Episode 26 : Pacte de chevaliers


La pluie tombait abondamment, trempant leurs vêtements et leurs affaires et rendant la traversée plus pénible encore. La nuit était sur le point de tomber sur la grande plaine déserte et Levy avait de plus en plus de mal à tenir simplement sur sa scelle tellement la douleur à son épaule devenait insupportable. Gajeel finit par repérer une maisonnette au loin délabrée par le temps. Ils l'atteignirent alors que les derniers rayons de soleil disparaissaient à l'horizon.

L'épée dégainée, le soldat ouvrit la porte d'entrée d'un coup sec du plat de sa botte et s'avança à l'intérieur en inspectant toutes les pièces avec précaution afin d'éviter les mauvaises surprises. Après tout, les spectres de la forêt de Meer n'étaient pas les seules sources d'ennuis dans ces zones éloignées. Lorsqu'il eut vérifié chaque recoin de la demeure, il fit signe à Levy de le suivre et elle tira leurs chevaux jusqu'à l'intérieur pour les mettre au sec. Des ronces poussaient dans les interstices des murs et des défauts dans la toiture créaient de nombreuses fuites d'eau qui formaient des flaques miroitantes sur le sol. Cet endroit devait être inhabité depuis des lustres d'après l'état dans lequel il se trouvait. Il n'y avait pratiquement aucun meuble mis à part une ou deux commodes noires d'humidité ainsi qu'une chaise à l'aspect peu solide.

Laissant les chevaux dans une pièce voisine, Levy rejoint Gajeel dans ce qui devait avoir été la salle à manger autrefois. Ce dernier s'efforçait de créer un feu avec les minces réserves de bois utilisable qu'il leur restait étant donnée la pluie qui les avait considérablement amoindries. Levy retourna auprès des chevaux pour les décharger de leurs sacs de voyage, leur lançant plusieurs miches de pains dur et disposant dans un sac un mélange d'avoine et de céréales que Polyussica avait préparé pour eux. Ils les mastiquèrent nonchalamment, faisant jouer les muscles puissants de leurs mâchoires allongées tout en fouettant l'air avec le poil long de leur queue. Après leur avoir gentiment gratté l'encolure, la jeune fille attrapa le panier de provisions ainsi que les couvertures propres que Polyussica leur avait généreusement fourni. Ce n'étaient d'ailleurs pas les seules choses que la vieille femme leur avait offert. Elle leur avait aussi donné un bon lot d'herbes et de pommades odorantes que Levy devait s'infuser chaque nuit et s'appliquer sur l'épaule matin et soir pour atténuer la douleur et accélérer sa guérison.

-Avec ça tu devrais tenir jusqu'au château, lui avait assuré Polyussica avant leur départ. Ce sont des herbes rares alors je n'ai pas pu en trouver davantage par ici. Dès que tu seras arrivé à la capitale veille à renouveler ton lot. Tu risques d'en avoir besoin pendant quelques temps, fais moi confiance.

Lorsque Levy avait voulu la remercier pour tout ce qu'elle avait fait pour eux, la vieille femme avait tordu les lèvres en une grimace agacée et l'avait congédié avec sécheresse.

-Je n'ai pas besoin de remerciements, avait-elle protesté. La seule chose que je veux c'est retrouver la paix dans mon chez moi ! Allez, ouste ! Je vous ai assez vu comme ça !

Mais malgré l'animosité avec laquelle elle les avait renvoyés, Levy se doutait que Polyussica ne pensait pas réellement ce qu'elle disait. Après tout, elle leur avait sauvé la vie et elle lui avait affirmé qu'elle aurait un rôle important à jouer dans cette histoire. En réalité, Polyussica avait foi en elle.

Levy se demanda si elle aurait jamais l'occasion de revoir cette « grand-mère fatiguée » qui osait se dresser contre la volonté d'un démon antique, vivant paisiblement en plein milieu d'une forêt hantée par des Ombres maléfiques. C'était une femme au charisme et au courage enviable que Levy admirait par-dessus tout. Seule face à ces monstres, Polyussica avait survécu toutes ces années en portant le poids des responsabilités de tout un peuple sur ses frêles épaules.

