Mercredi 10 Février 2016

Les trois binomes se tenaient debout face au restes des élèves, écoutant le discours du professeur de potion :

- Il y a quelques mois de cela, j'ai lancé un petit défi à ces six élèves : me préparer un chaudron de Felix Felicis. Aujourd'hui, le délai est écoulé et je vais dès à présent examiner les préparations de ces élèves. Monsieur Malefoy et Mademoiselle Quest, s'il vous plaît…

Drago et Carlie s'avancèrent et le jeune homme tendit une petite fiole au professeur, un sourire satisfait et arrogant au visage. Rogue l'examina longuement sans dire un mot. Il hocha la tête et déposa la fiole sur son bureau, toujours silencieux. Puis il se tourna vers les élèves suivant :

- Monsieur Potter et Mademoiselle Greengrass, s'il vous plaît…

A leur tour, Harry et Daphnée s'avancèrent vers le professeur et celui-ci répéta le même schéma. Puis une fois encore avec Blaise et Hermione.

Lorsqu'ils eut finit d'examiner les trois fioles séparément, il les observa toutes les trois ensemble, les comparant les unes aux autres. Au bout de quelques minutes, qui semblèrent durer une éternité, il sourit :

- Et bien, je crois que nous avons nos vainqueurs…

Il s'arrêta et sourit malicieusement :

- Vous avez tous les six remporté le défi ! Vos potions sont absolument parfaites, et j'en suis tout à fait surpris.

Hermione n'en revenait pas. Elle était à la fois heureuse, d'avoir réussi sa potion et relevé le défi, mais aussi choquée, parce que Rogue n'avait désigné aucun vainqueur particulier. Elle croisa le regard frustré de Drago et comprit que le jeune homme rageait intérieurement de ne pas savoir s'il avait était, ou non, plus performant que sa rivale. Harry demanda alors, le regard rêveur :

- Et en ce qui concerne la récompense, Professeur ?

Severus Rogue sourit de plus belle :

- Et bien, je crois que vous allez devoir vous partager un chaudron…

Drago s'exclama :

- Mais, Monsieur ! Vous aviez dit…

- J'avais dit que l'équipe gagnante remporterait le contenu d'un chaudron, mais vous êtes six à avoir relevé le défi, et vous devrez donc le partager entre vous.

Hermione roula des yeux, absolument pas surprise. C'était de la pure manipulation. C'était totalement digne de Rogue…

Une petite heure plus tard, Harry s'apprêtait à quitter la Grande Salle, après avoir finit son déjeuner, quand une voix l'interpella :

- Potter ! Faut qu'on parle…

Il se retourna et leva les yeux au ciel. Daphnée continuait à jouer la Serpentard arrogante, en public du moins. Harry trouvait ça particulièrement agaçant, mais joua le jeu malgré tout. Quelques élèves les regardaient avec étonnement. Il répondit sur un ton agacé :

- Qu'est-ce que tu veux, Greengrass ?

Il n'aimait pas beaucoup lui parler de cette façon, plus maintenant. Plus après avoir partagé autant de complicité, lors de leur session de travail pour le cours de potions. Il appréciait vraiment la jeune fille, mais se refuser encore à l'admettre... Elle continua son manège d'une voix froide et distante :

- C'est au sujet de la potion qu'on a gagné ce matin, tu te souviens ?

Le jeune homme hocha la tête. Elle parlait du Felix Felicis, mais Harry ne comprenait pas où elle venait en venir. Pourquoi ce ton si urgent, et pourquoi en parler maintenant, en public, alors qu'ils avaient prévu d'en discuter le soir même à la volière ? Daphnée ignora son regard perplexe et poursuivit :

- Faudrait qu'on puisse se partager équitablement la récompense, tu ne me la feras pas à l'envers. Alors utilise ta part le plus rapidement possible, que je puisse récupérer ce qui me revient de droit…

Elle lui lança un regard appuyé, histoire d'être certaine qu'il comprenne le message. Cependant, en pleine digestion, le Gryffondor avait un peu de mal à saisir ce que sa binôme sous-entendait… Il observa rapidement les élèves autour d'eux, qui les observaient dans l'attente d'un éventuel duel, ou tout au moins d'un peu d'animation. Il aperçut alors Ginny et Zabini qui discutaient près de la Grande Porte du hall, sans leur prêter la moindre attention, et, dans un éclair de lucidité, il comprit. C'était le moment où jamais de mettre leur plan à exécution. Il se tourna vers Daphnée et lui répondit froidement, jouant la comédie à la perfection :

- T'en fais pas, va. Tu pourras récupérer ta part dès ce soir..

