Bonjour bonjour !
Tout va bien par chez vous ?
Alors tout d'abord je m'excuse pour le retard de publication, mais j'ai eu sept jours de boulot de suite pendant lesquels j'ai pas écrit, et après il m'a fallu quand même plusieurs jours pour écrire ce chapitre dont je ne suis pas franchement fière... Mais bon, peut-être que vous apprécierez, au moins pour le POV surprise que vous découvrirez !
Comme d'habitude, je vais d'abord répondre aux reviews puis vous souhaiter une bonne lecture, mais aujourd'hui vous remarquerez aussi un 'petit' paragraphe destiné à une review anonyme qui m'a été laissée sur le chapitre 1. Il me semble qu'elle doit être de la personne qui en laisse sur pas mal de fics diverses, mais évidemment je ne peux pas le vérifier... Cette review ne m'atteint pas quoi qu'il en soit, ne vous faites pas de souci. Bien sûr j'ai remarqué une baisse de reviews sur le dernier chapitre, mais je me dis que c'est à cause des vacances... Et si c'est parce que mon histoire plait moins, n'hésitez pas à me le dire. A moins que vous ne laissiez une review aussi peu constructive que celle à qui je vais dédier quelques lignes après, une critique ne peut pas me faire de mal.
Bref ! Réponse aux reviews des non-enregistrés !
PatiewSnows : je te réponds là vu que par MP je peux pas ^^. Oui, tu as peu cru en l'orgueil de ces deux-là en effet, et ils ont tenu plus longtemps que tu ne l'avais imaginé ! Mais c'est pas pour autant qu'ils n'étaient pas frustrés... Quant à Emmett, il va regretter d'avoir voulu être trop protecteur...
Butterfly : Merci ^^, Emmett, lui, a moins apprécié par contre...
Gawelle : T'inquiète, Emmett regrette son interruption XD. Un peu plus de lui et Rosalie dans ce chapitre d'ailleurs...
jerry03 : faut pas chercher Bella quand elle est frustrée ! Et Emmett en a fait les frais...
larsand : Emmett aurait préféré ne jamais aller sonner à la porte d'Edward en effet ^^
Sandry : eh oui, pas de gagnant ou perdant à la fin de ce pari (en fait, surtout pas de perdant... ;), ils ont tous les deux craqué...
Onja : Emmett est très doué pour mettre les pieds dans le plat, mais pour le coup il a eu un retour assez douloureux...
aussidagility : justement tu fais partie de ceux qui n'étaient pas trop loin dans le délai qu'ils avaient imaginé pour le pari... ^^
Aulandra17 : en effet, Emmett n'est pas prêt de se remettre des révélations sur à quel point sa soeur est dévergondée !
Merci pour vos reviews et bonne lecture !
Bon, alors, un petit encart pour ma review anonyme de chez anonyme (même pas de pseudo pour répondre nominativement... Quel courage) ! Quelque chose me dit que tu ne viendras jamais lire cette réponse, de toutes façons je ne suis pas sûre que tu la comprendrais (n'hésite surtout pas à me détromper en me laissant une autre review hein)...
Je conçois qu'on puisse ne pas aimer une fic, ou même un type de fics, en l'occurrence, les All human. Mais par pitié essaie de concevoir à ton tour qu'il y en a qui aiment et lisent ce genre-là. Oui on écrit à partir des bouquins de Stephenie Meyer. Cela signifie juste qu'on reprend donc soit son monde, soit ses persos, soit les deux ; mais RIEN ne nous oblige à reprendre les persos ET l'univers vampirique. A l'heure où je t'écris cette réponse, il y a 200 pages de fics Twilight (pile, ça se fête non ? Alors pour la 200ème page, Hip hip hip Hourra) rien que pour la section française. Sérieux tu crois vraiment que si TOUTES les fics étaient dans le monde vampirique on ne se lasserait pas ? Un peu de fantaisie n'a jamais tué personne ! On t'a déjà dit d'essayer de diversifier tes goûts ?
En plus de m'accuser de fournir une fic all human, tu accuses ma fic de ne pas être semblable au bouquin, sauf les noms des persos. Non mais tu veux quoi à la fin ? Que chacun des auteurs de fics réécrive le livre de Meyer ? Si c'est ça que tu veux, quitte FF et relis les 4 tomes de Meyer des centaines de fois au lieu de venir nous casser les pieds !
