Voila les gens le chapitre 25 de sept, merci pour vos reviews même si on constate la chute libre dites nous si elle vous gonfle cette fic parce que sérieusement vu le nombre de coms en baisses on à de quoi se poser des questions ! Bres encore merci au inscrits et nons inscrits pour leur coms, merci a ceux qui lisent mais ne com pas même si ça nous ferait plaisir d'avoir votre avis ! 521 coms en tout pour instant sur cette fic c'est qu'en même super bon ça vous nous faite péter le compteur ? On va pas atteindre les 600 pour un chapitre mais bon qui sait ? L'espoir fait vivre et rêver est la seule choses de gratuite de nos jours ! Bref remerciement des guests maintenant.


Julie Perez : Merci pour ta review oui en même temps ils sont une vraie famille et Kate accepte maintenant cette famille, voila la suite attendue !

Mandou : Merci pour ta review oui ils vont trouver bientôt t'inquiète c'est juste plus long a avoir puisse que les chapitres sont raccourcis de moitié donc vous avez l'impression que ça avance pas peut être !

Elynaaa : Merci pour ta review ! Oui le vrai Caskett qui va faire son retour en force tout au longs des prochains chapitres sachez d'ors et déjà que ça va se réchauffer bientot ! Joan eh bien, je sais pas si on va le garder en vie longtemps hein a ce rythme.

Jenny : merci pour ta review, le caskett arrive vous allez faire une overdose si ça continue si vous saviez... j'ai dis crescendo, je vous mens pas !

Loss : Non Kate ne savais rien et oui moins violente car elle a eu trop peur pour se mettre pleinement en colère. Ils se rabibochent mais joan va pas mieux, le chien est le clous de la famille, maintenant Caskett est l'élément porteur, ce qui rappel aux autres qu'ils sont une famille pas de petite dernière phrase ? Merci pour ta review tu es adorable

Manon : Pauvre joan pauvre joan il a encore des poils aux fesses :p mdr la suite

titefolle : doucement mais surement et non Jo va mal tres mal ! Merci pour ta review ma ptite ^^

Guest : Contentes que ça te plaises en espérant que la suite te subjugue autant voici la suite ! Merci

Castlefan : tu es accro c'est tt ce que l'on veut nous donc c'est juste parfait merci !

Lacritique : hahha j'ai pas tt compris de ton explication mais ttoujours est-il tu aimes enfin c'est ce qui ressort lool non ? Merci pour ta com

leonhugo : eh bien si tu préfères les chapitres cours tu es servies mais sache que du coup le dénouement sera plus long ! merci bcp

mms : non c'est vrai tu continues à nous suivre si tu savais comme nous adorons ça merci bcp Tu as tt compris et nous avons hâtes de voir la suite de ta lecture !

fosie : rien à dire je suis déçue snif, je boudes et ma jumelle aussi, mdr !

chris65 : voici la suite ! Ah tu crois qu'ils se rapprochent ?

hakuya :oui Joan très malade et ça va pas s'arranger pour instant tant que papa et mamans pouille pouille pas merci pour ta review !

Farandole :Oh vous avez lu cette fic ? Nous sommes heureuses que vous aimiez et nous vous assurons encore et toujours des situations pittoresque ! Notre seul but est de faire croire ! Joan est le fils du future et ca c'est sur !

Chapitre 25 :

Malgré les efforts évidents de Joan pour leur cacher son état, Kate n'était pas dupe et voyait bien qu'il était au bord de la rupture et qu'il était temps de rentrer pour qu'il puisse se reposer. Ce n'était pas parce qu'il se conduisait comme un flic qu'il en était un, et elle s'en voulait de lui en avoir tant demandé alors qu'il n'était pas suffisamment en forme pour le faire. Et pourtant, il n'avait pas protesté et avait accompli la tâche qu'elle lui avait attribuée sans se plaindre. A n'en pas douter, leur fils était aussi têtu et déterminé qu'eux-mêmes, et elle ne savait pas encore si cette constatation la rassurait ou l'inquiétait, que serait-il prêt à faire pour sauver son père ou même elle-même, elle ne préférait pas y penser. Secouant la tête pour se concentrer sur le présent, elle prit rapidement sa décision.

