La Casse se Paie

Réponses aux reviews :

Lady Morgane Slytherin : " Si on continue à surprendre Rogue comme ça, il va finir par ne plus le supporter... Bonne chance pour le prochain chapitre :) "
Réponse : Je viens de regarder les meilleurs moments de Kaamelott, juste avant de répondre aux reviews, donc ton nom me fait bien poiler... Ahem, bon, sérieusement. Hypothèse très intéressante. Tu songes à la crise cardiaque ou à la fuite éperdue ? On ne va pas vraiment le voir dans ce chapitre, mais il se rattrapera plus loin.

Titimoony : " Wow! Eh bien, eh bien...c'est vraiment génial !! Je suis impatiente de connaître la suite, surtout le passage sur l'île de Tir na Nôg (?) ! Cette fic a l'air plus longue que les Gardiens du pouvoir. Est-ce que la relation entre Severus et Harry va encore s'améliorer? Harry va-t-il savoir pour les souvenirs trafiqués et pardonnera-t-il ? "
Réponse : Attends, je regarde... Oui, Casse est un peu plus longue (10 000 mots en gros, ce qui n'est pas négligeable). Elle est surtout beaucoup plus longue à traduire parce que je trouve qu'il ne s'y passe rien, mais je me suis engagée à la finir. Et puis bon, si ça vous plaît... (se jette au sol pour éviter les projectiles).
Harry et Severus ? C'est tout le piquant de l'histoire ! Il va y avoir des discussions, mais je ne sais plus au juste si la vérité va être dévoilée. Je suppose que je le découvrirai en même temps que vous.
PS : si le point d'interrogation concerne l'orthographe de cette foutue île, sache que les sources officielles (Wikipédia) indiquent Tír na nÓg, avec un accent aigu sur le i et le O.

Mo : " Pas mal cette fic ! J'aime bien le caractère de Rogue ! Mais vivement que Harry montre la puissance qu'il a acquise dans son esprit ! "
Réponse : C'est vrai que c'est mieux que l'OoC de Gardiens, mais je trouve personnellement que l'auteur le fait un peu passer pour un abruti alors que c'est un type hyper intelligent... Mais je pourrais dire bien des choses sur ce qu'écrit l'auteur.
En ce qui concerne les pouvoirs, on commence à en parler dans ce chapitre, mais les choses devraient devenir plus amusantes dans le 27.

Tsuda : " Huhuhu je peux enfin mettre cette rewiew !
J'ai commencé la lecture de cette histoire il y a compte sur ses doigts 4 jours !
J'hésitais avec une puis j'ai choisi celle là xD
Je cherche toujours le Harry/Severus où qu'il est ?! mais je patienterai !!
Jusqu'à maintenant je n'ai pas été déçue et je suis contente que tu ais traduit cette fiction : sinon je ne l'aurais peut-être jamais connue ou alors pas tout de suite.
Bref j'attend la suite avec impatience et courage pour la traduction... "
Réponse : Ce sont les lecteurs comme toi qui me persuadent de continuer. Maintenant que je lis l'anglais sans (trop) de difficulté, j'oublie ce que c'était de ne pas pouvoir lire ces histoires en anglais, qu'on voit gonflées de reviews, et dont le résumé qu'on déchiffre à grand-peine semble bien alléchant. Donc, je continue, même si parfois les auteurs me donnent envie de me taper la tête contre les murs.
Tu m'inquiètes un peu avec la manière dont tu écris Harry/Severus... C'est pas une romance, hein, c'est juste une vague relation professoro-conseillo-paternelle. Ça va venir dans quelques chapitres, mais... garde ta patience pour l'instant, ça aide.

Je ne réponds pas aux reviews de la petite note, mais merci à vous tous, ça m'a bien regonflé le moral !

Un petit commentaire : J'ai découvert par hasard une très bonne manière de supporter la traduction des passages les plus... comment dire... sirupeux de cette histoire. J'imagine que c'est une parodie. Ne le dites surtout pas à Teacherbev ou elle va me tuer sur place.