Enfin, rien ne t'oblige à lire une fic « au scénario pourri » et sans « aucune imagination ». D'ailleurs je suppose que tu ne l'as pas fait puisque tu as posté ta review sur le chapitre 1. Mais quand on se permet de critiquer, en général, on essaie de le faire de manière constructive (c'est souvent très bien pris par les auteurs), et pour cela on se renseigne sur de quoi on parle. Je ne suis pas du genre à me vanter, mais je ne crois pas que ma fic manque d'imagination, au contraire je n'en ai jamais lu une identique... En revanche, je suppose que tu es la personne qui poste toujours à peu près la même review sur toutes les fics All human sur lesquelles tu tombes, n'est-ce pas ? Alors si de nous deux il y en a une qui manque d'imagination, c'est pas moi...
Bref, ta remarque m'aurait vexée si elle avait été fondée, mais c'est pas le cas donc c'est cool. Seulement je me permets de t'incendier (on s'en fout, tu liras pas j'imagine alors bon) parce que je sais qu'il y a d'autres auteurs qui pourraient souffrir de ta review. Allez, va prendre ton cachet contre l'aigreur et reprends le tome 1 de Twilight dès le début. Bye, sans nom !
EDWARD POV
« Edward... Arrête un peu, j'ai mal partout... » Grimaça Bella, m'arrachant un sourire.
Cela faisait déjà cinq fois qu'on faisait l'amour, dans chaque position à laquelle nous pensions, depuis qu'Emmett nous avait interrompus.
Bella soupira en se collant contre moi sur le lit, et je lui caressai le dos.
« Et si on prenait une douche ? On pue le sexe, finit-elle par grogner.
_ Pour cela il va falloir que tu te lèves mon amour. » ris-je.
Elle soupira.
« Peux pas. Je suis déjà courbaturée. »
Une idée illumina mon esprit et je souris.
« Bouge pas. »
Je me relevai et allai dans la salle de bains ; je commençai à faire couler un bain auquel j'ajoutai quelques huiles essentielles. Une lubie de ma mère, mais quand Bella avait trouvé les flacons d'huile pour bain au fond de mon placard elle m'avait révélé qu'elle, elle adorait ça. Autant dire que depuis, j'aimais aussi les huiles essentielles !
Je décidai soudain de rajouter quelques bougies pour l'ambiance, attendis que la baignoire soit assez remplie, mais pas trop, et je retournai dans la chambre.
Bella s'était à moitié assoupie sur le lit, et je la regardai un instant, mon cœur cognant lourdement dans ma poitrine, avant de la saisir comme une jeune mariée. Elle accrocha ses bras autour de ma nuque et nicha sa tête dans mon cou alors que je l'emmenais dans la salle de bains.
« Tu vas où comme ça ? Grommela-t-elle.
_ Chut... On est arrivés. »
Je la reposai par terre, et elle ouvrit les yeux, les posant sur le bain. Je la pris par la main et rentrai, la tirant à ma suite.
Elle sourit et s'assit au bord de la baignoire avant de faire glisser ses jambes à l'intérieur puis de se retrouver toute entière dans l'eau.
Elle poussa un profond soupir de contentement en se détendant dans l'eau, et j'en fis de même alors que je m'allongeais sur le dos, sous elle, l'entourant de mes bras.
L'eau était un peu trop chaude et me donnait un léger vertige, à moins que ce ne soit le corps serré contre moi ; mais mes muscles se délassèrent peu à peu, et Bella s'étendit contre moi. Mes mains glissaient doucement sur la peau douce de son ventre, premier geste sans connotation sexuelle depuis... Des heures ? Des semaines, même. Chacun des gestes que nous avions eus l'un envers l'autre pendant ce défi à la noix, n'avait été que dans le but d'attiser l'autre et de lui faire perdre pied...
Et ce n'est pas que je n'étais pas fou du sexe avec elle, mais j'adorais aussi simplement la toucher sans arrière-pensée. Juste pour me rappeler qu'elle était là, dans mes bras, contre moi... Avec moi.
Elle cala sa tête dans le creux de mon cou et soupira profondément, luttant contre le sommeil ; sa hanche glissa un peu contre mon sexe, et je me sentis mon désir se réveiller légèrement.
Elle sourit.
Je souris aussi.
Elle rouvrit ses yeux et je me perdis dans leur profondeur brune ; elle m'adressa un petit sourire aguicheur en tendant le bras pour attraper le gel douche sur le rebord de la baignoire.
