Et voilà voilà ! Un chapitre tout beau tout neuf qui sort du fooouuur !

Je vous remercie toutes encore mille fois pour toutes ces reviews...

Les 120 ont été dépassé je crois...

C'est juste incroyable ! Ce que vous faites est incroyable !

Merci vraiment beaucoup !

Y en a une que je ne remercierais pas ceci dit... Une anonyme qui n'a pas le courage d'avoir un compte

pour recevoir une bonne grosse réponse (à défaut de claques) dans sa gueule, à sa review de merde !

*

Hum alors... vous allez voir, pas mal de choses dans ce chapitre...

Le prochain c'est pour jeudi.

Pour celles qui lisent les one-shots du Hasard, j'envoie le suivant lundi soir probablement.

*

Je vous embrasse toutes très fort !

A très bientôt !

Passez un bon dimanche !

Tiffany.


Point de vue de Jasper.

Et ben voilà. Los Angeles. De retour à la maison ! J'ai eu une bonne partie de la nuit pour cogiter. Pourquoi ils me font tous chier avec ce mariage ? Je vais me marier, je vais me marier ! On va pas en faire un fromage, si ?

Les volets électriques sont baissés et le portail ouvert, les néons de l'allée allumés. La bienveillance de ma fiancée ! J'entrais dans la maison et apercevais la lampe du salon en fonctionnement. Dix contre un qu'elle s'est endormie sur le canapé ! Le tableau ne manque pas, Maria dans le sofa, affalée sur les coussins, un livre sur son ventre. Je la connaissais par coeur. Des années et des années ensemble... avec tant de fusion, d'amour... Je m'asseyais sur le rebord de la table de salon, la regardant dormir. On avait tant vécu de trucs elle et moi ! Je savais même plus depuis combien de temps on vivait tout ça ! Parfois, la relation que Bella entretenait avec Edward me rappelait celle qu'on avait eu elle et moi au début ! Fusionnelle, passionnelle, nous étions inséparables ! Le temps avait fait son oeuvre. On avait emménagé ensemble et ça avait été notre erreur. Et à cause de mon caractère de merde, je pourrais tout foutre en l'air !

J'étais certain d'avoir crevé d'amour pour cette femme. J'aurai pu mourir pour elle. Elle m'avait toujours encouragé, toujours soutenu. Quoi que j'ai eu fait dans ma vie, elle avait été là ! Et ça avait été la même pour moi : quand elle avait voulu passer ses concours dans le milieu de la danse, j'avais été le premier à l'amener à ses auditions. Une mauvaise chute un jour, cheville fracturée et elle n'avait pas pu accéder à une place sur audition dans un grand conservatoire de danse classique. Ca l'avait anéanti... A bien y réfléchir, je crois que ça avait été à partir de cet instant que notre couple était parti en live. Elle n'avait pas repris d'études. Elle était restée à la maison. Mes études dans le milieu du cinéma exigeaient de moi peu de présence en cours mais énormément de travail en dehors. Je restais souvent à la maison. C'était à ce moment-là qu'on avait commencé à ne plus nous supporter, toujours à rester dans les pattes de l'autre.

Cette chute l'avait anéanti. J'avais pu atteindre mon rêve avec ce contrat mais elle ne pourrait jamais vivre le sien.

Je me relevais pour aller éteindre les lumières extérieures. La porte de la chambre était entrouverte. Sur le lit reposait un costume. Mon costume gris de mariage ! Il était impeccable, pas un pet de froissé ! Sur la table de chevet, un catalogue de robe de mariée. Quelques pages étaient déjà cornées. Elle avait mis des notes à côté de chaque modèle qui l'intéressait...

- Jasper ?

Sa voix endormie me faisait sursauter.

- Salut !

- Qu'est-ce que tu... Oh non Minou ! Il faut pas que tu regardes les robes !

Je refermais le catalogue rapidement. Stupide superstition !

- T'as pas choisi encore, non ?

- Mais tu as vu mes préférées !

- Pas grave ! J'ai pas bien regardé de toute façon !

Elle prenait ça tellement à coeur ! C'était son nouveau rêve... Elle avait déjà pas pu vivre de la danse... et je jouais aux abrutis en faisant le con !

- Je vais me coucher, j'ai pas fait trop de pauses sur la route !

- Oui, on va se mettre au lit !

Je me déshabillais pour me coucher alors qu'elle se glissait déjà dans les draps, avant d'avoir placé soigneusement mon costard dans le placard sur un cintre. Je m'allongeais sous la couette.

- C'était bien chez tes parents ?

- Ouais, c'était cool !

- Ils vont bien ?

- Ouais...
- Et ta soeur ? Elle est toujours avec son jules ?

- Ouais, et plutôt deux fois qu'une, souriais-je en pensant au comportement très dépendant de Bella et Edward.

- Tu veux dire qu'ils ont...

- Oui j'ai tout entendu d'ailleurs !

- Mon pauvre minou...

Heh ouais... pauvre minou !

Je n'ajoutais rien et elle éteignait la lampe. Je me tournais sur le flanc droit, alors qu'elle se tournait dans l'autre sens. Il y avait bien longtemps qu'on s'était plus endormis l'un dans les bras de l'autre. J'enviais Edward et Bella de profiter de ces moments. J'enviais Emmett et Rosalie d'entretenir leur passion et de savoir vraiment qu'ils voulaient avoir une famille ensemble.

Rosalie... Elle était née pour avoir des enfants. Si elle avait pas pu ouvrir son garage, elle avait un diplome d'éducatrice pour petits. Mais bon, la mécanique, c'est son dada ! Elle était tenace : elle faisait marcher son garage du tonnerre de dieu ! Elle a toujours eu ce fort caractère, tout en étant douce et protectrice ! T'avais qu'à la voir rien qu'avec Bella et Karlyne ! Mais surtout Bella. Les deux étaient indissociables ! Rose se préoccupe toujours énormément que tout le monde soit bien dans sa tête autour d'elle. Je ne pouvais pas m'empêcher de penser à ce qu'elle m'avait dit en boite.