Elle lui fit un signe de tête à peine perceptible, le soulagement se reflétant légèrement dans ses yeux, puis il se tourna et regagna rapidement la tour des Gryffondor, à la recherche de sa petite fiole de potion.

Hermione suivait Blaise jusqu'au village de Pré-au-Lard. Elle ne tenait pas particulièrement à l'accompagner, mais il avait tellement insisté que la jeune fille avait finit par céder, à contrecœur.

Ils s'installèrent à l'intérieur des Trois Balais, sur une banquette plutôt confortable, dans un coin de la pièce. Hermione sourit quand Blaise commanda une bouteille de Whisky pur Feu. Elle tenta de chasser ses sombres pensées pour profiter de ce moment apaisant avec son ami. Le Serpentard lui sourit en levant son verre :

- A notre réussite !

Elle l'imita en souriant. Oui, ils avaient relevé le défi de Rogue, et Hermione en était particulièrement fière. Elle ne put se retenir :

- C'était une potion beaucoup trop compliquée pour des septième année.

- Oui, mais nous sommes des huitième année, en quelques sortes.

Elle sourit et acquiesça. Blaise la fixa avec intensité :

- Comment est-ce que tu te sens, Hermione ?

La jeune fille fut étonnée de répondre honnêtement :

- Pour l'instant, ça va. Mais je me sens malheureuse le soir, quand je suis seule avec moi-même.

Elle n'avait pas eu l'intention de dire la vérité ! Cela faisait déjà plus d'un mois qu'elle parvenait à jouer la comédie du bonheur avec ses amis… Elle ne comprenait pas ce soudain élan de sincérité.

De son côté, Blaise sembla inquiet pour son amie, bien que ses yeux reflétaient une autre émotion que la jeune fille ne comprit pas. En effet, le Serpentard était très satisfait de la réponse de la Gryffondor et, intérieurement, il s'amusait beaucoup de la situation…

Hermione s'apprêtait à l'interroger quand une voix familière l'en empêcha :

- Ah, vous êtes là !

Ginny leur souriait comme si c'était Noël. La brune l'interrogea du regard, mais elle secoua les épaules, l'air de rien. Quelques secondes plus tard apparut Drago Malefoy, juste derrière elle. Hermione sursauta, elle ne s'attendait absolument pas à le voir ici. Encore moins avec Ginny. Le Serpentard ne l'avait pas remarqué :

- Weaslette, pourquoi tu m'as amené…

Il s'arrêta et écarquilla les yeux en repérant Hermione. Il s'énerva :

- … ici. Bordel, c'est quoi ce plan foireux ?!

Il regardait Blaise et Ginny tour à tour. La rouquine sourit de plus belle :

- Et bien, je crois que vous avez des choses à vous dire !

Elle poussa le blond pour le forcer à s'asseoir, ce qu'il fit. Il continuait cependant de fixer ses amis avec un air enragé :

- Vous êtes sérieux, là ? On se croirait à la maternelle !

Blaise sourit :

- Qu'est-ce que t'en sais ? T'y a jamais été !

- C'est vrai.

Drago se rembrunit. Il n'avait pas eu envie de répondre. Hermione, de son côté, commençait à comprendre un peu mieux les événements. Elle se tourna vers Blaise, le visage neutre :

- Vous nous avez ramené ici pour que nous discutions, c'est ça ?

Les deux conspirateurs acquiescèrent. La Gryffondor continua :

- Et vous avez jeté un sort de façon à ce que nous ne disions que la vérité, n'est-ce pas ?

Blaise écarquilla les yeux, surprit d'avoir été démasqué. Ginny tapa dans ses mains, toute excitée :

- Exactement !

- C'est complètement tordu ! lança Drago.

- C'est tout à fait brillant… lança Hermione.

Ils se regardèrent quelques secondes sans plus rien dire. Blaise finit par s'agiter :

- Bon, on va vous laisser discuter tout les deux. Je ne crois pas avoir très envie d'entendre tout ce qui va suivre…

Ginny s'exclama

- Oh non ! Je voulais rester là, moi…

- Ne joue pas les voyeuses, Weaslette.

