Hum... bonjour? Si certains d'entre vous, après cinq ans, attendaient encore la suite, alors la voici. Je m'excuses de ne pas l'avoir postée plus tôt. En fait, je me suis rendue compte à quel point cette fin était pleine de fautes et manquait de style. Je voulais la recommencer du début avant de poster la suite, mais je n'ai pas eu le temps, ni l'énergie. Je crois que c'est super important de terminer une histoire, donc voici le chapitre 26, tel qu'il était il y 5 ans. Je suis désolée pour ça aussi, mais j'ai fini par me résigner. Je ne retoucherai sûrement jamais à l'entièreté de cette fic.

Si certains m'avaient écrits des reviews auquelles je n'avais pas répondu à l'époque, je m'en excuses. Donc... bonne lecture :)


Sirius :

Dès que je vis sa forme se découper dans l'encadrement de la porte, mon cœur s'emballât, tandis que je me levais d'un bond pour aller à sa rencontre, arriver à lui le plus vite possible. Quand je fus près de lui, il se pencha à mon oreille.

Sirius-Tu veux qu'on s'affiche ou qu'on fasse profil bas, parce que moi, ça ne me dérange pas.

J'étais bien conscient de ce que j'éprouvais à cet instant : de la peur. Pour plusieurs raisons, mais je savais bien, au fond de moi, qu'aucunes n'étaient valables. Je pris sur moi, déglutis un peu mal, inspirai à fond, et glissai ma main dans celle de Moony, tout cela, sous son œil attentif.

Sirius-Qu'est-ce qu'on fait maintenant?

Remus-J't'apporte aux cuisines, et pas question que tu refuses! Tu n'as pratiquement pas mangé la semaine dernière!

Sirius-Hey! C'est pas…

Remus-N'essayes pas d'me mentir! Allez suis-moi!

Il faisait preuve d'autorité, et même si cela m'agaçait un peu, parce que j'avais l'impression d'être materné, je dois dire qu'une grande partie de moi trouvait cela excitant. Je le suivis donc docilement à travers les couloirs, jusqu'aux cuisines, où il me fit manger de force.

Sirius-J'ai pu faim, Mus, on peut y aller maintenant!

Remus-T'es sûr? T'as pas mangé beaucoup il me semble…

Sirius-Mais oui!

Remus-Bon… qu'est-ce que tu veux faire alors?

Hum… Pas la bonne question. Ce que je voulais vraiment faire? Lui, moi, un coin isolé. Rattraper tout le temps qu'on avait perdu, à faire les idiots. En somme, baiser. Non, c'est vrai, le mot ne convenait pas. Pas avec lui. Pas avec Remus. Faire l'amour. Parce que c'était ça, avec lui, il ne serait jamais question de baise, de one-night. Pas pour moi en tout cas, et j'espérai que c'était réciproque. Pourtant, je ne me sentais pas à l'aise de lui répondre ce que je désirais vraiment.

Sirius-On peut aller se promener dans le parc…

Remus-D'accord.

Nous étions côte à côte, mais sans plus. Remus semblait décontracté, ce qui était tout le contraire de moi. Comment faisait-il? À moins qu'il ne dissimule que trop bien ses émotions. S'il pouvait seulement, je ne sais pas moi, me prendre la main. Je n'osais pas faire le premier pas, mais j'en avais envie. Je me faisais l'impression d'une lycéenne à sa première amourette! Frustré de cette constatation, je pris les devants, joignant mes doigts à ceux de Moony. Cela n'était tout de fois pas assez pour me satisfaire. Par chance, il sembla le comprendre, et se rapprocha de moi, de sorte que nos jambes se frôlent à chaque mouvement. Il n'y avait pas beaucoup de gens dehors. La journée était un peu chaude pour l'hiver, mais les devoirs ne manquaient pas, et la plupart des gens préféraient rester au chaud, bien collé, plutôt que de sortir. Nous aurions du faire pareil! À penser météo, je remarquai bien vite que le silence s'était installé. De tout cœur, je souhaitai que Moony prenne la parole, et miracle! Il avait du lire dans mes pensées!