«Fais attention à ce que tu fais avec Alice... elle n'envisage pas les choses de la même façon que toi...»

Je savais bien qu'Alice n'envisageait pas les choses de la même manière. J'avais eu du mal à me faire à cette idée mais Benjamin me l'avait confirmé par texto dans la nuit de vendredi à samedi. Alice me regarde différemment... J'avais cru voir que je lui plaisais. Après tout, elle assumait clairement qu'elle trouvait mon cul plutôt beau ! Ouais, il est beau mon postérieur ! Mais de là à imaginer qu'elle nourrissait éventuellement une sorte de béguin pour moi...

C'était tellement étrange... j'veux dire, j'avais rien fait pour ça ! Je la connais même pas c'te gosse ! Jamais je l'avais vu et en quelques mois qu'elle et Edward étaient entrés dans la vie de Bella, j'apprenais que je devais faire attention à l'attitude que j'avais avec elle. Bon, elle sait que je vais me marier, c'est pas comme si elle s'attendait à ce que je quitte Maria pour elle... J'aurai vraiment pas cru que je devrais me soucier de mes gestes. Je déteste ça ! Quand Rosalie m'avait dit de faire attention, je ne l'avais pas trop pris au sérieux. Après tout, les béguins d'adolescente, c'est courant ! Mais y avait eu ces danses en boite avec elle. Son sourire. Ses yeux pétillants qui me transmettaient tant d'espoirs à propos d'une chose que j'étais incapable de maîtriser. C'était comme si j'étais en possession d'une arme pour la blesser. Et je voulais pas ! Cette gosse a du talent. Enormément. Et je savais très bien qu'à cet âge-là, tout prend des proportions inconsidérées...

Alice.

Alice Swan.

Ce petit bout de nana qui ne m'arrivait même pas aux épaules. Cette petite chose bouillonnante d'énergie capable de me créer presque dix costumes en 48h et de faire en sorte que j'ai ce contrat. Ce mini lutin joyeux qui semait un nombre incalculable de sourires et une bonne tonne de bonne humeur quand elle passait. Fallait pas le nier, c'était un vrai phénomène !

Dans mon dos, j'entendais un léger soupir. Je me retournais. Maria dormait, les yeux clos, un léger sourire sur les lèvres. Ma parole, c'était la première fois que je m'endormais dans ce matelas en pensant à une autre nana...

..::..

Point de vue d'Edward.

Depuis que nous étions montés dans cette cabane, plus rien ne comptait en dehors de nos lèvres qui s'embrassaient. C'était dingue cette fusion entre elle et moi, ce besoin presque systématique dès qu'on se voyait de se toucher, de s'embrasser, de se caresser ! Nos langues se contournaient sensuellement et ma main glissait sur la taille de ma petite-amie. Ses doigts passaient sous mon tee-shirt et mes muscles se contractaient rien qu'à son toucher. Un petit gémissement retombait dans ma bouche, se répercutant dans mon bas-ventre. Contre mes lèvres naissaient le sourire de Bella. Un dernier baiser et elle se reculait. Ses joues étaient délicieusement rouges et je ne pouvais m'empêcher de les embrasser. Ses bras entouraient ma nuque et je la rapprochais de moi par la taille.

- Il va falloir qu'on y aille...

- Je sais, mais on a encore un peu de temps...

Nous devions accompagner ma mère à l'hôpital. Elle devait y passer deux jours pour faire tout un tas d'analyses, de bilans, de trucs et de machins qui m'échappaient totalement. Le chemin serait long pour elle. Elle n'était pas guérie loin de là, malgré les semaines qui défilaient à vive allure et tous ses traitements. Parfois, je me demandais où elle puisait sa force pour se battre et continuer sans faiblir !

Un baiser dans mon cou me faisait sursauter.

- A quoi tu penses ?

Je reportais mon attention sur Bella, captant ses yeux chocolat.

- A ma mère, à son traitement tout ça quoi...

- Elle en a encore pour longtemps ?

- Je sais pas s'il lui en reste une ou si elle a fini... Mais je crois que ton père veut lui faire faire de la radiothérapie après...

- Ouais... Tu sais... j'ai fait quelques recherches sur ça et je crois que c'est courant d'associer les deux types de traitements...

J'en revenais pas... Bella avait fait des recherches de son côté pour la santé de ma mère ? J'étais sans voix...

- Tu as vraiment fait des recherches ?

- Ben oui... Pourquoi ? Est-ce que ça te dérange ou...

Me déranger ? Mais elle est dingue elle ! Jamais j'aurai pu croire qu'elle ferait tout ça... qu'elle s'investirait autant de cette façon auprès de moi... et ce qu'elle venait de faire... comptait énormément pour moi !

- Bella, c'est juste... c'est vraiment... Bella !

Je n'arrivais pas à trouver des mots qui seraient suffisamment forts pour expliquer à ma compagne ce que je ressentais... A la place, je la prenais dans mes bras pour la serrer contre mon coeur. Ses bras répondaient à mon étreinte et je n'aurai pu me passer d'elle. Si jamais, pour une raison ou pour une autre nous devions nous séparer, je n'y survivrais pas ! Elle m'était devenue aussi vitale que l'oxygène.

- Ca va, Edward ?

J'acquiessais en la serrant encore plus. J'embrassais son cou.

- Je t'aime... Je t'aime tellement...

- Moi aussi...

- Edward ? Bella ? Vous êtes là ?

Nous nous séparions en entendant la voix de Carlisle.

- On est dans la cabane, Papa !

Nous nous penchions par la fenêtre sur le côté pour voir le médecin.

- Il est 16H45, on va y aller !

Nous descendions pour le rejoindre et passer chercher ma mère. J'ouvrais la porte en l'appelant.

- Maman, t'es là ? On va y aller ! Carlisle nous a amené !

- Je me prépare, chéri !