Elle leva les yeux au ciel et Blaise éclata de rire. Les deux jeunes gens s'en allèrent, laissant Drago et Hermione seuls. Le silence persista quelques secondes, et le Serpentard finit par lancer, sur le ton de la discussion :

- Comment ça va ?

- Mal.

Hermione grimaça. Elle n'aimait pas du tout être privée de son droit de mentir. Joueuse, elle lui posa la même question. Il grimaça en répondant :

- Pire…

Ils se regardèrent quelques instants sans plus rien dire. L'un comme l'autre, ils étaient tout les deux frustrés et énervés par ce plan diabolique. Drago brisa à nouveau le silence :

- Bon, ils ont eu une idée parfaitement tordue, mais nous devrions peut-être en profiter pour mettre les choses au clair, tu ne crois pas ?

- Oui. Après tout, ils ont fait ça pour nous rendre service…

Hermione n'aimait pas ça du tout, mais elle n'avait pas vraiment le choix. Le Serpentard entra directement dans le vif du sujet :

- Qu'est-ce que tu as ressenti quand nous avons dansé ensemble ?

La jeune fille se mordit la lèvre. Elle avait encore le droit de ne pas répondre, n'est-ce pas ? Visiblement, non, puisque les mots sortirent tout seul :

- Je me sentais bien, à ma place, en sécurité. J'aurais voulu arrêter le temps pour pouvoir continuer d'en profiter.

Elle leva les yeux au ciel en ajoutant, rageuse :

- Ce jeu est complètement stupide !

Le jeune homme, bien que très ému par la réponse de la jeune fille, soupira :

- Oui, c'est complètement idiot. Mais je ne crois pas que ce soit vraiment un jeu, Granger.

Toujours énervée et frustrée, elle lâcha à son tour :

- Et toi alors, qu'est-ce que tu as ressenti en dansant avec moi ?

Elle était à la fois anxieuse et curieuse. Le garçon répondit en toute sincérité :

- J'avais l'impression de tenir un trésor inestimable dans mes bras…

Sa réponse mit les larmes aux yeux à la jeune fille. Le temps qu'elle reprenne ses esprit, il avait enchaîné :

- Et quand la musique s'est arrêté ?

- J'aurai voulu qu'elle reprenne…

Hermione détestait cette situation. Elle avait déjà du mal à retenir ses paroles en temps normal, mais là… Les mots sortaient de sa bouche même quand elle voulait les retenir. Elle finit par lâcher prise. De toute façon, elle ne pouvait rien y faire. Elle décida de poser la question qui lui brûlait les lèvres :

- Pourquoi tu m'as embrassée ?

Drago sourit, comme si répondre la vérité ne le gênait pas le moins du monde. En fait, il semblait même s'amuser :

- Parce que j'en mourrais d'envie.

- Mais pourquoi ?

Le garçon rougit légèrement :

- Et bien, quand tu m'as demandé de te traduire les paroles de Kings Of Medicine, c'est le titre de la chanson, j'ai réalisé à quel point je pensais vraiment ces mots. A quel point j'avais peur de te perdre, parce que tu es devenu ma bouée de sauvetage, celle qui me guide et me permet de rester sur le droit chemin. Et j'ai comprit à quel point, si tu t'en allais, je serai anéanti et déboussolé. Et… J'ai agit sur un coup de tête. J'avais besoin de te faire comprendre ça. Mais je crois que je n'aurais pas dû, tu n'as pas aimer ça…

Drago fixait son verre d'un regard à la fois embarrassé et brisé. Hermione, bien que le jeune homme n'avait posée aucune question et qu'elle n'en était pas forcée, répondit avec sincérité :

- J'ai aimé ça…

Elle se mordit la langue. Même sans l'emprise du sort, qui n'agissait que lorsqu'une question était posée, elle l'avait comprit, elle était incapable de retenir ses pensées. Le Serpentard eu l'air de comprendre, parce qu'il sourit malicieusement en demandant :

- Alors qu'as-tu ressenti, toi ?

Elle leva les yeux au ciel mais ne put s'empêcher de sourire face à la perspicacité du blond. Elle répondit donc la vérité :

- J'ai été totalement surprise. Je croyais que c'était un geste que tu ne pourrais jamais envisager d'avoir envers une sang de bourbe. Et puis j'ai réalisé que tu avais déjà changé de comportement avant ça, ne serait-ce qu'en m'invitant à danser. Mais surtout, j'ai aimé ce baiser. J'en avais des décharges dans tout le corps, j'en voulais plus.

