Bonjour à vous !
Étant immensément déprimée avec tous les personnages morts cette semaine, je ne pensais pas le finir pour aujourd'hui ! Et pourtant, je ne sais par quel miracle, j'ai réussi !
Au début, je ne savais pas bien ce que je voulais faire ou juste dire puis, je me suis dis que le plus simple était souvent meilleur que le compliqué! -cette phrase ne veut certainement pas dire grand chose mais, elle résume assez bien ce que je pensais- !
Dans tous les cas, je suis assez contente de lui, donc j'espère que vous l'apprécierez également.
Rating: K+ -pas de M, non non-.
Pairing: ZoLaw - SaboLomeo
Disclaimer: Les personnages et l'univers de One Piece ne m'appartient pas.
Résumé: l'heure des au revoir est venu et pour se faire, l'un a décidé de partir sans bruit tandis que l'autre a décidé de le regarder partir. Mais et si une page se tourne, c'est pour commencer un nouveau chapitre! ...Un nouveau chapitre qui réserve des tas de surprises, ils en sont sur !
Bonne Lecture.
Au revoir.
_ Sabo ! 'Lomeo ! Vous êtes enfin de retour ! Qu'est-ce qui vous a pris autant de temps.
_ Rien de spécial.
_ Venez, c'est par-là que ça se passe. Sanji et Ban sont occupés de faire des trucs super bons ! Pis Brook joue aussi ! Dépêchez-vous !
Souriant largement, Luffy se dépêche de regagner sa place avec son plat rempli de viande en main et s'asseyant à la table extérieure, il reprend un peu de nourriture tout juste posé.
Observant les lieux, les habitants bien accueillants et la fête improvisée que le Mugiwara a certainement créée, le blond et le vert hésite encore sur la marche à suivre, jusqu'à ce que Bartolomeo se fasse entrainer par Usopp.
Ne pouvant pas refuser un peu d'attention de ses modèles le rookie s'évapore rapidement et c'est là que le révolutionnaire remarque des têtes qu'il ne connait pas.
_ Qui sont-ce !?
Arrêtant le petit médecin, bienheureux de cette coupe qu'il tient en main, un petit soubresaut se montre sur ses épaules quand il entend cette voix.
Repérant le frère de Luffy non loin de là, un petit sourire reste et répondant volontiers au blondin, il donne les informations demandées.
_ L'équipage de Trafalgar. Ils sont tous très gentil, tu devrais les rencontrer.
_ Peut-être plus tard. …Le chirurgien de la mort à un frère !?
_ Non ! Pourquoi !?
D'un signe de la main, le blondin se permet de ne pas répondre et fixant cet ébène aux proies avec une rousse, il se dit que celui-là ressemble beaucoup trop au chirurgien de la mort à son gout.
Bon ok, il est plus petit et plus souriant mais…, il a un air de ce médecin qui l'embête.
En réalité, il ne s'agit que de Penguin qui s'est vu volé son chapeau par une certaine rousse qui le trouve mieux sans et elle a sans doute raison sur ce dernier point.
… .
_ Où allons-nous partir capitaine !?
_ Sur une île voisine, récupérer certaines choses et en éloigner d'autres. …Est-ce que ça n'a pas été trop dur pour vous ici !?
_ Il n'y a pas eu de problème. Bon ok, Bepo se plaignait tout le temps mais, il s'inquiétait comme nous tous. T'sais, quand on a entendu tous ces bruits qui courraient, on aurait vraiment voulu être là pour t'aider. On aurait même voulu partir immédiatement mais t'avait donné un ordre alors… . On a juste cru en toi.
Un fin sourire se dessine sur les lèvres de Law –heureux d'entendre ça- et terminant son verre d'alcool, il laisse un fin silence entre eux.
Puis relevant la tête et faisant un léger signe à son cuistot, il n'a rien d'autre à dire que l'autre ne sait déjà.
Quant à Ban –lui-, il remplit de nouveau le verre de son capitaine sans rien attendre. Il connait le noiraud et il sait bien ce qu'il peut penser ou presque.
_ Et cet enfant, pourquoi trainait-il autour du bateau !?
_ Une calamité celui-là ! Soi-disant qu'il veut devenir pirate. Moi j'en ai rien à foutre, il peut bien s'il veut mais qu'il ne vienne pas nous tourner autour. Je déteste les crétins miniatures.