Sans un mot, elle s'assit à califourchon sur mes cuisses, face à moi, nos sexes se frôlant ; elle fit glisser une noisette de gel douche dans sa main, puis me le tendit pour que j'en fasse de même.
« Quelle est la partie la plus importante d'un bain, Monsieur Cullen ? Me demanda-t-elle d'un ton joueur.
_ Ça dépend si on est seul ou à deux... » Susurrai-je.
Elle rigola doucement.
« Non, qu'on soit seul ou à plusieurs, ça ne change rien. Il faut toujours bien se savonner... »
Ce disant, elle frotta ses mains l'une contre l'autre pour réchauffer le gel douche, et commença à me l'étaler sur les épaules.
J'essayai de mimer ses gestes sur elle, mais tout me faisait perdre pied ; l'odeur entêtante des huiles essentielles, la chaleur des mains de Bella courant le long de mon dos, la douceur de sa peau sous les miennes...
Elle plongea ses yeux dans les miens alors que ses mains savonneuses glissaient sous l'eau pour entourer mon sexe, et je frémis. Je fis glisser mes miennes sur le galbe de ses fesses, mais plus pour les saisir en coupe que pour les laver ; et d'un mouvement très doux de ses hanches, elle se redressa et s'empala sur moi, prenant son temps.
Nous frémîmes à l'unisson alors que nos corps s'emboîtaient parfaitement, glissant l'un contre l'autre du fait de l'eau chaude autour de nous. Cette eau chaude qui remuait et claquait doucement contre nos peaux alors qu'elle roulait du bassin sur le mien, qui lubrifiait le mouvement de sa poitrine contre mon torse alors que je la tenais serrée contre moi, cette eau chaude qui rendait notre étreinte plus confortable que sexuelle...
Notre plaisir monta lentement, très lentement, et je dus glisser ma main dans les replis soyeux de ma compagne pour qu'elle atteigne enfin la libération, tremblant de tout son corps, mais en silence, contre moi ; ses parois resserrées sur ma verge m'entraînèrent vers mon propre orgasme, et j'embrassai le cou de Bella alors que mon sperme se répandait dans ses entrailles, les yeux fermés. Si bon... C'était si bon de la sentir ainsi, complètement abandonnée contre moi, complètement offerte, complètement... Mienne.
Nous sortîmes quelques minutes plus tard, après avoir fini de nous laver et nous être rincés sommairement, l'eau devenant fraîche ; j'enveloppai Bella de ma plus grosse serviette éponge et me tint serré contre son dos longtemps, mes bras autour de sa taille, ma tête sur son épaule, nos regards ancrés l'un dans l'autre à travers le miroir dont la buée s'effaçait peu à peu.
Si abandonnée, si offerte, si mienne...
J'étais si amoureux...
BELLA POV
Quand je me réveillai, plus tard, la nuit était tombée depuis longtemps et Edward dormait profondément à côté de moi, un bras autour de ma taille.
Je me retournai le plus doucement possible vers lui sans le réveiller. La lueur d'un lampadaire proche de la fenêtre baignait d'une très pâle clarté son visage endormi, m'en laissant plus deviner les contours que je ne les voyais réellement ; mais je m'en contentai, tout comme je me contentai d'écouter le rythme de sa respiration alors que mon cœur cognait d'une manière étrange dans ma poitrine.
Edward.
La tendresse dont il faisait preuve à mon égard, et que je n'aurais même pas soupçonnée.
La façon dont il me regardait, dont il me touchait, dont il me ramenait sans arrêt contre lui.
Sa possessivité et sa jalousie.
La chaleur de son corps contre le mien.
Soudain, le regarder et l'écouter dormir ne me suffit plus ; et je me blottis contre lui, avant de le secouer par l'épaule.
« Edward... »
Il grogna d'abord sans se réveiller, et je le secouai plus violemment.
« Edward ! »
Il se réveilla dans un sursaut, et redressa un peu la tête, mal réveillé.
« Que... Quoi ?
_ Tu dors ?
_ Putain... Merde Bella, non plus vraiment non... Grogna-t-il.
_ … Ça te dérange ? »
Il soupira et se passa une main sur le visage.
« Pourquoi tu m'as réveillé ?
_ Je t'aime. »
Il se figea dans le lit, et je sentis un petit sourire se former sur mes lèvres alors que je lui tournais le dos.
« Mais visiblement je te dérange, donc on en reparlera demain. » Complétai-je.