Chapitre 26 : Bienvenue à la maison

Harry se réveilla baignant dans le plus merveilleux sentiment de chaleur et de confort qu'il pouvait jamais se remémorer. Il savoura son réveil, ses sens revenant lentement à la conscience alors qu'il se disait qu'il était décidément dans le lit le plus douillet qu'il ait jamais occupé. L'édredon de plumes d'oie l'enveloppait de douceur, c'était presque comme flotter dans les nuages. Mais il finit par se réveiller pour de bon quand il se demanda où il pouvait être. La dernière chose dont il se souvenait était ses grands-parents le reconnaissant publiquement dans la salle du Magenmagot à Londres. Il se rappelait vaguement une sensation indescriptible de pouvoir affluant avant le noir. Il supposa qu'il s'était encore évanoui ; au moins il n'était pas retourné dans la prairie vide dans son esprit.

Il ouvrit péniblement un œil et se dit qu'il avait raison, il n'avait jamais vu cette pièce ; même sans ses lunettes, il s'en serait souvenu. Forçant son deuxième œil à s'ouvrir, il tourna la tête, cherchant ses lunettes. La lumière du soleil brilla sur les verres bien connus ; il tendit la main, roulant légèrement sur le côté et s'enfonçant dans les plumes pour attraper ses lunettes sur la table de chevet vernie à côté du lit.

Après avoir mis les lunettes sur son nez, il regarda autour de lui, trop impressionné pour dire autre chose d'autre que " Punaise ! ". La chambre était grande, peinte dans des tons de bleu et de vert ; les murs étaient verts à la base et changeaient graduellement jusqu'au bleu ciel près du plafond enchanté comme celui de la Grande Salle, montrant un ciel clair parcouru de petits nuages. Le lit dans lequel il était couché avait des rideaux et tentures bleus qui faisaient presque briller le chêne poli en comparaison. Il y avait une grande armoire avec un miroir en pied qui semblait presque petite dans la vaste pièce. Le tapis vert profond au sol ressemblait plus à un gazon bien tondu qu'à un tapis. Un grand secrétaire flanqué de hautes étagères occupait le coin opposé, avec un siège de fenêtre bleu sombre entre le bureau et le lit. Juste en face, il y avait une grande cheminée de marbre blanc avec un manteau de chêne gravé. Deux grandes portes de chêne massif d'un côté de la pièce menaient probablement à un placard et à une salle de bains, en tout cas c'était à ça que ça ressemblait avec les portes à peine entrouvertes. En tournant la tête de l'autre côté, il vit une grande tapisserie, une scène de forêt avec plusieurs licornes qui broutaient dans une clairière baignée de soleil, et une troisième porte ouverte sur un long couloir avec des portes et des boiseries en chêne et de nombreux portraits, qui rappela à Harry les beaux couloirs de Poudlard.

Quelque chose à propos de la tapisserie l'intrigua et il glissa à bas de son lit pour aller voir. Oui, cette licorne était en l'air, en train de sauter par dessus l'autre. 'Plutôt bizarre... qu'est-ce qui est écrit ici ? 'Il ne faut jamais jouer à saute-mouton avec une licorne.' Bon conseil'. Il roula des yeux, s'interrogeant sur l'étrange humour de la tapisserie. Il était toujours debout devant le mur quand il entendit des pas et se tourna pour voir son grand-père entrer dans la pièce. " Ah, c'est bien de te voir debout, Harry. Je suppose que tu as faim, comme tu n'as pas dîné hier soir. Habille-toi donc et Flick te montera le chemin pour aller petit-déjeuner. " Nicolas remarqua les regards que Harry lançait encore entre la tapisserie et lui et eut l'impression de pouvoir entendre les pensées confuses du garçon. " Ah, oui, cette tapisserie. Que puis-je dire, ta grand-mère a un certain... sens de l'humour... assez étrange. Elle pensait que tu aimerais cette image. Maintenant, veux-tu aller faire ta toilette, mon enfant ? Si tu as besoin d'aide, nous t'avons assigné un elfe, appelle simplement Flick et il t'aidera pour tout ce dont tu as besoin. " Nicolas serra le garçon contre lui et après une dernière tape amicale contre son épaule, le laissa se préparer pour le petit-déjeuner.