Je grimpais à l'étage pour la trouver entrain de coiffer sa perruque. Je crois que c'était une chose à laquelle je ne m'habituerais pas... me revenaient en mémoire les paroles du Dr Cullen à propos de sa femme décédée... Bella nous rejoignait. Elle s'arrêtait un instant en voyant Elisabeth faire trainer sa main dans la perruque entrain de s'inspecter dans le miroir mais souriait.

- Ca vous va bien cette coupe !

Elisabeth éclatait de rire.

- Merci ! Quand ça aura repoussé, je crois que je ferai cette coiffure !

Bella souriait en passant sa main sur ma taille. Je sais même pas où Elisabeth trouvait la force de plaisanter sur le sujet ! Mais je crois que ça lui faisait du bien. Elle avait eu beaucoup de moments muets depuis le début de son traitement et je l'avais surpris à plusieurs reprises entrain de pleurer...

- On y va, Maman ?

- Oui ! Bon alors, dans le frigo vous avez à manger avec Marcus jusqu'à samedi soir. J'ai fait une liste de courses sur le bloc-notes. Tu ne te couches pas à n'importe quelle heure et tu fais ton lit le matin ! Marcus est prévenu qu'Isabella peut venir dormir vendredi soir. Et je crois que c'est tout... De toute façon, j'appelerai demain soir !

- Oui Maman !

Elle se faisait hospitaliser pour des analyses pour son cancer mais elle ne partait pas sans nous laisser tout de mâché !

- Vous en faites beaucoup trop Elisabeth ! souriait Carlisle

- Croyez-moi, je les connais les deux là ! Ils sont vite perdus quand ils sont tous seuls...

Ca... c'était une façon d'envisager les choses... Marcus n'était jamais perdu en terme de conneries lui !

- Ne vous en faites pas, Elisabeth. On va veiller sur lui ! Bella sait très bien s'en occuper !

- Papa !

Ma compagne rougissait, s'indignant faussement. Carlisle et Elisabeth semblaient amusés. Bah quoi ? Oui bon d'accord... j'aimais bien quand Bella me câlinait... je sais, j'suis un gamin ! Marcus me l'a assez répété !

*

Nous avions accompagné Elisabeth. Nous étions partis une heure après, quand elle fut installée dans sa chambre.

- J'essayerai de passer te voir demain après le lycée...

- Tu fais d'abord tes devoirs !

- Oui mon Général !

Elle m'embrassait et nous repartions avec Carlisle et Bella. Je repassais chez elle pour récupérer mon blouson alors que le Docteur repartait à l'hopital. Esmé avait repris le travail depuis peu dans un magasin de décorations et Karlyne était chez Rosalie. J'attrapais ma veste. Bella m'attirait dans le salon.

- Comment tu te sens ?

- Ca va Bébé, t'inquiète pas !

- Je m'inquiète pas, simple précaution...

- Tu veux dire que tu me demandes ça uniquement par politesse, hein ? la taquinais-je en embrassant légèrement sa bouche.

- Absolument ! Ton sort ne m'intéresse absolument pas !

- Vraiment ?

- Vraiment !

- Tu vas voir toi !

Bella éclatait de rire avant de m'échapper mais je la rattrapais facilement, la coinçant contre le mur à côté du piano.

- J'vais te montrer, moi !

- J'attends que ça que tu me montres...

Une petite étincelle dans ses yeux changeait la donne. Je savais à peu près comment ça allait se terminer et ce n'était pas pour me déplaire ! Je déposais un petit baiser sur son nez, puis sur son menton et je descendais dans son cou. Je ne me rassasierai probablement jamais du goût légèrement sucré de sa peau. Ses mains se baladaient dans mon dos, passant sous mon tee-shirt. Nos bouches échangeaient un nouveau baiser langoureux et sensuel alors que ses doigts caressaient mes reins avant de rapprocher mon bassin du sien.

J'avais envie d'elle. Mon érection se frottait contre elle alors qu'elle capturait ma langue de ses lèvres pour la sucer. Je n'en pouvais plus des sensations... Mes mains caressaient chaque courbe de son corps et se posaient contre ses fesses.

- Edward...

Elle m'entrainait vers le canapé et m'y fit asseoir. Elle attrapait mes mains, les posant sur sa taille avant d'entamer un léger déhanchement devant moi. Oh bordel ! Elle était tellement sensuelle... Je ne pouvais m'empêcher de toucher sa peau, remontant son haut le long de son ventre. Toujours assis, je l'approchais de moi pour embrasser son nombril et elle frissonnait lorsque ma langue en traçait le contour. Ses doigts se nouaient à mes cheveux et j'en gémissais tant j'avais envie d'être encore plus près d'elle.

Je lui retirais son sous-pull bleu et l'admirais dans son soutien gorge noir, qui faisait un divin contraste avec la couleur de sa peau si pâle.

- Tu es magnifique...

De petites rougeurs sur son visage eurent raison de moi et je me relevais pour l'embrasser mais elle poussait sur mes épaules.

- Reste assis... et laisse-moi faire !
Sa voix chevrotante me troublait. Qu'allais-je bien pouvoir subir ? En soutien-gorge, elle recommençait à danser timidement devant moi et lentement, ses doigts vinrent déboutonner son jeans, sans le défaire davantage. Elle se penchait vers moi, m'embrassant. Je passais mes mains sur son ventre, à la lisière de son pantalon. Elle tirait sur mon tee-shirt et je levais les bras pour la laisser me l'enlever. Immédiatement, sa bouche se posait dans mon cou et elle léchait et embrassait mon torse. Sa langue traçait mes tétons, les stimulant délicieusement. J'allais exploser si elle continuait. Mon pantalon était bien trop serré depuis longtemps lorsque ses doigts naviguaient sur mon ventre pour terminer leur course sur la bosse dans mon boxer.

Elle souriait contre ma peau.

- Humm... intéressant... Qu'avons-nous là ?