« Il n'y avait rien dans ces dossiers. Quant aux disquettes, nous les avons envoyées au service informatique, ils iront plus vite que nous. Je propose que nous mettions tout ça sous clé, que nous emportions les derniers DVD et ce que nous n'avons pas encore examiné, et nous finirons ça ce soir » décida Kate en joignant le geste à la parole.

Elle avait vu la fatigue de son fils mais aussi ses traits tirés qui reflétaient la douleur qu'il ressentait. Il leur mentait certainement sur l'intensité de ses migraines et cela l'inquiétait. De plus il était d'une telle pâleur qu'encore une fois, comme cela était arrivé dans la voiture, elle eut l'impression de voir à travers lui. Elle secoua la tête, c'était absurde, la fatigue lui donnait des visions. Et pourtant ce sentiment d'urgence qui l'habitait ne la quittait plus, allant même en s'accroissant.

« Ça me va » approuva Castle en venant l'aider.

A son approche, il sentit Kate se raidir, mais elle ne s'éloigna pas. Il savait qu'ils allaient devoir discuter, mais pour le moment elle semblait avoir mis sa rancœur de côté pour se focaliser sur leur enquête. Il comprenait qu'elle avait besoin de temps et d'espace pour digérer la pilule, et il était prêt à le lui accorder. La seule chose qu'il refusait, c'était de sortir de sa vie et d'attendre qu'elle l'appelle. Il ne commettrait pas deux fois la même erreur. Il préférait s'en prendre plein les dents plutôt que de ne plus la voir du tout, cela était trop dur, les quatre mois qu'il avait vécu sans elle, sans nouvelle, avaient été les pires de sa vie donc non, il ne forcerait pas les choses et serait patient. Rapidement, ils mirent dans une boîte ce qu'il leur restait encore à consulter, puis entreposèrent le reste dans une salle de dépôt que Kate scella soigneusement gardant la clé dans sa poche. Peu lui importait si quelqu'un d'autre avait besoin d'utiliser la pièce, personne d'autre qu'elle ne pénétrerait à l'intérieur. Une fois cette besogne accomplie, elle alla prévenir le capitaine qu'elle partait, même si elle restait joignable sur son cellulaire.

« Allons-y ! » lança-t-elle en rejoignant les deux hommes de sa vie qui l'attendaient patiemment devant l'ascenseur.

Elle nota que Caskett restait près de Joan, comme pour veiller sur lui, et elle trouva la scène touchante. Les chiens avaient un instinct infaillible, et visiblement Caskett avait perçu l'épuisement de son maître, ce qui renforça sa propre impression. Ils pénétrèrent dans l'ascenseur, et Joan s'appuya aussi discrètement que possible contre la paroi, tout en caressant distraitement son jeune compagnon. Sur sa gauche et légèrement derrière elle, elle sentait Castle tendu, mal à l'aise, et elle pouvait comprendre. Même si elle n'avait rien dit, elle n'avait pas été particulièrement sympa avec lui. En fait, elle ne lui avait quasiment pas adressé la parole, sauf pour lui parler de l'enquête. Et comme toujours, il s'était plié à ses exigences sans protester. Parfois, elle aurait aimé qu'il soit un peu moins docile, préférant une bonne bagarre à ce statu quo qui la rendait dingue. Mais elle savait que ça n'arriverait pas. Pas à moins de pousser Castle dans ses retranchements, de le mettre tellement en colère, qu'il ne se retiendrait plus de lui dire ses quatre vérités en face. Et pour être honnête, elle préférerait éviter d'en arriver là.

