La vie au camp était dure.
Ils s'entraînaient tous les jours. Courir, se battre, courir... Des fois, ils avaient des réunions de "motivation", qui consistées seulement à du bourrage de crâne. Drago lui-même aurait pu finir par y croire si on ne lui répété pas tout les jours à quel point la famille Malefoy était des traîtres et devait mourir. Des fois, sa tante se perdait elle-même dans ses pensées et racontait pendant des heures comment elle tuerait sa propre sœur.
La haine le remplissait un peu plus chaque jour. Il prenait conscience que sa mère l'avait protégé de la guerre pendent toutes ces années et qu'il n'en prenait conscience que maintenant. La rage prenait du terrain. Et c'est toute cette haine, toute cette rage qui faisait de lui un si bon soldat.
Il rentra dans l'immense réfectoire et s'assit en bout de table.
Le bâtiment d'entraînement était un ancien château, reconverti en caserne de soldat. Le bâtiment était délabré par les mauvais traitements des gens qui vivait là. On voyait aux murs des traces là où des tableaux avaient du être accroché avant la reconversion. Les tapisseries qui avant recouvraient les pierres avaient été déchirées et servaient à présent de serpillière aux femmes de ménage. Ce qui avait du être les appartements des propriétaires était devenu les chambres des Mangemorts les plus haut gradés et les salles de jeux, les bibliothèques et autres salons avaient tous été transformé en dortoirs. Seul ce qui avait du être le bureau n'avait pas trop était endommagé et avait été transformé en appartement particulier pour Bellatrix, la chef de cette caserne.
Au bout de deux semaines, il avait déjà sa place, il était respecté par les autres, car il se battait mieux qu'eux ( il avait beau faire semblant qu'il ne savait pas trop se battre, les bonnes habitudes avaient vite refait surface quand on l'avait mis seul contre trois gars beaucoup plus grands et musclé que lui.).
Tous les matins, il était le premier à la salle d'entraînement et tout les soir, il était le dernier, les autres pensés qu'il volait devenir le meilleur le plus vite, mais Drago dormait peu pour ne plus rêver, pour ne plus penser. Quand il n'était pas focalisé sur le combat, il pensait à elle. Et ça il en était hors de question. Non, c'était fini.
Il avait à peine touché son déjeuner, pourtant, il se leva, donna le reste de son plateau à un gros costeau, et retourna à l'entraînement. Il n'y avait que ça à faire pour oublier.
...
Cédric quitta le campement des arbres très tôt le matin. Il se devait de rentrer chez lui. Il fallait qu'il sauve son pays. Il aurait dû partir quand le petit prêtre Neville lui avait dit pour l'attaque de la ville des moines...
Il remit son sac sur son dos et commença son voyage.
...
À la fin du mois, sa tante tua l'un d'entre eux (considéré comme trop faible). Il aurait dû venir s'infiltrer des années avant. Il n'aurait pas dut rester dans ce petit cocon. Ici, il allait pouvoir détruire Tom Jédusor. Toutes ces petites balades dans les bois avaient été charmantes, mais là, il était enfin en train de gagner du terrain. Il avait infiltré l'ennemi. Oui, ici, c'était sa place.
Un jour d'entraînement comme les autres, Bellatrix (sa tante) passa les voir, il était de notoriété commune que c'était elle qui faisait les sélections pour les Mangemorts, et tout le monde savait que Drago était le plus fort de leur régiment.
Deux énormes gars s'approchèrent de lui et engagèrent le combat quand un troisième, Rétif de son nom, plus chétif, mais plus vicieux les rejoignit.
Sûrement, avaient-ils peur d'être les prochains à devenir "exemples de ce que l'on fait aux faibles". Toujours était-il qu'ils étaient trois et lui seul, tout le monde savait qu'il s'entraînait deux fois plus, mais ce qui le rendait si fort, c'était qu'ils les observaient, il s'avait que le grand balaise était plus faible sur l droite, car il s'était blessé en jouant aux Quidditch (sport collectif, très réputer dans les quatre royaumes), il savait aussi que le deuxième avait un faible pour le premier, mais ne se l'avouait pas et qu'il ferait tout, inconsciemment pour le protéger, quant au troisieme... Le troisième était fort aux armes légères, mais n'était pas très fort pour se battre en équipe, il attendrait sûrement que les deux autres et presque fini le travail pour l'achever...