_ Comme je te comprends… .
_ Capitaine, tenez ! Ça vient de sortir du four.
_ Bon, je retourne aux fourneaux ça doit être mon tour. Bon appétit, capitaine.
Le blanc adresse un large sourire à l'ébène et disparaissant de la table, il laisse sa place à Shashi et Bepo venu lui tenir compagnie et profiter de sa présence également.
De nouveau une conversation s'engage et si Law préfère écouter plutôt que de participer, il aperçoit également autour de lui l'effervescence d'un tout et le retour d'un révolutionnaire.
D'ailleurs, il voit aussi un Kannibal s'approcher dangereusement de sa table. …Et lui qui pensait avoir une soirée tranquille.
Il sait maintenant qu'il s'est trompé.
… .
Appuyé sur l'une des nombreuses barrières qui constituent le port, le Roronoa observe toute cette cohue et ces paroles voletantes dans les airs.
Il ne participe pas vraiment. Faut dire, il a sa bouteille, il s'est déjà sustenté il y a de ça une heure alors, il n'a besoin que de calme à présent.
Reprenant une gorgée de son alcool fétiche, il fixe tous ces petits groupes formés et à déjà son opinion sur chacun des membres qui constitue l'équipage des Hearts et rien n'est vraiment mauvais.
…Si ce n'est peut-être ce Jean Bart qu'il trouve étrange.
_ Salut !
Observant son côté gauche, Zoro tombe sur la copie miniature de son Doc' –du moins, il y ressemble mais sans plus. Moins bronzé, moins teigneux, moins hautain-, non en faite, il retire ce qu'il a dit, il ne ressemble pas du tout à son Doc'.
Acquiesçant d'un signe de tête, il le voit remettre sa sorte de bonnet et déposant sa bouteille non loin de là, une remarque lui vient à l'esprit.
_ Tu as réussi à sortir des griffes de la sorcière. …C'est pas donné à tout le monde.
_ Nami-san fait un peu peur mais ne le répète pas. Tu as trouvé un bon coin ici, personne ne peut venir te déranger.
Dans la tête du vert, une réplique se montre mais n'est pas dite. Il ne veut pas se montrer désagréable juste à cause de mot qu'il ne pense même pas.
Alors laissant le silence les entourer et reprenant un peu de son rhum, la voix de Penguin revient et si elle ne l'embête pas, elle lui fait remonter certains souvenirs.
_ Est-ce que le capitaine a été blessé durant la bataille !?
_ Nos adversaires étaient forts alors oui mais, on a tous réussis à se couvrir mutuellement.
_ Je suis content de savoir que vous étiez là pour l'épauler. Au début, il voulait y aller seul alors, ça m'a rassuré quand j'ai su qu'il était tombé sur vous. Pour connaitre le Mugiwara, je savais qu'il n'allait pas le laisser tomber. …Merci.
A l'entende de cette petite découverte, Zoro ne peut que remercier son propre capitaine pour avoir eu envie d'aller sur Punk Hazard.
Affronter seul Donflamingo aurait été du suicide pur et simple. Terminant sa bouteille, il se dit aussi qu'il aurait très bien pu ne jamais rencontrer ce médecin et rien que cette pensée lui fait serrer les poings.
_ Si tu veux mon avis, y'a des fois où vaut mieux ne pas l'écouter et faire comme t'as envie.
_ Ouais, merci du conseil Roronoa. …Rah, elle m'a repérée. J'y vais !
_ Peut-être que la sorcière n'est pas sans cœur finalement et que tu lui as tapé dans l'œil.
Faisant trébucher le noiraud à sa phrase, il en rit sans se cacher et sort de sa « planque » pour attraper une nouvelle bouteille d'alcool.
Évidemment il se fait héler par Luffy alors s'il s'en va à sa rencontre, c'est parce qu'il n'a rien d'autre à faire.
… .
S'il fait nuit noire, ce n'est pas pour autant que la fête est terminée. Et si certaines personnes sont parties se coucher, ce n'est pas pour autant que tous ont fait pareil.
Marchant le long de la berge et s'éloignant du bruit, sans le savoir il cherche quelqu'un qu'il n'a pas vu durant toute la soirée ou presque.
