Bonsoir, je suis de retour après une longue absence ... pas trop d'inspiration et d'autres projets en tête mais c'est bon, ça y est, le voilà ! J'espère que ce chapitre vous plaira, je m'excuse par avance des fautes d'orthographe qui traînent malgré plusieurs relectures ;) Bonne lecture et n'hésitez pas à laisser une petite review ;)
La jeune femme se précipita dans sa chambre, fière du baiser qu'elle avait offert à l' elfe. Rekha n'en pouvait plus d'attendre après lui, il fallait bien qu'elle se décide : si ce n'était pas lui qui le ferait, alors ce serait elle ! C'est ce qu'elle avait fait, elle s'était lancé. Ce baiser était doux et timide mais au moins, elle l'avait embrassé ! La jeune femme se déchaussa et défit sa natte avant d'aller se mettre au lit. Elle commença à fermer les yeux puis, s'évada dans un sommeil profond.
Elle voyait ce qui ressemblait à des falaises rocheuses. Le temps était humide, l'atmosphère en devenait presque putride. Rekha distinguait une voix, la personne semblait se parler à elle-même. Celle-ci voulait se convaincre à tout prix d'un acte à accomplir.
« - Trop risqué... Trop risqué... Voleurs! Ils nous l'ont volé...tuons-les hobbits...tuons-les... tuons-les tous les deux... Non ! S'exclama la créature en se relevant brusquement.
- Chut ! Silence ! Il ne faut pas les réveiller ! Il ne faut pas tout gâcher maintenant! Répondit Gollum.
- Mais ils savent! Ils savent! Ils nous soupçonnent! Dit Sméagol tout en s'arrêtant devant son reflet que provoquait la petite mare non loin de lui.
- Et que dit, mon Précieux, mon trésor ? Est-ce que Sméagol perdrait patience ? Questionna vilement la partie malveillante de Gollum.
- Non ! Non ! Jamais ! Sméagol déteste les vilains petits hobbits ! Sméagol veut les voir ... morts! Continua-t-il tout en jetant une pierre dans l'eau de la mare en imaginant les hobbits.
- Et nous les verrons. Sméagol l'a déjà fait , il peut recommencer, se souvint allègrement le double maléfique.
- Il est à nous ! A nous ! Il nous faut le Précieux ! Nous devons le reprendre ! S'enthousiasma Sméagol.
- Patience! Patience, mon Précieux. D'abord nous devons les mener à Elle, se réjouit la créature.
- Il faut les emmener aux escaliers venteux, continua-t-il.
- Oui, les escaliers... et ensuite ? Interrogea le doublon.
- On monte, on monte, on monte, on monte les escaliers et on arrive... on arrive où ? Au tunnel, prononça l'être en lâchant un petit rire de satisfaction.
- Et quand ils seront entrés. Ils ne pourront plus ressortir, dit-il presque solennellement. Elle a tout le temps faim. Elle a toujours besoin de se nourrir, de manger. Tout ce qu'elle a ce sont des Orques crasseux, ajouta Gollum, presque dégoûté.
- Et il ne sont pas très savoureux, n'est-ce pas mon Précieux ? Répliqua Sméagol avec ignorance.
- Non, il ne sont pas savoureux du tout, mon trésor. Elle rêve de viande plus tendre. De viande de hobbits. Oui... Et lorsqu'elle aura recraché les os et les vêtements vides, alors nous le trouverons ! S'emporta le double maléfique.
- Et il sera pour moi ! Fit la créature en serrant le poing.
- Pour nous, rectifia Gollum en fronçant les sourcils sévèrement.
- Oui, oui, c'est ce que je voulais dire, répondit-t-il, presque gêné en étouffant un petit rire.
- Gollum, Gollum. Le Précieux sera à nous... une fois que les hobbits seront morts, déclara la créature tout en lâchant une nouvelle fois une pierre dans l'eau se croyant seul. Mais, Gollum vit alors le reflet de l'un des hobbits dans l'eau, ce qui calma un tant soit peu sa folie passagère.
- Espèce de sale traître ! Hurla Sam, hors de lui.
- Non ! Non ! Maître ! Interpella la créature en courant dans tous les sens.
- Non, Sam! Laisse-le ! Cria Frodon en prenant Sam par le bras.