Elle ne voulait pas qu'ils se disputent, pas encore. Ils n'avaient pas besoin de cela, pas alors qu'ils ne s'étaient même pas encore véritablement expliqués. Elle ne voulait pas le voir s'éloigner d'elle. Alors oui, elle était en colère contre lui, mais pas au point de le laisser s'éloigner. Et puis elle savait bien qu'elle aussi avait des choses à se faire pardonner, comme son mensonge concernant son amnésie à son réveil, alors autant ne pas trop laisser les choses déraper.

« Et on va où exactement ? » Se risqua à demander Joan qui ne supportait plus ce silence tendu.

« Ta mère et toi allez chez elle, et moi je rentre chez moi avec Caskett, Joan » soupira Castle, sa réticence clairement perceptible dans sa voix, ce qui décida Kate à intervenir.

« Ce serait idiot Castle. Nous passons chez moi récupérer nos affaires, et nous allons chez vous. Vous en profiterez pour me faire un topo sur ce que vous savez et que j'ignore sur le meurtre de ma mère » lança Kate en plongeant son regard dans le sien.

Elle ne voulait pas le quitter, même si sa rancœur n'était pas totalement passée, avoir été séparée de lui avait été difficile, comme un vide, un manque. Et cela n'avait duré que quelques heures. Elle avait l'impression d'être incomplète lorsqu'il n'était pas près d'elle. Alors elle préférait l'avoir à ses côtés, même si c'était pour ne pas lui parler, le seul fait de sentir sa présence l'apaiserait. De plus il avait failli mourir dans l'explosion de la maison donc hors de question de le laisser, plus jamais.

« Comme il vous plaira détective » murmura Castle en lui souriant tendrement, se retenant de laisser éclater sa joie en effectuant une danse de la victoire.

Hypnotisée par la lueur qui brillait dans les yeux de son partenaire, Kate se mordit la lèvre, incapable de rompre la connexion. Elle lui rendit son sourire sans trop de difficulté, voulant qu'il comprenne que bien qu'elle lui en veuille toujours, elle travaillait sur sa colère, et qu'elle n'envisageait pas de l'exclure de son existence. Ce n'était qu'un sourire, mais pour eux, cela voulait dire bien plus qu'une longue déclaration. Comme toujours cette union visuelle, excluant le monde autour d'eux, les fit tout oublier, et le jeune garçon put les observer à loisir, les yeux brillants en rêvant de pouvoir assister à cela tous les jours que Dieu ferait.

« Cool, on peut manger italien ? » s'enquit Joan avec un grand sourire ravi après un long moment, se sentant décidément de trop.

« Et je suppose que quand tu parles de manger italien, je dois traduire ça par pizza ? » Le taquina Kate en tournant la tête vers lui, devinant sans mal ses pensées.

« S'il te plait ? » Supplia-t-il en affichant une expression tellement attendrissante que Kate se sentit fondre.

Elle allait devoir apprendre à résister à ces yeux-là, sinon elle ne donnait pas cher de son autorité maternelle. Surtout si à ses côtés elle avait une seconde réplique qui lui lançait ces mêmes yeux attendrissants.

« Va pour la pizza ! » Se résigna-t-elle en se mordant la lèvre, se maudissant de sa faiblesse alors qu'elle avisait les deux paires d'yeux tristes, dignes du chat Potté dans Schrek.

Elle fit volte-face mais dans son dos, elle perçut le mouvement que firent père et fils en échangeant un feed the bird, un grand sourire aux lèvres.

« Et arrêtez de jubiler, sinon c'est légumes verts pour tout le monde ! » Enonça tranquillement Kate au moment où les portes de l'ascenseur s'ouvraient et qu'elle sortait de la cabine, laissant ses deux hommes bouche bée.

« Quand j'étais petit, j'étais persuadé que maman avait des pouvoirs magiques, comme Dumbledore dans Harry Potter.» Chuchota Joan en jetant un regard inquiet en direction de sa mère.

« Oui, Kate Beckett est une enchanteresse….et définitivement bien plus sexy que le directeur de Poudlard » Approuva Castle en observant lui aussi la jeune femme, alors que Joan partait dans un fou rire.