Trouvant sa proie, il s'y approche doucement et le fixant plus que de raison, il se pose à ces côtés –vraiment près- et ouvrant la bouche, sa voix suave s'élève et gagne une oreille attentive.
_ Ne les embrasse pas. …Toutes celles et ceux avec qui tu pratiqueras le coït, ne les embrasse pas, Roronoa-ya~
Là, sur le bord du quai et près de son navire –sans qu'il ne s'en rende compte-, Law espère que le bretteur prête une attention toute particulière à ces mots.
Enfin même si le truc c'est que…, qu'il ne sait pas pourquoi il donne cet ordre ou alors, il le sait un peu trop. Parce qu'il a récemment découvert qu'un baiser était beaucoup plus intime qu'une quelconque partie de jambe en l'air.
Alors laissant ses mèches voler au vent, il ne fait pas attention à cette main qui vient peu de temps après à la rencontre de sa nuque frissonnante.
_ Tu me donnes un ordre là !?
_ Oui alors respecte-le.
_ Dans ce cas, fait de même de ton côté. Ça là…, c'est à moi. Ne fait rien avec cette bouche qui m'appartient.
L'embrassant de son pouce, Zoro joue avec ces lèvres légèrement bombées et approchant son visage, le sabreur fait tout pour ne pas succomber le premier.
Peine perdu cependant, puisqu'il griffe déjà de son pouce ces lippes doucereuses et caresse la frimousse du médecin de son nez jusqu'à succomber et tomber dans son propre piège.
Attrapant la bouche de son Doc', il la marque de son nom –de son gout- et approfondissant le baiser, Trafalgar n'est pas contre –au contraire- et agrippe du bout des doigts le tissu vert pour suivre cet échange et mordre tendrement cette langue qu'il connait.
Au beau milieu de la nuit, ils sont là –à quelques mètres de leurs compagnons de route- et ils ne pensent à rien d'autre qu'au petit bout de péché qu'ils ont entre leurs mains.
_ Roronoa-ya~… …, tu peux encore profiter d'elle cette nuit, si tu veux.
Attrapant la main de ce vert et l'attirant à lui pour qu'il soit suivi, le sabreur se laisse guider par ce noiraud et grimpant sur ce bateau qu'il ne connait pas, il comprend l'invitation muette.
Se laissant diriger, un sourire se dessine sur les lèvres du Marimo et écoutant son cœur faire des bonds, il garde son œil sur cette nuque devant lui.
Nuque et corps qu'il fait frémir sans savoir et dans l'ombre de la nuit, une prise se resserre également.
… .
_ Pourquoi tu m'as amené ici !? On devrait rejoindre les autres.
_ Ils sont pratiquement tous partir dormir maintenant et pas que j'ai envie de faire pareil mais, quand tu as parlé avec les autres, tu m'as donné envie Sabo-san.
_ Es-tu seulement sérieux, pervers dégénéré !?
_ Mais, tu ne sais pas à quel point tu peux être tentant quand tu souris. …Mais comme tu ne souris jamais quand tu es avec moi je…, je ne savais pas à quel point ça pouvait me faire de l'effet.
Ne sachant pas quoi répondre à cet argument assez surprenant –il peut le dire-, il se remémore rapidement toutes les fois où il s'est retrouvé avec ce vert et effectivement, peut-être qu'il ne sourit jamais en sa présence mais c'est aussi parce qu'ils sont toujours occupés de faire autre chose !
Donc, d'un côté…, ce rookie est fautif lui aussi.
_ Crétin imbécile. Laisse-moi sortir maintenant, j'ai sommeil.
_ Tu peux rester ici. Je serais bien sage, Sabo-san.
_ Je ne te crois pas une seconde, imbécile heureux.
Sans qu'il ne sache pourquoi, il se fait enserrer par deux bras fort et plaqué à un torse, le blondin voit déjà ses sourcils se froncer et ses mains repousser l'intrus.
Du moins, il s'apprêtait à repousser le géant vert jusqu'à ce qu'il entende une réplique enfantine et vraiment bête qui le fasse rougir.
_ Je suis content…, tu viens enfin de me sourire et t'es vraiment beau.
Préférant maintenant cacher ses joues empourprées, le révolutionnaire reste dans cette étreinte de longues minutes jusqu'à le repousser gentiment et changer de direction.