Remus-Sirius…

Sirius-Hum…

Remus-J'pensais à ça…

Sirius-Quoi?

Remus-T'as baisé avec quantités de filles…

Sirius-On peut dire ça comme ça.

Remus-Mais... avec des gars…

Sirius-Jamais.

Remus-C'est peut-être pas c'que j'devrais dire, mais c'est super!

Il semblait heureux. Va savoir pourquoi! Je n'essayai même pas, les raisonnements de Mumus était bien souvent trop complexes, et je finissais toujours par en avoir la traduction un jour ou l'autre, donc!

Sirius-Mais, et toi?

Remus-J'ai jamais baisé avec une fille.

Sirius-Quoi?!

Remus-J'ai pas eu besoin d'essayer pour comprendre que je n'étais pas attiré, c'était clair dans mon esprit.

Sirius-Mais Mélissa, j'crois que c'est son nom, elle n'avait pas dit qu'elle avait été ta première fois?

Remus-Ouais… Mais elle a menti.

Sirius-Oh… Tu ne voulais vraiment pas que je le sache alors…

Remus-Désolé, Siri…

Sirius-Tu viens de m'appeler Siri, tu sais?

Remus-Et ça te dérange?

Sirius-Au contraire! J'devrais t'interdire de m'appeler autrement!

Remus-Tu prends des risques!

Sirius-Peut-être… Mais alors, c'est qui ta première fois?

Remus-Tu te souviens de Samuel?

Sirius-Vaguement…

Remus-Ben c'est avec lui.

Sirius-Ah... Okay.

Remus-En passant, j'vois ça comme si c'était une première pour toi… Donc j'veux que ça soit bien fait, Siri. J'veux pouvoir faire ça romantique, si tu me le permets, bien sûr!

Quand je disais que je finissais toujours par avoir une traduction! Il était chou quand même! Assez chou pour m'en faire rougir, si je n'avais pas déjà eu les joues rougies par le froid.

Sirius-D'accord, mais j'ai pas envie d'attendre…

Remus-Ça te fait pas peur?

Sirius-Pas avant que tu me poses cette question là! Ça devrait?

Remus-Ben… c'est pas nécessairement agréable…. Pas que ce ne le soit pas non plus!

Je relevai les sourcils surpris. Il commençait à me faire réellement peur!

Sirius-Bah… J'te fais confiance.

Petit sourire charmeur et clin d'œil, mixé à une phrase comme celle-là, la recette parfaite! J'étais sûr que si je lui donnais la moindre raison pour prendre notre temps, je serais foutu. Il ferait tout pour retarder, je le connaissais trop bien.

Après cela, nous rentrèrent au château. Notre journée passa à la vitesse de l'éclair. Arrivé le soir, j'espérais qu'il viendrait se coucher avec moi, mais je remarquai à regret qu'il se dirigeait vers son lit, et je n'osai pas aller le rejoindre. Je me couchai donc, un peu déçu. La présence de Remus contre moi, comme au matin, me manquait déjà horriblement. Il me faisait un effet fou!

Remus :

Je me réveillai en sursaut, tout en sueur. Un cauchemar. J'essayai vainement de me rappeler ce qui m'avait mis dans cet état, sans résultat. Vaincu, je posai mes yeux sur l'heure. Deux heures du matin. Et merde! Je me levai et allai me passer de l'eau froide dans le visage, encore traumatisé d'une chose que j'ignorais. Alors que je retournais à mon lit, mes pieds me conduirent devant un autre. Celui de Sirius. J'avais eu de la difficulté à m'endormir sans lui, et maintenant que je venais de cauchemarder, je n'avais pas envie de retourner dans le mien, seul. Je me penchai vers lui et le secouai un peu, je me sentais mal de le réveiller, mais je ne voulais pas m'incruster comme un voleur. Si jamais il ne voulait pas m'avoir? Il papillonna des yeux quelques instants, avant de les poser sur moi. Ce qu'il était beau, pas encore éveillé!

Remus-J'peux venir?