Le temps que le choc de la disparition des Flamel avec Sirius se dissipe, Sirius n'était plus capable de parler, Remus riait à se faire dessus et Severus ne pouvait plus bouger à cause de la douleur de son dos. Albus avait fini par évacuer la pièce, promis aux Aurors stupéfaits qu'il s'assurerait de leur dire, s'il le découvrait, comment les Flamel avaient pu transplaner hors du dixième sous-sol d'un bâtiment lourdement gardé et assommé Severus pour le trajet du retour Place Grimaud, comme ils ne pouvaient pas lui donner d'autre potion antidouleur avant plusieurs heures et que le moindre mouvement lui était une torture. Il transforma un vieux lacet tiré de sa poche en Portoloin et ils rentrèrent tous les quatre Place Grimaud, espérant y trouver des indices sur où Nicolas, Perenelle et Harry étaient partis.

Sirius monta les escaliers au galop, ses mains défaisant la délicate fermeture de ses robes en soie d'Acromantula, marmonnant des menaces envers les deux vieux 'kidnappeurs'. Il poussa la porte de sa chambre si fort qu'elle claqua contre le mur et faillit le frapper en revenant. Il lança la robe sur son lit et s'arrêta, intrigué par le craquellement qu'il avait entendu. Il savait que les poches de ses robes étaient vides, il n'y avait rien mis, mais il avait entendu le froissement typique d'un morceau de parchemin. Curieux malgré lui, il prit le vêtement et fouilla les poches avec précaution, avant de sortir un petit rouleau de parchemin attaché avec un ruban bleu foncé.

Cher Sirius

Nous regrettons de vous avoir fait peur, mais nous avions peur d'être assaillis en quittant le Ministère, et nous savions qu'après l'influx de magie qui vient avec la déclaration officielle du véritable héritier d'un des Fondateurs Harry allait s'évanouir et qu'il serait très vulnérable pendant plusieurs heures.

Nous l'avons amené à la maison pour qu'il puisse se remettre et découvrir sa demeure légitime de Tír na nÓg . Il y sera pendant un mois avant que nous revenions, ce qui devrait être demain vers onze heures du matin. Cela devrait lui donner suffisamment de temps pour se remettre pleinement de tous les événements des dernières semaines et commencer à retrouver des forces et de l'énergie.

Si Pompom souhaite que Severus profite également de ce temps pour guérir, ce parchemin peut être utilisé comme Portoloin pour Tír na nÓg à exactement cinq heures cet après-midi. Toute personne tenant le parchemin sera transportée quand la commande d'activation, " insula deporto ", sera dite. Le Portoloin est prévu pour transporter un maximum de dix personnes.

A ce soir

Grand-mère et Grand-père Flamel


Lisa Turpin aida sa petite sœur, Laura, à finir de remplir son petit sac de voyage avec des vêtements et les choses auxquelles elle tenait le plus avant de faire de même dans le petit sac qu'elle avait pris pour les vacances de Pâques. Elle serra les paupières, refusant de pleurer. Laura avait besoin qu'elle soit forte, elle était maintenant le membre de la famille hors Azkaban le plus âgé ; elle devait être forte pour sa sœur.

Elle prit la petite main dans la sienne, s'assura que les deux sacs étaient bien fermés et prit une petite poignée de poudre de Cheminette. Le visage déterminé, elle lança la poudre dans les flammes et tira sa sœur avec elle, la serrant contre elle afin de passer ses bras autour d'elle. Elle dit " Trois Balais, Pré au Lard " vite afin de ne pas avaler de cendre et ferma les yeux, son dernier regard sur la maison aimée cédant la place à la vue floue de cheminées mouvantes.

Lisa trébucha sur les pieds de Laura quand elles arrivèrent dans un entremêlement de bras et de jambes dans le bar chaud et accueillant, sous l'œil de Madame Rosmerta. Celle-ci reconnut l'uniforme de Poudlard sur la plus grande des fille, et reprit son balayage du sol déjà propre, sans prêter plus d'attention aux deux enfants qui se levaient, lissaient leurs vêtements, rajustaient leurs sacs et sortaient sous le soleil de midi d'avril.