« Quand vous aurez fini de dire des idioties, on pourra y aller ! » les rappela-t-elle à l'ordre en montant dans sa voiture, levant les yeux au ciel.

En se dépêchant, les deux hommes la rejoignirent, lui adressant le même sourire d'excuses pour se faire pardonner. Joan fit grimper Caskett sur la banquette arrière avant de prendre place à ses côtés sans plus se faire prier, enfouissant sa tête dans le pelage soyeux du magnifique Golden, ravi de se faire câliner.

A travers le rétroviseur, les deux hommes se regardèrent d'un air complice, comme père et fils le feraient, satisfaits de faire tourner la tête à la femme de leur vie. Dissimulant son sourire, Kate attendit qu'ils aient attaché leur ceinture pour les conduire chez elle. Rapidement elle arriva à destination, et après avoir coupé le contact, elle ordonna aux garçons de ne pas bouger de la voiture. Ils acquiescèrent sans broncher et se positionnèrent tels deux écoliers attendant sur un banc devant le bureau du directeur. Prenant cela pour un nouveau jeu, Caskett se redressa sur son séant et resta fièrement assis, le regard braqué sur le dos de l'écrivain, ce qui fit rire les deux hommes et secouer la tête de Kate. En plus des deux comiques de service, elle avait hérité d'un chien au sens de l'humour douteux. Elle n'avait pas fini d'en voir avec ces trois-là.

Détournant son regard du Golden, elle reporta son attention sur ses hommes et se retint d'éclater de rire devant leur mine d'enfants sages. Sans plus hésiter, elle se précipita chez elle où elle jeta des affaires propres dans son sac, s'empara de celui de Joan qu'il n'avait pas pris la peine de vider, comme s'il avait su que cela n'était pas utile, puis revint dans son salon où elle attrapa tout ce qu'elle avait réussi à glaner en plus de dix ans sur l'affaire de sa mère. Dès qu'elle eut réuni tout ce dont elle aurait besoin pour les prochains jours, elle repartit au pas de couse jusqu'à sa voiture, souriant légèrement en découvrant ses deux hommes imitant des statues sur leur siège respectif. Alors qu'elle approchait de la voiture, elle vit Caskett remuer frénétiquement la queue, comme s'il savait que la fin du jeu était proche, et qu'il avait mérité une récompense. Et il y avait de quoi. Visiblement, aucun d'eux n'avait bougé de sa position initiale, comme pour lui prouver qu'ils pouvaient être sages comme des images.

Déposant les sacs dans le coffre, elle revint s'asseoir au volant. Mais avant de redémarrer, elle se tourna vers Caskett, et pour la première fois depuis qu'elle avait compris que ce chien ferait partie de sa vie à l'avenir, le caressa doucement, ce qui lui valut un grand coup de langue sur la joue. En riant, elle se retourna sur son siège et redémarra en direction du loft de Castle, prenant soin de s'arrêter devant chez Grimaldi afin de prendre les fameuses pizzas, tant désirées de ses deux mômes.

« Excellent choix, j'évite celles dont je tairais le nom depuis que j'ai découvert qu'ils farcissaient leurs pizzas de chair humaine ! » grimaça Castle.

« C'est quoi cette histoire ? » s'enquit Joan en se tournant avec intérêt vers son père, sa mère ne lui ayant pas conté toutes les aventures qu'elle avait vécues avec son père.

« L'histoire d'un pauvre bougre qui a terminé sa vie dans le four d'une célèbre pizzeria ! » révéla Castle en se penchant vers lui comme s'il lui révélait le secret de l'humanité.

« Grillé, le pauvre gars ! » s'amusa Joan avant de prendre une mine repentante devant le regard noir de sa mère.

« Oui, il n'avait définitivement pas prévu de figurer au menu comme plat du jour ! » pouffa Castle en souriant de toutes ses dents à Kate dans le rétroviseur.