- Je l'ai entendu de sa propre bouche, il parlait de nous tuer ! S'exclama le hobbit, choqué que Frodon ne réagisse presque pas à cette altercation. »
Rekha ouvrit brusquement les yeux, elle était en sueur, perturbée par la vision qu'elle venait d'avoir. La jeune femme avait vu après le Gondor, le Mordor, Frodon et Sam se dirigeant vers le Mordor en compagnie de cette étrange créature qui semblait être paranoïaque ainsi que doublement schizophrène. Elle se faisait du soucis, les deux hobbits avaient-ils réussis à se réconcilier ? Rekha voulait le savoir, celle-ci les avaient connu si proches l'un de l'autre, si unis. Cela la surprenait de les voir se quereller comme cela. Mais, la Kumari ne pouvait rien y faire, juste regarder par le biais de ses visions. Cela était perturbant pour elle, juste contempler, sans pouvoir faire quoi que soit, personne ne l'entendrait, elle ne pouvait que rester dans cette vision sans en être l'actrice. Des gouttes de sueur perlaient sur son front pour finir leurs courses dans son cou. La jeune femme décida de sortir prendre l'air sur les remparts du château de Méduseld. Le vent était chaud, ce qui lui rappelait l'air désert avant une tempête de sable. Rekha voyait en face d'elle deux silhouettes, elle n'arrivait pas à bien distinguer les deux individus, la jeune femme décida donc de s'avancer. Rekha découvrit qu'il s'agissait en fait de Legolas et d'Aragorn. Les deux amis discutaient de sujets sans doute sérieux car ils n'étaient que tous les deux. La jeune femme se dirigea vers eux, encore troublée par son rêve.
« - Rekha ? Que faites-vous ici ? Vous devriez dormir à cette heure-ci, s'étonna l'elfe.
- J'avais envie de prendre l'air, dit-elle simplement.
- Tout va bien ? Vous êtes pâle, questionna Aragorn.
- Oui, je vais bien à la fin ! Pourquoi se préoccuper de moi, continuer à discuter tous les deux, je vais bien ! Vociféra presque Rekha, troublée par sa vision avant de s'en aller, laissant les deux hommes, dans l'incompréhension la plus totale. Legolas voulu la rattraper mais Aragorn l'en empêcha.
- Laissez mon ami, laissez, elle se calmera seule, attendez un peu avant d'aller lui parler, conseilla le rôdeur.
- Je ne comprend pas son attitude, déclara le prince.
- C'est parce qu'il n'y a sûrement rien à comprendre mon cher ami, continua l'homme.
- Oui, vous avez raison … conclut Legolas. »
Rekha s'était mise à l'autre bout des remparts. La jeune femme était perdue, ne savait plus quoi penser ni quoi faire. Celle-ci se sentait de plus en plus impuissante au fil de ses visions. Ses rêves éveillés devenaient de plus en plus intenses ce qui était dur à supporter pour la Kumari. Rekha fixait l'horizon, la lune formait un minuscule croissant dont les bords étaient caressés par les nuages. Les étoiles cependant elles, étaient voilées, avaient perdu de leurs magnificence et de leurs poésies. Les astres, d'habitude si lumineux, avaient cruellement perdu de leur brillance. La jeune femme était comme les étoiles en ce moment, elle avait perdu de sa brillance. Lorsqu'elle y pensa, les larmes lui montèrent peu à peu. Les gouttes de chagrin roulaient le long de ses joues. Rekha sentait une présence derrière elle, une main réconfortante se posa sur son épaule. Elle reconnut Grand-Pas, sa main n'était pas assez fine pour que ce soit celle d'un elfe. Il semblait vouloir parler à la jeune femme. La Hazara ne se retourna que quand il décida de prendre la parole.
« - Rekha, que vous arrive-t-il ? Interrogea son ami.
- Rien qui ne vous concerne, rétorqua-t-elle sèchement.
- Rekha, vous êtes pâle et épuisée, que se passe-t-il pour que vous deveniez comme cela ? Tenta de comprendre Aragorn en plissant ses traits.
- Mes visions … je vois des conflits, des choses mais je ne peux rien faire pour les empêcher … avoua la jeune femme en se retournant, dévoilant par la même occasion son visage marqué par la fatigue et l'anxiété.
- Que voyez-vous pour que cela vous trouble autant ? Dit-il presque fraternellement.
- Frodon et Sam, ils sont vivants, avoua-t-elle.