Le temps qu'elles arrivent devant les grandes portes de Poudlard, Laura était fatiguée et en sueur. " On peut s'asseoir, Lisa ? J'ai soif et je suis fatiguée. Pourquoi tu m'as amenée ici et où est Grand-mère ? Qu'est-ce qui se passe, Sissy ? " chouina-t-elle.

" Tout va bien, Laurie, on est arrivés et tu auras à manger et à boire dans une minute. Je dois parler au professeur Dumbledore et tu pourras t'asseoir et te reposer. " Lisa essayait de faire bonne figure pour ne pas effrayer sa sœur, mais ses nerfs fatiguaient et un sentiment de panique grandissait lentement en elle ; tout ce qu'elle voulait était se blottir dans un coin et pleurer tout son saoul. Elle ne savait pas qui était au château, mais elle ne pouvait pas penser à un autre endroit et elle souhaitait désespérément trouver un adulte, presque n'importe quel adulte, pour prendre en charge le chaos qu'était devenue sa vie.

Elle lâcha la main de sa sœur le temps d'essuyer sa paume moite sur ses robes. Prenant une grande respiration, avec un sens de détermination à s'occuper de sa petite sœur, elle grimpa résolument les marches de marbre et ouvrit la grande porte.


La panique causée par la disparition des Flamel avait cédé la place au chaos absolu Place Grimaud. Quand Sirius avait lu à voix haute la lettre d'explications qu'il avait trouvée, presque tout le monde avait commencé à réclamer son inclusion dans le voyage par Portoloin vers l'île fabuleuse. Pompom avait en effet fermement dit que Severus avait absolument besoin du temps supplémentaire pour guérir et reprendre des forces ; il n'y avait aucun moyen pour qu'il reprenne l'enseignement le lundi matin à la vitesse à laquelle il guérissait, et elle avait insisté pour venir avec eux afin de surveiller ses deux patients.

Ron, Hermione et Ginny avaient dit qu'ils devaient venir pour aider Harry à se remettre et à récupérer tout le travail d'école qu'il avait manqué, plus le support de ses amis et l'occasion de n'être 'qu'un enfant'. Il n'y avait eu aucune discussion sur la présence de Sirius et ils avaient admis à contrecœur que Remus devait venir aussi. Cela n'était pas le problème ; le problème, c'était les trois places restantes. Molly Weasley affirmait qu'elle devait être là pour chaperonner les enfants, et tous les enfants s'accordaient pour ne pas vouloir d'elle. Tonks, Kingsley Shaklebolt et Maugrey Fol Œil s'étaient portés volontaires pour aider tous les enfants, en particulier Harry, à s'entraîner au combat et au duel. Personne ne voulait savoir au juste pourquoi Mondingus Fletcher voulait venir, mais Severus pensait en lui-même qu'il voulait étudier la possibilité de 'libérer' des antiquités sans prix.

Fred et George, ainsi que Bill et Charlie, voulaient venir sur la fabuleuse île afin de mieux connaître les Flamel et peut-être d'apprendre comment ils avaient réussi à transplaner à travers les plus solides protections du Ministère sans déclencher ne serait-ce qu'une petite alarme. Le nombre de décibels augmenta jusqu'à ce que des flammes vertes dans la cheminée annoncent l'arrivée inattendue de Minerva McGonagall, suivie par l'arrivée totalement inattendue d'une Serdaigle de cinquième année et d'une petite fille.

Tout le monde se rassit – ils s'étaient levés dans l'échauffement de l'argumentation – afin de pouvoir entendre ce que ces deux filles faisaient Place Grimaud. Le professeur McGonagall demanda à Dobby et Winky d'emmener les deux enfants à la cuisine et de leur servir à déjeuner avant de se tourner vers le directeur et de s'asseoir dans une chaise vide à côté de lui. Elle s'assura que la porte était bien fermée avant de commencer ses explications.