D'un même mouvement il me retourna sur le dos et s'étendit au-dessus de moi, me dardant d'un regard que je pouvais deviner intense.
« Redis-le.
_ Je t'aime. » Haletai-je.
Sa bouche s'écrasa sur la mienne, et mon corps se noua au sien, dans une étreinte qui me donna le sentiment de fusionner avec lui.
« Comment tu veux que je te laisse un jour sortir de ce lit... » Grogna-t-il soudain, m'arrachant un petit rire alors que ses doigts se perdaient déjà le long de mon épiderme...
oOo
« … Coucher avec une fille... Mais qu'est-ce qui m'a foutu une sœur pareille ? » Grommela Emmett en me fusillant du regard.
Je soupirai, agacée. Il allait pas me foutre la paix avec ça ?
Nous étions tous au restaurant, y compris Rosalie, qui désormais faisait à part entière partie de notre groupe. Pas en tant qu'amie, ou même collègue d'Edward, mais plutôt en tant qu'une de mes amies – et une d'Alice, qui appréciait d'avoir une nouvelle copine rechignant moins que moi à discuter fringues, mode et maquillage. Rosalie était une personne d'abord froid et un peu dédaigneux, mais quand elle décidait de laisser tomber un pan de sa carapace elle devenait une fille amusante et intéressante. Edward ne voulait pas l'admettre ; pas même le croire, en fait.
Rosalie, justement, ouvrit de grands yeux ronds, surprise.
« C'est vrai Bella ? Tu as couché avec une fille ! »
J'acquiesçai en détournant le regard, un peu gênée ; et Emmett bondit sur sa chaise pour faire face à Rosalie.
« Non mais j'hallucine ! Tu ne m'adresses jamais la parole, tu fais comme si je n'existais pas, mais pour ce genre de conneries tu m'écoutes hein ! » S'énerva-t-il contre elle.
Elle ne réagit pas, et je commençai à me sentir mal pour mon frère.
« Woah ! Et c'était comment ? J'ai toujours voulu essayer. »
Je sentis la main d'Edward passer possessivement dans mon dos, et jetai un rapide coup d'œil à son visage renfrogné, qui m'arracha un sourire narquois.
« C'était franchement bien mais...
_ Mais Bella n'est désormais plus sur le marché alors arrête de la regarder comme si tu allais réaliser avec elle ton fantasme. » grommela-t-il.
J'éclatai de rire alors que Rosalie ricanait.
« Tu es jaloux d'elle ? Demandai-je à Edward.
_ Peut-être qu'il a peur que je te séduise et que tu ne le quittes pour moi ? » Se moqua Rosalie, glissant une main joueuse sur mon genou.
Il lui lança un regard noir.
« De toutes façons tu parles d'un fantasme ! Y a bien que les filles pour être attirées par d'autres filles ! S'énerva Emmett
_ Tu veux dire que tu aimes les hommes ? Fit Rosalie en se retournant vers lui, un sourcil parfait haussé.
_ Quoi ? Non ! Je voulais juste dire... Oh, et puis merde, depuis quand tu m'adresses la parole toi ?
_ Tu as un problème ? Rétorqua-t-elle.
_ Si j'ai un problème ? Moi ? Non mais tu te fous de ma gueule ! Ce serait plutôt à moi de te poser cette foutue question ! »
Je restai bouche bée devant la colère de mon frère. Je le connaissais mieux que personne et je pouvais dire que ce genre d'explosions étaient très rares chez lui, lui qui préférait prendre un maximum de choses avec humour ou, en cas de divergence d'esprit avec quelqu'un, régler ça avec les muscles plus qu'avec la voix...
Un serveur s'approcha de notre table alors que Rosalie lâchait un méprisant « On te surnomme l'ours mal léché de temps à autre non ? » à Emmett.
« Monsieur, madame, il faudrait peut-être songer à baisser le ton ou régler vos affaires à l'extérieur, s'il vous plait, vous perturbez les autres clients. »
Emmett et Rosalie se fusillèrent du regard, et attendirent que ledit serveur soit reparti, peu rassuré.
« Je commence à en avoir marre d'essayer d'être sympa avec toi et de ne me prendre que ton indifférence dans la tronche.
_ J'ignorais qu'on était censé apprécier tout le monde.
_ Quand on s'incruste dans un groupe, la moindre des choses c'est de prendre en compte chacun des membres !