Libre de ses mouvements, Sabo se dirige non pas vers la porte de cette cabine qu'il connait parfaitement mais vers ce lit et retire doucement sa veste.
_ Bon alors, tu m'accompagnes ou non !? Je ne vais pas attendre indéfiniment.
… .
Ils sont réveillés là où on les avait laissés et si la matinée s'est passé sans trop de cohue, après le repas du midi l'ambiance n'était plus aussi prononcé.
La soirée de la veille était quelque chose de bien –de profitable sans doute- mais, ce n'est plus l'heure des retrouvailles ou de la fête. …A cet instant, il est temps de partir.
Il est temps de fermer la parenthèse et de continuer cette route pas encore tracé.
C'est comme dans tout, c'est comme partout, il faut une fin à toute chose et c'est nous qui choisissons quand cela aura lieu.
Trafalgar Law a choisi aujourd'hui, à cette heure précise. Sans consulter personne –sans avoir besoin de consulter- parce qu'il a besoin de cette liberté que son navire lui offre.
…Besoin de prendre le large pour ne pas se retrouver enfermé et piégé.
Prenant une profonde aspiration, il ne dit rien, scrute seulement –comme souvent, comme toujours- et laisse le temps des adieux pour une autrefois. …Un autre jour.
Ce n'est qu'un « au revoir », pas besoin d'être solennel –il ne l'a jamais été, ne le sera jamais- alors, il peut tout aussi bien partir sur la pointe des pieds sans déranger personne. …Il a dit tout ce qu'il devait, tout ce qu'il pensait et cette île n'a plus rien à lui rendre.
A proximité de son sous-marin et observant ses amis embarquer quelques vivres, il resserre son Nodachi et se retourne quand il entend la voix si charismatique du chapeau de paille.
Humidifiant ses lèvres à l'aide de sa langue, il épie ce petit capitaine et s'approchant d'un pas, il reste face à lui sans engager la conversation –il aurait dû partir quand il en avait encore le temps…-.
_ Alors c'est décidé !? …Vous partez maintenant !?
_ Oui, Mugiwara-ya~ avant d'atteindre Kaidou on a encore un peu de chemin à faire.
Souriant largement au capitaine des Hearts, il accepte cette chose avec facilité et se jetant sur l'épaule de Law, il l'enserre alors que celui-ci se fait réticent.
Le repoussant avec ardeur, le médecin assène un regard furieux au D mais l'autre n'en n'a que faire, il est déjà impatient de refaire équipe avec ce chirurgien !
_ T'as intérêt à être à la hauteur, Traffy !
Un étrange sourire se dessine alors sur les lèvres de l'ébène et ne répliquant rien, il aperçoit derrière ce chapeau de paille le reste de l'équipage venir à leur rencontre.
Doucement et sans trop de bruit, l'alliance se fait face et chacun des nakamas se saluent d'un sourire ou d'une tape dans le dos.
Mais pas doué pour les « au revoir », Trafalgar s'échappe déjà et attend sagement son équipage pour pouvoir reprendre la mer.
Les observant à tour de rôle, il s'attarde peut-être une seconde ou deux de plus sur un vert mais rien d'autre. …Ramenant donc son bonnet sur ses prunelles aciers, il appelle ses nakamas et si des mains voltent ici et là, des cris de joies s'élèvent.
Pis là, juste avant de grimper sur son navire, le docteur se fait appeler et reçoit dans ses mains, un livre apparemment oublié.
Épiant celui qui lui offre ce bouquin, un rictus se montre sans rien faire et remerciant ce petit tanuki, Law réajuste une dernière fois son couvre-chef et grimpe sans un autre mot.
Le Roronoa observe la scène de loin, laisse un dessin se tracer sur ses lèvres et ne bougeant pas, on peut entendre des ordres voler à l'adresse du navigateur des Hearts.
Observant le navire jaune s'éloigner doucement, le vent est calme et la brise douce. …Saluant une dernière fois leurs camarades, les Mugiwara fixe cet horizon ouvert et sans précipitation –en prenant son temps- le D sert les poings et sourit à ses compagnons.
_ Luffy-senpai…, nous aussi nous allons partir.