Elle poussa un soupir épuisé et défait avant de commencer. " C'est Lisa Turpin et sa sœur de dix ans, Laura. La lettre que nous avons envoyée est arrivée trop tard, Albus. Comme vous le savez, leur grand-père était impliqué dans la corruption du Magenmagot. Vous l'ignoriez peut-être, mais les filles vivaient avec leur grands-parents depuis le décès de leurs parents, il y a cinq ans. Leur grand-père est maintenant à Azkaban pour les quinze prochaines années, et leur grand-mère n'a pas pu le supporter. Albus, elle s'est tuée la nuit dernière. J'ai été… trop… longue… " La vieille sorcière sembla s'effondrer sur elle-même, ses épaules tremblant sous les sanglots. Albus tira son amie vers lui et la serra, son propre visage reflétant le choc et l'horreur des nouvelles.

Les occupants de la pièce se regardèrent avec honte, réalisant la puérilité de leur dispute sur qui allait passer un mois sur une île superbe, en comparaison de ce que devaient ressentir les deux filles. Sirius semblait effondré de ne pas avoir fait l'offre plus tôt, mais il n'aurait pas pu promettre le support avant d'être officiellement investi et d'avoir accès aux fonds. Il se leva et contourna la table pour parler à voix basse avec Albus qui tenait toujours Minerva.

" Albus, je pense que les enfants devraient tous aller sur l'île, ils ont plus besoin que nous d'oublier un peu cette guerre. Ils ont besoin de temps pour être simplement des enfants, pas d'entraînement, rien que de la liberté pour quelques temps. J'ai envie de voir Harry, mais il sera de retour demain et je suis sûr qu'il y aura bien d'autres occasions de voir l'île. "

Albus appuya la tête dans les longs cheveux de la sorcière blottie contre lui et croisa le regard de Sirius, levant un sourcil et baissant la tête vers Minerva. Sirius hocha la tête, comprenant que le directeur voulait inclure Minerva dans le groupe. Il tapota l'épaule de Minerva en soutien muet et retourna à la table pour emmener Arthur et Molly et leur parler en tête à tête dans son bureau.

Les cinq étudiants se levèrent silencieusement et sans dire un mot, se dirigèrent pour aller discuter dans la chambre de Harry et Ron, soudain silencieux et remerciant le ciel d'avoir leurs parents.


Harry était resté sous la douche chaude un long, long moment. La grande cabine de verre sculpté comportait de nombreuses têtes de douche à différentes hauteurs qui l'entouraient totalement de jets d'eau chaude et revigorante. Les shampoing et gel fournis chatouillaient sa peau avec une sensation de propreté et de santé contre lequel aucune concoction moldue ne pouvait rivaliser. A sa grande surprise, à l'instant où il coupa l'eau, il fut entouré de jets d'air chaud de tous côtés, qui séchèrent délicatement son corps et ses cheveux avant même qu'il pose un pied hors de la cabine de cristal.

Il avait oublié de prendre des vêtements propres, donc il enroula une serviette épaisse et moelleuse autour de sa taille, remarquant pour la première fois qu'il lui semblait non seulement avoir pris du poids, mais aussi qu'il se sentait plus grand. Repoussant l'idée étrange, il enfila une paire de boxers en soie noire, savourant la sensation alors qu'il les enfilait sur ses hanches fines avant d'ouvrir en grand la porte de son armoire. Il regarda l'intérieur avec un silence stupéfait. Il avait pensé la veille que sa grand-mère lui avait acheté de nombreux vêtements, mais ce n'était rien comparé au contenu de la pièce agrandie. Il apercevait rayon sur rayon de vêtements, tous de la meilleure qualité et parfaitement à sa taille. La partie gauche de l'armoire comportait en haut un rayon de chemises moldues alors que le bas était rempli, étagère sur étagère, de pantalons, jeans et survêtements. La partie droite était garnie d'une large sélection de superbes vêtements sorciers à la dernière mode, robes de tout poids, couleur, tissu et utilisation : robes de tous les jours, robes de soirée, robes de duel, robes de travail et même des robes de cérémonie. L'extrémité comportait une sélection pour le moins éclectique de capes, costumes moldus et vestes ainsi qu'une nouvelle tenue de Quidditch dans les couleurs de Gryffondor. En bas, il y avait des alignements de chaussures, bottes, tennis et même plusieurs paires de pantoufles parmi lesquelles choisir.