_ Je ne discute jamais avec Edward, je ne pense pas qu'il m'en tienne rigueur ! »
Emmett serra violemment la mâchoire, et j'essayai de capter son regard pour le calmer. Je me doutais bien qu'il était vraiment attiré par Rosalie, et que l'attitude glaciale de cette dernière lui faisait du mal, mais ce n'était très certainement pas en explosant de rage contre elle qu'il allait la mettre dans son lit.
Si ?
Je lâchai un soupir discret, observant nos deux compagnons se calmer vaguement en se lançant des regards meurtriers ; la soirée risquait d'être longue...
ROSALIE POV
Quelques semaines plus tard...
Le temps avait passé et avait apporté avec lui le printemps, mais aussi la dernière ligne droite avant les derniers examens de l'année, ceci aussi bien en Médecine qu'en Droit. Jasper et Alice, en revanche, étaient déjà dans les partiels et voyaient presque leurs vacances se profiler.
Je reboutonnai mon chemisier et passai plusieurs fois ma main dans mes cheveux en jetant un regard à mon reflet. Ce reflet dont la beauté m'était familière, cette beauté qui m'avait rendu si fière quand j'étais plus jeune et que j'exécrais à présent.
« Tu peux te barrer maintenant. » lançai-je, impatiente.
Emmett avait déjà remis ses habits ; il savait très bien à quoi s'attendre de toutes manières.
Mais contrairement à son habitude, je le vis sortir un petit carnet de la poche de son jean, détacher un petit stylo, et tracer quelque chose dans le carnet. Je fronçai les sourcils.
« Qu'est-ce que tu fais ? » Ne pus-je m'empêcher de demander.
Emmett releva les yeux vers moi, yeux bruns remplis d'une froideur qui s'installait toujours en lui dès que nous finissions notre affaire.
« J'ai décidé de noter une croix pour chaque fois qu'on baise. Ça me rappelle le « Juste une fois, c'est tout » que tu m'as lancé après notre première. »
Je serrai les mâchoires et marchai vers lui pour essayer de lui arracher son carnet, mais il fut plus rapide et le rangea dans sa poche. Sa poche était un terrain dans lequel je ne voulais pas m'aventurer maintenant ; je savais comment ça finirait, et j'avais rendez-vous avec Alice et Bella pour une soirée entre filles dans une petite demi-heure.
« Tant que le contenu de ce carnet ne devient pas publique, le menaçai-je.
_ Ça ne risque pas. Ma réputation en prendrait un coup si on savait que je tringle Miss frigide. »
Sa voix claqua alors qu'il se levait et se dirigeait vers la porte de mon appartement, et je ne réagis pas. Il fut soudain sorti de chez moi, et j'attrapai en vitesse mes affaires.
Je savais qu'Emmett ne pensait pas sa dernière phrase. Il savait que je le savais. Et c'était le hic entre nous.
Plusieurs mois de stage aux Urgences, autant dire que tous ses collègues pompiers m'avaient un jour aperçue et draguée, du moins, pour ceux qui étaient célibataires. Même certains en couple, je l'aurais parié, d'ailleurs. Plusieurs mois, et j'avais toujours refusé leurs invitations. Tout comme celles de mes collègues de l'hôpital d'ailleurs, et il est bien connu que dans un hôpital les rumeurs vont bon train, et que les pompiers, entre deux civières à nous apporter, en profitent.
La rumeur actuelle, après celle qui avait circulé m'accusant d'être atteinte d'herpès, était que j'étais frigide. Elle était la rumeur dominante, pour la simple raison que tout le monde savait à la fac de Médecine que je n'avais pas couché avec Edward Cullen, qui lui, avait couché avec un grand nombre de filles potables... Avant de rencontrer Bella. Bref, comment avais-je pu résister à ses charmes si je n'étais pas frigide ?
Je soupirai en roulant des yeux, énervée.
Ainsi on me disait frigide. Cela ne me posait pas de problèmes. Puis Emmett avait débarqué. Lui, ses putains de muscles, son putain de sourire de prédateur, et sa putain d'obstination à vouloir se faire remarquer de moi. Rien ne l'avait arrêté. Pas même ma froideur, ni les rumeurs sur ma frigidité, rien.
C'était le hic entre nous. Il me voulait, et moi je ne voulais rien de lui.
Ok. Je voulais tout de lui, mais je ne m'en sentais pas capable. Je savais très bien comment ça allait se passer. Si j'acceptais de céder et de sortir avec lui, les choses iraient un certain temps, puis ça évoluerait immanquablement en négatif, et on se quitterait avec pertes et fracas.
