Salut!
Bravo, bravo, vous êtes beaucoup à avoir trouvé l'identité de notre nouvel arrivant.
Encore merci pour vos reviews ; ça me fait vraiment plaisir!
Ce chapitre est plutôt court, mais d'autres rebondissements arriveront par la suite.
CHAPITRE XXVI
Changement d'air.
« Merci, moi aussi je suis contente de te voir ! railla la jeune fille en s'asseyant dans l'allée voisine de celle de Tony, se retrouvant en face du jeune garçon, Gibbs, dit-elle en inclinant la tête pour saluer Jethro qui s'était penché pour voir qui était là.
-Jeanne. » répondit-il, le ton vide d'expressions.
En entendant le prénom de la française, Abby se redressa de derrière la provenance de la voix pour vérifier qu'elle n'avait pas rêvé. Non, la fille qui venait de parler avec un accent français assez prononcé et qui ressemblait comme deux gouttes d'eau à l'ex empoisonnante de Tony ne pouvait pas être elle… Elle avait juste le même prénom, accent et physique, oui, c'était ça…
« Que fais-tu là ? répéta Tony, toujours sous le choc.
-J'ai envoyé mon dossier… Comme j'avais premièrement émis le souhait de rester deux ans ici, ma place était toujours libre et j'ai pu revenir… En cours de route. »
Fière de sa petite blague, elle détailla la fille assise derrière Tony qui suivait la conversation, elle ne la connaissait pas, celle-là… Et la rousse endormie contre le carreau non plus…
« Tu fais pas les présentations ? » demanda-t-elle en battant des cils.
Tony, trop abasourdi pour parler continua de la fixer. Gibbs prit donc l'initiative d'accéder à la requête de la française.
« Jeanne, je te présente Tim, tu connais déjà Abby. Elle, c'est Jen', et elle Ziva.
-Ziva, répéta Jeanne alors que la fille brune la regardait sans aucune expression sur le visage, c'est pas bien américain tout ça !
-Tout comme Jeanne. » lança Ziva dans un français parfait.
Jeanne, abasourdie, détailla mieux la jeune fille. Elle portait une Étoile de David et était plutôt bronzée. Israélienne ?
« Oui, dit Jeanne en feignant un sourire, je ne suis pas américaine, comme mon accent peut le prouver. Mais, toi tu es…
-Jeanne, grogna doucement Tony, tu te montres plutôt malpolie…
-Oh ! Je m'en excuse ! s'empressa-t-elle de lancer, l'air pas du tout désolé, disons que le changement d'heures me perturbe encore… »
Elle sourit et fixa intensément l'italien de ses yeux bleus. Tony, désemparé par la tournure des évènements, restait immobile, l'air hagard. Gibbs, sentant que la situation pouvait vite devenir venimeuse engagea la conversation le plus naturellement du monde.
« Alors, tu arrives de France ?
-Eh oui. J'ai envoyé mon dossier à St Martin il y a de ça… Deux ou trois semaines. Ils m'ont rappelé mercredi dernier, j'ai fait mes valises, prévenu mon lycée et je suis arrivée ici. Les professeurs m'ont averti que le voyage aurait lieu cette semaine, et j'ai tenu à y participer, mais apparemment, tous les référents n'étaient pas prévenus… Je suis donc restée à l'hôtel avec mon père, le temps de m'habituer au décalage horaire. »
Elle passa sa main dans ses cheveux, souriant à Gibbs. Ce dernier inclina la tête, cherchant un moyen de faire gagner du temps à Tony mais Jeanne réattaqua.
« J'ai pensé que cela te ferait… Une sorte de surprise !
-Ah, bah c'est bien pensé. » grogna-t-il, retrouvant l'usage de la parole.
Jeanne fit mine de ne pas relever le sarcasme et se tourna à nouveau vers Ziva. Quelque chose chez cette fille l'intriguait.
« Alors, depuis combien de temps es-tu à St Martin ? Je ne t'avais jamais remarqué avant.
-Je suis arrivée cette année. »
Ziva retint un bâillement elle s'était levée tôt pour pouvoir allée courir avant de prendre le bus, et elle commençait à ressentir les effets de ce réveil matinal.