Harry était tellement dépassé qu'il attrapa simplement le premier polo et le premier jean qui lui tombèrent sous la main avant de s'habiller rapidement, enfilant des robes vert bouteille toutes simples mais visiblement coûteuses par dessus ses épaules, certain que ses grands-parents s'attendaient à ce qu'il s'habille en sorcier.

Il prit une paire de tennis neuves, blanches avec des Vif d'Or animés, et alla vers son lit pour mettre ses chaussettes et ses chaussures. Quand il eut fini de s'habiller, il alla au milieu de la pièce et appela avec hésitation " Flick ? "

" Oui, votre Grâce ? Flick est heureux de vous servir. " Un elfe de maison était apparu presque silencieusement. Harry le regarda avec surprise ; cet elfe avait bien peu en commun avec n'importe quel elfe qu'il avait vu ou même dont il avait entendu parler. La créature avait les grandes oreilles pointues familières, les yeux ronds et proéminents et les longs doigts et orteils, mais c'était là la seule ressemblance. Cet elfe se tenait plus droit, atteignant presque le menton de Harry. Il était calme et élégant, sans bonds, sans langage fragmenté et incompréhensible, et certainement sans servitude écœurante.

" Euh... Grand-Père a dit que tu me montrerais comment aller à la salle à manger ? "

" Oui, si vous voulez bien me suivre, votre Grâce. C'est un étage plus bas, à l'extrémité est du couloir principal. " L'elfe portait un vêtement qui ressemblait à un habit de majordome en miniature. Une chemise blanche nettement repassée, avec un nœud papillon noir autour du cou. Un pantalon noir d'où dépassaient ses pieds nus, assez étranges à voir avec les longs orteils pointus. Il portait aussi une petite veste noire avec le même blason que celui qui était apparu sur les robes de Harry, mais sans bien sûr le cercle d'héritier. Sa manière de parler trahissait une éducation poussée ; sa prononciation aurait été acceptable dans n'importe quel manoir, la quantité idéale de servitude et de culture du serviteur anglais de haute gamme parfaitement évident dans la moindre de ses phrases.

Harry, sidéré, suivit Flick le long du grand couloir, ignorant les murmures et les doigts pointés des tableaux alors qu'il marchait derrière le flop, flop, flop des pieds nus de Flick sur le parquet ciré.


Narcissa était assise, parfaitement immobile, devant son thé qui refroidissait. Ses mains tremblaient légèrement autour de l'enveloppe fermée qu'elle tenait. Le cachet de cire rouge portait les armes de la famille Black nouvellement réinstallée et elle craignait de le briser, car son futur tout entier, comme celui de Drago, reposait sur la réponse contenue dans cette enveloppe de parchemin. Elle remarqua qu'un second hibou avait amené une lettre, mais en voyant le nom de Parkinson dessus, elle la posa sur l'assiette vide d'Emma Parkinson.

Elle se força à ouvrir l'enveloppe avec un petit couteau, voulant lire la missive avant que son fils et ses invités descendent manger. Elle prit une grande respiration et commença à lire.

Chère Cissy

Je regrette que Lucius ait eu si peu de pensées et de soin envers sa famille pour ruiner ainsi ton futur et celui de Drago avec sa propre vie. Je vais bien sûr annuler votre mariage et par là même te donner la permission légale de redevenir Narcissa Black.

J'ai ouvert un compte à Gringotts à ton nom et celui de Drago ; la clé te sera remise à ta première visite à la banque. Montre-leur simplement cette lettre.

J'ai déposé 2000 Galions pour commencer et la somme de 1000 Galions sera versée au début de chaque mois. J'ai pu établir que les fonds nécessaires à son éducation, sa chambre et sa nourriture pour cette année ont déjà été versés. Dis-moi si cette somme se révèle inadéquate. Je vais rencontrer Drago pour parler de son futur dès qu'il reviendra à Poudlard après les vacances. J'ai la joie de t'apprendre que j'ai accepté la position de professeur de DCFM et que j'espère pouvoir aider à guider Drago et ses camardes de Serpentard vers une vie plus productive que celle que son père avait prévue pour lui.