« Qui sait, Hannibal Lecter avait peut-être passé une commande spéciale dans cette pizzeria » renchérit Joan ravi de partager ce moment avec son père.

« Je vous préviens que vous avez intérêt à être aussi silencieux que des agneaux, si vous ne voulez pas qu'Hannibal Lecter passe pour un saint à côté de moi » déclara calmement Kate, sa menace n'en paressant que plus effrayante aux oreilles des deux hommes.

« Racontez-moi Clarissssssss, vos secrets et je vous conterai les miens ! » Lui susurra Castle mystérieusement, incapable de se départir de son amusement qui s'accrut en percevant le trouble de Kate à sa soudaine proximité alors qu'il se penchait vers son oreille.

« Tenez-vous tranquille ou Hannibal va vous couper le lobe de l'oreille avec ses dents ! » répliqua-t-elle d'un ton lourd de menaces en réussissant à réprimer le frisson qui la secoua sous la caresse du souffle de son écrivain.

« Laisse tomber Papa, Maman est fan de ce film, tu ne gagneras pas à ce petit jeu contre elle ! » pouffa bruyamment le garçon en voyant son père déglutir tout en s'éloignant prudemment.

« Rabat-joie ! » maugréa Castle en se renfonçant dans son siège avec une moue boudeuse, même si son regard pétillait d'amusement.

Joan étouffa un rire, et lorsque Kate lui jeta un regard, tourna précipitamment la tête, se cachant dans la fourrure épaisse du chien, tout en faignant de regarder l'agitation de ce début de soirée. Le reste du trajet s'effectua en silence, chacun d'eux savourant ce bonheur simple qui consistait à être entouré des gens que l'on aimait. Et Joan savourait d'autant plus que c'était quelque chose dont il n'avait jamais pu profiter, et qu'il ne connaîtrait peut-être plus dans quelques jours. Lorsque Kate s'engagea dans le parking souterrain, Castle détacha sa ceinture, et dès qu'elle se gara, sauta dehors, s'empressant de s'emparer des sacs dans le coffre pendant que Joan attrapait les pizzas, si bien que Kate n'eut qu'à les suivre jusqu'au loft. Tous trois à ce moment avaient véritablement l'air d'une famille rentrant chez elle, image renforcée par les joyeux aboiements de Caskett alléché par l'odeur des pizzas, n'importe qui en les voyants en aurait mis sa main à couper.

Dès leur arrivée au loft, Castle emporta leur repas dans la cuisine et sortit les assiettes avant de mettre la table, aidé par Joan qui savait où chercher. Il était parfaitement à son aise, et ne ressentait pas le besoin de demander où se trouvaient les choses. Il le savait très bien et se comportait comme s'il avait toujours vécu en ces lieux, chose que Kate ne pouvait que constater. En l'observant, elle ne pouvait douter qu'il était chez lui, parfaitement dans son élément. Et le naturel de ses gestes constituait une preuve de plus étayant ses dires. Malgré le côté surnaturel de la chose, Joan était leur fils et avait parfaitement sa place à leur côté. En l'observant interagir avec Castle, elle tenta de l'imaginer petit garçon, et un sourire étira ses lèvres alors que l'image d'un adorable bambin à la tignasse indiscipliné, au sourire espiègle et au regard malicieux s'imposait à elle. Tout le portrait de Castle en somme, et la ressemblance était d'autant plus frappante lorsqu'ils se tenaient côte à côte comme en cet instant alors qu'ils dressaient une table digne des repas de fête.