Il se décala prestement, peut-être à cause de la vue que j'offrais, un Remus encore tremblotant, ou peut-être parce qu'il en avait autant le goût que moi. J'espérais que ce soit pour la deuxième hypothèse, mais mon bon sens me disait que le plus probable était sûrement un mélange des deux. Je secouai la tête et me couchai à ses cotés. Le lit était tellement petit que nous n'eûmes pas le choix de nous serrer, pas que cela m'ait dérangé outre-mesure! Blotti dans les bras puissants de Sirius, le sommeil me gagna rapidement, comme si il n'y avait qu'avec lui que je pouvais dormir sur mes deux oreilles!

Le lendemain, par contre, je réalisai à quel point nous étions à l'étroit, car je me sentais tout courbaturé. Je ne voulais plus dormir sans lui, mais c'était loin d'être agréable, manque d'espace. Il dut se dire la même chose de son côté, vu la face qu'il faisait. Pourtant, aucun de nous deux semblaient pressés de le quitter. Nous nous étions relevés, dos contre le mur, moi entre ses bras. C'était étrange tout de même, car je n'avais jamais vraiment été dans les bras d'un autre, c'était moi qui les tenaient dans mes bras. Mais je n'aurais échangé ma place pour rien au monde. La chaleur de son corps, la puissance qui s'en dégageait, c'était à m'en faire tourner la tête!

Sirius-T'as rêvé à quoi, Mus?

Remus-J'en sais rien… Quand je me suis réveillé, j'avais tout oublié.

Sirius-Oh… Étrange…

Remus-Ouais…

Sirius-…

Remus-On a cours, on devrait aller s'préparer!

La journée de cours passa lentement, trop lentement. Dès le matin, j'avais senti le regard des élèves se poser sur nous, sur nos mains liées. Les commentaires, chuchotés, avaient parcourus l'école à la vitesse de la lumière. Mais rien de trop mauvais, de mal intentionné. Oh, bien sûr, les Serpentards s'étaient sentis le besoin de réparer cet oubli en nous voyant, mais James leur avait donné une bonne correction. Et puis, ce n'était pas comme si l'avis de ces derniers nous affectaient réellement. L'altercation avait eu lieu après les cours, et, rigolant des idiots que nous laissions derrière nous, Lily, James, Sirius et moi nous étions rendus dans le dortoir des deux premiers.

La porte refermée, j'allai m'installer sur le divan, au côté de Sirius et passai un bras autour de ses épaules. Il se colla plus près de moi, quelques mèches de ses cheveux d'ébènes venant caresser mon visage. Notre couple d'amis avait pris place sur l'autre petit divan, Lily assise sur James malgré l'espace qu'il restait. Les mains de son homme étaient posées sur sa taille, la collant contre lui, d'une façon possessive propre à notre ami. Le silence avait fait place sans que nous ne nous en rendions vraiment compte. Ce n'est que quand lily prit la parole que nous le remarquâmes.

James-Alors votre nuit?

-….

James-Pourquoi vous faites cette face là, les gars?

Lily-J'crois que j'en ai une petite idée mon amour…

James-Quoi donc?

Lily-Ils n'ont pas un lit aussi merveilleux que le nôtre!

James-Hum… leur visage te donne raison, Lily!

Taquine, la jolie rousse se pencha vers l'oreille de son amoureux pour lui murmurer le fond de sa pensée, tout en s'arrangeant pour qu'on l'entende tout de même. Sans, bien sûr, détruire les tympans de notre ami à lunettes.

Lily-Tu sais ce que j'me disais…

James-Non quoi?

Lily-On a deux grands lits… et on n'en utilise qu'un…

James-Ouais…

Lily-Peut-être qu'ils seraient intéressés de prendre l'autre… Si tu veux, toi aussi, bien sûr!

James-Tu connais un sort d'insonorisation?

Lily-Tout à fait!

Se décollant un peu l'un de l'autre, James releva la tête avec un grand sourire et nous regarda, reprenant une intonation qui lui était familière, c'est-à-dire tonitruante.

James-Les gars, ça vous dirait?

Nous nous regardâmes tous les deux, même si nous étions loin d'en avoir de besoin! Nous n'avions aucune raison de refuser, leur offre arrivait à point nommé! Les mots ne furent pas nécessaires, les deux amants comprirent tout de suite notre réponse, mais nous hochâmes tout de même la tête. Sur cette décision, Lily se leva et prit la direction des opérations. Elle souhaitait qu'on finisse avant le couvre-feu, nous épargnant ainsi une autre nuit inconfortable.