« Cette année ? répéta Jeanne, où étais-tu avant ?
-Pas ici. » répliqua Ziva.
Mais, comme à chaque fois qu'elle était fatiguée, son accent israélien perça à travers sa voix, donnant à Jeanne la réponse qu'elle attendait. Elle eut un petit sourire victorieux qui ne plut ni à Gibbs ni à Tony. Cette fille était revenue pour leur pourrir la vie.
« Je vois. Et où as-tu appris à parler français ?
-Sur la masse.
-Euh, tu veux dire sur le tas, Zee-Vah. » la corrigea Tony, ravi de trouver quelque chose qui le faisait sourire.
Ziva leva les yeux au ciel et jeta un regard noir spécial Tony en direction de l'italien alors que ce dernier s'esclaffait il adorait la reprendre sur ses fautes d'expressions. Jeanne, sentant que la conversation lui échappait, pinça les lèvres, prête à répliquer mais Gibbs la devança, feignant la neutralité
« Jeanne, nous nous sommes levés tôt et nous sommes fatigués, de plus, je n'aimerais pas que Jen' se réveille… Si nous pouvions arrêter ici cette conversation ? »
Elle ne répondit pas, se contentant d'un sourire crispé. Tony se tourna du côté de Gibbs, faisant mine de s'installer plus confortablement pour dormir. Ziva attrapa un livre qu'Ari lui avait conseillé et commença à le lire pendant qu'Abby et Tim, qui n'avaient pas perdu une miette de l'échange électrique, pouffaient derrière leur main. Tony soupira et remercia sans bruit Gibbs. Sans ses amis, il n'aurait pas pu tenir tête à cette garce…
Un bruit leur annonça que Jeanne se levait pour changer de place, se dirigeant vers le fond du car. La professeur fronça les sourcils, prête à rappeler les règles de sécurité, puis haussa des épaules alors que Jeanne s'asseyait à côté de Zachary, un des play-boys de la classe d'Abby qui avait été en cours avec elle l'an passé. Elle secoua ses cheveux, lui sourit et entama la conversation, jetant de temps en temps des regards à Tony de manière à être sûre que, s'il se retournait pour parler à cette Ziva, il la verrait aux côtés de Zach. Ce dernier adopta son allure qui faisant tant craquer les filles, discutant avec Jeanne.
De son côté, Tony était un peu gêné. D'accord, Ziva avait rembarré Jeanne mais la française avait tout de même tenté de l'humilier. Gibbs, qui sentait l'angoisse de l'italien, se tourna vers Ziva.
« Ziva… Je pourrais prendre ta place ? J'aimerais dormir mais je n'ai pas confiance en DiNozzo… »
Il jeta un regard accusateur à Tony qui prit son air de Saint effarouché à qui n'importe qui aurait donné le bon Dieu sans confessions. Ziva hocha la tête et ils échangèrent rapidement de place pendant que la professeur roupillait. Tony s'assis contre la fenêtre, sachant que Ziva avait une préférence pour l'allée. Elle lui sourit et ferma son livre, sachant que son attitude pouvait être mal interprétée si elle se mettait à lire. Depuis leur réconciliation, une complicité bien plus forte s'était tissée entre eux, mais Ziva avait parfois peur de froisser Tony sans le faire exprès.
L'italien jeta un regard mauvais en direction de Jeanne pendant que Ziva rangeait son sac à ses pieds. Cette dernière le remarqua et lança sur le ton de la plaisanterie :
« Une de tes nombreuses conquêtes, DiNozzo ?
-Eh oui, que veux-tu… C'est ça d'être adulée par autant de femmes…
-Je ne t'ai pas vraiment vu accompagné cette année. » répliqua-t-elle.
L'image de Tony au bras de Carolyn Meyers s'imposa soudain à son esprit et elle pouffa, malgré la sensation passagère qui lui avait contracté l'estomac.
« Tu trouves cela drôle ? lança l'italien, feignant d'être vexé.
-Honnêtement ? Oui. »
Ils se dévisagèrent un moment et éclatèrent de rire, essayant de se cacher avec leur main pour ne pas réveiller Jen'.