Ils auraient pu manger leurs pizzas sur le canapé tout en regardant un film, mais visiblement les deux hommes de la maison en avaient décidé autrement. Et elle soupçonnait Joan de ne pas être pressé de rallumer une télévision avant longtemps après la petite séance vidéos à laquelle il avait eu le droit. Le pauvre avait encore les yeux tout rougis d'avoir passé l'après-midi sur un écran et ne cessait de se les frotter sous l'effet de l'irritation que lui avait provoquée sa concentration sur l'écran d'ordinateur. Bien que celui-ci ait été prévu pour de longs visionnages, il était peu habitué à ce genre d'exercices et si l'on devait y ajouter ses maux de tête, cela n'arrangeait définitivement pas la brûlure de ses yeux. Joan, comme mû par une intuition, leva la tête et surprit le regard tendrement inquiet que posait sur lui sa mère, et lui sourit brillamment comme pour lui certifier qu'il allait bien. Il avait toujours détesté être une source d'inquiétude pour elle, et ce fait était encore plus vrai alors qu'elle devait s'inquiéter affreusement pour la sécurité de son père. Il devait donc tout faire pour la rassurer sur son compte afin qu'elle reste concentrée sur l'essentiel, sauver son père.

En souriant, sans même être gênée d'avoir été prise en flagrant délit de couvade, elle détourna le regard et s'empara de ses dossiers afin de les mettre dans un endroit un peu plus approprié. Ce n'est qu'à ce moment qu'elle s'aperçut que Caskett était assis près d'elle, la langue pendante et le regard brillant d'espoir. Intriguée, elle arqua un sourcil étonné vers lui, se demandant ce qu'il pouvait bien espérer d'elle, et comme s'il avait lu dans ses pensées, il trottina jusqu'à la porte, avant de tourner la tête vers elle. Et elle comprit qu'elle allait devoir le sortir s'ils ne voulaient pas avoir de mauvaise surprise d'ici la fin de la soirée. En soupirant, elle redéposa ses dossiers et s'avança vers le chien dont la queue s'agita joyeusement.

« Castle, je vais promener ce pauvre chien avant qu'il ne fasse ses besoins dans l'entrée de votre loft » lança-t-elle en se saisissant de la laisse qui avait miraculeusement fait son apparition au 12th au cours de l'après-midi.

« Pas de souci Kate, il est encore trop tôt pour dîner de toute façon ! » rétorqua l'écrivain en lui souriant tendrement.

Sur un hochement de tête, Kate entraîna Caskett à sa suite et se rendit dans le petit parc en bas de la rue de Castle. Parfois lorsqu'elle venait chez son partenaire, elle avait l'impression de débarquer dans un autre monde, comme si une frontière invisible séparait TriBeCa du reste de la ville. Ici, le taux de criminalité était tellement bas qu'il frôlait le zéro, et elle était certaine que les seules personnes qu'elle croiserait dans ce parc seraient d'adorables personnes âgées qui profitaient de la douceur de cette fin de journée ou des familles qui se baladaient tranquillement. Pas un seul toxico en manque ou de sans domicile fixe en vue. Caskett gambadait joyeusement à ses côtés, et elle fit le tour du parc avant de reprendre le chemin du loft, les idées plus claires et se sentant à nouveau pleine d'allant.

« Allez, allons rejoindre nos hommes avant qu'ils ne déclenchent une nouvelle catastrophe ! » lança-t-elle à son compagnon à quatre pattes qui aboya vivement comme s'il était d'accord avec elle.

En revenant au loft, elle trouva les deux hommes assis sur le sofa, lisant pour l'un et écrivant pour l'autre, et elle sourit à cette scène de quiétude familiale. Retirant la laisse à Caskett, elle le laissa rejoindre Joan, se couchant à ses pieds, puis retirant sa veste, elle s'avança vers son sac et s'empara à nouveau du dossier de sa mère cherchant du regard un endroit où elle pourrait installer ses affaires sans gêner qui que ce soit. Mais elle n'était pas chez elle, et après une hésitation, lança un regard interrogateur à Castle qui d'un sourire empli de compréhension lui indiqua son bureau. Visiblement, il était déterminé à ne plus rien lui cacher. Les secrets avaient faits trop de mal entre eux, nuisant à leur relation, et l'un comme l'autre semblait décidé à ce que ce ne soit plus le cas. Sans ces non-dits, ils seraient peut-être ensemble, dans les bras l'un de l'autre, sans eux, il n'y aurait plus de problème, sans eux, tous deviendrait plus simple. Juste eux et leur amour. Rien d'autre pour les garder éloigner l'un de l'autre. Alors oui Richard Castle ne voulait définitivement plus rien cacher à la femme qu'il aimait, et elle en eut confirmation lorsqu'elle l'entendit arriver dans son dos.