Lily:

Une fois la décision prise, j'avais rapidement élaboré un plan pour que tout se fasse efficacement et rapidement. D'abord, je nous avais divisé en deux équipes. Il ne fallait pas mettre les couples ensemble, sinon nous n'avancerions pas. Puis il ne fallait pas non plus mettre les deux idiots de première (James et Sirius) à deux, au risque de devoirs m'occuper de tout avec mon compagnon loup-garou. James et Remus était donc partis chercher les effets des deux amoureux, tandis que Sirius et moi déménagions les affaires de James dans ma chambre. Le contraire aurait pris des heures, étant donné que nous aurions du ranger et mes choses, et les siennes.

Le tout ne nous prit pas très longtemps, et bientôt nous nous installâmes dans les divans, une boisson rafraichissante à la main. Les garçons risquaient de prendre encore un moment avant d'avoir terminé et de pouvoir apporter les effets personnels des deux amoureux ici, Sirius et moi avions donc un moment tranquille tous les deux. Ce qui n'était pas de refus. Au cours des dernières années, je m'étais beaucoup rapprochée de lui, apprenant à apprécier sa compagnie. Je me callai contre lui, à la façon d'une vieille amie, tandis qu'il passa ses bras au-dessus de mes épaules. Sans dire un mot ni esquisser un seul geste, nous savions tous les deux se qui se passaient respectivement dans nos têtes.

Sirius -C'est étrange non?

Lily -Oui, mais c'est bien ainsi. Tu regrettes?

Sirius-Non. Mais...il m'arrive de souhaiter ne pas l'avoir fait, pouvoir partager ça avec Remus...

Lily-Désolée...

Sirius-Mais tu n'y es pour rien! Et puis, tu aurais dit non que je l'aurais fait avec une autre.

Lily-Très flatteur!

J'avais mimé être outrée uniquement pour le taquiner, car j'avais très bien compris ce qu'il avait voulu dire. Puis ce n'était pas comme si il y avait eu de l'amour au travers de ce que nous avions fait. Malgré cela, il s'empêtra dans des excuses que je me dépêchai d'arrêter, l'encourageant plutôt à continué sur sa lancée. Je savais bien qu'il voulait dire autre chose.

Sirius-Je... C'est de ma faute. Puis, ça nous a permis de nous connaître. C'est idiot comme début d'amitié, complètement inhabituel, mais... Il nous fallait ça on dirait!

Sirius :

Je laissai errer mes doigts contre son torse, appréciant ses formes, suivant ses cicatrices. Je voulais connaître son corps par cœur, chaque blessures, chaque muscles, les endroits où il était le plus sensible, tout. Je voulais être le seul qui en sache autant sur lui, le seul qui soit capable de le rendre heureux, de lui donner du plaisir, qu'il ne puisse plus se passer de moi, que tous les autres lui paraissent fades, que jamais un autre ne puisse le toucher sans qu'il pense à moi, sans qu'il puisse prendre son pied. J'étais affreusement possessif, je m'en rendais compte, et je m'effrayais moi-même. Pourtant, j'étais bien loin du compte, car toutes mes tentatives échouaient. Nous n'allions jamais assez loin à mon goût. J'avais tout tenté, mais Remus semblait avoir une force de retenu bien au-dessus de la moyenne! Alors que je perdais tout contrôle de moi, de mes envies, il réussissait à me repousser, à nous arrêter. Il avait deux personnes à contenir, mais il y arrivait toujours, malheureusement. Cela ne m'empêchait pas de continuer à essayer, jusqu'à ce qu'il craque.