- Espérons qu'ils puissent continuer leur route sans encombres, souhaita le rôdeur en regardant l'horizon.
- C'est cela dont j'ai peur, ils sont en compagnie d'une étrange créature. Elle veut les monter l'un contre l'autre, expliqua Rekha.
- Elle n'y arrivera pas, ou très peu, je les ai côtoyés, ce sont de vrais amis, ils ne seraient se quereller, dit Aragorn.
- Vous savez, tous les amis, même les plus soudés peuvent se quereller, observa la Hazara.
- Oui, cela est vrai, affirma l'homme.
- Vous souvenez-vous de notre première rencontre ? Demanda la jeune femme d'un air nostalgique, comme pour dire que le temps passé vite.
- Oui, vous étiez à moitié vivante, aviez de la fièvre et déliriez. Par la suite, vous n'aviez pas été très coopérante et vous vous méfiez de tout ce qui vous entouré, cela vous a même poussé à mentir sur vos origines, relata le rôdeur.
- Quoi ? Moi pas coopérante ? Demanda Rekha, interloquée.
- Oui et vous l'êtes encore plus ou moins soit dit en passant, cela vous rend tout de même attachante et supportable, n'ayez crainte, la rassura-t-il en lui tapant sur l'épaule.
- Et bien, merci du compliment, enfin, si cela en était un, fit-elle d'un air taquin.
- Oui, et il y a une personne qui l'a compris, rétorqua Grand-Pas.
- Je ne veux pas parler de ça, ce ne sont pas vos affaires … se braqua-t-elle.
- Non, effectivement, confirma l'homme. Cependant, des personnes comme ça sur la Terre du Milieu, il n'y en a pas beaucoup, ajouta-t-il en lui murmurant ces paroles réconfortantes.
- Oui … si vous le dites … Fit-elle, gênée par la situation. Bon, je vais essayer de me rendormir, la nuit n'est pas finie … dit Rekha.
- Oui, vous faites bien, dormez en paix surtout, déclara Aragorn. »
A ces paroles, elle apporta un sourire. Elle se dirigea de nouveau vers sa chambre mais, un homme appelant précipitamment Aragorn la fit se retourner brusquement. La jeune femme suivit donc l'homme sans y être invitée. On pouvait entendre des exclamations et des vociférations venant de la pièce. C'était le dortoir des hommes, car, faute de place, ils dormaient tous ici, sans intimité mais tout de même dans la bonne humeur. Quelque chose semblait ne pas aller, Rekha le sentait. Après avoir passé la porte, elle vit Pipin presque possédé par le palantir que Gandalf lui avait énoncé en arrivant au Rohan après la bataille de For le Cor. Toutes les personnes présentes dans la pièce s'étaient éloigné du hobbit qui se tortillait dans tous les sens comme pour échapper à quelque chose. Rekha voulu l'aider mais elle ne le pouvait pas. Aragorn tenta d'aider le hobbit en lui prenant l'objet, ce qui, lui brûla les mains, il lâcha la boule qui, roula jusqu'aux pieds de Rekha qui n'eut pas d'autre choix que de la prendre entre ses mains, de peur qu'elle ne sorte de la pièce ou qu'elle ne fasse du mal à quelqu'un d'autre.
Les flammes semblaient danser sous ses yeux fatigués, sa respiration était haletante, la chaleur se faisait de plus en plus étouffante. Rekha ne voyait que le noir autour d'elle ainsi comme dans ses précédentes visions, un œil enflammé, sans paupière, qui n'arrêtait pas de la fixer.
« - Alors, comme ça, tu veux me parler ? Questionna le Seigneur des ténèbres.
- Oui, enfin, non, c'est plutôt à vous que je devrais poser la question, renversa-t-elle.
- Et bien, j'ai essayé plusieurs fois de rentrer en communication avec toi mais, tu ne contrôle pas encore assez ce pouvoir pour que l'on se parle plus souvent, cela viendra avec le temps, dit-il presque sagement. Mais dis-moi les plans du roi Théoden, que prévoit-il de faire ? Questionna Sauron.
- La même chose qu'il y a trois jours, passé par le Harad pour ensuite venir en Mordor, répéta la jeune femme.
- Hm … J'ai l'amer sentiment que tu me mens … prononça le Mahia déchu.
- Moi ? Je ne saurais vous mentir, maître, si je voudrais vous mentir, je l'aurais fait dès le début, tenta Rekha en y mettant tout son pouvoir de persuasion.