Je retenais difficilement un rire en la voyant me regarder, mutine. Sa paume se refermait sur mon désir et je gémissais, perdant tout sens logique. Lentement, elle dézippait et déboutonnait mon pantalon, me le faisait descendre sur mes chevilles. Elle avait entrainé le boxer dans la chute et je me retrouvais nu devant elle.

Son bras gauche appuyé sur le dossier du canapé à côté de mon épaule, elle s'emparait de mes lèvres alors que sa main droite taquinait mon sexe, l'effleurant simplement. Je le sentais frémir d'excitation, à l'idée de tout ce qu'elle pourrait me faire.

- Bella...

Sa main se refermait à la base de mon sexe, faisant un très lent mouvement sur ma longueur.

- Putain !

Mes hanches poussaient dans sa main, instinctivement.

- Ca te fait du bien ça, n'est-ce pas ?

Ses yeux noirs me faisaient frissonner alors qu'elle continuait de me masturber lentement.

- Ou... oui...

Je voulais plus... je voulais qu'elle me serre un peu plus et qu'elle soit plus rapide... je voulais qu'elle me fasse perdre pied !

- Je connais autre chose qui te fera encore plus de bien...

Elle s'agenouillait entre mes jambes et sa bouche embrassait le bout de mon sexe. La sensation était incomparable... inouïe ! Elle déposait de petits baisers sur mon érection avant d'y passer un premier coup de langue.

- Oui ! Putain oui !

Elle pénétrait sa bouche de mon sexe et entamait des va-et-vient langoureux et humides. Sa main accompagnait le mouvement, décuplant mes sensations. Je ne pouvais retenir mes halètements et gémissements, passant ma main dans ses cheveux.

- Bella, c'est... oui ! Continue...

Un gémissement contre mon sexe contractait mes muscles et je me retenais de venir maintenant. Elle me retirait de sa bouche pour me lécher alors que sa main gauche se posait sur mes couilles pour les caresser. Oh seigneur ! Après quelques mouvements, elle recommençait à me sucer plus fort, sa langue tournoyant sur l'extrémité de mon désir, titillant la fente. Sa poigne me masturbait simultanément et je laissais l'orgasme m'envahir.

- Bellaa ! Je v... OUI !

J'explosais en plusieurs jets entre ses lèvres pour la première fois. Je n'avais pas eu le temps de me retirer ou de la prévenir... Ma respiration erratique m'empêchait tout raisonnement et mon coeur battait plus que nécessaire, m'assourdissant et m'enhivrant.

Je sentais sa langue encore sur moi, décuplant les sensations. Je levais difficilement les yeux sur elle, la regardant me nettoyer. Bien que l'image me donnait d'elle la sensation qu'elle soit «soumise» à quelque chose de rabaissant, je ne pouvais m'empêcher de me sentir très excité de la voir entre mes jambes. Elle émettait un gémissement en tombant sur mon regard et un sourire se dessinait sur son visage. Je l'aidais à se relever et elle s'installait à califourchon sur moi, m'emparant de ses lèvres. Le gout de sa salive et ma semence était étonnant. J'aurai jamais cru ça possible !

- Bella...

Je l'allongeais sur le canapé à mon tour et libérais ses magnifiques seins de leur soutien-gorge. Je m'installais entre ses jambes, m'appuyant sur mes avant-bras avant de l'embrasser à nouveau. Je sentais sa poitrine contre mon buste et déjà, j'avais de nouveau envie d'elle.

- Edward...

Nos bassins bougeaient ensemble, créant une agréable friction. Elle soupirait mon prénom, fermant les yeux.

- Je connais aussi quelque chose qui te fera du bien...

- Ah... Ah oui ?

J'acquiessais en déposant un baiser sur sa joue avant de laisser ma bouche trainer jusqu'à son sein gauche. Je le titillais de ma langue avant de l'embrasser et de vénérer sa pointe durcie de petits coups langoureux. Ma main droite s'occupait de son autre sein et Bella gémissait, me faisant un peu plus durcir. J'embrassais son ventre jusqu'à sa taille et entreprenais de terminer de la déshabiller. Une fois nue devant moi, je couvrais de baisers la voute de son pied droite, jusqu'à revenir en son centre chaud. J'y déposais une première fois mes lèvres, savourant sa délicieuse coulée de désir.

- Edward...

Ma langue titillait ses lèvres pour enfin venir trouver son clitoris. Elle cambrait son dos alors que j'y entamais des petits cercles. Ma langue flattait sa féminité et je joignis ma main à la caresse. Mon index et mon majeur la taquinaient, avant de caresser son entrée. Un mouvement de hanches vers mon visage et je faisais pénétrer mes doigts en elle.

- Oui ! Encore !

J'effectuais des va-et-vient en elle, tout en stimulant son point de désir langoureusement. Elle se contractait et ses jambes encerclaient ma tête alors que ses mains cherchaient désespérément à accrocher le tissu du canapé. Je la mordillais très doucement et elle explosait, criant mon prénom. Son corps s'agitait de spasmes et tremblait.

- Fais-moi l'amo...mour maintenant...

Je remontais sur son corps pour prendre ses lèvres alors que mon érection devenue douloureuse se frottait à sa féminité, comme pour soulager un peu de tension sexuelle. J'attrapais un préservatif dans la poche arrière de mon jeans. Alice m'avait pratiquement forcé à en avoir un à portée de main systématiquement... Je la remercierais jamais assez pour cette idée ! Je déchirais l'emballage alors que Bella ondulait toujours sous moi et j'enfilais la capote. Je pénétrais presque de suite en elle, l'emplissant totalement.

- Oui !

J'allais et venais dans son centre humide, savourant sans commun plaisir la sensation. Nous gémissions en coeur alors que mes reins accéléraient la cadence sous ses ordres. Ses muscles intimes se serraient et je luttais pour lui donner un maximum de plaisir. Quand je l'avais vu se caresser dimanche pour atteindre son orgasme en même temps que moi, j'avais d'abord été surpris, me demandant si je faisais les choses correctement, mais j'avais compris que ça lui augmentait son plaisir. Nos lèvres se rencontraient difficilement et ses mains passaient dans mon dos, implantant ses ongles au fil des poussées.

