, répliqua Ace.
- Si vous ne vous leviez pas si tôt pour venir vous empiffrer je ne serais pas obliger de faire ça, haussa Thatch.
- On s'empiffre pas, s'exclama Ace de mauvaise foi.
- Et c'est qui, qui s'est attaqué aux provisions ? S'écria Thatch en se levant.
- SILENCE ! Hurla Amandine.
Tout le monde s'effondra par terre, à la suite de l'utilisation du fluide royal de cette dernière, ils l'avaient réveillés les bougres avec leur dispute qui s'entendait à l'autre bout du navire.
Trop s'en était trop, aussi elle n'eut aucun regret à faire régner le silence sur le Moby Dick jusqu'à elle se rendorme, son message avait du être un peu plus clair.
Elle aussi pouvait crier et plus fort qu'eux en prime !
Au bout de quelques minutes tout le navire et même Barbe Blanche reprit conscience, sa fille l'épater par moment :
- La vache, marmonna Joz, son fluide est encore plus puissant sous le coup de la colère.
- Ah ? Et à Marineford, quand elle est venue nous sauver, c'était quoi ? Demanda Ace.
- Je dirais une gentille colère, répondit Joz en se massant la tête, je crois qu'elle est plus que remontée.
- Ouais, bah moi je sais pas vous, mais je vais me faire petit, fit Marco vraiment effrayé pour le coup.
3 heures plus tard, Amandine s'étira et bailla à s'en décrocher la mâchoire :
- Pff, je suis morte, marmonna t'elle, dit donc mon petit bout tu me pompes toute mon énergie, dit-elle d'une voix douce. J'espère ne pas t'avoir trop effrayé, mais ces 2 idiots m'ont réveillé, je me rendors et Thatch crie sur Ace ce qui me réveille encore une fois, et donc moi qui suis épuisée, je voulais dormir. Donc je me suis énervée, je suis désolée mon petit bébé si je t'ai fais peur.
Son enfant lui donna un petit coup, elle caressa son ventre à l'endroit où elle avait reçu le coup et en sentit un autre.
- Oh j'ai encore faim, s'exclama Amandine. J'ai une envie de viande saignante avec du miel, d'ailleurs faudra que j'essaye après l'accouchement ça doit pas être mauvais.
La jeune femme se leva et alla voir Magali pour lui faire passer sa commande étant donné que l'odeur des cuisines la gênait encore un peu :
- Ah et je veux bien que tu m'amènes des oranges, précisa t'elle.
- Ok je t'amène ça, d'ici quelques minutes, répondit Magali.
- Dis au cuisinier de voir grand j'ai une faim horrible je mange presque comme 4, gémit la future mère.
- D'accord, rigola Magali, autre chose ?
- Non.
- Ok !
Elle sortit laissant Amandine avec les autres infirmières :
- Dit donc tu étais énervée, même ton père faisait profil bas, tu peux nous raconter ce qui s'est passé ? Demanda une infirmière.
- D'accord, sourit la jeune femme, mais quand Magali reviendra je pense qu'elle voudra aussi entendre cette histoire.
Les infirmières hochèrent la tête et trépignèrent d'impatience, alors quand Magali revient avec un énorme chariot, c'était un grand soulagement.
Enfin elles allaient savoir :
- Installes-toi, elle va nous dire ce qui s'est passé ce matin, s'exclama Anna à Magali.
Amandine commençait à manger pour nourrir l'enfant qui grandissait :
- Alors voila, conta t'elle, hier soir j'ai demandé à Thatch et à Vista de rester dormir avec moi... Non il n'y a rien eut, précisa t'elle devant les regards très attentifs des femmes.
Elle entendue un soupir de déception :
- J'avais besoin d'eux pour qu'à mon réveil je me dise que ce froid, ce cauchemar prend enfin fin... Sauf qu'à mon réveil, oh ils étaient bien là, mais bien qu'ils soient allés en douceur, je n'ai pas apprécié qu'on me réveille. Surtout que je gémissais de mécontentement, et ces imbéciles m'ont réveillé. Bon j'ai pris sur moi j'ai attendu des explications et comme il n'y avait ni mort, ni blessé, j'ai dit que ça attendrait. Sauf que Thatch la ramène une fois, je lui redis que je dormais, donc que je voulais du silence, et puis je me suis définitivement énervé quand il l'a ramené une deuxième fois. C'est là que j'ai hurlé la première fois.
Amandine coupa son récit pour manger un énorme morceau de sa viande rouge relevé de miel, qu'elle trouvait délicieuse :
- Ensuite incapable de me rendormir, je me lève peu de temps après que Thatch et Vista soient partit, je mange et je me recouche énervée et fatiguée. Après j'arrive enfin à me rendormir et après quoi je me réveille encore une fois à cause de Thatch et d'Ace. Donc au grand remède les grands moyens je hurle une nouvelle fois et j'assomme tout le navire pour avoir enfin le silence.
- Je comprends pourquoi tu as utilisé le fluide la seconde fois, tu devais être très fatigué pour te rendormir aussi vite après ton petit déjeuner.
- Oui, confia la jeune femme, voila fin mot de l'histoire.
Amandine dévora toutes les assiettes contenant sa viande rouge, à savoir 6 plats, avant de s'attaquer à une première orange.
Puis elle s'attaqua à une autre, qui trouva son chemin jusqu'à son estomac, elle s'arrêta à la troisième sous les yeux effarés des infirmières :
- Bah dit donc t'avais faim, souffla Magali.
- Oui, le pire c'est que j'ai presque rien prit à peine 4 kilos.
- Ah ouais, avec tout ce que t'enfiles c'est pas beaucoup, concéda Magali.
Alors ?