Mes jambes se mirent à trembler violemment, elles ne trouvaient plus la force pour me porter. Je m'accrochai un peu plus au cou de Moony de ma main droite, sortant l'autre de sous sa chemise pour lui déboutonner. Ses mains à lui étaient justes au-dessus de mes fesses, passives, contrairement à ce que je voulais. Le bruit du fin tissu qui tombe résonna, faisant écho au vide. Nous étions dans notre toute nouvelle chambre, et James et Lily devaient avoir jeté un sort d'insonorisation à la leur. J'en avais mis un sur la notre, pendant que Moony regardait ailleurs, même si je doutais qu'il serve. Une de ses mains se faufila sous ma chemise, remontant le long de ma colonne vertébrale. Je fus pris de frisson, et, tandis que nos langues se faisaient plus insistante l'une et l'autre, un grognement m'échappa. Gaffe. Moony se décolla de moi, reprenant son souffle, et me lâcha doucement. Je grognai cette fois de mécontentement, mes bras retombant mollement contre mon corps. Il me tourna le dos s'éloignant un peu plus, d'une de mes mains, je retentai ma chance, lui agrippant la taille.

Remus-Pas ce soir, Siri, j'te l'ai dit, j'veux faire ça spécial…

Sirius-Mais…

Remus-En fin de semaine d'accord?

Sirius-Mais on est lundi! Ça fait deux putains de semaines qu'on est ensemble et que tu arrêtes toujours!

Remus-Alors y'en reste plus qu'une…

Sirius-Mais…

Remus-Mon dernier mot.

Sirius-J'vais prendre une douche alors.

Remus-Bonne idée. J'suis fatigué, ça t'dérange si je me couche tout de suite?

Sirius-Non, non…

Grrr! C'était mieux d'en valoir la peine! S'il osait reporter la date! Au moins, il m'avait donné un moment, contrairement aux deux dernières semaines. Ne me restait plus qu'à faire preuve de patience.

Remus :

Ce doux bruit, bruit de désir, de plaisir. C'était tellement bon de l'entendre sortir de Sa bouche, à cause de Moi. Pourtant, cela fut le signal que j'étais allé trop loin. Je voulais le faire, j'en mourrais tellement d'envie, mais je voulais faire preuve de romantisme, pour une fois. Je n'avais jamais eu de relation romantique, rien, pas que j'en sois triste, le seul avec qui ça m'était important, c'était lui. Lui que je tenais entre mes bras, qui s'accrochait à mon cou parce que ses jambes ne voulaient plus le porter, lui dont je devais m'éloigner, avant de ne plus pouvoir me contrôler. Ce rendait-il compte à quel point il me faisait de l'effet? Une minute de plus, une seconde même, et j'aurais perdu toute force, toute ma retenue, il aurait eu ce qu'il tentait d'avoir depuis si longtemps. Cela m'amena à me questionner, combien de temps pourrais-je encore tenir? Une semaine? Sûrement pas plus. Et je ne voulais surtout pas le faire trop vite, sans artifice, je ne lui avais pas résisté pour abandonner, cela aurait été d'un ridicule!

Remus-Bon, tu viendra me rejoindre dans une demi-heure d'accord?

Sirius-Pourquoi pas tout de suite?

Remus-Parce que.

Enfin samedi! Je me dépêchai de partir, Sirius faisait une face trop piteuse pour que je me permette de rester. J'aurais craqué à coup sûr! Mon idée était simple : la salle sur demande. Je passai trois fois devant et une porte apparut. J'aurais pu utiliser notre chambre, l'ancienne de James, mais cela m'aurait obligé à acheter le nécessaire pour donner une ambiance romantique à la pièce. Pas que je refusais de dépenser de l'argent, mais la prochaine sortie était trop loin à mon goût. De plus, j'aurais eu beaucoup plus de difficulté à empêcher Sirius de rentrer, si c'avait été là-bas. Pourquoi je lui avais dit de venir dans 30 minutes si je n'avais rien à arranger? Pour être sûr que tout soit correct. J'avais mis plus de temps que nécessaire, il arriverait de toute façon en avance.