D'ordinaire, j'aurais composé avec, et tant pis. Aucune de mes ruptures précédentes ne m'avait fait de mal de toutes manières, pourquoi rompre avec Emmett serait douloureux ?
Mais quelque chose m'empêchait de laisser notre relation évoluer. Un sentiment. Quelque chose. Je ne savais pas quoi.
Je descendis dans la rue et marchai en direction de l'appartement d'Alice en pressant le pas. Je le sentis derrière moi, tel un harceleur filant sa proie. Je savais qu'il serait là, me suivrait jusqu'à s'assurer que je sois bien arrivée. Ce côté protecteur me mettait en rage tout autant que je l'aimais. Tout comme Edward n'aimait pas que Bella soit seule dans les rues de New York, Emmett n'aimait pas que je le sois. C'était d'ailleurs ce qui avait conduit à notre première fois...
Flash-back
« Tu n'es pas obligé de me raccompagner ! » M'agaçai-je.
Mon compagnon garda son air sombre et ses mains dans ses poches alors que nous nous dirigions vers mon appartement.
« Ferme-la, ok ? T'as qu'à faire comme si on ne se connaissait pas.
_ Je peux parfaitement rentrer seule.
_ Mais c'est hors de question. Alors presse le pas, plus vite tu seras arrivée, plus vite on se séparera. À moins que tu ne veuilles qu'on passe plus de temps ensemble ? »
Emmett avait terminé avec un mouvement de son sourcil à mon égard qui m'avait agacée, et j'avais accéléré, juste pour ne pas lui faire le plaisir de lui donner raison.
Toute la soirée nous nous étions envoyé des piques, à n'en plus finir ; à bien y réfléchir, c'était bien la première fois que nous parlions autant. Pourtant, quand était venu le temps de rentrer et qu'Emmett avait appris que j'étais à pied et seule, à deux heures du matin, il n'avait jamais démordu de son idée de me raccompagner.
Je serrai les dents.
J'avais envie de lui. Putain, cette électricité entre nous... Je savais qu'il la ressentait aussi, je savais que cela faisait longtemps qu'il me désirait. Et sans doute savait-il que je le désirais aussi. Peut-être seulement depuis ce soir, quand j'avais instinctivement assassiné du regard la serveuse qui lui avait envoyé une œillade suggestive. Mais il devait le savoir.
Nous savions tous deux qu'il y avait cette tension sexuelle entre nous. Et il ne comprenait pas pourquoi je ne me laissais pas aller. Pourquoi je ne le laissais pas le séduire.
Je ne voulais pas être séduite.
Mais je n'en pouvais plus de l'électricité. Elle crépitait presque entre nous, douloureuse. Aussi, quand j'arrivai devant mon immeuble, je ne me stoppai pas.
« Monte. Lui lançai-je.
_ Tu m'invites à prendre un dernier verre ? Railla-t-il en me suivant.
_ Non. »
Je l'avais fait rentrer chez moi. Il m'avait plaquée contre la porte.
« Je serai doux une prochaine fois, m'avait-il dit.
_ Il n'y en aura pas. Juste une fois, c'est tout. »
Cela faisait quatorze fois que nous ne devions coucher ensemble qu'une seule fois.
Fin du flash-back
J'étais déjà devant la porte d'Alice quand je sortis de ma rêverie, et je chassai le plus rapidement possible toutes mes pensées dans un coin de mon esprit. Personne ne savait que je couchais avec Emmett, et c'était très bien ainsi. Quand on y mettrait fin, ainsi, il n'y aurait pas de gêne dans notre groupe. Sauf entre nous deux ; mais ça, ça ne changerait très certainement pas de la haine apparente qui nous faisait nous dresser l'un contre l'autre à chaque fois que nous étions dans la même pièce, entourés de nos amis.
Alice m'ouvrit et me fit rentrer, un air d'excuse sur le visage.
« Bella va arriver, elle... Enfin, elle est déjà là, mais aux toilettes. »
Je rentrai, immédiatement alarmée.
« Elle a encore ces nausées ?
_ Ouais... Elle veut toujours pas consulter, s'agaça Alice.
_ Elle... »
Bella apparut dans mon champ de vision, et je la détaillai rapidement, critique.
Elle avait dû se rafraîchir rapidement, mais on voyait qu'elle était encore un peu pâle.
« Hey, Rosalie. Ça va ? » Me salua-t-elle.