Faisant demi-tour pour comprendre les dires de Bartolomeo alors qu'il scrute encore le départ de l'ébène, Luffy essaie de comprendre pourquoi. …Pourquoi ce vert veut l'abandonner à son tour et pourquoi maintenant alors qu'on peut encore facilement apercevoir le pavillon des Hearts.
S'avançant vers celui qui l'a hélé, le capitaine se fait toujours aussi impressionnant pour ce vert et intimidé d'être entouré de ses modèles maintenant, le Kannibal prend une profonde inspiration et s'explique. …Il le doit, non !?
_ Nous devons rejoindre une autre île et attendre quelqu'un. Mais avant toute chose, on aimerait te remercier de nous avoir permis de pouvoir faire route avec toi, Luffy-senpai !
_ Oh…, le Sunny sera drôlement calme. J'espère qu'on se reverra dans ce cas, Bartolomeo !
Échangeant un large sourire avec la crête, le dit Bartolomeo est heureux d'entendre son prénom dans la bouche du noiraud qui jusqu'à lors n'avait jamais réussi.
Puis versant quelques larmes à l'idée de devoir les quitter, le rookie fait rire contre son gré mais se reprend rapidement –ou du moins, il essaie-.
Mais et même s'il redoutait ce moment, il gardera toujours ce précieux souvenir d'avoir pu voguer avec le futur roi des pirates.
_ Et vous partez quand !?
_ Quand vous quitterez l'île, pas avant Luffy-senpai.
Soupirant légèrement, le Mugiwara attrape alors son nouvel ami et l'entraine on ne sait où, sous le regard des autres.
L'ambiance est bonne enfant –comme toujours- et grimpant sur le pont pour rejoindre sa cuisine et préparer le repas, un œil bleuté s'attarde sur le bretteur qui continue de scruter l'horizon –ou attendre un ordre- sans emmerder personne.
Traçant un sourire mesquin et particulièrement mauvais, le cuisinier se dirige vers son Marimo préféré et invente d'innombrables répliques.
_ Qu'est-ce que tu regardes comme ça, Marimo !? Tu joues dans le sentimentalisme ou quoi !?
_ Je t'emmerde, tu veux quoi !?
_ Savoir à quoi peut bien penser une cervelle d'algue comme toi !? T'es pas du genre à rester debout et à fixer le vide ou alors ton neurone t'as lâché. …C'est ça !?
_ Saleté de cook, tu veux te battre !
Aussitôt dit, aussitôt fait. Les sabres se montrent, la jambe noire se prête à l'exercice et démarrant une bagarre idiote –comme toujours-, les deux oublient leur première pensée.
Là sur les quais, ils s'en donnent tous deux à cœur joie et n'emmerdant personne, ils ne se font pas arrêter par une rousse puisque celle-ci est trop occupée avec Robin.
Peut-être que finalement, tout est mieux ainsi. …Rien n'a été compliqué. Tout a été calme, parfait et sans anicroche.
Aucune question n'a été posée. Des plans ont été décidés entre capitaines. Et des « au revoir » court et bref se sont montrés.
Trafalgar Law ne pouvait pas rêver mieux. Lui qui n'aime pas s'attarder a eu ce qu'il voulait et a eu le droit de s'évaporer dans un presque silence total.
Sur son navire, entouré de ses nakamas et donnant des ordres –mais pas tellement non plus-, il fixe les horizons et sourit tranquillement.
Voyant Bepo à ses côtés, il lui confie comme à son habitude son sabre et lui demandant de l'accompagner, ils reviennent sur le pont avant et se mêlent à leurs autres compagnons de route et amis.
Parlant de chose et d'autres, le noiraud –capitaine de Hearts- retrouve tranquillement ses marques jamais réellement disparu et se posant sur le coin de cette rambarde, il épie une dernière fois ce brun, ce blanc, ce noiraud et tous ces autres pour ensuite regagner sa cabine et chercher les plans de sa destination. …Il est temps de partir et de se concentrer.
L'heure des distractions est terminée !
… .
_ Pourquoi ne pas me l'avoir dit !?
_ Je pensais que tu t'en serais moqué ou alors, je ne voulais pas te le dire, je ne sais pas.
_ T'es qu'un foutu con !
L'un à côté de l'autre –appuyé sur cette rambarde- et parlant presque à voix basse, ils ne se font pas déranger. Ils sont pas dérangés parce qu'ils ne veulent pas l'être.