- Edwaaard... Ah... oui... ahh...

Je butais plus profondément en elle, sentant mes muscles se contracter. Pratiquement paralysé par le plaisir, je passais ma main entre nous deux, pour atteindre son intimité.

- Viens bébé... avec m...

Je jouissais dans la capote alors qu'elle criait encore mon prénom. Ses muscles se serraient autour de moi et elle haletait, rougissante. Je me laissais tomber contre elle, enfouissant ma tête dans son cou. J'écoutais son coeur battre frénétiquement avant de me retirer d'elle. Nous nous rhabillions mutuellement et Bella tentait de se recoiffer alors que j'allais balancer le préservatif.

Au moment où je revenais, Esmé entrait dans la maison. Et ben... c'était moins une ! Bella avait ouvert les fenêtres. Le printemps était bien installé maintenant et il faisait doux, malgré qu'il soit presque 19h.

- Bonsoir les enfants !

Rosalie la suivait de peu, entrant avec Karlyne dans ses bras, qui avait une tétine blanche dans sa bouche et une petite larme à l'oeil. Rose la calinait.

- Oh ben ma chérie, on a un gros chagrin ?

Esmé attrapait sa fille cadette pour l'embrasser.

- Maman lui manquait je crois...

- Oh viens là mon coeur !

Esmé était très maternelle. Et Karlyne semblait bien le lui rendre. Elle lui adressait un très large sourire. Rosalie refermait la porte.

- Ferme pas, je vais y aller...

- Oh... déjà ?

Je souriais à Bella. C'était pas que j'avais spécialement envie d'être seul avec Marcus mais si je rentrais pas, j'allais finir par en entendre parler. J'embrassais tout le monde avant de rentrer.

*

Evidemment, Marcus avait déjà fermé la porte à clés. Il était plus de 19h30 ! Ma parole, c'était le bagne ici bordel !

- MARCUS ! OH !

Je continuais de taper contre la porte avant de me diriger vers la fenêtre du salon. Il était là, affalé devant la télé. Je cognais contre la vitre et il m'adressait un regard noir, une bière dans la main. Rien à branler, je taperais tant qu'il aura pas ouvert ! Finalement, au bout de dix bonnes minutes, il daignait bouger ses fesses.

- QU'EST-CE QUE TU FOUS ? TU VAS PETER LA FENETRE !

- Et ben t'aurais pas fermé à clés j'en serais pas arrivé là !

Sans que je m'y attende, il m'empognait par le col et m'attirait à l'intérieur.

- Tu veux rentrer ? Ben t'es rentré !

Il me relâchait avant de claquer la porte.

- T'ES VRAIMENT DINGUE ! FAUT TE FAIRE SOIGNER !

- TU LA FERMES ! TU N'ES QU'UN SOMBRE PETIT CRETIN QUI A PASSE SA VIE A ME POURIR ! CA VA ETRE LA GUERRE MON POTE ! MEFIES-TOI !

Il était bourré. Le contour de ses yeux était cerclé de rouge et il tanguait légèrement.

- T'as bu ?

- TU LA BOUCLES !

- Arrête ça, Marcus !

Il balançait la canette et elle explosait contre le mur, à dix centimètres de mon visage.

- CASSE-TOI HORS DE MA VUE ! SI ON EN EST LA, C'EST DE TA FAUTE ! ET SI TA MERE Y RESTE, C'EST DE TA FAUTE AUSSI !

C'était la première fois que je le voyais ivre à ce point ! Et ça fichait franchement la trouille !

- BARRE-TOI PUTAIN ! VA DANS TA CHAMBRE ! JE TE DETESTE !

Ni une ni deux, je ne cherchais pas à comprendre. Si j'avais bien appris un truc, c'était de pas chercher les noises avec un mec bourré ! Je m'enfermais à clés dans ma chambre et m'asseyais sur le rebord du lit.

"Si ta mère y reste, c'est de ta faute!" C'est une chose que j'avais toujours pensé. J'avais été trop exigeant avec elle... Bien trop exigeant. Enfant, elle avait été mon seul repère. A l'école, j'avais pas trop de copains. Je me mélangeais peu aux autres gamins. Mes sorties, c'était avec maman. Mes anniversaires, Maman et parfois l'oncle Jerry. Mes Noëls, Maman. A bien y réfléchir, j'avais eu pratiquement un comportement autistique.

Je mesurais totalement le fossé entre le Edward de septembre et le Edward d'aujourd'hui en avril. J'avais Bella. J'avais de nouveaux amis, plus que je n'en aurais jamais. Je sortais souvent en boite, au ciné... et je ne passais plus mes journées au lycée barricadé dans ma voiture ou à me promener en forêt. Non, maintenant, quand j'étais enfermé dans la voiture dans l'enceinte du lycée, elle était dans un coin ombragé et j'en profitais pour passer des moments avec ma copine. Et quand je me rendais en forêt, Bella était toujours derrière moi.

Les choses changeaient. J'éprouvais moins le besoin de m'enfermer dans ma chambre à double tour. J'éprouvais moins le besoin d'être constamment aiguillé par Elisabeth. Bien sûr, elle restait ma mère et une mère gravement malade. Mais j'avais moins peur. Evidemment, je voulais qu'elle reste en vie mais, contrairement à il y a sept ou huit mois, je savais que s'il m'arrivait une tuile, je n'étais plus seul pour y faire face et ça, c'était quelque chose qui comptait beaucoup pour moi. Tout le monde devrait savoir qu'il a quelqu'un sur qui il peut s'appuyer...

Des pas dans l'escalier me faisaient sursauter. Et puis un grand coup. Un coup de pied violent dans la porte de ma chambre.

- TU SAIS QUOI MASEN ? TU ES UN LACHE !