Fais-moi savoir si tu acceptes de m'aider dans mes démarches pour m'assurer que la réserve de serviteurs que Voldemort trouvait à Poudlard et parmi les nouveaux diplômés soit réduite au strict minimum. Nos familles doivent fournir à la nouvelle génération la chance de vivre après avoir infligé les êtres comme Bellatrix ou nos parents à notre génération. Il est temps que les familles de Sang-Pur prennent leurs responsabilités pour avoir soutenu ou ne pas avoir contrarié les crimes de quelques uns.

Ton cousin

Sirius Black.

Narcissa se laissa glisser dans sa chaise, son cœur affolé ralentissant alors que la tension de tout son corps se dissipait. Sirius avait accepté et allait prendre soin d'elle et même de Drago. Elle sourit en pensant qu'elle pouvait maintenant déchirer la lettre honnie à la famille de Lucius. Elle appela Nana et lui demanda de préparer le petit-déjeuner, plus heureuse qu'elle ne l'avait été depuis des années.


Après le petit-déjeuner, Harry et ses grands-parents s'étaient retirés dans un bureau élégant et confortable pour commencer le long mais bienvenu processus de devenir une famille tant par le sang que par le nom.

Perenelle et Nicolas s'étaient succédés pour raconter à Harry la longue et complexe histoire de leurs vies et lignées, puis Perenelle appela un elfe pour apporter du thé, voulant offrir au garçon une petite pause avant de lui parler de son héritage magique, dont il avait eu le premier élément la veille.

" Harry, que sais-tu à propos de Rowena Serdaigle et des autres Fondateurs ? "

" Pas grand-chose, seulement qu'elle était supposément très intelligente et créative ; Hermione en saurait plus, elle a lu L'Histoire de Poudlard au moins cent fois. " Il haussa les épaules en acceptant la tasse de thé épicé que lui tenait sa grand-mère.

Nicolas retint un ricanement alors que Perenelle lui lançait un regard noir. " Eh bien, être un héritier des Serdaigle est beaucoup plus que ça. Elle était en effet une sorcière brillante ; en fait, c'est elle qui a créé les plans changeants, les pièces instables et les escaliers mouvants. C'était également une voyante, une vraie, pas un imposteur comme cette Trelawney qu'Albus a maintenant. Elle était également une Maîtresse de Potions d'un niveau presque égal à celui de Salazar Serpentard, même si très peu de gens savent ça. D'eux quatre, seul Godric ne valait rien en potions, mais il rattrapait largement ça avec ses capacités en Métamorphose et en Défense. " Perenelle, confortablement assise, se régalait à enseigner à son nouveau petit-fils tout son héritage. Les autres n'arriveraient pas avant une semaine, après tout.

" Te souviens-tu de la transmission de pouvoirs d'hier après-midi ? "

" Un peu, je me souviens m'être senti comme empli de pouvoir, et l'impression que mon esprit était accéléré et... agrandi... Oh, je n'arrive pas à l'expliquer. " dit-il, frustré et perplexe devant son incapacité à mettre des mots sur ce qu'il avait ressenti.

Perenelle se pencha en avant et regarda Harry au fond des yeux, souriant de toutes ses dents. " Ce que tu as reçu hier n'était que le début de ton héritage Serdaigle. Si nous avions connu ton existence plus tôt, tu aurais reçu la 'bénédiction de l'enfant' que tu as reçue hier le jour de tes onze ans, avant de partir pour Poudlard. Il est trop dangereux pour un enfant sans aucun contrôle de sa magie de recevoir le genre de pouvoirs et de connaissances qui sont la marque de naissance des Serdaigle. La bénédiction est conçue pour lever la première partie des limitations et des contraintes sur la magie et l'intelligence avec lesquelles les véritables descendants de Serdaigle naissent. Rowena elle-même a jeté le premier sort de limitation sur son second enfant après que son premier-né, une petite fille, ait été consumée par sa magie à l'âge de quatre ans. Comme son esprit ne pouvait pas contrôler la quantité de magie que contenait son corps, elle est morte après un accès de magie accidentelle particulièrement fort. "