- Je t'ai vu avec le rôdeur, vous discutiez, ne me mens pas, rétorqua Sauron.
- Je faisais juste mon rôle d'espionne pour vous servir au mieux. Parfois, il faut savoir joué avec les mots, vous le savez mieux que moi, votre altesse, commença la Hazara, le cœur battant à toute vitesse voyant que son plan commençait à être dévoilé.
- Tu vas arrêter de me mentir maintenant ! Hurla-t-il tout en ne cessant de serrer la gorge de Rekha . »
La jeune femme sentait qu'on la secouer dans presque tous les sens. Elle essayait de revenir à elle tant bien que mal, elle avait plus de mal que les autres fois. Rekha essaya d'ouvrir les yeux. Quand ils furent ouverts, elle ne distinguait que des formes floues autour d'elle, des bribes de sons inexpliqués. Lorsque sa vision fut revenue, la jeune femme s'aperçut qu'elle était couché par terre avec les hobbits, le magicien, Aragorn, Gimli et Legolas à son chevet.
« - Rekha, revenez à vous, je vous en pris, faites un effort, supplia fortement Gandalf.
- Gandalf, je l'ai touché, je suis désolé, je ne voulais pas … fit -elle les larmes aux yeux.
- Qu'avez-vous vu ? Interrogea l'Istari.
- Sauron, m'a serré à la gorge, Gandalf, je crains qu'il ne sache, murmura-t-elle presque à bout de force.
-Très bien, nous aurons tout le temps d'en parler demain, reposez-vous, conseilla-t-il en quittant la pièce, déçu.
- Que s'est-il passé Rekha ? Questionna Legolas, inquiet.
- La même chose que Pippin, je … je l'ai vu, j'ai vu Sauron, avoua la Kumari.
- Legolas va vous mener à votre chambre mais avant, permettez-moi de regarder votre cou de plus près, venez, sortons, dit Aragorn tout en aidant la jeune femme à marcher.
Ils décidèrent de s'assoir dans la chambre d'à côté qui était celle d'Eomer. Le Rohirim regardait la scène avec une lueur de tristesse dans les yeux. En effet, il n'aimait pas qu'une personne et encore plus qu'une femme ne souffre. L'homme avait donc cédé son lit pour permettre à Aragorn de regarder le cou de la jeune femme.
« - Pouvez-vous bouger votre cou de droite à gauche ? Demanda-t-il.
- Oui, s'exécuta Rekha en faisant le mouvement.
- Bien, vous aurez certainement une marque, observa le rôdeur.
- Vous savez, une de plus ou de moins … plaisanta la Hazara qui commençait à pouvoir articuler.
- Bien, vous devez vous reposer jusqu'à demain, tenez buvez ceci avant de vous endormir, il vous facilitera le sommeil, conseilla son ami.
- Vous voulez me droguer ? Non, je refuse, si je dois m'endormir, je m'endormirai et si ce n'est pas le cas et bien …
- Et bien vous déambulerez dans les couloirs ou bien sur les remparts ? Compléta Aragorn. Prenez cette fiole, c'est pour votre santé, continua-t-il sévèrement.
- Oui, très bien, maugréa Rekha.
- Legolas va vous raccompagner, et avaler le contenu de cette fiole, rajouta Aragorn adressant un clin d'œil à l'intéressée. »
La jeune femme se leva avec l'aide de Grand-Pas et d'Eomer qui avait assister à la scène. Le guerrier commençait à avoir de la compassion pour Rekha, il la connaissait peu mais, il commençait à ne plus se méfier d'elle comme il avait déjà fait auparavant. Leurs rapports restaient cependant succincts. En effet, Eomer n'accordait pas sa confiance à n'importe qui. C'était un homme que l'on pouvait comparé à Boromir si il y avait une comparaison à faire. Tous deux fiers de leurs origines et de leurs terres mais aussi, fiers d'eux-mêmes. La jeune femme n'avait que très rarement parler avec Eomer mais elle sentait qu'il essayait de se donner le rôle d'homme face à elle. Il essayait de l'intimider par sa stature mais il savait que la jeune femme n'en avait cure, si elle devait dire quelque chose à un homme ou une femme, elle ne changerai en rien son discours. Rekha lui rappelait sa sœur, elles étaient têtues indomptables et n'hésitaient pas à se confronter aux hommes, ne se préoccupant pas de la différence de sexe entre les deux genres. Ces deux femmes pour lui, se complétaient, il espérait en secret que Rekha apporte sa sagesse à sa sœur, chose dont elle avait besoin selon lui. Mais, l'homme ne savait pas que celle-ci avait combattu presque à ses côtés à For-le-Cor et que c'était la Hazara qui l'avait encouragé. La jeune femme quitta la pièce en compagnie de Legolas qui la soutenait par la taille afin de l'aider à marcher. Aragorn et Eomer décidèrent de rompre de le silence ambiant.