Un lâche... oui c'est vrai. Jamais je n'aurais le courage de sortir d'ici et d'aller me battre. Je ne toucherais pas Marcus, parce que Maman l'avait choisi. S'il m'attaquait physiquement, il était certain que je me défendrais. Mais je n'irais pas le provoquer en premier. Sûrement pas. J'étais pas si idiot. Si je faisais partir le premier coup, il irait porter plainte et Elisabeth se rangerait derrière lui. Après tout, c'est son mari. Ne doit-on pas soutenir son mari quoi qu'il fasse ? L'heure était venue pour moi de me modérer. De penser que maintenant, j'étais trop impliqué avec Bella pour que la prochaine fois que je la vois, ce soit en taule.

Il continuait à mettre des coups de pieds dans la porte en grognant. Elisabeth n'avait jamais voulu d'enfants avec lui, en partie parce que j'étais un fils exigeant pour elle. Elle devait sans cesse veiller sur moi et n'aurait pas eu l'énergie d'en avoir d'autres. Si Marcus en était là, c'était aussi à cause de ça. J'étais fautif dans bien des plans. Elisabeth s'était trop mise de côté pour m'éduquer du mieux possible. Marcus n'avait pas eu de gamins avec la femme qu'il avait épousé.

Un énième coup sur la porte et je décidais de partir. Il allait me faire chier toute la nuit et je savais très bien que je ne le supporterais pas ! Je ne pouvais pas aller chez Alice. Son père ne travaillait pas et on pouvait être sûr que Charlie me demanderait des comptes. Il avait toujours été très suspicieux, à l'inverse de Renée. Je me demandais comment un couple si différent pouvait s'aimer autant... Et si je lui disais, j'étais certain qu'il viendrait directement ici. Ca ferait scandale, maman l'apprendrait et ne s'en remettrait pas. Quant à Bella... je n'avais pas le droit de lui infliger ça. Elle était à peu près au courant de tout et c'était assez genant et pour être honnête, j'avais honte qu'elle sache tout ça, toute cette merde qui me pourrissait. Son mec n'était pas fort, comme les autres qu'elle aurait pu avoir. Son mec actuel n'était pas aussi barraqué que Jacob. Mon seul physique ne suffisait pas à impressionner. J'avais souvent eu des échos que parfois, certains de mes regards étaient soi-disant "effrayants". Mais avec toute la volonté du monde, je savais que je ne ferais pas peur à Marcus. En plus ce soir, ils dinaient tous chez Rosalie et Emmett.

Je me rappelais que j'avais "loué" la cabane de Bella en quelque sorte. Le temps était beaucoup plus doux maintenant et avec les couvertures présentes, je pourrais y passer la nuit sans problème.

- MASEN ! OUVRE-MOI CETTE PORTE !

- QUE DALE ! TU VOULAIS LA PAIX ? JE SUIS MONTE ICI ET TU VIENS ME FAIRE CHIER !

- VA TE FAIRE FOUTRE !

- Oh mais j'y vais... marmonnais-je avant de fermer vivement le zip de mon sac. J'avais tout pris pour le lendemain et les cours. J'ouvrais la fenêtre après avoir passé un pull supplémentaire et attrapé mon blouson. Je balançais mes affaires en bas et aggrippais l'arbre juste à côté. Je prenais appui sur des branches plutôt solides et arrivais enfin en bas sans dégats. Maintenant, fallait décamper et rapidement jusqu'à la voiture... J'attrapais mes clés dans ma poche. D'habitude dès que je rentrais, je les posais sur le porte-clés mais là, elles étaient restées dans ma poche. Allez savoir pourquoi... Je démarrais, chanceux qu'il ne soit pas descendu et roulais en direction de chez mes patrons. Je m'arrêtais au passage acheter un sandwich. Je garais ma voiture à trois rues de chez eux et finissais à pieds. Les volets étaient déjà clos, chose qu'ils faisaient toujours lorsqu'ils partaient le soir.

Me faufiler comme ça chez eux "en douce" me donnait la sensation de jouer au gendarme et au voleur. Ca me faisait presque marrer. J'ouvrais le portail et le refermais derrière moi, avant de me diriger vers le jardin et la cabane. Je grimpais les marches de l'échelle et me hissais enfin dans le petit espace confiné.

C'était marrant cette sensation d'être chez-soi dans un espace aussi petit. Il faisait vraiment doux, pas de vent. D'ici, je surplombais toute la ville. Les néons s'allumaient progressivement. Je m'asseyais sur le matelas et apercevais la boite de préservatifs. Quand j'pensais à tout ce que je ressentais grâce à ce petit bout de femme... J'ouvrais mon sac pour sortir mon sandwich et ma bouteille d'eau. Et hop, pépère se fait son petit dîner dans sa maison ! Sans explication, je me mettais à rire. J'étais ici plus heureux que n'importe où. J'étais un chouïa pathétique mais je me sentais bien. Je terminais mon sandwich quand mon portable vibrait. Un texto de Bella.

"tu me manques"

C'était difficile de dire l'inverse pour moi aussi.

"Tu me manques aussi... Tu es toujours chez ton frère et ta soeur ?"

J'attendais une dizaine de minutes avant d'avoir une réponse.

"Oui mais on a fini, on va bientôt rentrer. Ca va avec Marcus ?"

Et bien comment dire ? Oui ! On est entrain de se faire de gros câlins !

"Bien sûr que ça va ! Comme à chaque fois que je suis seul avec lui, Bébé!"

Je regrettais de lui avoir envoyé ce message. Elle saurait que quelque chose se serait passé ! Je reprenais mon téléphone pour lui envoyer un second message pour m'excuser.

"Excuse-moi de t'avoir parlé comme ça... on s'est pris la tête et ça m'a un peu gonflé!"

J'attendais, anxieux qu'elle ait mal pris mon message. Vingt minutes après, mon téléphone sonnait. Elle m'appelait.

- Oui ?