Comme à chaque fois que ton frère vient de me donner un orgasme et que je me suis séparée de lui. Pas vraiment, quoi.
« Et toi ? Tu as encore ces...
_ C'est rien... Le stress sûrement.
_ Bella... M'agaçai-je.
_ Les exams sont très bientôt et je ne me sens pas vraiment prête... Il y a de quoi être anxieuse tu ne crois pas !
_ Ça fait quand même plusieurs jours que tu rends tes repas ! » Intervint Alice.
Bella la fusilla du regard, et se dirigea vers le salon.
« Si vous voulez rester dans l'entrée à discuter de choses dégueulasses, à votre guise, mais moi je vais m'installer dans le canapé et lancer un film comme on avait dit qu'on le ferait ce soir ! »
Je soupirai en échangeant un regard avec Alice, et nous allâmes à notre tour sur le canapé.
« Tu sais, ça me rappelle un cas que j'ai vu aux Urgences. » Lançai-je soudain, alors qu'Alice prenait une poignée de pop-corn.
Elle reposa immédiatement le saladier, bougonne.
« Tu pouvais pas attendre que j'aie mangé ce que j'avais dans la main ? »
Je ricanai.
« Ça n'a rien de crade ! C'est une femme qui est venu consulter pour des douleurs abdominales apparemment sans raison. Et en fait, il s'est avéré qu'elle était enceinte de huit mois sans le savoir !
_ Passionnant. » fit Bella. « Je suis censée me sentir concernée sans doute ?
_ Je dis juste ça comme ça, fis-je en haussant les épaules.
_ Mais comment une femme peut-elle ne pas se rendre compte qu'elle est enceinte pendant aussi longtemps ? S'étonna Alice en se penchant vers moi, avalant son pop-corn.
_ Déni...
_ Oui mais elle se rendait bien compte qu'elle n'avait plus ses règles !
_ C'est là le problème. Dans certains cas, les femmes peuvent continuer d'avoir leurs règles pendant leur grossesse. Du moins le début. »
Les yeux se tournèrent vers Bella, et elle releva la tête vers nous, nous regardant à tour de rôle, l'air mauvais.
« Qu'est-ce que vous insinuez ?
_ Tu as toujours tes règles, Bella ? Lança Alice.
_ Oui ! Et je prends la pilule, merde !
_ Tu sais, il peut y avoir des échecs avec...
_ Merde, vous me faîtes chier ! Vous savez quoi ? Demain, je vais acheter un test de grossesse. »
Je souris, victorieuse. Cela fit râler Bella.
« Et maintenant, on peut le regarder, ce film ? »
BELLA POV
Je priai mentalement pour qu'Edward ne soit pas encore rentré à son appartement alors que je refermais la porte derrière moi ; je lui avais promis que je serais chez lui à six heures tapantes, et si j'étais repassée chez moi juste après mon passage à la pharmacie, j'aurais été en retard.
Je ne tenais pas à ce qu'il se rende compte de ce que j'avais acheté, mais visiblement, Dieu ou qui que ce soit là-haut, s'il y avait quelqu'un là-haut, ne m'avait pas entendue.
« Bella ? C'est toi ? »
Je lui souris d'un air un peu faux en essayant de dissimuler le sachet derrière moi, mais Edward, apparaissant dans l'entrée, fronça les sourcils.
« Qu'est-ce qu'il y a ?
_ Rien ! Rien, lui assurai-je.
_ Bella... Tu ne sais pas mentir. » Fit-il d'une voix menaçante en s'approchant de moi.
Je rougis et baissai la tête, mais il était déjà face à moi et m'avait relevé le menton du bout de l'index tout en récupérant le sachet dans mon dos.
Il jeta un coup d'œil au sac de la pharmacie, et je blêmis.
« Tu es malade ? S'inquiéta-t-il.
_ N... Non ! »
Il ouvrit le sachet, et je voulus le récupérer, mais c'était trop tard.
À son tour, Edward pâlit et fit un pas en arrière.
Le silence tomba entre nous.
Je restai planté là un temps indéterminable, ne sachant que dire ou que faire ; et finalement, ce fut Edward qui prit la parole.
« Je croyais que tu prenais la pilule ? »
Je me glaçai, et fit un pas en arrière, comme giflée par son ton accusateur.
« Je la prends ! Comment peux-tu douter de... Tu as très bien vu le pilulier dans la salle de bains !