Même si j'avais l'habitude de venir, j'étais toujours étonné de voir ce que j'avais imaginé prendre forme sous mes yeux. Cette fois-ci, c'était un grand lit positionné devant un feu. Une table de nuit était posée à gauche, du côté de la porte, et si cela s'avérait exact, il devait se trouver du lubrifiant et du chocolat dans un tiroir. À droite du lit se trouvait une porte, qui donnait accès à une salle de bain, plutôt simple. Une toilette, un lavabo et un grand bain, le tout dans les teintes de blanc. Il y avait deux serviettes rouges bourgognes accrochés au-dessus du bain, qui s'accordait avec la couleur des draps du lit. Le rouge, à mon avis, était une belle couleur, qui allait parfaitement avec le sexe. C'est pourquoi, de la porte d'entré au lit et du lit à la salle de bain se trouvait des pétales de roses rouges par terre. Pour renforcer l'esprit, la lumière était tamisée, presque absente, juste assez pour que Sirius puisse bien voir. Je vérifiai dans le tiroir de la table de nuit, tout ce dont nous allions avoir de besoin s'y trouvait. Quoi? Pas besoin de chocolat? Le chocolat était une chose essentielle dans toutes les situations! Satisfait, je me laissai tomber sur le lit et attendit. Au bout d'une minute, je fus pris d'une illumination. De la musique! Il manquait de la musique! Un vieux tourne disque apparut sur la table de nuit à l' instant où j'y pensais. Ne me restait plus qu'à trouver quoi écouter.

Toc, toc.

Sirius-Moony? J'peux rentrer?

Remus-Oui, oui.

Sa silhouette apparut alors. Il s'était changé depuis que je l'avais quitté. Et il s'était permis de fouiller dans mon linge, puisqu'il portait mes jeans et un de mes t-shirts, qui lui allaient vraiment bien d'ailleurs. Après le temps des fêtes, j'avais apporté quelques uns de mes vêtements, dirons-nous, plus osés. J'avais bien fait. Mon t-shirt était quasi transparent, laissant voir les abdominaux biens développés de Sirius. Et que dire de mes jeans! Elles moulaient ses fesses à la perfection, comme je pus le constater quand il se retourna pour fermer la porte. Ma face devait tout dire, vu le sourire carnassier de mon vis-à-vis. Comme j'étais encore assis sur le lit, celui-ci vint de me rejoindre, s'assoyant à califourchon sur moi. Il n'y avait aucun doute sur ce qu'il voulait.

Il posa ses mains sur mes épaules, et me poussa doucement, de sorte que je sois allongé sous lui. Jamais je n'aurais laissé un autre faire ça. J'étais toujours celui qui dominait, jamais le dominé. Il n'y avait qu'avec lui que je trouvais ça excitant. J'accrochai mes mains à son cou, le forçant à se pencher, jusqu'à se que nos lèvres s'effleurent, sans plus. Le titiller. Ses mains déboutonnèrent ma chemise, bouton par bouton, dans une lenteur insupportable, avant de me l'enlever. Il laissa ses mains errer sur mon corps, traçant mes cicatrices. Je restais passif. Sa bouche quitta la mienne, descendant vers mon torse. Sa langue remplaça ses doigts, me procurant des décharges de plaisir dans tout le corps, tandis que son bas du ventre se rapprochait du mien. Un râle de pur plaisir traversa mes lèvres. Je n'avais pu le retenir.

Sirius :

Pour la première fois, je l'entendis. La preuve que je lui donnais du plaisir. Contre son torse, je souris. Il m'avait tellement fait attendre qu'un peu plus ou un peu moins… J'allais le rendre fou. Abandonnant mon activité, j'allai lui murmurai à l 'oreille.

Sirius-Ho stop, un instant,

J'aimerais que ce moment,

Fixe pour des tas d'années;

Ta sensualité…

Remus-J'aime, j'aime, tes yeux,

J'aime ton odeur,

Tout tes gestes en douceur,

Lentement dirigés,

Sensualité…

Sirius-Beau choix de musique, Mumus…

Remus-Hum… Siri…

Il avait une voix rauque tout à fait excitante. Tout pour éveiller mes sens. Mais il devait payer. C'était à mon tour de m'amuser! Après tout, c'était Ma soirée. Je sentais ses mains se déplacer, il était impatient. Mon sourire s'agrandit, devenant carnassier.

Sirius-Pas touche! C'est moi qui mène!