Hermione avait rougit jusqu'à la racine des cheveux. Elle était mortifiée à l'idée d'avoir fait de tels aveux. Drago ne lui laissa pas le temps de se remettre et demanda avec anxiété :

- Alors pourquoi t'es-tu enfuie ?

Le sourire de la jeune fille disparut instantanément, et elle se sentit au bord des larmes. Elle savait qu'il allait lui poser cette question, et elle aurait tellement aimé lui éviter la vérité. Mais le sortilège la força à répondre :

- Parce que j'ai réalisé... J'ai réalisé que ce que je faisais était mal. Parce que tu as fait tellement d'horreurs dans ta vie, Malefoy. Tu m'as fait tellement souffrir. Tu as fait souffrir tout mes amis. Et, surtout, tu n'as pas été foutu d'intervenir, alors que ta tante me torturait sous tes yeux. Tu es resté passif, spectateur. Jamais je ne pourrais te pardonner ça. Jamais je ne pourrai te faire confiance, pas après ça.

Hermione était en larmes, horrifiée d'avoir avoué. Drago était pâle, et son expression affichait une pure douleur. La jeune fille posa ses mains sur celles du Serpentard en le suppliant :

- Pardonne-moi, je ne voulais pas te faire souffrir. Je ne voulais pas te dire tout ça, mais ce sort stupide m'y a obligée !

- Non, Granger. Tu n'as dit que la vérité, tout simplement.

Sa voix n'était ni sarcastique, ni agressive. Non, elle était froide, comme s'il ne ressentait plus rien. La Gryffondor en était encore plus effrayée. Elle aurait aimé qu'il lui hurle dessus, tout plutôt que ça. Elle lâcha, frustrée :

- Pourquoi est-ce que tu as posé cette question, toi aussi ! Mince alors !

C'était une question rhétorique, pourtant le jeune homme répondit tout de même :

- Parce que j'avais besoin de le savoir. De te l'entendre dire. De t'entendre me confirmer que je ne suis qu'un monstre égoïste et lâche, pour pouvoir enfin tourner la page et te laisser faire ta vie telle que tu le mérite, loin de moi.

Hermione reçu ces paroles comme un coup de poignard. Elle le supplia presque :

- Non ! Non, je t'interdis de t'en aller.

- Et pourquoi ça, Granger ? Hein ?

- Parce que j'ai besoin de toi.

Les mots étaient sortit tout seul, parce qu'ils étaient gorgé de sincérité. Hermione en fut elle-même surprise, parce qu'elle ne l'avait pas encore réalisé. Et pourtant, dès qu'elle les entendit, elle sut. Elle sut à quel point elle avait besoin de Malefoy. Elle était en train de s'en rendre compte quand le jeune homme demanda, surprit :

- Pourquoi ?

- Parce qu'aussi détestable que tu sois, tu me donne l'impression de vivre.

Drago assimila ces paroles en silence. Elle aussi réfléchissait à tout ça. Elle s'apprêtait à ajouter quelque chose, mais une voix familière la fit sursauter :

- Hermione ?

Elle se retourna et dévisagea Harry qui se trouvait juste à côté d'elle, les mains dans les poches, comme si de rien n'était :

- Harry ? Qu'est-ce que tu fais là ?

La jeune fille était paniquée à l'idée que son ami ait put entendre sa conversation, mais le jeune homme ne semblait au courant de rien. Il ne prêta aucune attention au Serpentard et répondit :

- Je suis venu te rappeler qui sont tes vrais amis.

Et il s'en alla aussi soudainement qu'il était arrivé. Cette intervention laissa Hermione complètement perplexe. Avait-elle imaginé la scène ? Le regard crispé de Malefoy lui confirma pourtant que son ami était bel et bien intervenu.

Elle réfléchit quelques instants à la seule et unique réplique d'Harry. Je suis venu te rappeler qui sont tes vrais amis. Etait-il au courant ? C'était totalement impossible. Et pourquoi tant de mystères ? Et surtout, pourquoi ces mots particuliers précisément au moment où elle doutait de tout ?

- Ça va, Granger ?

- J'en sais rien.

