Chapitre 26 : Le duelécrit le 24/02/2006
Harry et Vincent se regardaient, un sourire arrogant scotché sur leurs lèvres, quand soudain, Vincent fit un clin d'œil à Harry, ce qui ne fit qu'accentuer son sourire. Vincent profita de cette diversion pour attaquer.
Il dirigea négligemment sa baguette vers les pieds de Harry. Aussitôt, les lacets de celui-ci se nouèrent pour former un nœud ridicule avec deux grandes boucles qui arracha un nouveau sourire au combattant qui ne pouvait plus marcher.
Harry répliqua en dirigeant successivement sa baguette sur ses pieds puis vers Vincent. Une lame tomba sur ses lacets, les tranchant net, puis l'endroit où se trouvait Vincent se trouvait devint soudain très froid. Vincent baissa les yeux et vit une large plaque de verglas juste devant lui. Il l'enleva d'un coup de baguette en envoyant de l'air chaud, puis il s'adressa à Harry.
-Et tu croyais vraiment que j'allais marcher dessus ? demanda-t-il en haussant un sourcil.
Dans leur coin, Draco et Rémus pouvaient entendre la discussion des deux élèves qui étaient juste devant eux, et ils étaient complètement d'accord avec leurs paroles.
-Pfff, c'est nul, tout le monde sait faire ça ! commença le premier.
-Ouais, je me demande pourquoi McGonagall les a engagés ! poursuivit le deuxième.
-Ben… réfléchit le premier. Geitley enseignait plutôt bien, mais là, c'est vraiment devenu ridicule !
Ils furent interrompus par une jolie théière blanche avec une bande noire que le professeur Geitley venait de faire exploser avant de commenter ce qu'il venait de se passer.
-Haha ! L'attaque de la théière masquée !
Puis il lança un sort avec une rapidité qui surprit la plupart des élèves. L'effet fut immédiat, Vincent se retrouva la tête en bas, pendu par la cheville.
Visiblement, Harry avait décidé de passer à la vitesse supérieure.
Bien qu'il fût pendu la tête en bas, Vincent ne se laissa pas faire, il pointa sa baguette vers Harry et un éclair rouge pâle se précipita vers la personne visée qui fit précipitamment quelques pas sur le côté, relâchant ainsi sa concentration.
Vincent s'écroula donc sur le sol mais se releva rapidement.
Pendant ce temps-là, les élèves qui n'étaient pas en septième année, et donc qui n'avaient pas cours, se promenaient un peu partout dans les couloirs et dans le parc. Parmi tous ces élèves, un groupe de trois personnes, des premières années, plus précisément, passait dans le couloir où se situait la salle du cours de duel.
En passant devant la porte de cette fameuse salle, un des trois élèves s'arrêta.
Cette femme, là, qui était dans l'encadrement de la porte, il la connaissait, il la connaissait même très bien !…
…Cette femme était sa mère !
Il savait qu'elle devait venir, lui même devait se rendre dans le bureau de McGonagall avec la lettre de son père, mais il avait espéré que sa mère viendrait d'abord le voir lui, et pas… D'ailleurs, qui est-ce qu'elle regardait ?
Thomas, car c'était lui, se déplaça de manière à pouvoir voir à l'intérieur de la salle sans que sa mère ne le remarque.
Il ne vit qu'une seule personne, debout sur une estrade : Fabien Geitley ! Encore lui ! Thomas ragea intérieurement et se retint à grande peine de ne pas aller le trouver directement, bien que c'était assez tentant…
Il se retourna et partit à toute vitesse, ses deux compagnons sur ses talons. Il devait absolument savoir quelque chose, et pour ça, il n'y avait qu'une seule solution…
A l'intérieur de la salle, le duel avait continué. Les deux combattants enchaînaient maintenant avec des sorts basiques et d'autres à peine plus compliqués, créant un duel qui était du niveau des cinquièmes/sixièmes.
Ils se battaient avec une telle désinvolture, que ce qu'ils faisaient semblait être la portée du premier venu ! Malgré tout, aucun des deux ne parvint à toucher l'autre avec un de ses sorts.
Les sorts de désarmement et d'entrave étaient ceux qu'ils se lançaient le plus régulièrement.
Le niveau des sorts montait de plus en plus, les élèves commençaient même à regarder un peu mieux les mouvements de leurs professeurs qui devenaient d'ailleurs très rapides.
Soudain, le professeur Geitley eut un regard absent, il semblait ne plus se soucier de quoi que ce soit, ses doigts commencèrent à relâcher leur prise sur sa baguette !
Mais ces effets disparurent aussi vite qu'ils étaient arrivés : Fabien resserra sa poigne, et la baguette ne put plus bouger. Harry fit alors un grand sourire à Vincent.
Les élèves restèrent étonnés pendant quelques instants avant de comprendre ce qu'il s'était passé : le professeur Sparow avait utilisé le sortilège de l'imperium, un des trois sortilèges impardonnables ! Pourtant c'était interdit !
Mais ce qu'il y avait de plus fort, c'était que le professeur Geitley avait pu l'annuler aussi rapidement ! Il devait avoir une sacrée volonté !
Dans le rang des élèves, les murmures allaient bon train.
Pendant ce temps-là, le duel ne s'était pas arrêté, en effet, les deux duellistes commençaient à utiliser des sorts inconnus des élèves, et dont ils auraient eu peur d'en connaître les effets.