Brutus (le premier) se lança sur lui et Drago l'évita par la droite et avec un retourné acrobatique il frappa du plat de son arme sur le flan de Brutus, celui-ci tenta de se retourner mais il s'élança de nouveau, comme pour le toucher avant que Butor (le deuxième) ne s'interpose, comme prévu, alors il planta son arme dans le tissu de sa chemise, juste là où était son coeur, le tissu se déchira et Butor leva les mains en signe de rédition juste avant de sortir du jeu. Drago, Brutus et Rétif se remirent en position de combat.
Drago fonça droit sur Rétif engagea un échange, il voulait l'éssoufler un peu. Cling cling. Brutus rentra par la gauche de Drago et il dut alterner les coups de l'un à l'autre sans se faire prendre par aucun des deux. Il sauta en arrière pour marquer une pause et s'allongea vers la gauche de manière à mètre Rétif entre Bruts et lui. Cling Cling Cling, il sentit le jeune homme s'alourdir, il fatiguait. Bruts fini par faire le tour.
Drago tourna sur lui-même et planta son arme dans le flan de Rétif avant de sauter, sans attendre que Rétif sorte du jeux, sur le côté droit de Brutus et l'immobilisa ce dernier contre le mur, son épée déchirant le tissu de sa chemise au niveau du coeur.
Toute la salle s'arrêta. Le blond remarqua que plus personne ne se battait, et que tout le monde les regardaient. Sa tante tapa dans ses mains ce qui brisa le silence.
-Bravo !" Toute l'assistance se retourna vers elle. "Mais qu'il est fort !" Elle quitta la pièce.
...
À la fin du deuxième mois, il devint officiellement Mangemort. Ils le tatouèrent. Il était devenu l'ennemi. Tout ce qu'il détestait été maintenant représenté sur son bras.
Ça le grattait. Il avait enroulé un tissu humide autour de son bras pour adoucir la douleur de la chaire tatouée depuis moins de deux heures. Il serra les dents et retira le tissu imbibé de sang et d'encre. Il était à présent marqué comme le bétail au blason de Jedusor. Il baissa enfin les yeux, le sang avait commençait à coaguler, il passa un doigt sur la marque, retint un cri devant la douleur, mais ne s'arrêta pas de toucher.
La marque des ténèbres, c'est comme ça qu'on l'appeler ici. Il entendit des bruits de pas dans le couloir et se releva pour se plaçait à sa fenêtre, dos à la porte, pour avoir le temps de se recomposer un masque de neutralité.
Les bruits de pas passèrent la porte, personne rentra. Il resta à la fenêtre et sans s'en rendre compte sa main retrouvait son chemin jusqu'à son bras. Il resta stoïque. Rien dans son visage ne devait laisser paraître la douleur.
...
Ce jour-là, il y avait du rôti. Ça pouvait paraître stupide de le remarquer, mais ça les changer de l'habituel purée où on ne reconnaissait aucun légume et de la viande de poulet immonde qu'on leur servait habituellement. Drago ne ce n'était pas poser la question de pourquoi ce jour-là, c'était rôti, il avait juste mangeait le soir comme tout les autres soir. C'était sûrement parce qu'il ne mangeait pas le midi avec les autres qu'il avait loupé ce qui rendait ce jour-là spécial, peut-être n'aurait-il pas mangé du tout si il avait su, ou peut-être, il aurait mangé quatre fois plus. Toujours était-il que c'était seulement quand il fut dans le vestiaire qu'il comprit.
-Ça fait aujourd'hui quinze ans que Jédusor à tuer ce salopard de Lucius !"
-Ça mérite bien un bon rôti !"
Drago quitta la pièce. Une fois dans le couloir, il hésita, si il était capable de garder un masque de dédain devant la douleur physique de sa cicatrice, il n'était pas sur de pouvoirs retenir le cri de peine qui voulait s'échapper de ses entrailles. Il prit la direction de la salle d'entraînement. Il fallait qu'il se blinde, oui, il avait participé à fêter la mort de son père, oui, il avait apprécié le bon repas qu'on leur avait servi, oui, il écouter les immondes discours sur comment sa mère devrait être décapitée. Il ouvrit la porte avec un coup de pied. Il devait être plus fort que ça. Il devait se blinder.
Finis de pleurnicher comme un gamin sur le sort de son père, finit de se lamenter sur le sort de son pays. Non si il voulait détruire Jédusor, il allait devoir devenir l'ennemie, il allait devoir devenir Mangemort, pas juste un espions, non, un assassin.
Finis de pleurer pour cette fille.
...
Blaise prit son tour de garde. Les Mangemort rodaient de plus en plus vers le lac, mais n'avaient toujours pas repéré le camp. Ils avaient dû envoyer les femmes et les enfants vivre plus loin pour ne pas que le bruit des bébés alerte les hommes qui parcourraient les bois.