En s'installant près de Gajeel devant le mince feu qu'il était parvenu à allumer, Levy lui tendit une tranche de pain aux raisins avec du lard fumé, quelques bouts de viande de lapin séchée et des baies rouges au gout sucrée. Celui-ci les accepta de bon cœur après avoir enlevé sa veste et ses chaussures trempées par la pluie, et ils se mirent à manger en fixant les flammes dansantes de leur foyer improvisé.

-Tu crois qu'elle s'en sortira ? Demanda Levy au bout d'un moment.

Gajeel haussa les épaules avec désinvolture, comprenant tout de suite à qui elle faisait référence.

-Elle s'en sortait bien avant notre arrivée. Je ne pense pas que nous ayons à nous faire du souci pour elle.

-Et s'il en existait d'autres ?

-D'autres quoi ?

-D'autres enfants de la forêt, répondit Levy, l'air pensif. Polyussica prétend qu'ils ont tous disparu mais à mon avis il doit rester des survivants quelque part. Ils pourraient être n'importe où. Dans Magnolia, dans Barvald ou encore à Rivars, menant une vie banale tout en étant les seuls à pouvoir freiner le désir de destruction de Zeleph. Tu pourrais même être l'un d'entre eux sans le savoir.

Gajeel émit un grognement amusé.

-Si j'avais des pouvoirs magiques et si j'avais habité un endroit aussi accueillant que cette forêt, je peux t'assurer que je ne l'aurais pas oublié aussi facilement.

Levy pinça les lèvres comme chaque fois qu'elle réfléchissait intensément. Sa théorie était difficile à démontrer mais elle était quasiment certaine que cette race d'êtres magiques devait s'être liée à la race humaine au fil des siècles et qu'il existait à présent des mi-enfants de la forêt. Ce n'était certainement qu'un faible réconfort mais Polyussica n'était peut-être pas aussi seule qu'elle ne le pensait face à la menace de Zeleph.

Lorsqu'ils eurent fini de manger, Levy se dévêtit partiellement comme elle le faisait chaque soir pour appliquer la pommade que la vieille femme lui avait prescrit. Gajeel fit chauffer un peu d'eau dans une petite casserole rouillée et y trempa des herbes à l'odeur proche de celle de la menthe tandis que Levy s'appliquait le baume apaisant sur les trois griffures profondes de son épaule. Elle se détendit immédiatement, calmant la sensation de brûlure qui lui faisait palpiter douloureusement sa blessure à chaque geste.

Alors qu'elle dégustait cette sensation de fraicheur, Gajeel lui tendit une coupelle emplie du liquide odorant qu'elle devait boire pour accélérer la cicatrisation. Avec sa couleur verdâtre et les herbes qui flottaient à sa surface, le breuvage n'était pas très appétissant mais dès qu'elle eu avalé la première gorgée, l'effet fut immédiat. Elle se sentit légèrement engourdie, les paupières soudain très lourdes. Et c'est que ces herbes médicinales avaient la faculté de détendre les muscles et donc de réduire la douleur tout en agissant sur sa plaie.

Tandis que la jeune guerrière se laissait envahir par cette sensation de légèreté, Gajeel déroula leurs couvertures sur le sol en vue d'une nuit de sommeil. Il aida Levy à s'y allonger, la voyant dodeliner la tête d'un côté à l'autre et il s'allongea près d'elle, lui tournant le dos. Levy resta muette, écoutant le bruit de la pluie battante au dehors, les crépitements du petit feu qui réchauffait l'air ambiant, les légers hennissements de leurs chevaux dans la pièce voisine et la respiration régulière de son camarade qu'elle sentait derrière elle. Tout était en ordre. Elle n'avait plus qu'à fermer les yeux et se laisser emporter par ce tourbillon de sommeil tant désiré. Et pourtant, elle ne pouvait s'y résoudre, les yeux grands ouverts. Car cette idée la terrifiait plus que tout.