" Edward c'est moi... Tu es où ? Il s'est passé quoi avec Marcus ? "

Voilà pourquoi j'aurai aimé pas aborder le sujet. Je ne voulais pas mentir à Bella.

- Il avait bu... il m'a cherché !

" Tu es toujours chez toi ? "

- Non, je suis parti !

" Dis-moi où tu es... Viens à la maison s'il te plaît ! S'il a bu, ne reste pas dans les parages... "

Je ne voulais pas que tous les Cullen soient au courant. C'était suffisamment gênant comme ça...

- Je suis chez toi, dans la cabane...

Un petit silence se fit entendre.

- Bella ? Tu es là ? Ca te gène que je sois venu ici ?

" Non pas du tout... Ecoute, j'entends mes parents dire qu'on va rentrer. Je suis dans la salle de bains chez Rose. Pourquoi t'es pas allé dans la maison ? Tu as bien tes clés pourtant !"

- Non, elles étaient dans le salon. Je ne les ai pas systématiquement sur moi et je me suis barré par la fenêtre de ma chambre...

" Ok... Ecoute, on va rentrer. Tu n'as qu'à venir quand on sera arrivés et..."

- Bella attends ! Non... je veux pas que tes parents... enfin s'il te plaît... je suis bien là et je voudrais pas que...

" Alors c'est moi qui vais te rejoindre ! "

- Sûrement pas ! Tu vas pas dormir dans une cabane, si ?

" Non je dormirais pas sur le sol, je dormirais sur toi ! "

Cette fille est dingo !

- Tu sais que t'es givrée toi ?

" Non non non ! C'est moi qui décide ! C'est moi qui porte la culotte dans le couple ! "

J'éclatais de rire.

" A tout de suite, Edward ! On arrive d'ici vingt minutes. "

- A tout à l'heure...

Je raccrochais et décidais de ranger mes affaires. Je poussais un peu le matelas plus vers le centre de la cabane et installais une couverture dessus comme un drap et mettais deux autres par-dessus. J'attrapais les deux coussins pour les mettre et contemplais mon oeuvre. Ben voilà ! Comme le Ritz ! On s'y croirait presque ! J'attrapais mon livre de littérature pour bouquiner jusqu'à ce que j'entende des freins. Une bonne demi-heure après, j'entendais la porte de derrière claquer et je voyais Bella arriver, chargée.

- Et voilà... Drap pour le matelas et un duvet supplémentaire tout chaud et... Oh mais t'avais déjà organisé un vrai lit de rois dis moi... souriait-elle

Je l'embrassais légèrement sur la bouche.

- Ben ouais... je me suis dit que je recevais une princesse dans ce modeste palais, alors...

Elle secouait la tête de droite à gauche en souriant. Je l'aidais à mettre le drap sur le matelas et à réinstaller les couettes. Elle avait aussi une grosse poche.

- Lampes torches au cas où le grand méchant loup nous attaquerait et des trucs à grignoter. Et des bougies aussi !

- Tes parents savent que t'es là ?

- Non, ils se sont couchés en rentrant. Karlyne leur mène la vie en ce moment. Ils sont épuisés. Je vais mettre le réveil vers 5h30 pour retourner dans ma chambre avant qu'ils se lèvent...

Elle parlait tout en posant les petits chauffe-plats à côté du matelas et sur le tonneau. Elle les allumait et enfilait son pyjama avec un pull. Je me hissais sous les couvertures. Ben dis donc, il faisait presque trop chaud ! Bella se glissait contre moi et soupirait, visiblement satisfaite. Je plaçais ses cheveux derrière son oreille.

- T'es folle, tu le sais ça ?

- Toi et moi, on est dans le même bateau ! Et puis ça fait très longtemps que j'ai envie de dormir ici avec toi...

Je l'embrassais sur le bout du nez. Pendant une bonne heure, nous discutions de choses et d'autres et de son dîner chez sa soeur. Apparemment, Rose et Emmett étaient pressés de faire un bébé. Elle essayait de me faire parler sur Marcus.

- J'ai préféré partir...
- Tu as bien fait... On sait jamais de quoi les gens ivres sont capables...

Elle avait pas tord. Marcus était déjà très con sobre, alors bourré...

- Mais tu sais, tu peux venir chez moi et...

Je me tournais sur le dos.

- Bella... je veux pas. Je veux pas avoir à expliquer ça à tes parents et... c'est vraiment gênant tu comprends ? J'ai honte de ne pas... enfin j'ai honte de ça... Tout ça c'est ma faute !

..::..

Point de vue de Bella.

Rejoindre Edward dans cette cabane m'avait semblé naturel. Il avait honte de ça... Honte d'être persécuté par son beau-père. Une réaction normale chez quelqu'un victime de maltraitance. Edward se repliait ici, se protégeait en refusant d'aller dans les détails de sa vie. Comme un petit animal traqué. C'était ma faute, j'avais relancé le sujet alors que je savais que c'était la corde sensible. Il avait déjà sûrement pris beaucoup sur lui pour me dire qu'il était ici et m'expliquer les raisons. Et là, il se braquait dans sa honte.

- Excuse-moi Edward...

Il se retournait vers moi en attrapant ma main avant de porter mes doigts à sa bouche pour les embrasser.

- C'est pas grave, Bébé !

Je me rapprochais de lui et l'attirais contre moi. J'étais bien ici, dans ses bras, sous les couettes.

- C'est la dernière fois qu'on en parle ce soir mais avant, écoute-moi...

Il levait ses yeux vert vers moi et je me sentais sûre de moi, plus forte pour l'aider à se sortir de cette spirale psychologique qui le torturait.

- Tu n'as pas à en avoir honte. C'est Marcus qui te persécute et non l'inverse. Et ce soir, ce n'est pas toi qui l'a fait boire. D'accord ? Il ne se rend probablement même pas compte de sa folie. Tu n'y es strictement pour rien mon Amour, tu m'entends ? Pour rien !