« Où est Joan ? » s'enquit-elle en tournant légèrement la tête pour voir son partenaire entrer seul dans la pièce.

Elle déposa les cartons sur le bureau, souriant lorsque son regard se posa sur une photo d'Alexis petite tenant la main à un Castle avec quelques années de moins, dissimulée partiellement dans un tiroir de son bureau. Elle n'eut aucun mal à imaginer Castle regardant cette photo de longues heures, la larme à l'œil, nostalgique des années passées à élever son bébé, son ange, à la regarder grandir et devenir une magnifique jeune femme. Elle aurait voulu voir un de ces instants pour l'immortaliser et le garder précieusement dans un coin de sa mémoire. Mais un jour peut-être aurait-elle la chance de voir Castle s'occuper de leur enfant, et visiblement plus tôt qu'elle ne l'avait imaginé se dit-elle en songeant à Joan qui se trouvait dans la pièce d'à côté et grâce auquel elle avait déjà de précieux souvenirs de la famille qu'ils pouvaient être.

« Comme il est encore trop tôt pour dîner, je lui ai dit d'aller se reposer une petite heure. Sa pâleur m'inquiète » se justifia-t-il alors qu'elle l'observait en souriant, attendrie comme toujours par son côté papa poule.

Comme pour Alexis, et peu importait son âge, il s'inquiéterait toujours pour son enfant, ses enfants… leurs enfants. Elle espérait bien en avoir plus d'un avec cet homme fantastique. Et si quelques jours plus tôt cette simple idée l'aurait emplie d'une sourde angoisse, à présent elle sentait une joie agrémentée d'une bonne dose d'excitation l'envahir, et elle était impatiente d'en arriver là, elle comptait bien profiter pleinement de la phase de conception. Même si d'après Joan, celle-ci serait particulièrement brève dans le sens où après leur nuit d'amour, ils n'auraient plus jamais l'occasion de refaire des bébés Castle. Mais elle veillerait à ce que Castle ne tombe pas dans le coma et soit là pour satisfaire TOUTES ses envies au cours de sa grossesse. Absolument toutes, ses envies de femmes enceintes même les plus farfelues ou les plus sensuelles car elle savait qu'au cours d'une grossesse une femme avait de nombreuses envies...

« Oui, ces migraines à répétition ne sont pas normales. Il ne semblait pas avoir ce genre de problème en arrivant ici, il m'a même dit qu'il avait une santé de fer. Mais cette tête de mule refuse d'aller à l'hôpital !» Soupira-t-elle en redescendant de son nuage pour laisser son regard dériver vers l'écran noir de l'imposant tableau numérique.

Castle avisa sa muse avec un sourire tendre, alors que celle-ci fixait l'écran en se mordillant les ongles, les sourcils froncés comme elle le faisait lorsqu'elle était préoccupée par quelque chose. Elle pouvait prétendre ce qu'elle voulait, elle considérait Joan comme son fils, au-delà de toute rationalité, elle savait qu'il l'était. Si ses paroles parfois abruptes clamaient le contraire, son comportement envers le jeune homme chantait une autre chanson dont la mélodie paraissait bien douce aux oreilles de l'écrivain. Mais de peur de se faire rappeler à l'ordre, il se focalisa de nouveau sur la conversation et en reprit le cours sans rien laisser paraître de sa distraction passagère.


Voila a vous de jouer si vous voulez la suite rapidement certains certaines diront que ma demande fait l'effet contraire et bien t'en pis après tout nous, on sait la fin ... Ah et j'ai posté ma fic Amazones, je sais pas si vous avez lu ! Auquel cas ...