« - Comment le palantir a pu se retrouver entre ses mains ? S'interrogea le Rohirim.
- Rekha voulait le rattraper avant qu'il ne roule hors de la pièce, elle l'a alors prit sans réfléchir, comme vous l'auriez fait, expliqua simplement l'homme.
- Oui, je vois cependant qu'elle aussi aventurière qu'avant … fit Eomer sur un ton ironique.
- Oui, malheureusement. Un jour, son goût du risque la tuera … constata Aragorn.
- Oui, elle n'en demeure pas moins une femme avec du courage et de la hargne, affirma-t-il.
- Cela est vrai, mon ami, il se fait tard, allons, essayons de dormir un peu, dit le rôdeur tout en posant sa main sur l'épaule de son interlocuteur.
- Oui, vous avez raison, confirma l'intéressé qui enchaina avec un sourire. »
Legolas et Rekha quand à eux, étaient presque arrivé à la chambre de la jeune femme.
« - Et dire qu'en début de soirée, c'est moi qui vous portiez, plaisanta Rekha.
- Oui, mais je pense que vous êtes plus légère que moi, fit son porteur, amusé de la situation.
- Malgré que vous êtes un elfe, vous pesez votre poids je dois dire, lâcha-t-elle dans un éclat de rire.
- Dois-je le prendre comme un compliment ? Rajouta l'elfe ce qui, amplifia encore plus le rire de la Hazara.
Les deux individus arrivèrent devant la porte de Rekha, mais l'elfe ne semblait pas vouloir la lâcher.
-C'est bon, nous sommes arrivés, vous pouvez par conséquent, me remettre sur le sol, dit-elle au prince.
- Si je vous repose, vous allez certainement perdre l'équilibre, la taquina-t-il.
- Mais vous allez me lâcher à la fin ? Lâcha la jeune femme qui commençait à s'énerver.
- Chut, vous allez réveiller tout le monde, déclara-t-il en mettant sa main sur la bouche de Rekha pour celle se taise. »
Voyant que celle-ci n'arrêtait pas de vociférer, il ouvrit la porte de la chambre et la déposa avec délicatesse sur son lit qu'elle avait défait pendant ses cauchemars et ses visions. Les deux amants se regardèrent longtemps dans les yeux jusqu'à ce que Legolas sorte une fiole de sa poche. Son contenu avait l'air bienveillant, composé de diverses plantes, il aidait à rendre le sommeil moins pénible, et c'était ce dont Rekha avait besoin. Mais, elle ne voulait pas être droguée pour dormir, elle s'y refusait, ce qui était, incompréhensible.
« - Tenez, fit-il en commençant à ouvrir la petite fiole. Buvez ceci, cela vous fera du bien.
- Non, c'est la fiole qu'Aragorn vous a donné, je refuse qu'on me drogue pour sois disant mieux dormir, s'emporta la Kumari.
- C'est pour votre santé, votre sommeil n'en sera que plus aisé qu'il ne l'ai déjà, tenta-il de la convaincre.
- Oui, vous avez raison, après tout, je ne risque rien, enfin pas plus que tout ce que j'ai mangé ou bu auparavant, se souvint-elle.
- Tenez, dit Legolas en lui tendant le contenu. »
La jeune femme la prit et la but d'un seul trait. Le goût était ignoble, ce qui était le contraire de l'odeur qui ressemblait à une odeur lavande. Elle eut juste le temps d'échanger des regards avec Legolas, qu'elle commençait déjà à s'endormir.
« - Ne vous inquiétez pas, je veillerai sur vous aussi longtemps que la nuit me le permette. Vous dormirez en paix, ajouta-il en lui caressant doucement le front et en lui chantant des chants elfiques qui avaient le pouvoir d'apaiser n'importe qui. »