Je pris ses mains et les reposai dans mon cou. Il ne fit rien pour m'en empêcher. Il était mieux! Je repartis à la découverte de son corps de ma langue, avec lenteur. Je le sentis frissonner sous moi. Je collai nos bas du corps, je voulais sentir le désir qu'il avait pour moi. Hum… Il était loin d'être indifférent. Tanné de rester si gentil, je posai mes mains sur ses hanches et allai prendre ses lèvres pour un baiser passionnée. Il essaya de forcer l'entré de ma bouche de ses lèvres, je me reculai. C'était moi qui décidais.

Sirius-Tout doux…

Je m'amusais pleinement à le voir si… dépendant. C'était le mot qui convenait. Il dépendait de moi. Je repris encore une fois ses douces lèvres. Cette fois, il resta tranquille. J'attendis, le titillant des miennes, il se contint. Alors je lui fis comprendre que j'étais près à plus. Il se dépêcha d'obtempérer. Mes mains toujours sur sa taille défirent sa ceinture, puis lui retirent ses pantalons. Il se souleva pour que je puisse l'en débarrasser.

Je sentais qu'il devait prendre sur lui. Il ne serait bientôt plus capable de résister. Il me le prouva en essayant de m'ôter mon t-shirt. Je le laissai faire. J'arrivais moi aussi au bout du rouleau. Nu l'un contre l'autre, nos deux érections collées l'une à l'autre, je ne savais plus trop comment m'y prendre. Moony s'en rendit compte, car il nous fit tourner. Je me retrouvais désormais en dessous de lui.

Remus-Tu préfères qu'on commence doucement, ou..?

Sirius-Oui…

Entendre sa voix si rauque, si cassé de désir, j'en frissonnai, mais j'étais loin d'avoir atteint le summum des émotions, car je vis Remus se pencher, descendre de plus en plus, pour arrêter son visage devant mon membre dressé. Je sentis son souffle au-dessus, puis se fut sa langue, qui vint le licher sur toute sa longueur. Je m'accrochai au drap. Il me caressa ainsi quelques minutes, avant de prendre mon sexe en bouche, imposant de lent mouvement de va et vient. Une de mes mains lâcha le drap pour aller se perdre dans les cheveux de Moony, tandis que l'autre restais fermement accrochée, à m'en faire blanchir les phalanges. Je me déversai dans sa bouche. Comme Lily deux ans avant lui, il avala, puis remonta vers moi, m'embrassant, mais contrairement à ma vrai première fois, je ne reculai pas, je me rapprochai.

Le problème, c'est que j'avais beau m'être libéré, Moony était toujours bien dur. Il était temps pour moi d'essayer du nouveau. Je le couchai, me remettant au-dessus de lui. Je reproduis les mêmes mouvements que Remus avait fait. Au moment où ma langue se posa sur son sexe, il se mit haleter.

Remus-Siri… Maintenant…

Oups. J'attendais un peu trop longtemps. Si j'avais peur? Pas du tout. Je le pris, créant des mouvements de va et vient.

Remus-Encore, Siri.

Bon d'accord. J'avais peur de ne pas être à la hauteur. Je prenais trop mon temps.

Remus-A…Arrête de penser… Fais comme tu le sens…

Il trouvait le temps de se soucier de moi, de mes émotions, même dans son état! Mais comment faisait-il? Pas le temps de m'interroger. Je fis ce qu'il me dit. Dans un dernier râle, il se libéra en moi. Je l'avalai. C'était moins pire que ce que je croyais. Je me traînai jusqu'à son visage, prenant ses lèvres, pour un doux baiser. Fatigué, je laissai retomber ma tête contre le torse de Remus et fermai les yeux. Je ne dormis pas, mais je restai seulement tranquille, abandonné aux bras de Moony.

Je le sentis s'étirer un bras, puis un bruit de tiroir.

Remus-Ouvre la bouche!

J'obéis, et goûtai à la douce saveur de chocolat. Celle dont Mumus raffolait. Je le dégustait, comme si c'était une partie de lui, parce que, dans un sens, c'en était une. Sa bouche avait toujours un bon petit arrière goût de chocolat. Je le laissai fondre contre mon palais, puis les autres qui suivirent. J'étais si bien.