Nicolas se joignit à la conversation pour la première fois. " As-tu déjà fait une magie accidentelle plus puissante que celle de tes camarades, et à un âge plus tendre ? Ou t'est-il arrivé d'apprendre quelque chose bien au delà de tes capacités et de ton âge, et en même temps avoir du mal à apprendre certaines choses plus simples ? " Harry écarquilla les yeux en se souvenant de choses qui lui étaient arrivées et qui correspondaient exactement à cette description. Avec tout le temps qu'il avait passé à ordonner ses souvenirs, il savait que ses capacités d'apprentissages étaient irrégulières et souvent inexplicables. Il n'arrivait pas à suivre Hermione, et en même temps, il produisait un Patronus corporel qui pouvait repousser plus de cent Détraqueurs en une seule fois. Il avait découvert au fil de conversations avec ses camarades de dortoir que leur magie accidentelle consistait le plus souvent à faire léviter un jouet ou un biberon, plutôt que transplaner sur le toit de leur école comme il lui était arrivé de faire alors que Dudley et ses amis le poursuivaient. Il hocha la tête, son visage s'éclairant.

Nicolas sourit à Perenelle alors qu'elle continuait ses explications. " Donc, ta magie et ton intelligence auraient dû être déliés à ton onzième anniversaire, mais comme personne n'a réalisé que Lily était notre arrière petite-fille, personne ne savait que tu étais un Serdaigle et tu as lutté contre ces limites pendant des années. Hier, j'ai simplement libéré ce qui était déjà en toi. Maintenant, nous avons tout le prochain mois pour t'aider à t'habituer à ta nouvelle puissance et à absorber les connaissances que tu as acquises hier, afin que tu puisses retourner à Poudlard sans danger de faire du mal à quelqu'un avec un sort trop fort. Tu as également besoin de temps pour te remettre de ta maladie, et être à Tír na nÓg va t'offrir ce temps. "

" C'est là que nous sommes ? " Harry regarda par la fenêtre avec un nouvel intérêt, remarquant une faible lueur dorée sur l'horizon. Un vaste gazon vert et gras menait sur un flanc à l'orée d'une superbe forêt et, sur l'autre flanc, à un lac lisse comme un miroir qui reflétait des nuages vaporeux.

" Oui, mon enfant, et dans quelques jours, quand tu te seras assez remis, tu pourras aller te promener. Tes amis arriveront dans deux jours à peu près, donc tu auras des compagnons avec qui explorer l'endroit. Maintenant, commençons à déterminer ce que tu as pu apprendre malgré les limites et remplissons ces trous dans tes connaissances. "

Avec un air de gourmandise effrayant à voir, Perenelle et Nicolas s'assirent dans le fond de leurs fauteuils, regardant Harry d'un air affectueux mais décidément rusé.


À 17 heures précises, Sirius, Minerva, Ron, Hermione, Ginny, Lisa et Laura Turpin, Tonks et Pompom se serrèrent les uns contre les autres, chacun tendant un doigt vers le parchemin. Un Severus Rogue à l'air morne était soutenu par Sirius et Tonks ; Pompom serrait contre elle son grand sac rempli de potions. Chaque voyageur portait un sac contenant ses affaires ; Ron et Hermione tenaient de leurs mains libres un coffre bourré d'objets divers. L'expression de Laura était excitée malgré ses yeux rouges, mais les yeux de Lisa étaient toujours éteints par le choc. Minerva s'était à peu près remise, mais elle avait toujours le cœur brisé en regardant les deux quasi-orphelines. Son cœur se serra et elle envoya une prière au ciel pour qu'aucune des autres lettres ne soit en retard. Alors qu'elle pensait " Ce sont toujours les innocents qui paient pour les erreurs des autres ! " la sensation familière du Portoloin tira tout le monde en avant.
A/N : Oui, c'est plutôt court, mais c'était une préparation pour le prochain chapitre, et c'était donc nécessaire.
Je ne prévois pas de mettre en place de grande histoire d'amour dans cette fic. J'aime bien lire une bonne histoire d'amour mais je ne suis pas à un point de ma vie où j'ai envie d'en écrire donc ne vous inquiétez pas à ce sujet. S'il y a romances, elles seront mineures et grandement laissées à l'imagination. (La traductrice lève les bras vers le ciel en remerciant le Seigneur).