_ Oui, mais... Alors tu peux m'expliquer ça ? Ou alors il n'est pas pour toi, ce test, c'est ça ? »
Je baissai la tête et me mordillai la lèvre.
« C'est juste que... Ça fait plusieurs jours que j'ai des nausées, et les filles ne m'ont pas lâchées jusqu'à ce que je leur promette de faire un test. »
Edward ne dit rien pendant un long moment, et je sentis son regard peser sur moi. Je redressai la tête au bout d'un certain temps, et croisai son regard indéchiffrable.
« Rosalie m'a dit qu'il pouvait y avoir des accidents avec la pilule. Mais c'est rare, non ?
_ Oui. » Répondit-il simplement, un peu perdu dans ses pensées.
Un nouveau silence tomba, que je rompis au bout de quelques minutes.
« Et si le test était positif ? »
Edward ancra à nouveau son regard au mien, indéchiffrable alors qu'il essayait de me sonder.
« On fait tous les deux des études, Bella. » Commença-t-il d'un ton hésitant.
Je blêmis encore plus, et je vis sa mâchoire trembler.
« Tu ne voudrais pas avorter, n'est-ce pas ? Fit-il.
_ Je ne t'obligerais pas à assumer la paternité. Répliquai-je d'une voix blanche.
_ Parce que tu crois que je te laisserais en plan ? » S'énerva-t-il soudainement.
Je tressaillis et gardai le silence.
Un sentiment douloureux s'emparait de moi.
Et si le test était positif, hein ? Et si j'étais vraiment enceinte ?
Serais-je prête à accepter qu'Edward reste avec moi, à contrecœur puisque nous étions tous deux étudiants, ceci juste par... Quoi, responsabilité ?
Il serait hors de question d'avorter. Et tuer ce bébé... Merde, je pensais déjà au bébé.
Un enfant. Un enfant d'Edward, Edward et moi... Edward dont j'étais si amoureuse. Il me disait souvent qu'il m'aimait, lui aussi, mais est-ce qu'un bébé pourrait tout changer ?
Je ne pourrais en tous cas jamais tuer le fruit de l'amour que je portais à Edward.
Mais serais-je prête à le rayer de ma vie, et de celle de notre enfant, juste pour qu'il puisse vivre la sienne comme il l'entendait ? Avoir la carrière qu'il méritait ?
« Va faire ce test. » Fit soudain Edward d'une voix radoucie.
Je relevai mon regard vers lui. Il se rapprocha de moi et déposa un bref baiser sur mes lèvres.
« Je t'aime. N'en doute jamais. » Me souffla-t-il.
Je hochai la tête, et me dirigeai vers la salle de bains où je m'enfermai. Je n'avais pas vraiment envie qu'Edward voie en même temps que moi le résultat du test. Je ne savais pas vraiment comment je réagirais s'il était positif.
Un bébé...
Un bébé qui pourrait être une véritable épreuve pour notre couple. Qui pourrait même signer sa fin.
Mon cœur cogna lourdement alors que je suivais les instructions de la notice. Et quand, quelques minutes plus tard, j'osai enfin regarder le résultat, il fut emprisonné dans un tel étau que je manquai de m'évanouir.
Et voilà !
Plusieurs choses dans ce chapitre n'est-ce pas ? Tout d'abord, Bella qui avoue enfin son amour à Edward, puis le POV de Rosalie et la révélation de ses parties de jambes en l'air avec Emmett, et enfin... Le test !
Alors, qu'avez-vous pensé de tout ça ? Vous avez le droit de me dire que vous n'avez pas aimé, hein ;). Le POV de Rosalie vous paraît peut-être étrange voire décevant, dans sa manière de penser... Je ne sais pas si j'arriverai un jour à décrire plus parfaitement ses ressentis mais bon. On verra. Après tout, cette fic est une BellaxEdward principalement, et j'ai hésité à placer ce POV surprise, mais j'en avais besoin pour que vous appreniez que finalement, Emmett et Rose font crac-crac dans le dos des autres.
Je n'ai pas fait de lemon Rosalie/Emmett. En auriez-vous voulu un, pour mieux comprendre la relation physique qui les lie ? Je n'ai pas eu l'inspiration, mais si jamais une majorité d'entre vous en voulait un, je pourrais envisager d'en écrire un.
Et enfin... Cette histoire de test. Alors ? Que pensez-vous de son résultat et de ce qu'il va amener dans la vie des tourtereaux ?
A bientôt !