Depuis l'accident dans la forêt, les rêves de Levy étaient effectivement envahis par des scénarios horribles qui se terminaient souvent par un cri aigu et son front couvert de sueur. Dans ces cauchemars, elle retrouvait toujours le saccage de son village natal et l'attaque des Ombres de ses anciens camarades d'armes. C'est pourquoi, malgré la fatigue terrible qui la tiraillait à longueur de journées, Levy redoutait avant tout le moment de se reposer. Elle repoussait le sommeil de toutes ses forces malgré l'effet apaisant des herbes de Polyussica, au point que les cernes mauves qui se dessinaient sous ses yeux avaient prit une teinture noire des plus inquiétantes.

Sentant la raideur immobile de sa partenaire, Gajeel finit par se retourner vers elle, les sourcils froncés.

-Tu vas pouvoir te reposer un peu cette nuit ? L'interrogea-t-il.

-Je ne sais pas.

-Levy, tu dois dormir. Tu ne tiendras pas indéfiniment comme ça.

-Je sais. J'essaye.

-Ça ne suffit pas, rétorqua sévèrement Gajeel. Tu es blessée ! Tu ne guériras pas si tu ne récupère pas un peu ! Et il nous reste encore trois jours de marche pour arriver à la capitale ! Regarde-toi, bon sang ! Tu es pâle comme un linge !

-J'ai dis que j'essayais ! S'énerva Levy en se relevant à son tour. Ce n'est pas de ma faute si je n'y arrive pas !

Elle dévisagea avec colère le visage crispé de Gajeel dont les cheveux noirs en épis retombaient derrière le dos, trempés par la pluie. Ses yeux rouges avaient beau sembler durs comme le fer, ils brillaient d'inquiétude pour elle. Et cela exaspérait Levy au plus haut point. Elle ne supportait pas de lire la pitié dans les yeux de Gajeel, de savoir qu'il la voyait comme un être faible et vulnérable! Toutes ces années, elle s'était entraînée dans le but d'empêcher cela, dans le but de devenir forte ! Mais ces maudits rêves et cette blessure la rendaient pitoyable, drainant ses forces sans qu'elle puisse rien y faire !

Levy serra les poings, ne supportant pas le regard compatissant de son camarade. Elle avait cru qu'ils deviendraient de vrais partenaires après ce qu'ils avaient traversé ensemble. Mais les choses n'avaient pas changé. Gajeel continuait à la voir comme une gamine blessée et têtue qui n'était même pas capable de prendre soin d'elle-même.

-Tu n'as pas besoin de t'inquiéter pour moi, ajouta-t-elle avec rancœur. Je ne suis pas une enfant. Tu devrais plutôt t'inquiéter pour notre mission. Nous devons avertir le roi Jon au plus vite de la menace de Zeleph. Nous devons leur parler des Ombres qui ont emporté nos camarades.

-Parce que tu penses vraiment qu'ils nous croirons sur parole ? S'esclaffa Gajeel, le sourire torve. Nous ne sommes que des soldats, Levy. Personne ne prendra au sérieux ces fables d'Ombres et de démons.

-Mais ! Tu avais dis que… !

-Je sais ce que j'ai dis, l'interrompit Gajeel avec moins de dureté. Mais toi qui te prétends adulte tu devrais te douter que personne ne voudra croire que des êtres magiques menacent la sécurité de notre pays. Tu ne l'aurais certainement pas cru toi non plus si tu ne les avais pas vus de tes propres yeux.

Levy réalisa que Gajeel était dans le vrai. Le symbole de Magnolia avait beau être une fée, un être mystérieux et fantastique, la magie avait disparu de la culture magnolienne depuis bien longtemps. Cela faisait des décennies que les sorcières et les diseurs de bonne aventure n'existaient plus, et s'il en restait, la pratique de leur art avait perdu beaucoup de crédibilité. La superstition et la croyance en la magie qui avant étaient des caractéristiques purement magnoliennes, s'étaient effacées de leurs habitudes au fil du temps, suivant le même sort que les enfants de la forêt dont Polyussica leur avait parlé. Levy elle-même n'aurait jamais cru à des histoires de cadavres ambulants ni de démons vengeurs si elle ne s'était pas faite attaquée par eux personnellement. Comment allaient-ils convaincre leur roi de porter foi à leurs paroles invraisemblables alors que celui-ci était occupé à mener un combat diplomatique des plus concrets avec Rivars ?