Rémus et Draco, eux, connaissaient certains de ces sorts, pas tous, mais les rares qu'ils arrivaient à reconnaître les impressionnaient déjà, ils n'étaient même pas sûrs d'arriver à les faire ! Où est-ce qu'ils avaient bien pu apprendre tous ça ? Mais surtout, certains de ces sorts étaient extrêmement dangereux, ils n'osaient pas imaginer ce qu'il se passerait si l'un des deux n'arrivait pas à se protéger et se prenait un de ces éclairs en pleine face…
Effectivement, des éclairs de lumière vive se précipitaient des deux côtés à une vitesse hallucinante, parfois en même temps ! Ils se percutaient alors et faisaient énormément de bruit et de vent, bien que ce dernier soit arrêté par la vitre de protection. D'autres fois, l'adversaire renvoyait son sort avec une telle rapidité ou une telle force, que l'autre n'avait plus le temps de contrer et était alors obligé de se jeter sur le côté.
Quand un sort touchait un mur toute la salle tremblait en produisant un grondement sourd qui résonnait dans la classe, donnant ainsi l'impression de se retrouver en plein cœur d'un orage extrêmement violent.
Vincent eut alors une idée, discrètement, de manière à ce que Harry ne le remarque pas, il pénétra son esprit, ses pensées en utilisant ses dons de légilimancie. Il fallait dire aussi que son adversaire n'avait jamais été doué en occlumancie !
Il apprit ainsi ce qu'il comptait envoyer comme sort et put le contrer bien à temps !
Il mit ses défenses un quart de secondes avant qu'Harry ne lance son sort.
Harry le vit, mais malheureusement pour lui, il n'avait plus le temps de réfléchir au sort qu'il enverrait à la place, il l'envoya donc avec le plus de puissance dont il était capable, en espérant percer les barrières de Vincent.
Celui-ci vit d'ailleurs un éclair noir arriver à une vitesse fulgurante, mais il n'eut pas le temps de s'en alarmer, car le sort touchait déjà son bouclier.
A cause de la vitesse du sort, mais surtout de sa puissance, le choc, malgré le bouclier, envoya Vincent valser quelques mètres plus loin. Il se releva, sonné, mais entier.
Le sort du professeur Geitley, quand à lui ricocha contre la protection de Vincent en créant une note sourde, puis se dirigea vers le plafond tel une étoile filante.
Au moment où l'éclair toucha le haut de la pièce, il y eut une explosion, des débris venant de nulle part volèrent partout. Vincent et Harry se protégèrent rapidement, les élèves, eux, bénéficiaient de la protection, puis, la pièce fut plongée dans le noir complet.
La plupart des élèves poussèrent un cri de frayeur, ceux qui ne criaient pas avaient trop peur pour le faire. Même Sarah, Draco et Rémus ne purent s'empêcher de s'inquiéter, bien que les deux derniers comparaient ces effets à ceux causés par les détraqueurs sans les souvenirs qui remontent à la surface. Peut-être parce qu'eux avaient été protégés par la vitre?
Vincent et Harry n'étaient pas joyeux non plus, mais vu qu'ils n'avaient pas été touchés par le sortilège, leurs souvenirs ne remontaient pas non plus à la surface. Tous les deux pensaient encore au duel et se déplaçaient en silence afin que l'autre ne le voie pas dès le retour de la lumière.
Draco et Rémus profitèrent de cette accalmie pour échanger quelques remarques.
-Bon sang, je n'aimerais pas être contre un de ses deux là dans un duel ! fit remarquer Draco
-C'est clair,… répondit Rémus en se disant qu'ils devraient quand même les affronter tôt au tard.
-Tu te rends compte des sorts qu'ils se lancent ? Et ils sont amis ! dit Draco excédé.
-Oui, ils ne se font pas de cadeaux, ça, c'est clair ! répondit Rémus tout aussi abasourdi.
Pendant ce temps là, Vincent dirigea silencieusement sa baguette vers le plafond. Quand ce deuxième sort percuta le plafond, une lumière vive et blanche se répandit dans la pièce en un clin d'œil. La sensation du sort précédent se dissipa immédiatement.
Toutes les personnes présentes levèrent un bras devant leurs yeux pour les protéger de cette lumière violente. Tous, sauf Vincent qui arborait à présent un sourire triomphant et un paire de lunettes noires.
Harry fut le premier à réussir à affronter la clarté du lieu, il fut surpris de voir Vincent avec des lunettes de soleil en train de marmonner des paroles inaudibles.
Quand les autres ouvrirent les yeux, un immense fouet sortait de la baguette de Vincent et juste après, ses magnifiques lunettes disparurent.
Harry rassembla toutes ses forces le plus rapidement possible pour rapidement faire apparaître une grille en fer dans la trajectoire du fouet car l'idée de le recevoir de face ne lui plaisait pas plus que ça !
Le fouet s'abattit avec violence sur la grille et rebondit sans perdre sa vitesse et en créant d'immenses étincelles avant de s'écraser contre la vitre de protection qui ne supporta pas le choc.
Tout se passa alors très vite…
La vitre vola en éclat. Heureusement pour les élèves, tous les morceaux de ce qui semblait être du verre disparurent dans les airs.
En même temps, les étincelles s'unirent et prirent forme jusqu'à devenir une seule et unique immense langue de feu qui avala Harry sans qu'il ait eut le temps de faire quoi que ce soit.
Dans la salle, la température montait rapidement à cause de la présence des flammes, certains élèves commençaient même à suffoquer.
Sarah serra les poings sans vraiment s'en rendre compte. Mais qu'est-ce que Fabien Geitley attendait ? Il devait s'en sortir, gagner ce duel ! Mais tout ce qu'elle pouvait voir, c'était une vague silhouette à peine visible à travers les flammes.