Il ne répondait pas et rebaissait la tête. Toute sa vie il avait fait ça : s'écraser devant les autres. Mais moi, je voulais qu'il se sente l'égal de nous, parce que c'est ce qu'il était ! Un long silence suivit ma dernière phrase alors que je continuais à lui caresser la joue.

- Je t'aime...

Sa voix enrouée m'avait pratiquement fait sursauter.

- Je t'aime aussi Edward. Et maintenant dors... Je suis là... Tu ne risques rien, ici !

Et c'était la vérité. Ici, Edward ne risquait rien. S'il était resté chez lui cette nuit ? Il se serait passé quoi ? Edward aurait été frappé ? J'en frissonnais. Je me rapprochais de lui et embrassais son front avant de fermer les yeux. Sa main droite attrapait mon bras pour le garder contre lui et je posais ma tête contre son épaule. Il nous enroulait dans les couettes et j'étais vraiment bien. L'air doux de dehors d'une nuit printanière avec la chaleur de son corps et des couettes... Je n'aurai pas rêvé mieux !

*

Je m'étais levée au réveil pour rentrer, laissant Edward profondément endormi. Il était tellement beau dans son sommeil... Je programmais son téléphone pour qu'il se réveille d'ici 1h et me faufilais dans ma chambre en silence. J'eus une chance incroyable parce que dix minutes plus tard, Karlyne se mettait à pleurer et mon père montait à l'étage pour venir la nourrir. Je me glissais, un peu courbaturée, sous la douche vers 6h30 et lorsque j'en sortais, Edward m'avait envoyé un texto.

"Merci pour tout, pour cette nuit, pour la compagnie... Je t'aime!"

Je souriais à son message et m'habillais pour descendre, comme si de rien n'était.

Au lycée, la journée se déroulait normalement, à ceci près bien sûr des bruits de couloirs propagés par Irina et sa bande. En fait, je m'en fichais ! Ils pouvaient bien penser ce qu'ils voulaient, je n'avais pas l'intention de faire ma vie avec eux. Edward, au self, se plaignait du dos et je retenais difficilement mon sourire.

- Faudrait que vous changiez vos matelas ou arrêter le sport en chambre ! nous chariait Ben

Nous éclations de rire quand deux vois s'élevaient.

- TANYA TU N'ES QU'UNE PETITE IDIOTE !

- FOUS-MOI LA PAIX IRINA ! T'ES CHIANTE PUTAIN JE FAIS CE QUE JE VEUX ! EN PLUS CE QUE T'AS FAIT C'EST MINABLE !

- TU TROUVAIS POURTANT PAS CA MINABLE TOUT A L'HEURE ! FAUDRAIT SAVOIR CE QUE TU VEUX !

Nous tournions la tête pour voir les soeurs Denali se disputer. Et ben alors celle-là, elle était bonne ! Irina et Tanya qui s'engueulent !

- Qu'est-ce qu'elles ont ?

Irina se levait, hautaine et fière et foudroyait sa soeur du regard. Kate se levait et rejoignait la cadette des Denali, toujours assise. Elle était presque à deux doigts de chialer !

- Et beeeen... Faudra faire péter la bouteille de champagne ce soir ! Les Denali bis qui se "dé-bis"... c'est rare !

C'était encore plus rare de voir Kate et Tanya se parler sans se hurler dessus. D'ailleurs, l'aînée des Denali sortait avec sa jeune soeur, un bras autour de ses épaules comme si elle la consolait.

Les cours allaient reprendre et je me dirigeais vers mon casier pour attraper mes affaires. Un attroupement nous empêchait de l'atteindre.

- Qu'est-ce qui se passe, ici ?

Alice revenait vers nous.

- Ton casier est défoncé Bella et celui d'Edward aussi ! Vos livres sont déchirés et il y a des insultes en peinture dessus !

Mon coeur s'accélérait tandis qu'on nous laissait passer. Edward et moi découvrions avec stupeur les dégâts. Les livres... les cahiers... Mes devoirs à rendre... Au dessus de mon casier, il y avait marqué :"Espèce de petite salope!" et Edward se faisait traiter de fils de pute. Mon coeur battait tellement fort... J'étais certaine de l'auteure de ça mais je n'avais aucune preuve. Peut-être que l'incident au self avait éclaté suite aux remords de Tanya ? C'était possible ça ? Dans le fond, Tanya ne vivait que sous les ordres de sa soeur...

Le directeur nous convoquait mais je ne pouvais accuser les soeurs Denali comme ça. Edward et moi héritions d'un mot d'excuses pour les devoirs écrits perdus qu'on devait rendre et toute la journée, les élèves s'attroupaient devant nos casiers, s'esclaffant ou s'étonnant.

Le soir-même, nous nous retrouvions tous chez moi. Carlisle et Esmé s'effaraient d'apprendre ce qui avait été fait. Ils avaient rendez-vous avec le principal le lendemain. Nous nous installions sur la table de jardin derrière pour recopier nos exercices, pendant qu'Alice, Ben et Angela révisaient pour le bac qui approchait. Mon compagnon et moi nous tenions la main sous la table. Il avait été assez choqué de voir cette inscription sur mon casier. Choqué et énervé. Mon demi-frère Emmett nous rejoignait.

- J'ai appris ce qui était arrivé, Newton n'a parlé que de ça tout à l'heure à la boutique ! C'est dingue ça quand même ! Vous avez une idée de qui a pu faire ça ?
J'en avais parlé avec Edward et il avait les mêmes soupçons que moi. Je refermais mon cahier pour me blottir contre lui. C'était comme si la fin de l'année n'arriverait jamais... c'était un vrai calvaire et je m'énervais déjà. Comment lui avait pu supporter tout ça ? Sa voiture, son casier et les insultes permanentes...

- Qu'est-ce qu'il fait là, lui ?

A la question d'Emmett, nous nous retournions vers la maison. Marcus arrivait, visiblement décidé.

- Ben tiens, ça m'aurait étonné que tu te planques ici, toi !