-Nous allons devoir réfléchir à la façon dont nous comptons annoncer ça à notre roi, insista Gajeel. Et je vais avoir besoin que tu sois en forme pour ça, Levy. Nous sommes une équipe après tout. Et je crois que c'est assez clair que tu es le cerveau des deux ici. Même si parfois tu es un cerveau assez impulsif.

Levy ne put s'empêcher de sourire à ces mots, levant les yeux au ciel. Gajeel émit un petit rire taquin puis il retrouva son sérieux.

-Essaye de dormir, Levy. Je sais que tu as peur des cauchemars qui te tourmentent mais je te rappelle que je suis là avec toi. Tu n'as pas à avoir peur. Je te protégerais de tout, peu importe le danger qui te menace. Et même si je te sais capable de te défendre par toi-même, tu pourras toujours compter sur mon épée. Je ne te laisserais jamais tomber. Je te le promets.

Levy cligna des yeux, fixant avec surprise le visage de Gajeel à la lumière rougeoyante des flammes. Pendant un court instant elle se demanda si elle n'avait pas mal interprété l'inquiétude de son partenaire. Etait-ce possible qu'il la voit non pas comme une simple gamine sans défense mais comme une vraie femme, tout compte fait? Cette possibilité emplie Levy de joie.

Elle lui sourit amplement, levant vers lui ses grands yeux marrons sous ses mèches de cheveux bleus.

-Dans ce cas, je te promets moi aussi de te protéger le jour où tu en auras besoin, dit-elle en levant sa main devant elle. Tu pourras compter sur moi à tout moment depuis ce jour jusqu'au jour de ma mort. Parole de chevalière.

Gajeel haussa les sourcils, regardant la main délicate de la fille d'un œil à la fois étonné et amusé. Puis il leva sa main à son tour, la serrant fermement dans la sienne.

-Parole de chevalier, répéta-t-il solennellement.

Ils se regardèrent droit dans les yeux, sachant qu'à travers ce geste ils s'engageaient l'un à l'autre dans un lien sacré de respect et d'entraide. Ce pacte de chevaliers existait depuis des siècles dans le code de la chevalerie magnolienne et le briser volontairement était un sacrilège aux yeux de tous. A compter de ce jour, ayant réalisé ce pacte, Levy et Gajeel feraient désormais équipe jusqu'à ce que la mort les sépare, luttant côte à côte et se protégeant mutuellement sans conditions. Ce n'était pas une décision à prendre à la légère. Et pourtant, Levy avait conscience que c'était la meilleure décision qu'elle avait jamais prise jusqu'à ce jour. Elle faisait entièrement confiance à Gajeel.

Le cœur embaumé par la promesse éternelle qu'elle venait de signer, Levy s'allongea à nouveau sur son flanc, dos à dos avec son partenaire dorénavant définitif. Bercée par l'épuisement et la chaleur de l'infusion d'herbes dans son ventre, la jeune fille finit par fermer les yeux, vaincue par la fatigue. Ce fut horrible. Elle se sentit aspirée par un ouragan ténébreux où se multipliaient les ombres menaçantes et les cris stridents. Des formes crochues, des hululements inquiétants, des éclairs rouges…Quelque part dans son esprit, Levy avait conscience d'être en train de rêver et elle s'efforçait de toutes ses forces de s'arracher à ce cauchemar qui n'en finissait pas.

Son frère. Le cri déchirant. Le chien mort. Les brigands. Les supplications de sa mère. La tête de son père roulant au sol. Les rires mauvais. Le village en proie des flammes. Les cadavres sanglants…Les Ombres. Ted. Limpsey. Les griffes. La douleur. Le rire démoniaque. Les yeux rouges de haine. « Ceux qui sont marqués par les ténèbres transporteront à jamais une part d'Ombre dans leur cœur ».