Elle n'accorda aucun regard à Malefoy et continua de fixer son verre comme si elle allait y trouver les réponses à ses questions. Le comportement d'Harry était trop étrange pour être naturel. Et ces mots ne lui ressemblaient pas. Elle avait l'impression de louper un élément crucial sans arriver à mettre le doigt dessus. Ce qui la frustrait. Elle décida donc de se concentrer sur les paroles du Gryffondor. Tes vrais amis. Aucun doute, Malefoy n'en faisait pas parti. Autant aux yeux d'Harry Potter que des siens. Elle ne considérait pas le Serpentard comme un ami. Il était autre chose. Pourtant pas un ennemi non plus. Alors qu'était-il devenu pour elle ? Elle n'en savait rien.

De son côté, Drago était passablement agacé par l'intervention de Potter. Déjà, il s'était comporté d'une façon vraiment très étrange, avait prononcé des paroles tout aussi étranges et en plus, il n'avait pas daigné s'intéresser à sa présence. C'était d'ailleurs comme s'il ne l'avait pas remarqué. Et depuis, Granger semblait complètement ailleurs. Il aurait aimé pouvoir la relancer sur leur sujet, mais il ne savait pas trop comment s'y prendre. Il sursauta en entendant la voix de la jeune fille demander :

- Qu'attends-tu de moi, au juste ?

Hermione regretta presque aussi vite d'avoir posé la question. Mais Malefoy était obligé d'y répondre :

- Rien. Je n'attends rien de toi, Granger.

Elle insista :

- Espère-tu qu'il y ait… plus, entre nous ?

- Oui et non. J'en ai envie, mais je sais que c'est égoïste et que ça te détruirait. Je ne suis pas fait pour toi, n'est-ce pas ?

Encore une fois, la question était rhétorique, mais Hermione répondit malgré tout :

- Non, tu n'es pas fait pour moi.

Drago se senti blessé. Il lâcha, frustré :

- Et toi, Granger ? As-tu envie de plus ?

- Pour le moment, non.

Elle se mordit la lèvre et ajouta précipitamment :

- Pas dans ces conditions.

Surprit, le jeune homme insista :

- Qu'est-ce que tu attends de moi, alors ?

- Que tu me prouves que tu as changé. Que tu es prêt à poursuivre tes efforts. Que tu serais prêt à n'importe quoi pour moi.

La jeune fille était horrifiée par la véracité de ses propos. Intérieurement, elle s'interrogea. Serait-elle prête à envisager plus avec lui s'il y parvenait ? Elle n'en savait rien. Elle était complètement perdue.

Drago lâcha, irrité :

- Ouais, en gros tu me demande de changer complètement de personnalité, c'est ça ? Tu t'attends à ce que je devienne comme Saint Potter et que je sois un héros ?

- Non. J'aime que tu sois irritable et arrogant. J'aime que tu sois détestable aux yeux des autres. Je veux juste que tu ne le sois plus aux miens…

Drago hocha la tête, même s'il n'était pas certain d'avoir tout comprit. Hermione non plus, d'ailleurs. Mais elle n'ajouta rien.

Au bout de quelques minutes de silence, ils décidèrent de retourner au château. Une fois dans la grande rue de Pré-au-Lard, le Serpentard lâcha, mauvais :

- Je vais étriper Blaise et Weaslette. Je vais en faire de la bouillie pour Strangulot.

Hermione éclata de rire. Drago sourit et lâcha simplement :

- J'adore ce son.

La Gryffondor s'arrêta, surprise. Elle n'avait posée aucune question et elle était complètement étonnée de cet aveu. Le jeune homme rougit et secoua les épaules. Ils recommencèrent à marcher silencieusement. Au bout de quelques mètres, Malefoy attrapa la jeune fille par le coude et la fit bifurquer dans une petite ruelle. Il la plaqua brutalement contre le mur et se jeta sur ses lèvres.


NA : Alors, que pensez-vous de ce chapitre ? J'ai été étonnée que vous soyez plus intrigué par le complot d'Harry et de Daphnée, et non pas celui de Blaise et Ginny... Je n'ai peut-être pas assez mit l'accent dessus ? Ou alors, c'est surtout parce que ça date déjà de plusieurs chapitre...

Enfin, j'espère que vous avez appréciez ce petit jeu de vérité. Et que vous avez trouvé ça crédible. J'ai hésité à m'arrêter là pour ce soir, quel sadisme !, mais je me suis mise à votre place, et j'aurai vraiment été enragée de rester ainsi sur ma fin. Alors je vous poste la suite, j'suis trop gentille.

J'attends néanmoins vos réactions avec impatience, parce que j'ai eu beaucoup de mal avec l'écriture de ce chapitre, et j'angoisse un peu de savoir ce que vous en avez pensé !