Une mèche de cheveux barra le visage de Ziva qui tentait de reprendre sa respiration en fixant Tony. Ce dernier avança sa main et dégagea le visage de son amie d'un geste si naturel qu'aucun d'eux deux ne le nota avant quelques minutes. Une fois cela fait, Ziva dévisagea Tony. Elle ne savait pas comment interpréter sa conduite envers elle et ne savait pas comment se comporter en retour. Tony répondit à ses questions muettes en l'attirant contre lui, posant son menton sur sa tête, sa main dans le creux de son dos.
« Zee-Vah ? demanda-t-il les yeux fermés.
-Oui ?
-Est-ce que Gibbs dort… ? » chuchota-t-il en ouvrant un œil plein de malice
Elle pouffa de nouveau et serra la main libre de Tony dans la sienne.
Derrière eux, Jen s'était réveillée en sentant quelque chose remuer à côté d'elle. Elle entrouvrit un œil et constata que, soit Ziva avait beaucoup changée en quelques minutes, soit c'était Gibbs qui était désormais assis à côté d'elle. Il avait sorti l'un de ses thermos et buvait son café en lisant une revue apparemment consacrée aux bateaux. Il du sentir le regard de la rousse car il finit par tourner la tête vers elle.
« Hey !
-Hey… baragouina-t-elle en s'étirant, il est quelle heure ?
-A peine huit heures. »
Elle jeta un coup d'œil derrière les rideaux et la teinte du ciel confirma les dires de son camarade. Elle grogna et se frotta les yeux. N'ayant pas suivi l'altercation avec Jeanne, elle ne comprit pas vraiment pourquoi Abby jetait des regards inquisiteurs vers le fond de l'autocar. Elle fronça les sourcils et se tourna vers Gibbs qui lança alors qu'elle avait à peine ouvert la bouche :
« Une ex de Tony.
-Oh ! »
Ce 'Oh !' bien que prononcé normalement, fit sourire Jethro Jen' avait sa façon de dire les choses, comme si elle comprenait tout en quelques mots. La rousse lorgnait son sac, dans lequel devait bien traîner une pomme… Elle n'était pas une grosse mangeuse, mais la moindre minute de sommeil lui donnait l'impression, au réveil, de ne pas avoir mangé depuis des jours. Elle se résolut à attraper son sac et chercher de quoi se nourrir quand ses gargouillements d'estomac firent hausser un sourcil à Gibbs.
De leur côté, Tony et Ziva étaient toujours étroitement enlacés. L'Israélienne, totalement déboussolée par le tournant que prenait peu à peu leur relation, essayait de réfléchir convenablement mais c'était sans compter sur le souffle régulier qu'elle sentait sur sa nuque. Tony, qui réfléchissait aussi, mais au problème Jeanne, ne sentait pas le trouble de son amie. Il était bien, là, avec Ziva… Il aurait aimé que cet instant ne s'arrête jamais, que le retour de Ziva ne se fasse pas de plus en plus imminent, qu'il arrive à mettre un mot clair sur ce qu'il ressentait. D'un côté, il sentait son estomac se tordre en pensant au départ de l'Israélienne, sa gorge s'asséchait, il se sentait paniqué à l'idée qu'elle s'en aille, qu'elle le quitte, sans doute pour toujours – voir un long moment. Mais, il ne savait pas si ce qu'il ressentait n'était pas, tout simplement, une violente attirance physique. Après tout, Ziva était magnifique, avait une forte personnalité mais était adorable. Comment ne pas se méprendre ? Beaucoup de garçons avaient lorgnés sur elle au cours des quelques mois passés à St Martin, mais elle les avait toujours, gentiment, renvoyés balader dès la première conversation. Il ne voulait pas précipiter leur amitié, perdre ce lien qui les réunissait, pour une futile attirance sexuelle… Toutefois, d'un autre côté, il aimerait tellement… Tellement plus que la serrer dans ses bras…
Ah, le pauvre Tony... Je fais revenir son ex machiavélique... Je suis vraiment trop cruelle! Il est totalement perdu le pauvre...!
En revanche, je ne me fais plus de soucis pour Ziva ; elle sait se défendre!
Pour la suite, n'hésitez pas à me donner des idées pour les activités de nos ptits gars... En montagne, ya pleins de choses à faire!
J'attends vos impressions!