Des iris bleus scrutent par intermittence le rookie près de lui et mordant sa lèvre, il a envie de lui en mettre une –comme toujours, comme souvent-.
_ Sabo-san, on savait tous les deux que ça ne pouvait pas continuer. Que tu aurais dû quitter le bateau de Luffy-senpai ou que j'aurais dû reprendre mon propre chemin alors…, qu'est-ce qui te met en colère !?
_ Absolument rien.
_ Tu sais, je ferais tout pour qu'on se recroise un jour et je sais que pour se faire, je n'aurais qu'à croiser l'une des flotte de l'armée révolutionnaire mais, j'peux te poser une question Sabo-san !?
Fronçant les sourcils, le blond ne sait pas s'il va aimer l'interrogation ou non. Il ne sait même pas s'il va daigner répondre à ce vert.
Faisant demi-tour et étant maintenant de dos à cette rambarde et à ce quai, le révolutionnaire effectue un mouvement de tête et attend.
Il pensait que ce foutu rookie lui aurait parlé de ces plans. Qu'il l'aurait traité avec un peu plus de… de…, d'il ne sait quoi mais rien. …Alors peut-être que oui, Sabo ne fait pas beaucoup d'efforts de son côté mais, il sait aussi qu'il a été patient.
Et peut-être que son cas aurait mérité plus de considération.
_ Aurais-tu envie qu'on se rencontre de nouveau ou est-ce que tu m'éviteras !?
_ Tu n'auras qu'à me courir après pour le savoir.
_ …Nos petites entrevues vont me manquer. Est-ce que je vais te manquer, Sabo-san !?
_ T'es qu'un vulgaire pirate qui a réussi à se rendre dans le nouveau monde, y'en a des tas comme toi. Pourquoi penserais-je à toi. Tu es facilement remplaçable.
_ …Toi, tu ne l'es pas, Sabo-san.
Soupirant ou boudant tout simplement, le vert est triste de ce qu'il entend et le montre.
Le blond agite simplement sa tête de droit à gauche pour ne pas voir l'autre l'embobiner encore une fois.
Pendant des minutes le silence se fait et durant ces minutes, Bartolomeo glisse contre le bois pour rester à même le sol et étendre ses jambes.
Épiant les faits et gestes de ce géant, le révolutionnaire se gratte légèrement la joue et en fronçant légèrement les sourcils, il laisse l'une de ses mains effleurer une crête verte.
Les cheveux de ce Kannibal impertinent et chiant sont doux. …Doux et facilement manipulable.
_ Oublie donc et rends-moi visite quand tu le souhaiteras, abruti d'oiseau.
Au même instant que ses mots, Sabo se sait totalement irrécupérable. Il sait qu'il a été manipulé et pourtant…, et pourtant ça ne le dérange pas.
Il se dit que de toute façon, c'est trop tard pour revenir sur ses paroles et puis, il ne le veut pas. Quelque part, il les pense.
Alors s'éloignant d'un pas plus léger, le révolutionnaire respire de nouveau et s'il s'en va rejoindre la cuisine à l'autre bout du pont, il se fait suivre peu de temps après.
Dans peu de temps, ils s'éloigneront eux aussi mais ça ne changera rien de ce qui s'est passé entre eux. Ça ne changera pas ce qu'ils pensent et leurs intentions futures.
Et si, par chance ils sont amenés à se recroiser alors…, alors surement qu'ils reprendront là où ils se sont arrêtés.
C'est-à-dire entre deux mots sincères et un sourire de connivence.
[…]
Terminé.
Alors c'était le dernier chapitre de cette fiction mais, un épilogue sera certainement posté la semaine prochaine pour boucler complètement l'histoire -c'est confirmé-. Donc, on peut considérer celui-ci comme l'avant-dernier chapitre, non!? Je crois bien que oui.
Je n'ai pas tellement hâte de boucler cette histoire parce que ça veut dire, ne plus vous parlez mais bon, chaque chose à une fin et on revient toujours avec de meilleures idées non ! En tout cas, j'espère revenir vous embêter après ça !
Donc, pour la dernière fois, je vous dis a LA SEMAINE PROCHAINE ! D'ici là, passez un bon week-end!
Je vous embrasse.
L.