Ça suffit ! Suppliait la conscience de Levy tandis qu'elle cherchait la sortie de ce chaos infini. Ça suffit !

Levy MacGarden, siffla une voix doucereuse dans son esprit. Tu m'appartiens maintenant. Tu ne peux plus m'échapper. Je peux te voir.

Deux énormes cercles rouges qui brulaient d'une haine inhumaine dévisagèrent Levy comme s'ils pouvaient transpercer son corps, comme s'ils étaient capables de lire en elle. Paniquée, la jeune fille repoussa cette image avec toute la force de sa volonté, voulant échapper à ce regard diabolique qui prétendait être son maître.

NON ! NOOOON ! QUE QUELQU'UN M'AIDE ! GAJEEL !

Personne ne peut t'aider, rit la voix tandis que les deux orbites sanguinolentes menaçaient de la brûler vive dans la puissance dévastatrice de leur colère. Tu es à moi. Je te retrouverais où que tu ailles, ma jolie.

Levy parvint enfin à ouvrir les yeux, le cœur battant puissamment à ses tempes. Elle avait le souffle court comme si elle venait de courir durant des heures et son corps était recouvert d'une sueur froide qui lui donnait des frissons. A chaque fois qu'elle faisait battre ses cils, elle retrouvait les yeux rouges de Zeleph qui ne la quittaient plus de regard sur le dos de ses paupières closes. La surveillant en permanence.

Levy porta sa main à sa blessure à l'épaule. Elle était brûlante comme si on venait d'y appliquer une couche d'acier fondu. Terrorisée, la jeune fille tenta de retrouver son calme, lançant des regards dans tous les sens. La pièce était plongée dans la pénombre. Le feu que Gajeel avait allumé paraissait s'être éteins depuis longtemps, ne dégageant plus qu'une faible fumée. Il faisait encore nuit dehors. La pleine lune brillait d'une lueur argentée à travers une petite fenêtre du mur de pierre. Levy régula peu à peu sa respiration précipitée en suivant le rythme régulier de celle de Gajeel qui dormait à poings fermés à ses côtés.

Le soldat s'était engagé à la protéger de tous les maux qui la menaceraient, mais comment pourrait-il la protéger de ces cauchemars macabres qui la torturaient ?

Apeurée, Levy pivota sur elle-même et se serra contre lui, essayant de calmer les tremblements qui secouaient son petit corps. Lovée ainsi contre son dos musclé, elle se sentait plus en sécurité. Elle lui faisait confiance après tout. Il était sa seule source de réconfort dans ces ténèbres nocturnes.

Lorsqu'elle se réveilla le lendemain matin, elle eut la surprise de constater que Gajeel la tenait dans ses bras, profondément endormi, comme s'ils avaient passée la nuit dans cette position. La tête sur son torse, Levy essaya de se rappeler à quel moment ils s'étaient installés de cette façon. Mais ne s'en souvenant pas, elle se dit qu'elle avait dû chercher son contact inconsciemment. Très gênée, elle tenta de se retirer sans réveiller son partenaire mais au premier mouvement, Gajeel ouvrit ses yeux en amande. Il parut légèrement surpris de trouver Levy serrée contre lui mais s'abstenant de faire le moindre commentaire là-dessus, il parla d'une voix rauque.

-Tu as réussi à dormir ?

-Oui. J'ai enfin réussi.

En effet, pour la première fois depuis des jours, Levy avait réussi à se reposer, trouvant dans la chaleur des bras de Gajeel le bouclier contre les ténèbres qui harcelaient son cœur. Contre les tentatives de Zeleph pour corrompre son esprit.


Levy et Gajeel ont fait le pacte de chevaliers et tenant sa parole, le soldat protège sa partenaire d'une menace dont ils ignorent encore la nature. Et c'est que Zeleph ne risque pas de les oublier tous les deux...Ils sont sur le point de rencontrer bien plus de difficultés qu'ils ne peuvent s'y attendre...kya kya kya! Je vous expliquerez ça sous peu ;) parole d'écrivaine x)