Le petit squelette observa l'humaine au sol, soutenue faiblement par ses blasters. Que c'était pitoyable, à un tel niveau de maitrise, de se retrouver dans un tel état. Pas de dialogue, pas de phrase typique. Le jeu était bugé de toute manière. Le combat se lança comme en fin génocide. Après tout, pourquoi pas ? Si Sans pouvait faire souffrir son tortionnaire encore un peu, il n'allait pas se gêner !
Premier tour, les blasters aidèrent l'humaine à esquiver. Elle connaissait tout par cœur. La seule chose qu'elle ne contrôlait pas, c'était son corps. Comme une poupée de chiffon, elle se faisait trainer et diriger par les créatures osseuses qu'elle contrôlait par sa magie. Elle n'attaque pas. Elle ne fait qu'esquiver. Deuxième tour, il fallait sauter. Frisk volait entre les attaques. Aucun des deux combattants n'était blessé, seul Sans attaquait. Et il attaquait avec une haine à peine dissimulée. Pas un mot, tout n'était qu'action, attaque et esquive. Les os volaient dans la pièce. Un coup et c'était finit.
Et le coup partit au dernier tour. Juste avant celui où Sans est censé abandonner et s'endormir. Juste avant la fin du combat. Un os dans chaque main et un dans la poitrine. C'est tout ce qu'il fallait à Frisk pour que son corps ne parte en poussière. C'était fini. Sans avait gagné pour la première fois depuis très, très longtemps. Il attendit le RESET. Il attendit que le combat ne recommence. Mais à force de fixer l'âme écarlate voletant au sol et les gemmes jonchant ce dernier, il fut forcé de constater que rien ne se passera. Il s'approcha.
-Frisk ?
Il toucha l'âme rouge. Elle ne réagit pas.
-Tu ne RESET pas ? Je sais que tu n'es pas morte, ton âme est toujours là.
Aucune réaction. Il regarda le tas de poussière au sol. Puis les gemmes et l'âme. C'était fini. Définitivement. Frisk semblait avoir perdu tout espoir de faire ses adieux à Asgore, de gagner la partie à nouveau pour recommencer. Sans commença à culpabiliser. Lui qui avait douté d'elle depuis le début de cette partie bugée. Lui qui pensait qu'elle ne faisait ça que pour le faire souffrir d'avantage…
-Frisk ce n'est pas drole…Qu'est ce que tu fais ?
Toujours aucun mouvement. Résigné et la boule au cœur, il récolta les gemmes dans les poches de sa veste ainsi que l'âme. Il ne l'absorbera pas, ça ne sert à rien. Quelque chose de brillant parmi les cendres attira son attention. La chaine où étaient accrochées son âme et la barrette offerte par Flowey. Il ne les ramassa pas et partit rejoindre le roi de ce monde : Asgore.
-Tu sais Frisk, c'est bizarre de…d'avoir ton âme sans ton corps. Tu as donc finalement abandonné ? Tu laisses tomber ? ….C'est gentil de m'avoir laissé gagner…
Ses pieds rencontrèrent le champ de fleurs pour la première fois dans cette timeline. Il observa Asgore, toujours à faire cette même activité. Il arrose ses dernières fleurs. Il a l'air profondément déprimé, ses majestueuses cornes sont brisées. Il se retourne lentement vers Sans, à peine surpris par sa visite.
-Tu viens faire ton rapport ? Combien de morts cette fois ?
Avant même qu'il n'ait le temps de répondre, l'âme rouge traversa littéralement la veste du squelette pour transpercer Asgore puis Sans de part en part. Une expression choquée sur le visage des deux monstres se croisa. Sans n'a pas eu le temps de réagir. Asgore non plus. Une forte lumière illumina la pièce et le roi tomba un genou au sol, haletant. Sans était carrément assis parmi les fleurs jaunes. L'âme de la bravoure et celle de la persévérance brillaient au sol, elles étaient figées dans une gemme chacune. Le monstre porta une main à sa poitrine, ne sachant pas ce qu'il venait de se passer. Sans vida ses poches des gemmes.
Patience
Bravoure
Honnêteté
Justice
Persévérance
Et Détermination.
Les deux gemmes rouges étaient à présent orange et violète. L'âme originelle voletait au dessus des pierres colorées. Et la souffrance dans le cœur des monstres était partie. Frisk avait fait son devoir même après la mort de son corps.
-Qu'est ce qu'il vient de se passer Sans ?
L'âme éclata en morceau, se rependant sur le sol fleurit.
-Je crois que nous avons toutes les âmes nécessaires maintenant papa…
Les deux monstres se tournèrent vers l'entrée. Asriel y était, le dos droit mais les larmes aux yeux. La réaction du roi ne se fit pas attendre. Au diable les ronces, au diable les apparences et la contenance, il vint enlacer son fils en pleurant toutes les larmes de son corps.
Il fallut plusieurs minutes au trio pour reprendre leurs esprits et finalement regarder les gemmes sur le sol. Comme dans la timeline pacifique, c'est Asriel qui se proposa pour briser la barrière. Il fit résonner toutes les âmes avec celle de la gentillesse l'habitant. Il se transforma en dieu assez longtemps pour briser la barrière. Les monstres étaient libres.
Mais qu'en était-il des âmes ?
L'âme de la gentillesse retourna dans le corps d'Asriel. Après tout, ils coopéraient plutôt bien ! L'âme de la patience rejoint les cendres de Frisk, toujours dans la salle du jugement. Son corps était celui d'un monstre maintenant et lorsque l'âme fusionna avec les restes de son corps, c'est un être tout à fait différent qui apparut. Même taille, même calibre, mais cette fois c'était Gaster qui était présent. Frisk lui avait offert son corps avant de partir. Il pouvait enfin revenir dans la réalité et rejoindre sa famille. L'âme de la détermination rejoint le cadavre de Chara qui se réveilla comme un zombie à la plus grande surprise de Toriel. Son corps était parfaitement conservé grâce à la magie du monstre. L'âme de la justice retrouva le corps d'Alphys…et lui donna une seconde chance. Elle allait enfin pouvoir connaitre la paix.
Quant aux âmes de l'honnêteté, bravoure et persévérance, elles décidèrent qu'elles avaient enfin droit au repos éternel et éclatèrent après la barrière.
Le monde pouvait enfin recommencer comme si la barrière n'avait jamais été là. Gaster était en vie, Asriel et Chara peuvent enfin vivre leur amitié sans craindre pour leur futur. Personne n'est mort. A leurs pieds, un bouquet de fleurs rouge, bleue, orange et violette célèbrent leur exploit. Finalement, pour une vrai fin pacifique, il suffisait d'y donner du sien.
Ok je sais que cette fin est vraiment nulle mais j'étais obligé de résumer assez vite vu le temps que je met à écrire ! Si j'avais continué au même rythme de presque 2000 mots par chapitre, vous n'alliez jamais savoir la fin !
Du coup mille désolés à ceux qui s'attendaient à un truc plus épique mais clairement, je n'ai plus le temps d'écrire DU TOUT donc j'ai fais au plus court. J'espère que ça vous plait quand même, gros bisous à tous, bonnes fêtes et bonne vie !
